Message de la ministre

À titre de ministre du Développement international et de la Francophonie, j’ai le plaisir de déposer le Rapport au Parlement sur l’aide au développement officielle du gouvernement du Canada 2016-2017.

Conformément à la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle, nous sommes fiers de dire que nos actions ont contribué à la réduction de la pauvreté, qu’elles tiennent compte des points de vue des personnes et pays pauvres et qu’elles sont alignées sur les normes internationales en matière de droits de la personne.

Follow:

L’aide au développement officielle en bref

En 2016-2017, 76% des investissements en aide bilatérale d’Affaires mondiales Canada ont ciblé ou intégré l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles. Au cours des 5 prochaines années, ce pourcentage grimpera à au moins 95 %.

Texte alternatif

Les décaissements divisé par ministère/organisme (millions de dollars)

  • Affaires mondiales Canada: 3 893,02
  • Ministère des Finances Canada: 492,82
  • Immigration, Réfugiés et Citoyenneté: 397,90
  • Centre de recherche por le développement international: 146,37
  • Autres ministères et organismes: 54,50

Champs d’action

La nouvelle Politique d’aide internationale féministe du Canada fait de l’égalité des genres et du renforcement du pouvoir des femmes et des filles le moteur principal des efforts en aide au développement du Canada. La nouvelle politique en fait un champ d’action distinct. Elle met l’accent sur les éléments multisectoriels nécessaires pour établir de solides assises en matière d’égalité des genres et pour réaliser des progrès dans tous les autres domaines.

Résultats à l’échelle mondiale

Affaires mondiales Canada fournit des renseignements plus approfondis au sujet de ses projets de développement et d’aide humanitaire dans sa Banque de projets. La Banque de projets est liée à l’engagement continu du Canada envers un gouvernement transparent et à l'Initiative internationale pour la transparence de l'aide.

L’aide au développement officielle (ADO) du Canada cible le développement à long terme ainsi que la paix et la sécurité et l’aide humanitaire. Elle vise à intervenir dans les régions ayant des besoins particuliers, où l’expérience, l’expertise et les compétences du Canada peuvent apporter une valeur ajoutée.

Conformément aux principes d’efficacité de l’aide, le Canada offre une assistance en collaboration avec les gouvernements des pays d’accueil, et ce en appui aux stratégies nationales de réduction de la pauvreté.

En 2016-2017, le Canada a fourni une ADO à plus de 100 pays, par l’intermédiaire de mécanismes multilatéraux et bilatéraux, en travaillant avec ses partenaires canadiens, internationaux et locaux.

La carte suivante donne un aperçu des programmes d’ADO du Canada et des résultats qui ont été atteints en 2016-2017. Pour la majeure partie, les pays représentés sur la carte sont ceux avec lesquels le Canada a établi des programmes nationaux et régionaux. Cependant, la carte comprend également les principaux bénéficiaires de l’aide humanitaire de l’assistance en matière de paix et de sécurité apportée par le Canada.

Afghanistan

L’Afghanistan est un État profondément fragile et touché par les conflits. Le conflit en cours depuis plus de 35 ans a eu un effet déstabilisant sur la cohésion sociale, outre le fait qu’il a exacerbé les divisions ethniques et qu’il a affaibli les institutions et l’état de droit du gouvernement. La pauvreté est extrême et généralisée, et les indicateurs sociaux sont encore à des niveaux très faibles.
Les femmes afghanes sont confrontées à des défis immenses et la violence faite aux femmes est omniprésente. Pour la grande majorité des femmes afghanes, la vie est sous la coupe d’une société strictement patriarcale. Ainsi, la liberté de mouvement est restreinte et l’accès à l’éducation, aux soins de santé, à la justice et à l’emploi est limité.
Tous les programmes canadiens en Afghanistan témoignent de la grande importance accordée aux droits et au renforcement du pouvoir des femmes et des filles. Le Canada soutient les programmes qui :

  • renforcent le pouvoir des femmes et des filles et favorisent leurs droits
  • augmentent les possibilités économiques des femmes
  • réduisent la vulnérabilité des femmes face aux changements climatiques
  • améliorent la santé des femmes et celle de leurs enfants
  • font la promotion des droits reproductifs
  • augmentent l’accès des Afghans à une éducation de base de qualité

Afrique du Sud

Malgré une constitution progressiste et 23 années de démocratie, l'Afrique du Sud demeure l'une des sociétés les plus inégales au monde. Les principaux défis comprennent les niveaux élevés de pauvreté, la faible capacité du secteur public et le chômage élevé. À cela s’ajoutent une main-d'œuvre non qualifiée et un accès inégal aux services publics de base.

La perception de corruption et l'incapacité du gouvernement de fournir un accès équitable aux services publics de base a érodé la confiance du public. Cette perception s'est aggravée face aux défis économiques et a entraîné des manifestations de plus en plus violentes, de la xénophobie et une fracturation du pacte social.

Bien que l'Afrique du Sud ait fait des progrès dans l'établissement d'un environnement législatif et politique qui soutient l’égalité des genres et l'autonomisation des femmes, il reste des défis importants à relever. Cela est particulièrement vrai pour les questions de la violence et de la discrimination sexuelles et sexistes. L'Afrique du Sud a l'un des taux les plus élevés de violence à l'égard des femmes et des enfants dans le monde. Peu de ressources sont consacrées à la prévention et aux poursuites criminelles, ou au soutien des victimes.

L'aide au développement du Canada en Afrique du Sud est axée sur la gouvernance inclusive. Le soutien fourni aide le gouvernement de l'Afrique du Sud à utiliser ses ressources de manière transparente et efficace pour fournir des services publics essentiels à ses citoyens, en particulier aux groupes vulnérables. Les programmes actuels de gouvernance appuient l'augmentation du logement social, le développement économique vert local et l’amélioration des services de soins pédiatriques. Ultimement, cette aide contribue à réduire la pauvreté et les inégalités.

Bangladesh

Le Bangladesh est situé sur le delta le plus densément peuplé du monde et est extrêmement vulnérable aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques. Sur les 161 millions de personnes au Bangladesh, on estime que 30 millions vivent avec moins de 1,90 $ US par jour. La violence fondée sur le sexe y est généralisée, et le Bangladesh affiche le deuxième taux le plus élevé de mariage d’enfants au monde.

Pourtant, le pays a accompli des progrès remarquables en matière de réduction de la pauvreté en atteignant de nombreux objectifs de développement, à savoir :

  • l’élargissement des services de santé aux pauvres, en particulier aux femmes et aux filles
  • l’amélioration de la santé maternelle
  • la réduction des taux de mortalité chez les enfants âgés de moins de cinq ans
  • des taux d’inscription de 97,7 % aux écoles primaires, avec une parité entre les sexes

L’aide au développement officielle du Canada vise à améliorer le développement humain par des investissements dans la santé, l’enseignement et les compétences, en se concentrant sur les plus démunis, tout particulièrement les femmes et les enfants. Le programme de développement du Canada aide à renforcer la capacité des gouvernements nationaux et locaux, ce qui leur permet de mieux planifier, gérer et contrôler les systèmes de prestation de services de santé et d’enseignement. L’aide du Canada contribue également à renforcer la qualité des programmes de formation technique et professionnelle adaptés au marché. Ces programmes sont accessibles aux personnes les plus pauvres et aux plus vulnérables, y compris les femmes, les jeunes et les personnes handicapées.

Bénin

Le Bénin est l’un des pays les moins avancés au monde. La réduction de la pauvreté est freinée par la croissance élevée de la population. Le pays se classe 167e sur 188 pays, selon l’Indice de développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Près de la moitié de la population vit avec moins de 1,25 $ US par jour.

Des progrès importants ont été réalisés en matière d’enseignement, de lutte contre le VIH/sida, de réduction de la mortalité des enfants de moins de cinq ans et d’amélioration de l’accès à l’eau potable. L’économie du Bénin a enregistré des taux de croissance stables ces dernières années. Pourtant, il dépend toujours largement de la production de coton, du secteur des réexportations de marchandises étrangères, et de l’agriculture de subsistance.

Le programme de développement du Canada au Bénin vise à appuyer le plan d’action 2016‑2021 du Bénin.

Les priorités du Canada en matière de développement cadrent bien avec ce programme. L’un des trois principaux piliers du programme est l’amélioration des conditions de vie de la population. Ce pilier concorde avec les programmes du Canada. Il vise à créer une croissance qui convient à tout le monde en favorisant la microfinance et en améliorant la résilience agricole face aux changements climatiques. Une attention particulière est accordée au renforcement de l’autonomisation des femmes pour qu’elles deviennent des participantes à part entière de la vie économique de leurs familles et de leurs collectivités.

Bolivie

La Bolivie est le pays le plus pauvre de l’Amérique du Sud. Bien qu’elle soit classée comme un pays à revenu intermédiaire, elle se trouve très bas sur l’échelle. Les peuples autochtones représentent environ 65 % des 10 millions d’habitants du pays. De plus, les écosystèmes fragiles et diversifiés du pays sont extrêmement vulnérables aux changements climatiques.

