Évaluation du programme-pays Mali 2006-2011

Le programme du Mali a versé 486,5 millions de dollars entre 2006 et 2011 en vue de réduire la pauvreté et de favoriser le développement au Mali, l’un des pays les plus pauvres du monde. Il s’est intéressé tout particulièrement à l’aide pour les enfants et les jeunes, au développement économique et à la réforme du secteur public.

Pourquoi cette évaluation a-t-elle été réalisée?

La présente évaluation visait à évaluer les résultats et le rendement de la gestion et à consigner les leçons retenues.

Les mécanismes du programme en matière de coordination de l’aide et de dialogue politique ont été reconnus comme étant des pratiques exemplaires par d’autres donateurs.

Quelles sont les conclusions tirées de cette évaluation?

  • Efficacité : Les investissements à long terme dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la sécurité alimentaire ont permis d’obtenir de bons résultats en s’attaquant aux causes fondamentales de la pauvreté. Dans le secteur de l’éducation, le programme a permis d’augmenter le nombre de manuels scolaires disponibles dans les écoles et, par le biais de l’approvisionnement local, de développer la filière malienne du manuel scolaire. Il a aussi facilité le processus de décentralisation.
  • Pertinence : Le programme a aidé le gouvernement du Mali à respecter ses engagements sur les plans de la réforme, de la décentralisation et du développement dans les secteurs clés. Le programme a également tenu compte des priorités du gouvernement du Canada, et pendant au moins 15 ans, il a continué de mettre l’accent sur les mêmes grands thèmes à long terme.
  • Durabilité : L’engagement à long terme a fait en sorte que les acquis en matière de développement aient le temps de parvenir à maturité. Du même coup, une analyse du risque plus rigoureuse aurait renforcé la planification durable.
  • Thèmes transversaux : Le programme a réalisé des progrès concrets au chapitre de l’égalité entre les femmes et les hommes, principalement par l’intermédiaire du dialogue politique, mais il était moins centré sur la viabilité de l’environnement.
  • Cohérence : Les mécanismes de prestation de l’aide étaient coordonnés d’une excellente façon avec les autres donateurs et le gouvernement du Mali. Il est toutefois difficile d’assurer une collaboration efficace entre les partenaires canadiens et les partenaires locaux sur le terrain. 
  • Efficience : En comparaison avec la période 2000-2005, il y avait un meilleur équilibre entre les coûts de gestion et les investissements. Sur le plan du rapport coût-efficacité, le Mali arrive au deuxième rang, derrière l’Éthiopie, parmi un échantillon comparatif de programmes décentralisés semblables du ministère en Afrique. Le programme du Mali affiche l’un des ratios « personnel sur le terrain/total des décaissements » les plus faibles.
  • Principes de gestion : Le ministère a joué un rôle déterminant dans la promotion de la prise en charge par le Mali et la coordination des programmes d’aide par les donateurs.
  • Gestion du rendement : L’utilisation des outils de gestion axée sur les résultats et d’analyse du risque s’est améliorée au cours de la période visée par l’évaluation.

Quelles sont les mesures que le ministèrepeut prendre concernant le programme du Mali?

Il est possible d’améliorer encore davantage le rendement du programme en :

  • tenant à jour les stratégies d’évaluation et d’atténuation du risque;
  • effectuant un suivi et une évaluation plus systématiques, en fonction de l’évaluation du risque;
  • déterminant avec soin si l’accent qu’il met actuellement ou qu’il compte mettre sur l’égalité entre les femmes et les hommes cadre bien avec le rôle moteur qu’il assumait par le passé;
  • insistant davantage sur la viabilité de l’environnement compte tenu des problèmes que posent les menaces environnementales pour ce qui est de réduire la pauvreté de façon durable.

Rapport complet — Évaluation du programme-pays pour le Mali 2006-2007 – 2010-2011 - Rapport de synthèse