Brunéi Darussalam
Plan d’accès aux marchés 2015-2017

CapitalePopulationSuperficie totaleMonnaie
Bandar Seri Begawan0,4 million5 765 km²dollar de Brunéi (BND)

L’importance de Brunéi

Brunéi Darussalam est :

  • un marché émergent prioritaire au titre du Plan d’action sur les marchés mondiaux du Canada;
  • l’un des plus importants producteurs et exportateurs de pétrolie et de gaz de l’Asie du Sud-Est;
  • un État dont la population est éduquée et prospère;
  • un participant au Partenariat transpacifique (PTP);
  • un État situé en Asie du Sud-Est;
  • accueillant pour les investisseurs potentiels ainsi qu’ une plaque tournante économique dans la région.

Brunéi est un membre actif de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), de la Coopération économique de la zone Asie‑Pacifique (APEC), du Commonwealth et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Puisque le gouvernement de Brunéi est résolu à diversifier son économie et à attirer des investissements étrangers au pays, des opportunités sont maintenant offertes aux entreprises canadiennes de percer ce marché. La situation politique stable de Brunéi ainsi que ses liaisons aériennes régionales et sa solide infrastructure des télécommunications pourraient faire du pays un attrayant pôle régional.

Contexte économique à Brunéi

À court et à moyen terme, Brunéi continuera de compter presque entièrement sur l’industrie pétrolière et gazière comme source de revenus, bien que son gouvernement poursuive son engagement dans Wawasan (vision nationale) 2035, un plan d’action économique visant à réduire la dépendance  de l’économie de l’État sur ce secteur d’ici 2035.

Selon l’Economist Intelligence Unit, la diminution de 39 p. 100 du prix moyen annuel mondial du pétrole en 2015 par rapport à 2014 et la baisse, plus légère, du coût du gaz naturel liquéfié (GNL) auront une incidence considérable sur le budget 2015‑2016 de Brunéi : on s’attend à un déficit équivalant à environ 7,9 p. 100 du produit intérieur brut (PIB). On prévoit aussi que même si le prix du pétrole augmente comme prévu en 2016, Brunéi pourrait tout de même présenter un déficit équivalant à 4,4 p. 100 du PIB. Malgré tout, Brunéi compte sur une énorme réserve financière qu’il pourra utiliser pour éponger les pertes découlant de la chute temporaire du prix mondial du pétrole. Les Brunéiens ne paient pas d’impôt sur le revenu et jouissent d’avantages sociaux généreux, dont des soins médicaux gratuits.

La main-d’œuvre locale compte seulement 189 500 travailleurs. Brunéi compte aussi sur l’apport de 52 200 travailleurs étrangers, principalement dans les secteurs de la construction et des services, ainsi que dans les domaines professionnels et techniques. En 2014, le commerce total de Brunéi a subi une baisse de 6,3 p. 100 (en dollars américains), principalement en raison de la décroissance des exportations de gaz naturel et de pétrole brut. La croissance économique générale de l’État a diminué de 0,7 p. 100 en 2014 alors que l’inflation est demeurée faible, s’établissant à – 0,2 p. 100. La monnaie de Brunéi reste stable et est à parité avec le dollar de Singapour en raison d’un accord en vigueur entre les deux pays depuis 48 ans qui a récemment été renouvelé.

Brunéi a reconnu publiquement en 2014 qu’il doit diversifier son économie en dépendant moins de l’industrie pétrolière et gazière. Dans le cadre de sa stratégie visant à augmenter la production nationale (et le revenu national) au moyen d’activités en amont à l’échelle internationale, le ministère de l’Énergie de Brunéi s’est engagé à accroître sa production moyenne annuelle de 6 p. 100 ou de 100 000 barils équivalent pétrole par jour grâce à sa production à l’étranger d’ici 2035. Le secteur non énergétique de Brunéi pourrait connaître un regain de vie grâce à l’établissement de la Communauté économique de l’ANASE vers la fin de 2015, quoiqu’il faudra améliorer l’infrastructure de transport et mettre en place un environnement plus ouvert aux petites et moyennes entreprises.

L’investissement direct étranger (IDE) demeure un élément clé de la diversification de l’économie de Brunéi. Le Conseil de développement économique de Brunéi a récemment attiré des projets d’acquisition fructueux, dont certains réalisés par les entreprises canadiennes CAE et Viva Pharmaceuticals. Par la suite, l’entreprise chinoise Zhejiang Hengyi Petrochemicals a investi dans ce qui est pressenti pour devenir la plus grande usine de pétrole et de composés aromatiques à Brunéi. Un autre investissement important a été fait dans une usine japonaise de filetage de tuyaux d’acier, qui devrait être fonctionnelle en 2016.