Depuis janvier 2006, le gouvernement de la Bolivie a adopté des réformes économiques et sociales destinées à répondre aux besoins fondamentaux des plus démunis. Par conséquent, le taux de pauvreté a reculé, passant de 59 % à 39 %, tandis que la pauvreté extrême a diminué, passant de 39 % à 17 %. Toutefois, les femmes et les filles n’ont pas bénéficié de la croissance économique au même titre. Elles sont souvent marginalisées et victimes de violence, et leur accès et leur contrôle par rapport aux ressources productives est limité.

Le programme de développement du Canada se concentre sur les objectifs suivants :

  • la diversification des économies locales
  • le renforcement du système d'enseignement technique
  • la réduction de la mortalité maternelle et infantile
  • la promotion des droits des femmes, et tout particulièrement de l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive et aux droits connexes
  • l’encouragement de la participation des femmes dans toutes les sphères de la société

Les programmes d’Affaires mondiales Canada en Bolivie ciblent les populations vulnérables – les populations autochtones en particulier – et sont axés sur les besoins des collectivités. Ils intègrent les perspectives des populations pauvres, en favorisant la participation à la prise de décisions, notamment par l’entremise de coopératives et de l’élaboration de régimes de santé municipaux. En 2016-2017, outre les consultations relatives à l’examen de l’aide internationale, le Canada a tenu des dizaines de réunions avec des organisations et des associations dans le but de recueillir de l’information à propos des besoins et des opinions des collectivités.

Burkina Faso

Le Burkina Faso demeure l’un des pays les plus pauvres au monde. En 2015, plus de 55 % de sa population de 18 millions d’habitants vivait sous le seuil de pauvreté national, et le pays se classe au 185e rang sur 188 pays de l’Indice de développement humain de 2016 du PNUD. Le rang du Burkina Faso selon l’indicateur sexospécifique de développement humain du PNUD a diminué ces dernières années, le pays étant en 146e position sur les 159 pays évalués en 2015.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) considère que le Burkina Faso fait partie du groupe des pays fragiles. Le Burkina Faso n’a obtenu que de modestes résultats en ce qui concerne les Objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies. Toutefois, il a réalisé des progrès importants dans le domaine de l’enseignement de base, de l’accès à l’eau potable, et de la lutte contre le VIH/sida.

Pour le Canada, le Burkina Faso est un pays important aux fins du développement international. Les priorités du Canada en matière de développement au Burkina Faso vont appuyer le Plan national de développement économique et social 2016-2020 du Burkina Faso. Ce plan vise à :

  • renforcer le capital humain du pays
  • réformer les institutions et les administrations
  • redynamiser les secteurs qui stimulent l’économie et l’emploi

Ces piliers concordent avec les programmes du Canada. Ils visent à aider à protéger et à maintenir la dignité humaine, entre autres, en offrant un meilleur accès à un enseignement de qualité pour les filles et en renforçant la gouvernance du secteur de l’enseignement. Les investissements canadiens aident également à créer une croissance qui profite à tous. De même, les investissements soutiennent les activités génératrices de revenus pour les populations les plus vulnérables, y compris les femmes, et appuient leur accès à l’énergie et à l’eau.

Cisjordanie et Gaza

Les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza sont confrontés à d'importantes difficultés économiques, humanitaires et de gouvernance liées en grande partie au conflit non résolu avec Israël et aux divisions internes en parmi les Palestiniens. La pauvreté est répandue, l'insécurité alimentaire est un problème de taille et le chômage est élevé, en particulier chez les femmes et les jeunes. Selon les Nations Unies, près de la moitié de la population vivant en Cisjordanie et à Gaza compte sur l’aide humanitaire pour subvenir à ses besoins fondamentaux. Les réfugiés palestiniens sont particulièrement vulnérables, car leurs taux de chômage et de pauvreté sont plus élevés que ceux des non-réfugiés.

Pour donner suite à ces besoins en Cisjordanie et à Gaza, le Canada appuie les mesures visant :

  • à faire progresser le processus de paix
  • à promouvoir la sécurité et à faire observer la primauté du droit
  • à stimuler la croissance économique
  • à offrir une aide humanitaire aux réfugiés et aux non‑réfugiés

Cette aide vient renforcer les efforts diplomatiques déployés à l’appui d’une paix complète, juste et durable issue d’une solution négociée entre les deux États.

Colombie

La Colombie est un pays à revenu intermédiaire croissant et un important partenaire du Canada sur les plans politique, commercial et du développement.

En 2016, le gouvernement de la Colombie a conclu un accord de paix historique avec le plus important groupe de guérilla du pays (FARC). Cet accord a mis fin à un conflit armé interne de 50 ans qui a déplacé plus de six millions de personnes à l’intérieur du pays. Le conflit a également causé l’un des plus grands nombres de victimes de mines terrestres dans le monde. Malgré des progrès prometteurs vers la paix et la stabilité, des défis demeurent. Ceux-ci concernent la pauvreté, la violence, le trafic de drogues illégales et les violations des droits de la personne, qui demeurent répandus dans certaines zones rurales où la présence de l’État est limitée.

Le Canada soutient les initiatives de développement, d’aide humanitaire, de paix et de sécurité en Colombie depuis plus de 40 ans. Ces efforts visent à assurer le respect des droits de la personne et à répondre aux défis auxquels sont confrontées les populations les plus vulnérables de la Colombie. Ces populations vulnérables comprennent :

  • les peuples autochtones et d’autres minorités
  • les enfants victimes de violence et d’exploitation
  • les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays
  • les petits agriculteurs
  • les collectivités touchées par les mines
  • les jeunes défavorisés

L’aide au développement du Canada se concentre sur trois domaines :

  • une croissance qui profite à tous
    • l’accent est mis en particulier sur le développement agricole, l’emploi des jeunes et l’entrepreneuriat, et l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles
  • la dignité humaine grâce à un meilleur accès à une éducation de qualité pour les enfants et les jeunes dans les zones rurales touchées par les conflits
  • le soutien aux efforts de reconstruction et de paix en Colombie après la guerre

Toutes les initiatives visent aussi à promouvoir l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles.
En 2016-2017, le Canada a annoncé une nouvelle aide internationale de 78,4 millions de dollars pour appuyer les efforts de reconstruction et de consolidation de la paix en Colombie. Cette aide comprend de nouveaux projets dans :

  • les activités humanitaires de déminage
  • l’éducation
  • le crédit rural
  • la justice transitionnelle
  • la protection des droits de la personne
  • les mesures d’indemnisation des victimes

Ces programmes auront un effet positif sur la vie de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants touchés par le conflit.

Cuba

Cuba occupe le premier rang dans la région des Caraïbes au chapitre de l’espérance de vie, de l’égalité des genres, de l’éducation, de la santé, des dépenses sociales et de la préparation aux catastrophes. Néanmoins, Cuba fait face à de nombreux défis en matière de développement.

Au moins 70 % de ses aliments sont importés, les salaires sont faibles, les pénuries de produits de base sont chroniques et une économie à deux devises entraîne un accès inégal aux biens et aux services. Cuba est extrêmement vulnérable aux effets des changements climatiques. Ces dernières années, on y a observé une plus grande fréquence et une plus grande gravité de la sécheresse et des ouragans.

Cuba a lancé de grandes réformes en 2007 et en 2011 dans le but de moderniser, de diversifier et de décentraliser son économie. Les programmes canadiens de développement à Cuba visent à stimuler la production agricole, à renforcer les chaînes de valeur de produits alimentaires et à améliorer la gestion du secteur agricole. Ils se concentreront sur le soutien aux petits agriculteurs, aussi bien les hommes que les femmes. Les projets en croissance économique durable comprennent :

  • la formation et la certification des travailleurs de l’énergie et de l’industrie
  • le renforcement de la sécurité au travail
  • la création de débouchés pour les femmes dans des emplois non conventionnels

Le Canada forme et équipe les vérificateurs de Cuba pour améliorer la gouvernance économique grâce à une gestion des finances publiques plus solide. Ces initiatives soutiennent la mise en œuvre des réformes économiques et sociales de Cuba visant à protéger le développement social. Les réformes contribuent également à jeter les bases de la décentralisation, de la modernisation, de la diversification et de l’amélioration de la productivité de l’économie cubaine.

Égypte

L’Égypte est un pays à revenu intermédiaire inférieur qui connaît des changements politiques importants depuis 2011. Le taux de croissance économique du pays a fortement diminué par suite des manifestations du printemps arabe cette année-là. L’état de l’économie égyptienne est toujours préoccupant.

Environ 28 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, avec des taux de pauvreté aussi élevés que 60 % dans la Haute-Égypte rurale. Le taux de chômage était de 12,5 % à la fin premier semestre de 2016, et il était plus élevé chez les jeunes et les femmes. Un taux de croissance démographique élevé exerce une pression supplémentaire sur les infrastructures et les services. L’Égypte a également été touchée par la crise en Syrie. En février 2017, on estimait à 120 154 le nombre de réfugiés syriens en Égypte, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Les programmes actuels de développement du Canada en Égypte soutiennent les efforts du pays pour créer des emplois grâce à des réformes économiques, stimuler les investissements et promouvoir la participation du secteur privé à l’économie. Ce faisant, le Canada met l’accent sur l’emploi des jeunes et des femmes et soutient la croissance des PME. L’aide canadienne contribue également à renforcer la qualité et la gamme des programmes égyptiens de formation professionnelle, technique et professionnelle adaptés au marché.