Depuis 2014, le ministère de l’Industrie et des Ressources primaires a signé des protocoles d’entente avec plusieurs pays dans le but de stimuler le développement économique en encourageant l’établissement et l’expansion de certaines entreprises industrielles et économiques. Les efforts déployés pour favoriser l’autonomie de l’industrie agricole  et de l’industrie de l’aquaculture en plus de la sécurité des aliments ont eu peu d’effets sur l’économie à court terme.

Brunéi en chiffres (2014)
PIB16,7 milliards de dollars
PIB par habitant40 390 $
Croissance du PIB-0,7 %
Inflation-0,2 %
Taux de chômage6,9 %
Exportations de marchandises du Canada10,6 millions de dollars
Importations de marchandises du Canada7,2 millions de dollars
Exportations de services du Canadanon disponible
Importations de services du Canadanon disponible
Investissement étranger direct du Brunéi au Canadanon disponible
Investissement direct du Canada au Brunéiconfidentiel
Croissance potentielle annuelle de l’exportation à long terme1,7 %

Intérêt commercial du Brunéi pour le Canada

Aperçu

En 2014, le Canada a exporté à Brunéi pour plus de 10,6 millions de dollars de marchandises, soit principalement des produits du domaine de l’aérospatiale, de la machinerie et de l’équipement. Pendant la même période, le Canada a importé pour près de 7,2 millions de dollars de marchandises de Brunéi, principalement du méthanol. Malgré ces échanges commerciaux relativement modestes, un certain nombre d’entreprises canadiennes sont actives dans ce marché en y menant des projets d’investissement et en y effectuant des ventes constantes.

Les données officielles sur les investissements de Brunéi à l’étranger sont gardées précieusement. Cependant, selon des informations recueillies sur la Brunei Investment Agency (BIA), on estime que le fonds souverain s’établit à environ 40 milliards de dollars américains.

La BIA ainsi que les autres véhicules d’investissement détenus par l’État (Darussalam Assets et Semaun Holdings) peuvent puiser dans les énormes réserves financières de Brunéi pour exploiter les possibilités de partenariats, comme ceux conclus récemment avec les sociétés canadiennes Viva Pharmaceuticals (avec Simpor Pharma) et CAE (en tant que CAE Brunéi MPTC).   

Facteurs à prendre en considération avant d’exporter

Brunéi est un petit marché avec une population de 413 000 habitants et la concurrence est forte dans tous les secteurs. Beaucoup utilisent le marché de Brunéi comme porte d’entrée en Asie du Sud-Est. Certains investissent beaucoup dans la promotion ou proposent d’importants programmes d’aide et de développement des capacités des entreprises qui leur ouvrent les portes. À cause de ces raisons, le Canada pourrait être désavantagé lors de soumissions. De plus, pour certains projets, le gouvernement de Brunéi lance un processus d’appel d’offres « sur invitation seulement », ce qui peut réduire les chances que des entreprises canadiennes puissent soumissionner.

Possibilités et défis propres aux secteurs

Aérospatiale

L’industrie de l’aviation est toujours sous-développée, sa gestion est en constante restructuration et doit faire appel à de l’expertise étrangère pour assurer son développement. Les activités aérospatiales sont fortement réglementées par le ministère de l’Aviation civile (MAC) et supervisées par le ministère des Communications, ce qui engendre de longs délais de traitement et d’approbation. Bien que Brunéi possède l’infrastructure nécessaire et des hangars industriels bien équipés pour effectuer des travaux d’entretien, de réparation et de fonctionnement (ERF) à grande échelle, le manque de techniciens et de professionnels qualifiés et compétents fait en sorte que ces installations ne sont pas pleinement exploitées. Malgré tout, Brunéi est résolu à développer ce secteur, ce qui devrait permettre à certaines entreprises canadiennes de poursuivre leurs activités et de saisir les opportunités qui se présentent dans ce secteur traditionnellement important .

Agriculture et aliments transformés

Étant donné la forte influence de la tradition islamique à Brunéi, il y a constamment des débouchés pour les entreprises canadiennes spécialisées dans les produits halal et dans les services orientés vers les musulmans. Outre les produits alimentaires, cela comprend les produits pharmaceutiques, les services de certification et les produits de consommation.

Défense et sécurité

Malgré la très grande richesse de Brunéi, sa petite superficie et faible population éliminent le besoin d’effectuer constamment des achats importants de matériel de défense. En outre, l’acquisition de matériel de défense à Brunéi fait régulièrement l’objet de retards. Certains des appels d’offres lancés dans le cadre de projets de défense de Brunéi sont « sur invitation seulement », ce qui pourrait réduire le nombre d’appels d’offres que les entreprises canadiennes pourraient soumissionner. Le gouvernement de Brunéi déploie des efforts concertés pour renforcer la capacité de son industrie de défense. Les initiatives de réforme en cours mettent l’accent sur la planification à long terme et l’amélioration de l’efficacité.