En outre, le Canada contribue à améliorer la capacité du gouvernement égyptien et des collectivités d’accueil du pays à atténuer les conséquences de la crise des réfugiés syriens. Il travaille avec le ministère de l’Éducation pour offrir des possibilités et des services d’éducation de qualité aux enfants égyptiens et syriens vulnérables. Il renforce également la cohésion sociale au sein des collectivités d’accueil.

Éthiopie

L’Éthiopie, qui compte environ 100 millions d’habitants, est l’un des pays les plus pauvres du monde. L’Éthiopie occupe le 174e rang sur 188 pays dans l’Indice de développement humain de 2016 du PNUD. Malgré cela, l’Éthiopie a fait d’importants progrès en matière de développement. Le taux de pauvreté a diminué d’un tiers depuis 2000 et l’Éthiopie a atteint sept des huit Objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies.

La sécurité alimentaire et la malnutrition restent les plus grands enjeux du développement en Éthiopie. Plus de 80 % des Éthiopiens comptent sur l’agriculture de subsistance pour se nourrir et plus de 10 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire dans un contexte d’urgence ou de développement chaque année. Bien que les résultats du développement aient été solides dans l’ensemble, il reste des défis importants. Cela comprend des défis en termes d’espace civique et démocratique et de renforcement du pouvoir des femmes et des filles.

Le Canada soutient le développement et l’aide humanitaire en Éthiopie depuis plus de 30 ans en vue de répondre aux besoins des Éthiopiens les plus pauvres et les plus vulnérables. L’aide au développement du Canada dans ce pays est axée sur :

  • l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles
    • en particulier par le renforcement économique des femmes et le soutien aux entrepreneurs
  • la dignité humaine
    • en mettant l’accent sur la santé et la nutrition des mères, des nouveau-nés et des enfants
  • l’environnement et la lutte contre les changements climatiques
  • une croissance au service de tous
    • l’amélioration de la sécurité alimentaire
  • la démocratie et la gouvernance

Le Canada soutient des programmes nationaux phares qui renforcent la résilience, améliorent la productivité agricole et la gestion durable et éclairée des facteurs climatiques.

Ghana

Malgré l’atteinte d’un statut de pays à revenu intermédiaire inférieur en 2010, le Ghana se classe au 139e rang sur 188 pays selon l’Indice de développement humain de 2016 du PNUD. Des foyers de pauvreté et de vulnérabilité demeurent dans de nombreuses régions du pays, y compris le Nord du Ghana, où 54 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

L’égalité des genres demeure une préoccupation. Le Ghana se classe dans la catégorie des pays les moins performants selon l’indicateur sexospécifique de développement humain de 2016 du PNUD. L’agriculture est le plus grand employeur du Ghana, mais 80 % des agriculteurs vivent en dessous du seuil de pauvreté. Plus de 2,2 millions de Ghanéens n’ont pas un apport caloriquequotidien suffisant.

De même, seulement 15 % des Ghanéens ont accès à des installations sanitaires adéquates. Ce facteur contribue de manière significative aux résultats médiocres en matière de santé et à la mortalité infantile attribuable à des maladies liées à la diarrhée. Les pratiques non durables de gestion des ressources naturelles, en partie à cause du stress lié au climat, réduisent la disponibilité de l’eau et la productivité des terres.

Pour répondre à ces besoins, le Canada se concentre sur les collectivités les plus pauvres et les plus vulnérables et cherche à remédier aux inégalités croissantes. Le programme appuie l’agriculture en tant que moteur de la croissance inclusive, ainsi qu’un important domaine d’investissement pour répondre aux besoins des familles les plus pauvres du Ghana. Il soutient l’agriculture intelligente et résistante au climat, ciblant spécifiquement les femmes agricultrices.

Le Canada soutient également l’amélioration de l’accès à l’eau dans les zones mal desservies, ainsi que des installations sanitaires et d’hygiène afin de promouvoir la dignité des plus démunis et des plus vulnérables. Le Canada contribue également à l’amélioration des indicateurs de santé et de nutrition. Dans tous les secteurs, le programme cible les femmes et vise à éliminer les principaux obstacles à leur accession à tous les droits de la personne.

Guatemala

Bien que l’économie du Guatemala soit relativement forte, 59 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et 24 % vit dans une pauvreté extrême. La pauvreté est particulièrement répandue dans les zones rurales avec de grandes populations autochtones et touche les femmes et les jeunes de manière disproportionnée. Le Guatemala a l’un des plus hauts niveaux d’inégalité de revenu en Amérique latine.

Il présente également l’un des plus hauts niveaux de malnutrition chronique dans le monde et est touché par le changement climatique. En outre, les inégalités, l’insécurité et l’impunité sont omniprésentes. Cela limite le potentiel du pays.

Les efforts de développement du Canada au Guatemala favorisent l’égalité des genres et la gouvernance inclusive. Cela se fait dans le cadre du travail sur la sécurité alimentaire, le changement climatique et la Commission internationale contre l’impunité du Guatemala. Le Canada participe à des programmes qui renforcent la capacité et soutiennent le leadership des femmes. Les mesures de ces programmes doivent promouvoir l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles.

Haïti

Haïti est l’un des pays les plus pauvres du monde et il est confronté à de graves problèmes au chapitre de la gouvernance politique, de la primauté du droit et du développement économique et social. Malgré un apport significatif en aide internationale au cours des dernières années, les indicateurs socio-économiques restent les plus faibles des Amériques.

Le pays compte 10,4 millions d’habitants et occupe le 163e rang (sur 188) selon l’Indice du développement humain 2016 du PNUD. Près de 60 % de la population vit encore sous le seuil de la pauvreté. Les faibles capacités institutionnelles de l’État et la corruption contribuent aux difficultés du pays et ont des répercussions négatives sur son développement à long terme.

Haïti est particulièrement vulnérable aux changements climatiques, compte tenu de sa situation géographique et de son développement limité. Le pays doit également faire face aux défis supplémentaires qui ont surgi à la suite de l’ouragan Matthew, le 4 octobre 2016. Ces défis concernent l’insécurité alimentaire et la propagation du choléra.

Le 7 février 2017, l’investiture de Jovenel Moïse en tant que président d’Haïti a marqué le retour du pays à l’ordre constitutionnel après une période de gouvernance intérimaire. Il s’agit d’une étape majeure dans le renforcement du processus démocratique. Dans ce contexte, de vastes consultations sectorielles ont été menées en 2016-2017 avec le soutien du Canada au projet de feuille de route du consensus en Haïti. Cela a contribué à mobiliser plus de 500 personnes du gouvernement ainsi que des ONG, des entreprises, des organismes multilatéraux, des donateurs et des chercheurs. Ensemble, ils ont travaillé à trouver des solutions précises aux défis de développement en Haïti.

Une liste des priorités de développement en Haïti a été préparée, et parmi les 10 interventions ayant le plus d’effet, trois sont directement liés à la coopération canadienne en Haïti (santé maternelle et néonatale, accès à la contraception et assistance de personnel qualifié pour les accouchements).

L’année 2016-2017 a été une année d’incertitude politique prolongée et de transition en Haïti. Suite au report des élections présidentielles, il y a eu un gouvernement provisoire de février 2016 à février 2017, date à laquelle le président Moïse est entré en fonction. Pendant que le gouvernement intérimaire était en place, le Canada a limité le développement de nouvelles initiatives soutenant le gouvernement haïtien.

Le Canada a néanmoins continué à s’engager envers les populations vulnérables dans les domaines prioritaires suivants :

  • l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles
  • une croissance au service de tous
  • la gouvernance inclusive
  • la paix et la sécurité

Haïti est le pays le plus pauvre des Amériques et doit faire face à de grosses difficultés dans tous les domaines. Haïti est toujours un pays prioritaire pour le Canada. Affaires Mondiales Canada poursuit son dialogue avec les nouvelles autorités haïtiennes afin de savoir comment répondre au mieux aux priorités du pays.

Honduras

Le Honduras reste l’un des pays les plus pauvres de la région, avec un taux de pauvreté de plus de 60 %. On y trouve de grandes inégalités et de l’exclusion sociale, ainsi que des niveaux élevés de violence, de corruption et d’impunité. Ces facteurs rendent les Honduriens – en particulier les femmes, les jeunes et les autres minorités – particulièrement vulnérables à la pauvreté, au crime et aux violations des droits de la personne. Le manque de possibilités économiques, la violence et les déplacements internes ont entraîné des niveaux importants de migration clandestine vers l’Amérique du Nord.

Le programme de développement du Canada au Honduras se concentre maintenant sur la croissance au service de tous, l’environnement et la lutte contre les changements climatiques, la dignité humaine et la gouvernance inclusive. Il vise à réduire la pauvreté en ciblant les communautés et les bénéficiaires dans le « couloir sec », région vulnérable et éloignée du Sud du Honduras. En outre, le programme vise à s’attaquer aux problèmes des droits de la personne, y compris la corruption et l’impunité, auxquels sont confrontées les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables au Honduras.

Indonésie

L’Indonésie compte 258 millions d’habitants, ce qui la place au quatrième rang des pays les plus peuplés du monde. C’est l’une des démocraties et des économies les plus stables d’Asie, et un exemple d’islam modéré, de pluralisme et de diversité.

Malgré une forte croissance économique, on estime que 100 millions d’Indonésiens (soit 40 % de la population) vivent avec moins de 2 $ US par jour et qu’un enfant sur trois souffre d’un retard de croissance. L’inégalité des revenus y est la plus élevée en Asie : les quatre hommes les plus riches de l’Indonésie possèdent plus que les 100 millions de personnes les plus pauvres.

L’égalité des genres et la santé et les droits sexuels et de reproduction sont également des défis importants en Indonésie :

  • Une fille sur quatre est mariée avant l’âge de 18 ans
  • Il se produit 305 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes (c’est le quatrième taux de mortalité maternelle le plus élevé au monde en chiffres absolus)
  • On compte 2,5 millions de cas d’avortement à risque chaque année
  • Un pourcentage de 49 % des filles de moins de 12 ans ont subi une forme de mutilation génitale
  • Les cas de violence basée sur le sexe sont en hausse

Les femmes demeurent concentrées dans des emplois peu rémunérés et dans des secteurs faibles de l’économie. Avec la montée du conservatisme religieux, les femmes et les minorités religieuses sont marginalisées.
Alors que l’Indonésie est l’un des principaux pays de la biodiversité au monde, elle a également l’un des taux de déforestation les plus élevés. L’Indonésie figure parmi les 10 principaux émetteurs de gaz à effet de serre, principalement en raison de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles, de la mauvaise gestion des forêts et des terres, y compris les tourbières riches en carbone.

Le Canada est un partenaire de développement de longue date en Indonésie. Il y a fourni une aide de près de 2 milliards de dollars depuis 1954. L’ADO du Canada en Indonésie vise à assurer une croissance économique durable et axée sur l’équité entre les sexes. Elle se traduit par des investissements dans le développement économique, les compétences pour l’emploi et la gestion durable des ressources naturelles. Elle vise également à promouvoir la gouvernance inclusive, les droits de la personne et le pluralisme.

Irak

L’Irak est confronté à de graves difficultés : le conflit en cours avec Daech, la faiblesse et la division des institutions publiques et une urgence humanitaire de niveau 3 de l’ONU, qui a déplacé environ 4,5 millions de personnes. Le niveau 3 est le niveau le plus élevé sur l’échelle de l’ONU.

Le Canada a une stratégie d’une durée de trois ans (2016-2019) afin d’intervenir globalement en matière de sécurité, de stabilisation et d’aide humanitaire et d’aide au développement, pour réagir aux crises qui sévissent en Irak et en Syrie et aux conséquences qu’elles ont en Jordanie et au Liban. Dans ce cadre, le Canada travaille avec les autorités iraquiennes pour soutenir un pays stable et plus prospère.

Dans la poursuite de cet objectif, les priorités des programmes de développement du Canada se situent dans les domaines suivants :

  • la gouvernance inclusive et responsable;
  • une économie stabilisée et équitable grâce au soutien de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels;
  • des services sociaux visant particulièrement les femmes et les filles.

Les mesures de décentralisation de l’Irak rendent l’expérience du Canada en matière de relations fédérales-provinciales particulièrement pertinente. Le Canada est l’un des rares donateurs disposant d’un programme d’aide au développement à long terme pour l’Irak.

Jordanie

Depuis le début du conflit syrien, la Jordanie a accueilli plus de 1,2 million de Syriens, dont 655 000 sont enregistrés comme réfugiés. Parmi ceux-ci, environ 15 % résident dans des camps alors que la grande majorité vit dans des collectivités rurales et urbaines. Cet afflux de personnes réduit la capacité du gouvernement de la Jordanie à répondre aux besoins de ses citoyens dans des secteurs critiques. Cela comprend la santé, l’éducation, l’eau et la prestation de services municipaux.

Le Canada a une stratégie d’une durée de trois ans afin d’intervenir globalement en matière de sécurité, de stabilisation et d’aide humanitaire et d’aide au développement pour réagir aux crises qui sévissent en Irak et en Syrie et aux conséquences qu’elles ont en Jordanie et au Liban. Conformément aux plans nationaux de la Jordanie, les programmes canadiens en Jordanie renforcent la capacité et la résilience du gouvernement, des collectivités et des personnes en matière :

  • d’éducation
  • de croissance économique, en mettant l’accent sur le renforcement économique des femmes
  • de prestation des services municipaux

Kenya

Malgré une impressionnante croissance économique, le Kenya se classe au 146e rang sur 188 pays selon l’indice du développement humain de 2016 du PNUD. Au total, deux Kényans sur cinq vivent avec moins de 1,25 $ US par jour.
Des obstacles importants au développement social, environnemental et économique durable subsistent au Kenya. Voici des exemples :

  • insécurité régionale
  • conflit lié aux ressources
  • sécheresses cycliques
  • sous-investissement dans les ressources naturelles
  • taux élevé de chômage et manque de compétences chez les jeunes

Les obstacles au renforcement du pouvoir des femmes persistent. Les femmes ont moins de possibilités d’emploi dans les secteurs public et privé. Les complications de la grossesse et de l’accouchement restent l’une des principales causes de décès chez les femmes. La violence sexuelle et sexiste est un grave problème pour les femmes et les filles du Kenya et elle dépasse les frontières sociales et économiques.

L’aide au développement du Canada au Kenya s’attaque à ces problèmes en mettant l’accent sur les groupes les plus pauvres et les plus vulnérables. En particulier, il se concentre sur les femmes, les enfants et les jeunes vivant dans des régions marginalisées et en proie à la sécheresse. Le financement appuie les trois domaines suivants :

  • la dignité humaine
    • particulièrement par l’accès à une éducation fondamentale de qualité et dans des conditions sécuritaires
  • une croissance au service de tous
    • grâce à l’amélioration du développement des PME et à l’amélioration de l’enseignement et de la formation professionnels techniques
  • la gouvernance inclusive
    • en se concentrant sur l’amélioration de l’engagement civique et politique et l’inscription des électeurs

Liban

Le Liban accueille actuellement le plus grand nombre de réfugiés par habitant dans le monde en raison du conflit syrien en cours. Ce phénoménal afflux de population, concentré dans les municipalités les plus pauvres du pays, a gravement touché la capacité du Liban à fournir et à maintenir des services publics de base.

Pour relever ces défis, le gouvernement libanais travaille en étroite collaboration avec la collectivité internationale pour passer d’une réponse humanitaire à une approche différente. Cette nouvelle approche renforce la résilience des individus, des collectivités et des systèmes, et favorise un développement durable à plus long terme.

Le Canada a une stratégie triennale (2016-2019) pour appliquer une approche globale en matière de sécurité, de stabilisation et d’aide humanitaire et au développement, face aux crises qui sévissent en Irak et en Syrie et aux conséquences qu’elles ont en Jordanie et au Liban. Dans le cadre de cette stratégie, le Canada a récemment rétabli ses programmes de développement au Liban. Il se concentre sur les efforts visant à fournir une éducation inclusive et de qualité, ainsi que des formations et des possibilités d’emploi qui profitent aux plus vulnérables.

Mali

Le Mali est toujours l’un des pays les plus pauvres au monde. Il se classe au 179e rang sur 188 pays selon l’indice de développement humain de 2016 du PNUD. On estime que la moitié de la population du Mali (15,8 millions de personnes) vit avec moins de 1,25 $ US par jour, et que la moitié de la population a moins de 15 ans.

Le taux d’analphabétisme des adultes est d’environ 66 %. Les taux de mortalité infantile et maternelle, ainsi que les taux de malnutrition y sont parmi les plus élevés de l’Afrique subsaharienne. En 2012, le Mali a été plongé dans une crise multidimensionnelle sans précédent suite à un coup d’État. La profondeur de la crise a fait ressortir la fragilité de l’État malien et les problèmes sociopolitiques du pays.

Un accord de paix et de réconciliation a été signé au Mali en juin 2015. Mais le pays est encore confronté à une insécurité généralisée et à des grands défis en matière de développement. Ceux-ci concernent la santé et l’éducation, la croissance économique, les changements climatiques, les droits de la personne et la gouvernance inclusive.

En 2016-2017, le Canada était toujours le deuxième bailleur de fonds bilatéral au Mali. L’ADO du Canada au Mali soutient :

  • L’accès aux services de santé et à l’éducation, en mettant l’accent sur les personnes les plus pauvres
  • La croissance économique inclusive et l’autonomisation économique des femmes
  • La gouvernance inclusive, les droits de la personne et les droits des femmes

Maroc

Le Maroc est actuellement l'un des pays les plus stables d'Afrique du Nord en plus d’être un pays émergent. Il met en œuvre de nombreuses stratégies sectorielles, plusieurs programmes d’infrastructures et une stratégie commerciale dynamique à l’endroit des pays d’Afrique subsaharienne.

Bien qu’il ait été épargné jusqu’à présent par les turbulences que connait la région, il continue à faire face à de grands défis économiques, politiques, sociaux et sécuritaires. Le principal défi sera de corriger les inégalités sociales, économiques et géographiques afin de répondre aux nombreuses attentes des citoyens concernant le chômage chez les jeunes, la pauvreté et l'éducation.

Les programmes du Canada au Maroc ont pour objectif ultime de contribuer à offrir plus de prospérité et un avenir meilleur aux jeunes Marocains, surtout les plus défavorisés d’entre eux. Le programme actuel est axé sur la dignité humaine et une croissance au service de tous. Les projets du Canada contribuent à :

  • améliorer l'éducation et l’employabilité des jeunes
  • répondre aux besoins du marché du travail et soutenir l'autonomisation économique des femmes, l'ouverture des marchés et l'économie verte

L’égalité des genres est une thématique majeure, et tous les projets doivent aborder directement les questions des droits des femmes.