Brunéi encourage la conclusion de partenariats entre les entreprises locales et les fournisseurs étrangers afin d’améliorer les services offerts aux forces armées royales de Brunéi. La Brunei International Defence Exhibition (BRIDEX), organisée par les Services techniques royaux du pays, constitue une occasion d’établir des liens entre des entreprises nationales et étrangères. D’autres liens peuvent être tissés grâce aux services d’aiguillage offerts par les ambassades et les hauts-commissariats ainsi que lors de participation à d’autres expositions internationales sur la défense. Les efforts déployés dans ce secteur visent à accroître l’autonomie du pays en ce qui concerne l’entretien, la réparation et la remise en état du matériel des forces armées royales de Brunéi. Le pays concentre actuellement ses efforts sur l’acquisition d’une expertise technologique, au moyen d’importations dans le secteur de la défense, qui lui permettra de tenir à jour et de soutenir les systèmes et les plateformes qu’il achète.

Éducation

Le nombre d’étudiants de Brunéi au Canada est en croissance. Bien que, par le passé, les bourses d’études gouvernementales étaient surtout accordées aux personnes étudiant au Royaume-Uni, le gouvernement s’intéresse depuis peu à d’autres marchés, y compris le Canada. Il y a aussi un besoin croissant de formation technique et professionnelle à Brunéi pour soutenir la diversification prévue de l’économie. Ainsi, les établissements canadiens fournissant ce type de formation pourraient saisir cette opportunité, que ce soit en offrant des programmes ici même au Canada ou au moyen de partenariats permettant aux gens d’étudier dans leur pays.

Technologies de l’information et des communications (TIC)

Les TIC sont un secteur prometteur pour Brunéi. Comme son gouvernement encourage fortement l’établissement de cette industrie et le développement d’une main-d’œuvre instruite, Brunéi est en voie de devenir un chef de file régional en matière de technologies de pointe et est ouvert à ce que le Canada peut offrir dans cette industrie.

En juin 2015, le gouvernement de Brunéi a annoncé qu’il allait augmenter ses dépenses dans les TIC et qu’il lançait un nouveau plan stratégique quinquennal intitulé « Stratégie gouvernementale sur les technologies numériques 2015-2020 », lequel préconise une approche « pangouvernementale » en matière d’innovation et d’efficacité de la prestation des services, plus particulièrement dans les domaines de l’éducation, des applications de sécurité et de la recherche fondamentale et du développement. 

Pétrole et gaz

L’économie de Brunéi repose presque entièrement sur l’industrie pétrolière et gazière. Toutefois, comme le prix du pétrole est plus bas qu’il ne l’a été depuis plusieurs années, les revenus de l’État ont diminué. Malgré cette chute des prix, le gouvernement a annoncé qu’il allait aller de l’avant avec ses plans visant à accroître la production en exploitant de nouveaux gisements au cours des prochaines décennies. Les observateurs de l’industrie mettent en garde que les réserves restantes de pétrole et de gaz de Brunéi sont limitées et les nouveaux gisements marins coûteront plus cher à exploiter que ceux exploités actuellement. Comme les revenus de cette industrie financent l’activité économique d’autres secteurs, y compris l’infrastructure, la défense, l’aérospatial et les sciences de la vie, la chute du prix du pétrole pourrait paralyser toute l’économie à long terme.

Ainsi, le gouvernement cherche à diversifier son économie et à se tourner vers des secteurs qui sont indépendants ou complémentaires de l’industrie pétrolière et gazière. Conséquemment, on est à mettre sur pied une industrie des hydrocarbures en aval, on encourage le perfectionnement des compétences en vue de développer une économie du savoir et on déploie des efforts énergiques pour établir une industrie de conception de logiciels de technologie de l’information financée principalement par le gouvernement.

Technologies durables 

Tel que stipulé dans l’Examen par les pairs sur l’efficacité énergétique de l’APEC en 2013, le gouvernement de Brunéi a fait valoir qu’il lui était nécessaire de se concentrer sur le développement de l’énergie renouvelable et de l’efficacité énergétique.

Brunéi est conscient des limites de ses ressources pétrolières et gazières, de sa consommation énergétique par habitant exceptionnellement élevée, de la possibilité d’augmenter ses revenus d’exportations grâce à l’économie d’énergie, des coûts liés au gaspillage d’énergie sur les plans social et environnemental, et du fait que les subventions à la consommation d’énergie sont trop élevées pour être viables.

En septembre 2013, le ministre de l’Énergie a annoncé que le gouvernement prévoyait implanter un régime de tarif de rachat garanti afin de promouvoir l’énergie solaire. Une fois ce régime implanté, les entreprises comme les particuliers seront en mesure de revendre l’électricité qu’ils produisent à la société nationale d’énergie. Pour faciliter la mise en place de ce programme, le gouvernement envisage d’offrir certains incitatifs, dont des prêts à la consommation à faible intérêt pour les paneaux solaires.

On note cependant une augmentation graduelle de l’intérêt des entreprises locales envers l’expertise canadienne dans ce secteur. De nouvelles infrastructures d’aqueduc, d’égout et de drainage sont construites, notamment des barrages, des usines de traitement de l’eau, des réservoirs, des conduits et des collecteurs d’eaux pluviales pour pourvoir à la demande des secteurs public et privé.

Négociations et accords majeurs

Partenariat transpacifique (PTP)

Le PTP est l’une des initiatives les plus ambitieuses et les plus compréhensives en matière d’accord commercial régional de l’Asie-Pacifique et servira à approfondir les liens commerciaux avec ce marché en essor rapide. Le PTP comprend actuellement les 12 pays suivants : l’Australie, Brunéi, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis, et le Vietnam, ce qui représente un marché total de presque 800 millions de personnes et un produit intérieur brut (PIB) de 28,5 billions de dollars.

Accord bilatéral d’échange de renseignements fiscaux

Les négociations se sont conclues en septembre 2010 et l’Accord d’échange de renseignements fiscaux (AERF) a été signé en mai 2013. L’AERF, qui est entré en vigueur le 26 décembre 2014, aide les autorités fiscales des deux pays à lutter contre l’évasion fiscale internationale en assurant un échange efficace de renseignements fiscaux. En réduisant les barrières fiscales, ce genre d’accord facilite et encourage le commerce et l’investissement à l’échelle internationale.

Quelques événements commerciaux à ne pas manquer

  • Éducation
    • Séance d’information sur les études au Canada (annuelle)
    • Salon annuel sur les études au Canada (26-28 janvier 2016)
  • Agriculture
    • Salon du consommateur de l’ANASE (bisannuel)
  • Défense et sécurité
    • Conférence et exposition internationales sur la défense de Brunéi Darussalam (BRIDEX) (7-10 décembre 2015)

Services de soutien

  • Service des délégués commerciaux à Brunéi Darussalam : Le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC) offre des renseignements sur les marchés étrangers, une introduction aux principaux réseaux, des conseils pour la réduction des coûts et des risques, un service de dépannage pour les problèmes commerciaux et du soutien sur le terrain.
  • Haut-commissariat du Canada à Brunéi Darussalam : Les bureaux du gouvernement du Canada à l’étranger offrent une variété de services, dont des services consulaires.
  • Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) : Des représentants de l’AAC sont établis au Haut-commissariat à Singapour. Le Service des délégués commerciaux du secteur agroalimentaire compte 33 délégués dans 20 marchés à travers le monde; ces postes sont financés par Agriculture et Agroalimentaire Canada.
  • Exportation et développement Canada (EDC) : Grâce à ses représentants qui se trouvent à Singapour, EDC peut offrir une connaissance du marché, une assurance au crédit, des garanties bancaires, un financement des acheteurs étrangers, une assurance contre les risques politiques, et un soutien aux investissements étrangers et aux sociétés étrangères affiliées.
  • Corporation commerciale canadienne (CCC) : La CCC fournit de l'aide en matière de contrats entre gouvernements.

À moins d’indication contraire, les renseignements ont été fournis par le Haut-commissariat du Canada au Brunei Darussalam. Ce document n’est pas destiné à fournir des conseils précis et ne devrait pas être invoqué en tant que tel. Il est conçu comme un aperçu seulement. Aucune action ou décision ne devrait être prise sans une recherche approfondie indépendante et des conseils professionnels concernant l’objet spécifique de cette action ou décision. Bien qu’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD) ait fait des efforts raisonnables pour s’assurer que l’information contenue dans ce document est exacte, le MAECD n’en garantit pas l’exactitude, l’actualité ou l’exhaustivité. Ce document ou une partie de celui-ci peut devenir obsolète à tout moment. Il est de la responsabilité de l’utilisateur de vérifier toute information contenue dans ce document avant de s’appuyer sur de telles informations. Le MAECD n’est pas responsable de quelque manière que ce soit pour toute perte ou dommage causé par ou résultant de toute imprécision, inexactitude ou omission dans l’information contenue dans le présent document. Ce document ne constitue pas et n’est pas destiné à fournir un avis en matière d’investissement, ni un conseil juridique ou fiscal. Pour obtenir un avis en matière d’investissement, ou un conseil juridique ou fiscal, veuillez consulter un professionnel qualifié.