Mongolie

La Mongolie, qui est un pays sans accès à la mer, a fait des progrès considérables depuis son virage vers une économie de marché ouverte en 1990. La moitié de sa population, qui se chiffre à trois millions de personnes, vit dans la capitale Oulan-Bator ou ses environs. Plus d’un Mongol sur cinq arrive difficilement à vivre avec moins de 1,25 $ US par jour, et le pays se classe au 92e rang sur 188 pays selon l’indice du développement humain de 2016 du PNUD.

Malgré les progrès réalisés au cours de la dernière décennie, il existe des inégalités persistantes dans le développement social et les débouchés économiques, en particulier pour les femmes. En outre, la croissance économique axée sur les mines a une empreinte écologique importante qui est insoutenable. La Mongolie est également très vulnérable aux risques climatiques en raison de sa situation géographique, de ses conditions climatiques extrêmes et de ses écosystèmes fragiles.

Le programme de développement international du Canada en Mongolie est étroitement lié aux priorités de développement de la Mongolie, qui visent à assurer le développement humain, à améliorer la compétitivité économique et à réduire les disparités entre les zones rurales et les zones urbaines. Le but du Canada est d’aider le pays à atteindre ses objectifs en matière de défense de la dignité humaine et de réduction de la pauvreté. Voici comment le Canada entend y arriver :

  • promouvoir l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles
  • renforcer les capacités de la fonction publique
  • lutter contre la corruption, en particulier dans la gestion des ressources naturelles

Mozambique

Malgré des années de progrès et de croissance notables, le Mozambique peine à se hisser du bas de l'indice de développement humain de 2016 du PNUD, soit au 181e rang sur 188 pays. Le Mozambique est l'un des pays d’Afrique les plus vulnérables aux changements climatiques et continue à être dépendant de l'assistance internationale.

L’inégalité des genres est profondément ancrée et nuit au progrès. La mortalité maternelle demeure obstinément élevée, aggravée par la violence sexiste, le mariage en bas âge, la pénurie de services de santé sexuelle et reproductive et les inégalités sociales. Le gouvernement du Mozambique s’est cependant engagé à renforcer l’égalité des genres. Il compte y parvenir en se penchant sur les facteurs déterminants des mariages en bas âge, précoces et forcés. Il prévoit également de protéger la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, notamment en leur donnant accès à des services d’avortement sécuritaires.

Pour aider le pays à relever ces défis, le Canada a continué de travailler à l’établissement de changements durables et systémiques et à l'amélioration de la prestation de services aux Mozambicains en continuant d’être très présent dans le secteur de la santé. Il a aidé à promouvoir l'excellence dans les hôpitaux de maternité, à mettre à jour les systèmes d’établissement des statistiques de l’état civil et d’enregistrement des faits d’état civil, ainsi qu’à améliorer les services de distribution de l'eau et d'assainissement dans la province d'Inhambane.

Le Canada a également été un partenaire de confiance pour appuyer les priorités énoncées par le Mozambique dans son plan quinquennal. Cela a été particulièrement vrai en ce qui concerne le développement humain et social, grâce à sa contribution aux fonds communs des secteurs de la santé et de l’éducation. Afin de soutenir des possibilités économiques inclusives pour les Mozambicains, le Canada a favorisé la formation professionnelle, en particulier pour les femmes. Il a également amélioré l'accès au savoir-faire financier et commercial pour les petites entreprises.

Myanmar

Bien que riche en ressources naturelles, le Myanmar est encore une nouvelle démocratie instable qui ne s’est que récemment ouverte au monde après des décennies d'isolement et de régime militaire. Le pays a l'un des niveaux de pauvreté les plus élevés en Asie du Sud-Est et souffre toujours de problèmes liés au respect des droits de la personne, de niveaux élevés de corruption et d'instabilité macroéconomique.

Le Myanmar est également vulnérable aux changements climatiques et est l’un des pays les plus sujets aux catastrophes naturelles dans la région. Sa longue histoire de conflit ethnique a également considérablement ébranlé les institutions du pays dans tous les domaines, y compris la gouvernance, l'économie et la prestation des services sociaux.

Au cours des dernières années, les relations de développement bilatérales du Canada avec le Myanmar ont considérablement augmenté. Les deux pays ont signé un protocole d'entente pour une coopération efficace en matière de développement en février 2017. Le programme de développement du Canada avait comme objectif :

  • de renforcer la démocratie en améliorant la gouvernance inclusive et responsable, ce qui contribue à la paix
  • d’améliorer la prospérité et le bien-être des populations ciblées, en particulier les femmes, les personnes défavorisées en milieu rural et les jeunes

Le programme de développement du Canada est harmonisé avec les priorités du Canada et du Myanmar grâce à des projets qui :

  • abordent les répercussions du changement climatique
  • autonomisent les femmes sur le plan économique
  • aident à comprendre les fondements du fédéralisme
  • font la promotion d’une gouvernance inclusive
  • augmentent la capacité d’élaborer des politiques fondées sur des données probantes

Nicaragua

Le Nicaragua est l’un des pays les plus pauvres des Amériques, malgré une diminution considérable de la pauvreté constatée au cours des dernières années. Son produit intérieur brut (PIB) par habitant occupe l’avant-dernier rang de l’hémisphère occidental, et 30 % de sa population vit sous le seuil national de pauvreté. La pauvreté se concentre dans les régions rurales, où la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Le secteur agricole emploie le tiers de la population active, dont plus de 60 % sont des agriculteurs de subsistance qui ont parmi les taux de productivité les moins élevés dans la région. Les faibles niveaux d'infrastructure économique de base (en particulier l'accès à l'électricité et à l'irrigation) et la très faible utilisation de la technologie dans les processus de production et de transformation entravent la productivité. En outre, le Nicaragua est très vulnérable aux aléas climatiques. Cette situation affecte de manière disproportionnée les petits paysans pratiquant une agriculture de subsistance.

Au Nicaragua, 65 % de la population est âgée de moins de 30 ans. Ces jeunes font face à des défis importants en raison de possibilités d’emplois limitées, de faibles niveaux de scolarisation et d’acquisition de compétences, ainsi que de la pression exercée sur eux pour qu’ils migrent, en particulier pour les jeunes des régions rurales.

Le programme de développement du Canada au Nicaragua se concentre sur la croissance inclusive et la lutte contre la pauvreté. Il cible les collectivités et les bénéficiaires situés dans la région du « corridor sec », une région vulnérable et éloignée du pays. Des synergies sont intégrées à divers projets visant à soutenir les agriculteurs de subsistance et les petits entrepreneurs dans la région. En soutenant l'extension du réseau électrique du Nicaragua, le Canada contribue également à l'approvisionnement en électricité des collectivités rurales et éloignées pauvres. L'électricité est un élément essentiel au développement économique et social.

Nigéria

Le Nigéria est un pays à faible revenu et se classe au 152e rang sur 188 pays selon l'indice de développement humain de 2016 du PNUD. Sur une population de 182 millions de personnes, environ 56 millions vivent dans une pauvreté extrême.

Les femmes, les filles et les enfants nigérians portent le poids de la pauvreté. Chaque jour, le Nigéria perd environ 2 300 enfants de moins de cinq ans et 145 femmes en âge de procréer. Cette réalité fait en sorte que le Nigéria est le deuxième pays au taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans et au taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde. Un enfant nigérian sur neuf n’atteindra jamais l'âge de cinq ans.

Les grossesses précoces chez les adolescentes ayant des carences alimentaires représentent un des nombreux facteurs qui contribuent aux taux de mortalité maternelle élevés du pays. L'UNICEF a indiqué dans un rapport que le taux de mortalité maternelle en 2015 était de 814 décès pour 100 000 naissances vivantes. La santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles sont des questions négligées au Nigéria. Moins de 20 % des établissements de santé offrent des soins obstétriques d'urgence. L'UNICEF a signalé qu'en 2014, seulement 35 % des femmes qui accouchaient étaient accompagnées de personnel qualifié.

Le chômage résultant du manque de moyens de subsistance alimente également la violence et rend les jeunes vulnérables à la radicalisation par des mouvements terroristes comme Boko Haram.

Pour remédier à ces lacunes, les programmes du Canada sont axé sur les personnes les plus défavorisées et les plus vulnérables, notamment dans le nord du pays. Ils ciblent les enjeux de la collectivité, y compris la santé sexuelle et reproductive. Les programmes aident également à réduire le fardeau des maladies, par exemple, en soutenant l’éradication de la poliomyélite. Le Canada appuie l'agriculture comme moteur d'une croissance inclusive pour les jeunes sans emploi ou sous-employés. Les programmes dans tous les secteurs visent les femmes et cherchent à éliminer les principaux obstacles qui les empêchent d’obtenir tous leurs droits.

Pakistan

Le Pakistan, qui occupe le septième rang des pays les plus peuplés du monde, fait face à de nombreux défis en matière de pauvreté, de gouvernance, de changements climatiques et de droits de la personne. Le pays a un historique de régimes militaires et de gestion civile déficiente qui a érodé les institutions démocratiques et limité la prestation de services sociaux de qualité.

Ce pays doit composer avec des problèmes importants en matière de droits de la personne, une situation dont les filles et les femmes souffrent de manière disproportionnée. Le Pakistan se classe au 147e rang sur 188 pays selon l'indice de développement humain de 2016 du PNUD, et au 143e rang sur 144 pays selon l’indice des écarts entre les sexes de 2016 du Forum économique mondial.

L’aide au développement au Pakistan porte sur l’un des principaux défis auxquels fait face le pays, soit l’égalité des sexes genres et le renforcement économique des femmes et des filles, ainsi que la protection et la promotion de leurs droits, notamment des droits sexuels et reproductifs. Il existe actuellement d'importantes possibilités permettant au Canada de promouvoir l'autonomisation économique et la participation politique des femmes. Le Canada peut également aider le pays à renforcer les organisations de femmes et à faire face à la prévalence élevée de la violence sexiste.

En outre, le Canada appuie les efforts d'éradication de la poliomyélite, une priorité essentielle du point de vue de la santé mondiale. La plupart des cas de poliomyélite restants dans le monde se trouvent au Pakistan. Malgré des progrès significatifs, la transmission continue de la maladie au Pakistan et en Afghanistan met en évidence l'importance d'un effort concerté afin d’assurer :

  • une surveillance adéquate
  • des taux élevés de couverture vaccinale
  • des interventions rapides face à des épidémies

Pérou

Le Pérou est un pays à revenu moyen qui a connu des taux de croissance économique impressionnants au cours de la dernière décennie. Le taux de pauvreté est passé de 56 % en 2005 à 21,8 % en 2015.

Cependant, de nombreuses collectivités du Pérou continuent de connaître la pauvreté, les inégalités, la dégradation de l'environnement et les conflits sociaux. La pauvreté extrême (moins de 1,90 $ US par jour) est passée de 27,6 % en 2005 à 9 % en 2015. Elle reste largement concentrée dans les régions rurales, en particulier dans les régions montagneuses et amazoniennes. Les inégalités sont particulièrement élevées chez les peuples autochtones dans les régions rurales et chez les femmes et les filles.

Le programme de développement du Canada est axé sur la réduction de la pauvreté et des inégalités. L'accent est mis sur l'éducation, la diversification économique et la gouvernance afin d’aider à réduire la pauvreté. Le Canada appuie les droits de la personne, y compris les droits des filles et des femmes, dans son programme. Dans le cadre du programme d’aide au Pérou, plus de 30 partenaires sont fréquemment rencontrés sur le terrain au sujet des priorités des collectivités. Le programme a tenu des consultations sur les besoins et les perspectives des personnes défavorisées avec plus de 150 individus et organisations lors de l’Examen de l’aide internationale de 2016 d’Affaires mondiales Canada.

Philippines

Les Philippines sont un pays à revenu moyen inférieur en voie de devenir un pays à revenu moyen, à une exception importante près : la région de Mindanao. Cette région connaît un niveau élevé d’instabilité, de problèmes de sécurité et de grande pauvreté.

Malgré une décennie de forte croissance économique, un problème important demeure, soit la répartition inéquitable de la richesse. En 2016, plus de 25 millions de Philippins vivaient en dessous du seuil de pauvreté national (24 % de la population). En fait, ce sont plus de 12 millions de personnes qui vivaient dans l'extrême pauvreté (12,5 % de la population).

Le programme du Canada pour les Philippines vise à améliorer les possibilités de croissance économique durable et inclusive pour les femmes et les hommes pauvres aux Philippines, ce qui comprend l'amélioration de l'environnement propice à toutes les entreprises. Il est particulièrement axé sur le soutien des femmes à la tête de micro, petites et moyennes entreprises, par la littératie financière et des liens vers les marchés. Le programme a également permis d’aider les jeunes à améliorer leurs chances d'obtenir leurs premiers emplois, en appuyant l’apprentissage de l’autonomie fonctionnelle et un programme de placement.

Depuis 2015, le programme a aidé les personnes touchées par le typhon Haiyan de 2013 à retrouver leurs moyens de subsistance. Il y a notamment eu une introduction de l'agriculture intelligente face au climat, un développement de la chaîne de valeur et d'autres efforts d'adaptation au climat. Les Philippines disposent d'un réseau bien établi pour les droits des femmes et l'équité entre les sexes, qui jouera un rôle clé dans les programmes futurs pour lutter contre la pauvreté et les inégalités au pays. Les activités de programme récentes favorisaient aussi une croissance au service de tous.

Programme de l’association des nations de l’Asie du Sud-Est

La région de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) se compose de 10 pays et compte une population de plus de 625 millions de personnes. Malgré l’importance économique croissante de l’ANASE, celle-ci est confrontée à des défis de taille en matière de développement; en effet, plus de 160 millions de personnes vivent encore dans la pauvreté.

Divers facteurs dans la région de l’ANASE constituent une menace réelle pour la progression continue de la réduction de la pauvreté et pour la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) du Programme pour 2030. Voici quelques-uns de ces facteurs :

  • l’augmentation des disparités en matière de revenus, de gouvernance et d’occasions dans la région
  • la vulnérabilité par rapport aux catastrophes naturelles
  • la détérioration de l’environnement et de la base de ressources naturelles dont dépendent la plupart des personnes démunies

L’aide au développement du Canada dans la région de l’ANASE est axée sur la croissance inclusive qui profite à tous. À cette fin :

  • elle soutient les petites et moyennes entreprises (PME) et la gestion des risques de catastrophe
  • elle soutient la gouvernance inclusive
  • elle favorise et protège les droits de la personne dans les groupes vulnérables (ces groupes comprennent des femmes, des travailleurs migrants et des minorités ethniques)

Programme interaméricain

Le Programme interaméricain soutient les activités de développement régional dans la plupart des pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Cette région présente les plus fortes inégalités au monde, tant sur le plan de la distribution de la richesse que de l’accès aux services de base et aux possibilités. Dix des 15 pays les plus inégalitaires du monde se trouvent en Amérique latine.

Une inégalité économique et sociale persistante touche de façon disproportionnée les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables, particulièrement les populations autochtones, les descendants d’Africains, les femmes, les enfants et les jeunes. La violence et le crime organisé sont en hausse dans certaines régions d’Amérique latine et des Caraïbes. Malgré le fait qu’elle compte moins d’un dixième de la population mondiale, un tiers des 450 000 meurtres annuels dans le monde ont lieu dans cette région. La criminalité et la violence sont de graves obstacles à une croissance économique inclusive et saine et contribuent à l’instabilité régionale et aux mouvements migratoires clandestins.

Le Programme interaméricain vise à lutter contre les inégalités dans la région en mettant l’accent sur les populations vulnérables, comme les femmes, les populations autochtones et les enfants. Les domaines d’intérêt sont :

  • l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles
  • une croissance inclusive au service de tous
  • la dignité humaine
  • la gouvernance inclusive

Le programme est axé sur des questions qui doivent être réglées à l’échelle régionale ou multilatérale, où l’on peut réaliser des économies d’échelle. Ces questions comprennent le renforcement des institutions, la création de cadres juridiques et l’harmonisation des normes sectorielles avec les pratiques internationales.

Le programme fournit un mécanisme pour mobiliser des organisations et des institutions multilatérales, régionales et canadiennes et pour créer des partenariats avec celles-ci. Le programme a, par exemple, permis de renforcer la capacité des institutions régionales clés à devenir plus efficaces et à être axées sur les résultats. Il s’agit notamment d’institutions telles que la Commission interaméricaine des droits de la personne et l’Organisation panaméricaine de la santé.

Programme régional des Caraïbes

Les pays qui constituent les Caraïbes sont touchés de façon disproportionnée par des crises économiques, financières et environnementales. Leurs petites économies insulaires sont souvent incapables d’affronter des récessions économiques mondiales ou des événements météorologiques extrêmes tels que des ouragans.

Les niveaux de dettes élevés et la faible croissance ont entraîné une hausse de la pauvreté et de l’inégalité et se sont répercutés de manière négative sur le développement social. Il existe des disparités marquées entre les sexes dans les domaines de l’enseignement, de la santé et des revenus. Les femmes sont mal représentées dans les rôles de direction, et les taux de violence sexiste sont élevés.

Depuis longtemps, des liens solides unissent le Canada et les Caraïbes, notamment sur les plans des valeurs, des cultures et des relations entre leurs peuples. Par son aide internationale, le Canada contribue à la dignité humaine, à une croissance qui profite à tous, à l’environnement et à l’action climatique, ainsi qu’à une gouvernance inclusive dans la région.

Afin de répondre aux besoins des Caraïbes en matière de développement, le Canada travaille avec les institutions gouvernementales et les organisations de la société civile en vue de créer une main-d’œuvre et un secteur privé plus concurrentiels, plus productifs et plus équitables du point de vue des sexes. Ce travail consiste à apporter une assistance technique de manière à soutenir les micro, petites et moyennes entreprises et à augmenter l’accès aux possibilités de formation.

Le Canada s’est engagé envers une gouvernance inclusive dans la région en renforçant la gestion des finances publiques, des institutions et des statistiques officielles. Il cherche également à améliorer l’administration de la justice dans la région des Caraïbes et l’accès à celle-ci. Il soutient les efforts destinés à renforcer la capacité régionale en matière d’adaptation et d’atténuation dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques. Il appuie également les efforts de renforcement des capacités en matière d’intervention en cas de catastrophe naturelle et de gestion d’une telle catastrophe. En outre, le Canada travaille en vue d’améliorer l’accès à des technologies propres, renouvelables et à haut rendement énergétique.

Programme régional panafricain

L'Afrique, le continent à la croissance la plus rapide au cours de la dernière décennie, a connu des progrès importants sur les plans économiques et sociaux. Le continent a également fait du chemin dans l'intégration et la collaboration des régions. Ces progrès sont essentiels au développement du continent. En Afrique, les économies sont faibles, il y a un certain nombre de pays enclavés et les problèmes transfrontaliers sont importants, y compris ceux qui sont exacerbés par les changements climatiques.

L’Afrique fait toutefois face à des défis énormes. Les pays africains se classent souvent parmi les derniers dans de nombreux domaines du développement humain. Les défis de développement de l'Afrique sont aggravés par la vulnérabilité du continent aux changements climatiques. Cela s'explique par une forte sensibilité du continent aux événements environnementaux radicaux (sécheresse, tempête et température élevée), une infrastructure insuffisante (y compris l’infrastructure hydraulique) et une faible capacité d'adaptation. Cette situation aggrave l'insécurité alimentaire et fait augmenter la pauvreté.

Les femmes et les filles sont souvent les personnes qui souffrent le plus en Afrique. Les taux de violence sexiste sont d’un niveau inacceptable. Près d’une femme africaine sur deux a connu une sorte de violence sexuelle ou physique au cours de sa vie. Les femmes occupent également souvent des emplois vulnérables et peu rémunérés et ne peuvent pas participer de manière active et productive au commerce à l’échelle nationale et régionale.

Le programme régional panafricain d’Affaires mondiales Canada appuie les objectifs de lutte contre la pauvreté et de développement pour l’ensemble de l’Afrique au moyen de l’intégration et de la collaboration des régions. En tant qu’initiative régionale, le programme examine les priorités de l'Union africaine afin d’aider à l’élaboration d’une programmation pertinente pour le continent.

Le programme met fortement l'accent sur la croissance économique inclusive et verte et, en particulier, sur le commerce intra-africain, l'infrastructure, la gouvernance des ressources naturelles et l'agriculture. Plus récemment, le programme a davantage mis l'accent sur l’égalité des genres, le renforcement du pouvoir des femmes et des filles, ainsi que l'environnement et l'action pour le climat.

République démocratique du Congo

La République démocratique du Congo se situe au 176e rang sur 188 pays selon l’Indice de développement humain (2016) du PNUD. Des 76,9 millions d’habitants qui composent sa population, 87,7 % vivent avec moins de 1,25 $ US par jour. Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans et le taux de mortalité des mères demeurent parmi les plus élevés au monde. Un enfant sur sept décède avant l’âge de cinq ans et 13 femmes sur 1 000 meurent pendant l’accouchement.

Les mariages précoces sont fréquents. Selon un rapport de la Banque mondiale sur le mariage des enfants, 40 % des femmes adultes sont mariées avant l’âge de la majorité, dont 11 % avant l’âge de 15 ans. Une proportion importante des naissances concerne des adolescentes, dont 4 % ont des enfants avant l’âge de 15 ans et 23 % entre 15 et 19 ans.

La République démocratique du Congo se remet de décennies de dictature et de guerre civile qui ont entraîné la mort de plus de cinq millions de personnes. Le pays reste fragile et les structures gouvernementales existantes ne suffisent pas à répondre aux besoins de la population.

Malgré la tenue d’élections nationales en 2006 et en 2011, le pays affiche encore une situation précaire en ce qui concerne la gouvernance inclusive et responsable, le pluralisme pacifique, ainsi que le respect des droits de la personne, dont les droits des femmes. En outre, il continue de faire face à une transition démocratique incertaine. L’urgence humanitaire est toujours d’actualité et les violences sexuelles restent fréquentes.

Les quatre domaines du programme d’action du Canada en République démocratique du Congo sont l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles, la dignité humaine, la gouvernance inclusive, et la paix et la sécurité.

Sénégal

Le Sénégal a acquis une réputation pour sa démocratie dynamique, qui fait suite à des décennies de transitions politiques pacifiques marquées par la liberté de la presse, les progrès réalisés en matière d'égalité des genres et la liberté d'association. En 2012, le gouvernement a proposé une stratégie ambitieuse, le Plan Sénégal Émergent, qui vise à accélérer le passage du Sénégal vers un statut d'économie de marché émergente.

Le gouvernement a entrepris d’importantes réformes et le pays enregistre des progrès. Toutefois, malgré les gains récents, le Sénégal ne se classe encore qu’au 162e rang sur 188 pays selon l'indice de développement humain de 2016 du PNUD. La faible qualité de l’enseignement se traduit par des taux élevés d’échecs et d’abandon, notamment chez les filles. La grande proportion de jeunes dans la population représente un défi à la formation et exerce une pression sur le marché du travail.

Des pratiques dangereuses pour la santé des femmes et des filles sont toujours en vigueur et continuent de porter atteinte aux droits des femmes et des filles. Ces pratiques comprennent les mariages et les grossesses précoces, ainsi que la limitation de l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive. Malgré une importante augmentation de la production agricole, le Sénégal lutte contre les effets des changements climatiques, qui menacent la productivité de son secteur agricole.

Face à ces défis, dans le cadre de son programme pour le Sénégal, le Canada oriente son aide vers des secteurs qui répondent aux besoins des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables, conformément à la vision détaillée dans le Plan Sénégal Émergent. Le Canada offrira de l’assistance dans les domaines suivants:

  • dignité humaine
    • par l’éducation, la formation professionnelle et les services de santé sexuelle et reproductive
  • gouvernance inclusive
    • par la gestion des finances publiques et des droits de la personne
  • croissance au service de tous
    • par la gestion agricole et la gestion de l’eau

Soudan du Sud

Le Soudan du Sud demeure l’un des pays les plus pauvres et les plus instables de la planète. Les conflits armés prolongés et la violence ethnique, les violations répandues des droits de la personne et le déclin économique rapide ont continué de faire augmenter les besoins en matière d’aide humanitaire et de développement au cours des dernières années. Le Soudan du Sud occupe le 181e rang sur 188 pays selon l'indice de développement humain de 2016 du PNUD.

Les indicateurs de la santé du pays sont parmi les pires au monde et le taux d’alphabétisation chez les adultes est de seulement 27 %. La production alimentaire s'est effondrée et l'insécurité alimentaire et la malnutrition ont atteint des niveaux sans précédent. Plus d'une personne sur trois au Soudan du Sud est actuellement considérée comme en situation d’insécurité alimentaire grave.

Les femmes et les filles font face à des défis particuliers, notamment à des niveaux importants de violence sexuelle et sexiste et à un taux de mortalité maternelle extrêmement élevé. Une femme au Soudan du Sud a environ une chance sur sept de mourir pendant l'accouchement.

Le programme de développement d’Affaires mondiales Canada au Soudan du Sud est axé sur la satisfaction des besoins fondamentaux des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables, particulièrement les femmes et les filles. Cela comprend le soutien de services de santé de base qui tiennent compte de la spécificité des sexes, en mettant l'accent sur les besoins et les droits des femmes et des filles. On soutient également les efforts visant à accroître la production alimentaire locale, à améliorer les moyens de subsistance et à renforcer la résilience à la faim.

Sri Lanka

Le Sri Lanka est un pays à revenu moyen inférieur qui a réalisé des progrès économiques considérables depuis la fin, en 2009, de conflits armés qui ont duré plusieurs décennies. Malgré des normes de santé et d'éducation relativement bonnes, les gains enregistrés par le Sri Lanka sur le plan du développement sont inégaux.

Il existe des disparités importantes selon les régions, avec des foyers de pauvreté qui se trouvent principalement dans les provinces du nord, du centre et de l'est. La compétitivité et les perspectives de croissance économique restent précaires. Cette situation s'explique en partie par des problèmes liés au travail comme la pénurie de main-d'œuvre qualifiée, la faible productivité, la faible participation des femmes à la population active officielle et le chômage des jeunes.

Le Sri Lanka fait également face à des défis continus et importants en ce qui a trait à la réconciliation, à la paix et à la stabilité à long terme. Il est notamment nécessaire d’établir des systèmes de gouvernance solides et d'assurer l'inclusion des minorités, ainsi que des groupes marginalisés et vulnérables, dans toutes les sphères de la vie. Les femmes et les filles font face à des défis supplémentaires, notamment à une forte incidence de violence sexuelle et sexiste. En outre, les organisations de promotion des droits de la femme à l’échelle locale n'ont pas les ressources nécessaires pour assurer une défense des intérêts efficace.

En 2016-2017, le programme de développement d’Affaires mondiales Canada pour le Sri Lanka a soutenu le bien-être économique et l'intégration sociale des personnes pauvres et des plus vulnérables, notamment les femmes et les filles et les personnes touchées par le conflit du Sri Lanka. Le soutien du Canada a contribué à renforcer :

  • la production agricole et le développement d'entreprises par d'anciennes personnes déplacées dans leur propre pays
  • les compétences professionnelles des jeunes dans les métiers à forte demande, comme dans le tourisme d’accueil et la construction

Syrie

La violence en Syrie continue et le conflit montre peu de signes d’atténuation. Il y a environ 6,3 millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays et les besoins humanitaires augmentent. Le niveau de destruction et d'effondrement des services sociaux a eu une incidence sur la capacité des collectivités de maintenir les moyens de subsistance, les services essentiels et les actifs productifs.

Le conflit a radicalement transformé la démographie d’une région caractérisée par un équilibre ethnique et religieux déjà précaire et la rareté des ressources. Les réfugiés de la Syrie et de l’Irak ont franchi en masse les frontières des États voisins afin d’échapper aux combats. La majorité d’entre eux a été absorbée dans les collectivités locales de la Turquie, du Liban et de la Jordanie. Par conséquent, la population de ces villes, lesquelles peinaient déjà à fournir les services essentiels, a doublé, voire triplé.

Le Canada met en œuvre une stratégie complète sur trois ans en matière de sécurité, de stabilisation et d’aide humanitaire et d’aide au développement, en réaction aux crises qui sévissent en Irak et en Syrie et aux conséquences qu’elles ont en Jordanie et au Liban. Dans le cadre de cette stratégie, les programmes du Canada pour le développement en Syrie sont concentrés sur ce qui suit :

  • renforcer la résilience des personnes, des ménages, des collectivités et des systèmes afin qu'ils puissent mieux résister aux effets de la crise
  • permettre à la communauté internationale et aux Syriens de se préparer à la reconstruction du pays

Compte tenu des besoins immédiats à l'intérieur de la Syrie et des défis en cours pour fournir une aide au développement à long terme aux Syriens, le soutien du Canada est fortement axé sur l'aide humanitaire vitale à court terme.

Tanzanie

La Tanzanie est l’un des pays les plus pacifiques et les plus stables d’Afrique et a connu une décennie marquée par une forte croissance et une chute des taux de pauvreté. Des gains importants ont été enregistrés dans des domaines comme la santé, l’éducation, la réduction de la mortalité infantile et l’accès à l’eau potable. Cela dit, la Tanzanie se classe toujours au 152e rang sur 188 pays selon l’indice de développement humain de 2016 du PNUD.

Le nombre de personnes vivant dans la pauvreté demeure élevé et les disparités augmentent entre les régions rurales et urbaines. Il existe plusieurs facteurs qui risquent de nuire à une croissance soutenue et inclusive, notamment:

  • une population en majorité jeune et peu qualifiée
  • une faible productivité (en particulier dans les régions rurales, qui sont habitées par près de 70 % de la population)
  • des institutions faibles
  • un environnement d’affaires de plus en plus exigeant
  • des inégalités entre les sexes

La Tanzanie est déterminée à atteindre les objectifs de développement durable (ODD) ciblés d’ici 2030 et à obtenir le statut de pays à revenu moyen d’ici 2025. Elle prévoit y arriver en partie grâce à des politiques visant l’industrialisation de l’économie du pays.

En 2016-2017, l'aide fournie par le Canada à la Tanzanie visait à réduire la pauvreté et les inégalités. Cette assistance a permis de promouvoir les bienfaits d’une population en meilleure santé et mieux instruite, et les politiques, les programmes et les projets connexes qui entraîneront une croissance qui profitera à tous. L’aide canadienne en matière de santé est assurée par des systèmes et des services de santé améliorés, notamment en ce qui a trait à la santé et aux droits sexuels et reproductifs. L’aide fournie par le Canada est principalement axée sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente.

Par l’entremise d’un programme d’éducation, le Canada appuie la formation des enseignants comme stratégie pour améliorer la qualité de l'éducation. La croissance inclusive a été axée sur le soutien aux PME, le développement des compétences, la gouvernance responsable et transparente des ressources naturelles et l'amélioration du milieu d’affaires.

Ukraine

Après la « révolution de la dignité » de l’Ukraine, en 2014, le pays a dû faire face à des défis politiques et économiques de taille. Bien que l'Ukraine ait réalisé des progrès considérables, les efforts de réformes démocratiques et économiques du pays sont durement touchés par le conflit prolongé dans l'Est de l'Ukraine. Ces affrontements représentent une menace non seulement pour l'intégrité territoriale du pays, mais aussi pour son développement social, économique et politique.

Le Canada a augmenté son aide au développement en Ukraine afin de réduire la pauvreté dans le pays en soutenant les efforts visant à stabiliser l'économie et à réduire la vulnérabilité des citoyens. L'aide du Canada vise également à renforcer la démocratie du pays grâce à une participation accrue des citoyens, au renforcement des médias et d’une justice indépendants et à la promotion de la primauté du droit. Le Canada est, grâce à ses programmes de développement actuels, l'un des principaux défenseurs des efforts de réformes économiques et démocratiques de l'Ukraine, en particulier dans des domaines critiques comme les réformes en matière de gouvernance, de fiscalité et d’agriculture.

Vietnam

Le Vietnam a mis en œuvre des mesures de libéralisation de l’économie qui lui ont permis d’afficher une croissance économique et un recul de la pauvreté importants ces dix dernières années. Néanmoins, le Vietnam demeurant un État à parti unique, la corruption, la réglementation excessive et les contrôles de l'État continuent de faire obstacle au développement.

Le Canada demeure préoccupé par le droit à la liberté d'expression et d'association au Vietnam. Il subsiste d’importants foyers de pauvreté, concentrés principalement dans les zones frontalières du Nord et dans le centre du pays. C'est aussi l'un des pays les plus vulnérables aux effets des changements climatiques.

Depuis que le Vietnam est devenu admissible à l'aide canadienne au développement en 1990, le Canada a versé plus de 1,3 milliard de dollars pour des projets réalisés dans ce pays. En 2015‑2016, le financement total canadien au Vietnam s’est chiffré à 73,77 millions de dollars.

Le programme de développement du Canada donne suite à la demande d'assistance technique spécialisée du gouvernement du Vietnam et se concentre principalement sur les programmes à l'appui d'une croissance verte et inclusive. Tous les projets tiennent également compte de l’égalité des genres. Les projets en cours visent à :

  • renforcer les fondements de l’économie;
    • afin d’établir un contexte propice à la croissance et à l’épanouissement du secteur privé;
  • améliorer l’enseignement technique et professionnel;
    • de sorte que le secteur privé puisse embaucher la main‑d’œuvre dont il a besoin au moment où le Vietnam s’intègre à l’économie mondiale et y est concurrentiel;
  • aider les entreprises à prendre de l’expansion en leur donnant un meilleur accès au crédit et aux services d’aide au développement des entreprises.
Décaissements au titre de l’aide au développement officielle, par ministère et organisme (2016-2017)

Remarque : Les sommes figurant dans ce tableau excluent les remboursements des prêts et des contributions remboursables. Tous les remboursements seront indiqués séparément dans le Rapport statistique sur l’aide internationale (exercice 2016-2017).Tous ces décaissements sont provisoires et peuvent être modifiés à la suite de l’exercice de l’assurance de la qualité. Les données définitives figureront dans le Rapport statistique.




Ministère ou organismeDécaissements (en millions $ CA)
Affaires mondiales Canada3 893,02 $
Ministère des Finances Canada492,82 $
Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada397,90 $
Centre de recherches pour le développement international146,37 $
Gendarmerie royale du Canada26,03 $
Environnement et Changement climatique Canada16,63 $
Ministère de la Défense nationale4,45 $
Agence du revenu du Canada1,82 $
Agence de la santé publique du Canada1,04 $
Innovation, Science et Développement économique Canada1,01 $
Emploi et Développement social Canada0,98 $
Ressources naturelles Canada0,76 $
Parcs Canada0,68 $
Postes Canada0,40 $
Agence canadienne d’inspection des aliments0,39 $
Statistique Canada0,20 $
Monnaie royale canadienne0,07 $
Office de la propriété intellectuelle du Canada0,03 $
Santé Canada0,01 $
Sous-total4 984,60 $
Services appuyant les activités d’Affaires mondiales Canada18,06 $
TOTAL5 002,66 $

Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle

La Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle (LRADO) est entrée en vigueur en 2008. Cette loi vise à ce que toute l’aide au développement officielle (ADO) du Canada soit axée sur la réduction de la pauvreté et appliquée conformément aux principes d’efficacité de l’aide et aux valeurs canadiennes. Pour obtenir plus de détails, veuillez prendre connaissance du texte complet de la LRADO.

Soutien aux objectifs de développement durable

En 2015, les leaders mondiaux ont adopté un plan d’action mondial pour éradiquer la pauvreté et favoriser la paix mondiale dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Les 17 objectifs de développement durable (ODD) et 169 cibles de ce programme sont intégrés et indivisibles. Ils permettent un équilibre entre les trois dimensions du développement durable (social, économique et environnemental). Contrairement aux Objectifs du Millénaire pour le développement, axés sur l’aide aux pays les plus pauvres du globe, ceci est un programme universel qui exige une action de tous les pays et les concerne tous.

La politique d’aide internationale féministe du canada

Le 9 juin 2017, le gouvernement du Canada a lancé la Politique d’aide internationale féministe du Canada. Cette politique adopte une approche intégrée de l’aide au développement, de l’aide humanitaire ainsi que du soutien à la paix et à la sécurité, axée sur l’égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles. Cette approche représente le meilleur moyen de réduire la pauvreté et de bâtir un monde plus inclusif, pacifique et prospère.

Date de modification: