Chili
Plan d’accès aux marchés 2015-2017

CapitalePopulationSuperficie totaleMonnaie
Santiago17,4 millions756 096 km²peso

L’importance du Chili

Le Chili est :

  • un marché prioritaire émergent du Plan d’action sur les marchés mondiaux du Canada;
  • le premier pays destinataire de l’investissement direct du Canada en Amérique du Sud et en Amérique centrale, et occupe le 7e rang mondial;
  • le pays le plus concurrentiel en Amérique du Sud, selon le Rapport sur la compétitivité globale du Forum économique mondial 2014-2015;
  • est un fervent défenseur des efforts d’intégration régionale, notamment à titre de membre fondateur du Partenariat transpacifique et de l’Alliance du Pacifique.

Les relations commerciales Canada-Chili sont croissantes et diversifiées. La pierre angulaire de ces relations est l’Accord de libre-échange Canada-Chili (ALECC), qui est entré en vigueur en 1997. Depuis, le commerce bilatéral de marchandises a plus que triplé, s’établissant à 2,86 milliards de dollars en 2014. En mai 2013, une étude portant sur les effets de l’ALECC réalisée par Affaires étrangères et Commerce international Canada (maintenant Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada) a confirmé que les échanges bilatéraux entre les deux pays ont augmenté plus rapidement de 12 p. 100 que si aucun accord n’avait été signé.

Vu l’importance de l’ALECC pour la relation en matière de commerce et d’investissement entre le Canada et le Chili, ces pays travaillent de concert pour accroître et moderniser l’Accord, afin de s’assurer qu’il demeure pertinent et conforme aux accords de libre‑échange respectifs des deux pays les plus récents. Le 10 avril 2015, l’honorable Rob Nicholson et Heraldo Muñoz, ministre des Affaires étrangères du Chili, ont annoncé la conclusion des négociations pour moderniser l’Accord de libre-échange entre le Canada et le Chili. L’accord modernisé comporte une nouvelle section sur les mesures sanitaires et phytosanitaires, ainsi que des modifications techniques à la section actuelle sur les marchés publics. En outre, les deux pays ont accepté de faire entrer en vigueur les modifications aux règles d’origine de cet accord le plus rapidement possible.

L’Entente‑cadre de partenariat entre le Canada et le Chili, signée en 2007, renouvelée par la suite et transformée en partenariat stratégique en mai 2013, est assortie de nombreux autres accords et sert de feuille de route pour le renforcement et la consolidation de la collaboration entre le Canada et le Chili dans divers secteurs prioritaires, comme le développement durable des minéraux et des métaux, l'énergie, la science et les technologies et la promotion des investissements.

Le Canada et le Chili travaillent en étroite collaboration dans un certain nombre de domaines d’intérêt communs, incluant la gouvernance et la transparence, l’inclusion sociale des groupes vulnérables et minoritaires et le partage des meilleures pratiques entre les communautés autochtones canadiennes et chiliennes. Depuis 2007, l’engagement accru du Canada avec le Chili a été renforcé par des visites de haut niveau, notamment deux visites du premier ministre Stephen Harper au Chili (en 2007 et en 2012), des visites de la présidente Michelle Bachelet (en 2008) et du président Sebastian Piñera (en 2013) au Canada, ainsi qu’une visite officielle du gouverneur général du Canada, David Johnston en décembre 2014. 

En novembre 2014, le gouvernement du Canada a levé l’obligation de visa qui s’appliquait aux citoyens chiliens, permettant ainsi aux visiteurs et aux entrepreneurs chiliens de rester au Canada jusqu’à six mois sans visa. La dispense de visa consolidera les relations Canada-Chili et favorisera le tourisme de même que les débouchés commerciaux et économiques. 

Contexte économique au Chili

L’économie du Chili est axée sur le marché, avec un commerce extérieur important. De plus, le Chili est un fervent défenseur des efforts d’intégration régionale, notamment à titre de membre fondateur de l’Alliance du Pacifique et du Partenariat transpacifique (PTP).

Le Chili possède un cadre macroéconomique stable et sain et des comptes publics équilibrés. Il est doté de solides institutions financières qui, avec la stabilité macroéconomique qui le caractérise, font en sorte que ses obligations souveraines comptent parmi les mieux cotées au sein des marchés émergents. Le Chili a adhéré à l’Organisation de coopération et de développement économiques en 2010.  

Le PIB par habitant s’élève à 15 995 dollars américains et le pays s’est mieux tiré d’affaire que la plupart des autres pays au cours de la récente crise économique mondiale. La contraction du PIB en 2009 n’a été que de 1,0 p. 100 et a été suivie de fortes remontées de 5,2 p. 100 entre 2010 et 2013. Cette solide performance repose en grande partie sur le système bancaire sain du Chili et sur un vaste plan de relance économique attribuable à une planification financière avisée durant l’explosion des ressources, après un certain nombre d’années au cours desquelles le prix du cuivre était demeuré élevé. En dépit du fait que le Chili ait connu une croissance modérée de 4,2 p. 100 de son économie en 2013 pour s’établir à 1,9 p. 100 en 2014, la stabilité économique et l’orientation fortement axée sur le marché de ce pays en font une destination de choix pour l’investissement.

Chili en chiffres (2014)
PIB285,0 milliards de dollars
PIB par habitant15 995 dollars
Croissance du PIB1,8 %
Inflation4,4 %
Taux de chômage6,4 %
Exportations de marchandises du Canada1 135,9 millions de dollars
Importations de marchandises du Canada1 724,3 millions de dollars
Exportations de services du Canada (2013)238 millions de dollars
Importations de services du Canada (2013)123 millions de dollars
Investissement étranger direct du Chili au Canada (2013)446 millions de dollars américains (FMI)
Investissement direct du Canada au Chili18 331 millions de dollars
Croissance potentielle annuelle de l’exportation à long terme4,5 %

Les intérêts commerciaux du Canada au Chili

Aperçu

En 2014, les exportations de marchandises du Canada au Chili ont dépassé le milliard de dollars pour la première fois. Les exportations étaient principalement constituées de combustibles minéraux et d’hydrocarbures, de machines, de céréales, de graisses et d’huiles végétales, d’aéronefs et de pièces d’aéronefs. Les importations ont totalisé 1,72 milliard de dollars et étaient constituées essentiellement de cuivre, de fruits, de pierres précieuses et de métaux, de poissons et de fruits de mer et de boissons.

À la fin de 2014, le stock d’investissement direct du Canada au Chili s’établissait à plus de 18,3 milliards de dollars, ce qui fait du Chili le premier pays destinataire de l’investissement direct du Canada en Amérique du Sud et en Amérique centrale, et le classe au 7e rang dans le monde. Au cours des dix dernières années (2003-2012 [plus récentes données]), le Canada a été l’une des plus grandes sources de nouveaux investissements étrangers directs au Chili, les investisseurs canadiens étant présents principalement dans l’exploitation minière, les services publics, les produits chimiques, le transport et les services de stockage et les services financiers. Ce niveau élevé d’investissement, appuyé par la convention en vue d'éviter les doubles impositions entre le Chili et le Canada depuis 2000, confère au Canada un profil de choix et ouvre la porte aux possibilités relatives aux chaînes de valeurs.

En mai 2015, la Bourse de Santiago, en collaboration avec la Bourse de Toronto (TSX), a annoncé le lancement de la Bourse de croissance de Santiago (SSEV). La Bourse de croissance de Santiago, nouveau marché financier du capital de risque pour les petites sociétés et sociétés en démarrage qui émettent des titres à la TSX, permet aux sociétés de s’inscrire simultanément sur ce nouveau marché.

Facteurs à prendre en considération avant d’exporter

Le Chili voit l’investissement direct étranger (IDE) comme un moyen de soutenir sa forte croissance économique des 30 dernières années. Ses lois et règlements favorisent les investissements avec très peu de restrictions quant à l’IDE.

Un éventail de réformes législatives chiliennes récentes, notamment en ce qui a trait à l’éducation et à la main-d’œuvre, causent une certaine incertitude dans divers secteurs. À titre d’exemple, en septembre 2014, le Congrès du Chili a approuvé un projet de loi sur la réforme fiscale visant à augmenter les revenus fiscaux et les dépenses dans les réformes sociales, particulièrement en éducation. Bien que l’on s’attende à ce que les principaux éléments de la réforme fiscale soient mis en œuvre à partir de 2017, le régime proposé, qui regroupe deux méthodes de recouvrement de l’impôt, est complexe et difficile à mettre en œuvre. On s’attend à ce qu’une révision en profondeur de la réforme soit annoncée en temps voulu. D’ici là, les investisseurs canadiens auraient tout intérêt à s’armer de pratiques comptables et de services juridiques appropriés pour s’y retrouver dans le système actuel et se préparer aux changements à venir. De plus, le niveau de complexité et la lenteur des procédures d’obtention de permis dans le secteur de l’extraction ont augmenté à cause des évaluations environnementales en cours et des processus de consultation des collectivités. Conscient des lourdeurs de son régime de réglementation, le gouvernement chilien a mis sur pied une commission chargée de revoir le processus d’évaluation environnementale dans le but de rattraper les retards et de rendre son cadre réglementaire plus clair.

Le recul des prix des métaux a contribué au ralentissement global de la croissance et des investissements au Chili, de même qu'à la dévaluation du peso chilien qui a suivi. Cependant, en dépit du ralentissement de croissance de l’économie chilienne, les investissements canadiens au Chili continuent de croître, particulièrement dans les secteurs de l’exploitation minière et des infrastructures. Néanmoins, les entreprises canadiennes font face à une concurrence de plus en plus grande dans ces secteurs, amenée par d’autres économies avancées. Les entreprises canadiennes qui accèdent au marché chilien devront continuer à se démarquer pour tirer parti de ces occasions d’affaires.

Le Chili n’impose aucun contrôle des devises. Dans les transactions relatives aux importations, on utilise le plus souvent les lettres de crédit, mais de nombreux exportateurs offrent des conditions spéciales lorsqu’ils traitent avec un client chilien connu (local ou international) jouissant d’un bon dossier et d’une solide cote de solvabilité. Le dollar américain est la devise utilisée pour la plupart des transactions d’importation.

En 2015, le Chili s’est classé au 41e rang sur 189 pays dans l’indice de la facilité de faire des affaires de la Banque mondiale.

Possibilités et défis propres aux secteurs

Aérospatiale

Le marché chilien de l’aérospatiale a connu un essor au cours des cinq dernières années et les prévisions de l’industrie indiquent que la demande augmentera pour ce qui est de l’équipement aéroportuaire, particulièrement dans le domaine de la sécurité des communications.

Les avions, incluant les jets d’affaires et la formation s’y rapportant, sont en demande. Le transporteur aérien local Lan Airlines a fusionné avec le transporteur aérien brésilien TAM Airlines pour créer LATAM Airlines, qui pourrait devenir le quatrième plus grand transporteur au monde. La stratégie commerciale de LATAM Airlines prévoit une croissance soutenue des services passagers et des services de fret aérien, ce qui accroîtra les possibilités pour les fournisseurs canadiens. À l’heure actuelle, les décisions d’achat de LATAM portent surtout sur l’amélioration des services de transport aérien intrarégional.

Les services de révision d’aéronef, les pièces d’aéronef et la modernisation des composantes électroniques désuètes sont des secteurs d’activité dans lesquels les fournisseurs canadiens s’avèrent compétents et concurrentiels.

Agriculture et aliments transformés (y compris le vin, la bière et les spiritueux)

Le Chili est l’un des marchés agricoles les plus ouverts au monde. À ce titre, il constitue un marché fiable pour les exportations canadiennes de céréales et de grains (en particulier le blé),  de graisses animales et végétales (principalement l’huile de canola) et de viande (surtout le porc). Le Canada importe du Chili des fruits et des noix, des poissons et fruits de mer, principalement du saumon, ainsi que des boissons et spiritueux, principalement du vin.

Les échanges bilatéraux sont souvent complémentaires, en ce sens que les exportations canadiennes, particulièrement les exportations de produits de génétique de haute qualité, constituent le fondement de nombreuses exportations d’aliments chiliens. Par exemple, les produits de génétique du saumon canadien sont employés dans l’élevage du saumon chilien. Le bétail canadien et la génétique du bétail sont également achetés par des fermes chiliennes.

Au début de 2015, le Chili a commencé à importer des coupes de bœuf canadien pour la première fois. Ce marché offre un bon potentiel de croissance. La production intérieure du Chili ne suffit pas à approvisionner la totalité du marché et, pour cette raison, le Chili importe de grandes quantités de bœuf. Au Chili, la consommation de bœuf par habitant est d’environ 24,4 kg par année, soit un peu moins que le porc (26,6 kg), produit dont le Canada est un grand exportateur.

Défense et sécurité

Les Forces armées chiliennes sont en train de prendre un virage important en matière de modernisation, achetant de nouveaux équipements et se débarrassant des systèmes désuets.

Les Forces chiliennes suivent leurs propres processus de planification des acquisitions et de passation des marchés, qui sont approuvés par le ministère de la Défense nationale. Les fournisseurs potentiels doivent communiquer le plus tôt possible avec la direction de la planification concernée au sein des Forces pour pouvoir participer au processus d’acquisition. Dans le but d’assurer la transparence et la confidentialité des échanges d’information entre les Forces chiliennes et les fournisseurs canadiens, il faut que les entreprises canadiennes figurent dans les registres de fournisseurs des Forces chiliennes pour être admissibles. L’ambassade du Canada au Chili fournit des conseils à cet égard.

La Corporation commerciale canadienne (CCC) a mis en place un mécanisme d’approvisionnement de gouvernement à gouvernement pouvant aider les entreprises canadiennes concernant les ventes réalisées auprès des Forces armées chiliennes. La CCC propose un mécanisme d’approvisionnement rapide, rentable et responsable, garanti par le gouvernement du Canada. Le 16 avril 2012, le ministère de la Défense nationale (MDN) du Canada et le ministère de la Défense du Chili ont signé un protocole d’entente sur la coopération en matière de défense. Celui-ci sert de fondement officiel en ce qui a trait à l’approvisionnement en matière de défense. L’ambassade canadienne au Chili, la CCC et le MDN travaillent de concert pour sensibiliser davantage le ministère chilien de la Défense nationale et les Forces armées chiliennes au mécanisme d’approvisionnement de gouvernement à gouvernement (qui est semblable au système américain des ventes militaires à l’étranger, mais plus simple).

Les capacités canadiennes, reconnues à l’échelle internationale, cadrent avec certaines occasions de modernisation actuelles des Forces chiliennes. Le Canada est particulièrement compétent en ce qui concerne la sécurité de l’Arctique et la sécurité maritime, la protection des soldats, le commandement et le soutien, la cybersécurité, les systèmes de formation, les technologies océaniques et le soutien en service.

Éducation

Le secteur de l'éducation est l'une des priorités du gouvernement chilien et les Chiliens souhaitent de plus en plus poursuivre leurs études au Canada. Les établissements postsecondaires chiliens cherchent activement des possibilités de partenariat avec des institutions outremer pour « internationaliser » leurs campus et les partenariats entre les établissements d’enseignements du Chili et ceux du Canada sont de plus en plus nombreux. Lorsqu’ils se penchent sur les occasions d’éducation internationale, les Chiliens tiennent compte de facteurs comme la langue, la qualité de l’éducation et le coût des programmes d’études. Bien que le Canada soit considéré comme un pays sécuritaire à visiter et où il fait bon vivre, son climat rigoureux et son éloignement géographique peuvent décourager certains étudiants.

Les occasions de partenariat entre les établissements d’enseignement chiliens et canadiens les plus importantes se situent dans les domaines suivants : programmes de premier cycle universitaire et programmes d’études de cycles supérieurs, formation technique, anglais comme langue seconde et programme d’éducation allant de la maternelle à la 12e année.

En ce qui a trait aux programmes de premier cycle universitaire et aux programmes d’études de cycles supérieurs, il y a de plus en plus d’occasions d’études de cycles supérieurs, principalement grâce aux bourses d’études internationales offertes par la Commission nationale des sciences et de la technologie (Comisión Nacional de Ciencia Y Tecnología). Les étudiants de premier cycle universitaire intéressés à participer à un échange étudiant au Canada sont admissibles au Programme des futurs leaders dans les Amériques (Canada-Chili).

Pour ce qui est de la formation technique, la demande de techniciens qualifiés est importante sur le marché de la main d’œuvre locale. Néanmoins, les étudiants chiliens sont plus enclins à poursuivre leurs études au niveau universitaire qu’à entreprendre un programme d’études techniques. Le gouvernement chilien établit des partenariats avec des collèges internationaux dans le cadre du programme « Techniciens pour le Chili » (Técnicos para Chili) qui envoie des étudiants chiliens poursuivre jusqu’à une année d’étude dans des établissements particuliers, principalement dans les domaines suivants : technologies, affaires commerciales, santé et tourisme notamment. Plusieurs collèges canadiens ont été choisis comme établissements partenaires. Pour devenir partenaire, les établissements d’enseignement doivent signer une entente dans le cadre du programme Technicien pour le Chili. 

En ce qui concerne l’anglais comme langue seconde, la majorité des Chiliens ne possèdent que peu de connaissances en anglais. C’est pourquoi un certain nombre d’établissements d’enseignement sont intéressés à établir un partenariat avec des établissements canadiens afin d’envoyer des étudiants chiliens apprendre l’anglais au Canada, ou de faire venir au Chili des professionnels canadiens pour enseigner l’anglais. Les étudiants canadiens qui étudient la langue et la culture espagnoles sont également admissibles au programme chilien English Opens Doors. Ce programme vise à attirer des personnes de langue maternelle anglaise à faire du bénévolat dans des écoles publiques au Chili comme professeurs d’anglais et aide enseignants.

En ce qui a trait au cycle d’enseignement allant de la maternelle à la 12e année, le gouvernement chilien s’engage à améliorer la qualité de l’enseignement public au niveau préscolaire et à l’école primaire et pourrait bénéficier d’échanges avec des spécialistes canadiens. Une réforme de l’éducation récente propose la création d’un poste de sous-secrétaire à l’éducation (sous-ministre) qui sera en charge de l’éducation préscolaire, assurant la coordination des dossiers sur une base régulière avec le ministre de l’Éducation, dans le but d’améliorer l’éducation dans les écoles primaires et secondaires.

Technologies de l’information (TIC)

Selon la Chilian Association of IT Companies (ACTI), le secteur des TIC connaît une croissance constante depuis quelques années. L’ACTI prévoit une augmentation des ventes au cours des cinq prochaines années. Les services représentent la plus grande part du marché, s’élevant à 56 p. 100 des ventes. Le matériel informatique et les logiciels constituent quant à eux 25 p. 100 et 19 p. 100 des ventes respectivement.

Le Chili est le chef de file en Amérique latine au chapitre de la pénétration du marché des entreprises de communications mobiles. Les droits d’accès diminuent depuis quelques années et la croissance actuelle du marché la plus importante est celle des clients à plus faible revenu, qui ont tendance à signer des forfaits prépayés moins chers. Les services de messagerie multimédia (SMM) ont eu un effet considérable sur le marché chilien. Bien que le Chili ait le taux de pénétration d’internet le plus élevé en Amérique latine, celui-ci demeure plus faible que dans de nombreux pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord. Les perspectives de croissance sont considérables. Les fournisseurs de services cherchent à accroître les offres de services à valeur ajoutée à leurs clients. Les fournisseurs de services de téléphonie mobile estiment que les revenus associés aux services à valeur ajoutée augmentent actuellement au rythme de 50 p. 100 par année.

La majeure partie de l’équipement de télécommunications est importé, étant donné que le Chili ne dispose pas encore d’une grande industrie manufacturière dans ce secteur. La demande de produits sans fil est particulièrement élevée car la production intérieure se limite surtout à des produits alimentés par fil ou des produits de câblodistribution.

Le secteur de l’apprentissage en ligne pourrait présenter des occasions d’affaires dans les marchés spécialisés pour les entreprises canadiennes au cours des prochaines années. Les taux de pénétration internet demeurent relativement bas et le manque d’uniformité dans les méthodes d’enseignement continuera de freiner la croissance de l’apprentissage en ligne dans l’ensemble.

La demande pour les solutions de sécurité biométrique connaît une croissance rapide. L’utilisation de renseignements biométriques provenant d’empreintes digitales est l’application la plus courante. Les entreprises utilisent cette technologie pour certaines activités comme le contrôle de l’accès aux édifices, la sécurité des transactions financières et de soins de santé, et même les retraits bancaires dans des guichets automatiques.

Les logiciels sont assujettis à une retenue fiscale de 30 p. 100 (redevances), applicable à la valeur de la propriété intellectuelle du logiciel importé. Cependant, à ce chapitre, le Canada tire profit de la Convention bilatérale en vue d'éviter les doubles impositions (CNDI) et d’une clause avantageuse de la CNDI (voir plus bas). Lorsqu’elles offrent un service en territoire chilien, les entreprises canadiennes ne sont assujetties qu’à une retenue fiscale de 10 p. 100 sur les applications de logiciels standard. De plus, la CNDI bilatérale élimine la retenue fiscale sur les paiements des services de soutien technique requis pour produire un logiciel « sur mesure » et sur les revenus tirés de services connexes. Habituellement, les inscriptions en ligne sont exemptes d’impôt.

Infrastructure

Le secteur de l’infrastructure demeure un secteur important et dynamique pour le développement économique du Chili et offre de nombreuses occasions d’affaires aux entreprises canadiennes.

Le gouvernement chilien respecte l’engagement qu’il a pris d’accroître de 11,8 p. 100 le budget du ministère des Travaux publics en 2015 et cherche à utiliser des projets d’infrastructure pour stimuler une économie en déclin. Il a également lancé officiellement un plan relatif aux infrastructures pour la période 2014-2020, appelé « Infrastructures, développement et inclusion ». Le plan comprend 28 milliards de dollars américains consacrés à de nouveaux projets d’ici 2020 et un accroissement des dépenses dans le secteur, qui s’élèvent actuellement à 2,5 p. 100 du PIB, pour les porter à 3,5 p. 100. Ce plan de six ans porte sur deux principaux domaines d’investissement. Le premier vise à promouvoir et à développer une infrastructure régionale avec un fonds de d’environ 18 milliards de dollars américains, et le deuxième fait la promotion de 25 concessions d’infrastructure, l’ensemble totalisant environ 9,96 milliards de dollars américains. En mars 2015, le gouvernement chilien a ajouté de nouvelles autoroutes au portefeuille de projets, pour atteindre au total 12 milliards de dollars américains.

En novembre 2014, en réaction au déficit d’infrastructure de transport du Chili, le gouvernement a lancé le Plan national d’infrastructure du transport public. Ce plan comprend un portefeuille de 14 projets qui nécessitera un investissement de 4,2 milliards de dollars américains. Les plus importants de ces projets sont les véhicules urbains tractés par câble, le réseau de trains de banlieue, le réseau de trains légers et le développement de nouvelles lignes de métro. Le ministère des Transports a également confirmé des investissements de 1,4 milliard de dollars américains dans de grands projets d’infrastructure portuaire.

Ce programme de dépenses offre des occasions d’affaires concrètes et opportunes aux entreprises canadiennes intéressées à participer à des partenariats publics-privés (P3). Les entreprises canadiennes de conception technique et les sociétés d’experts conseils, les entrepreneurs généraux, les compagnies d’exploitation et d’entretien, les urbanistes et architectes, les investisseurs institutionnels et les sociétés de capital investissement ont tous la capacité et l’intérêt requis pour poursuivre ces projets (incluant les investissements dans les friches industrielles).

Le gouvernement chilien favorise la concurrence en vertu de son mandat; par conséquent, les soumissionnaires canadiens devraient savoir à l’avance qu’ils auront vraisemblablement à rivaliser avec au moins cinq à dix autres consortiums (notamment durant la phase de préqualification).

L’accès aux capitaux pour des projets de ce type est désormais plus facile au Chili. Les banques locales deviennent de plus en plus dynamiques (en raison de leurs grandes liquidités) et commencent à participer directement à la structuration.

Exploitation minière

Le Chili est le plus grand producteur et exportateur mondial de cuivre (32,4 p. 100 du total mondial); le pays est aussi un important producteur et exportateur d'autres métaux, concentrés et minerais, comme le molybdène, l’or et l’argent, se situant respectivement au 3e rang, 4e rang et 5e rang mondial. Le secteur minier est le principal secteur présentant des occasions d’affaires au Chili, non seulement pour les fournisseurs d’équipements miniers, mais aussi pour les fournisseurs de services d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction et de services de consultation sectorielle, y compris la formation, la surveillance et l’évaluation des incidences sociales et environnementales.

Les dépenses opérationnelles annuelles réalisées par les grandes sociétés minières chiliennes dépassent les 10 milliards de dollars pour ce qui est des pièces de machines et du matériel d’exploitation minière. La valeur annuelle des marchés de service est évaluée à environ 1,25 milliard de dollars. Le Chili investit en outre 1,5 milliard de dollars chaque année dans des projets d’exploitation minière. En 2014, les produits miniers représentaient 54,2 p. 100 des revenus d’exportation totaux du pays.

En 2014, le ministère des Mines du Chili a identifié 53 projets d’exploitation minière totalisant plus de 105 milliards de dollars américains en investissement chacun, pour la période allant de 2014 à 2023. Les trois quarts de ces projets sont des projets du secteur privé et les autres sont financés par le gouvernement chilien, principalement par l’entremise de Codelco, société d’État menant des activités d’exploitation du cuivre. La part des investissements réalisés par les projets canadiens est estimée à 28 p. 100 de 105 milliards de dollars. Le Canada occupe le premier rang des investisseurs étrangers dans le secteur minier du Chili et, d’après la liste des projets en attente, il conservera une position de choix.

Avec de plus en plus de sites miniers en cours de préparation et des prévisions de la production annuelle de cuivre qui devraient passer de 5,4 millions de tonnes métriques en 2015 à 8,5 millions de tonnes métriques en 2025 (ce qui représente une augmentation de 57 p. 100), la demande d’équipement auxiliaire et de services augmentera, ce qui donnera lieu a de nouvelles occasions pour les fournisseurs d’équipements miniers canadiens. Divers fournisseurs canadiens du secteur minier ont accru leur présence au Chili et de nombreuses entreprises ont établi des filiales communes avec des entreprises locales pour obtenir un avantage concurrentiel. 

Presque toutes les machines et l’équipement mécanique canadiens, incluant le matériel d’exploitation minière, sont exempts de droits de douane à leur arrivée au Chili. Il n’y a aucun obstacle à l’importation de machines et de matériel d’exploitation minière, incluant les pièces.

Technologies durables

Les sommes importantes investies par le Canada dans le transport et la distribution de l’énergie électrique au Chili constituent une occasion pour les entreprises canadiennes du secteur de l’énergie renouvelable d’approvisionner le marché de l’énergie et d’y investir davantage. Le marché chilien émergent de l’énergie renouvelable convient tout à fait aux capacités canadiennes. Le programme énergétique du gouvernement chilien porte essentiellement sur l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique.

En vertu de la Déclaration conjointe Canada-Chili sur l’énergie (2013), l’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique et le gaz naturel liquéfié (GNL) sont les trois grands domaines ciblés par la collaboration Chili-Canada. Le Service des délégués commerciaux du Canada et Exportation et développement Canada entretiennent tous deux des relations privilégiées avec des joueurs clés du secteur de l’énergie au Chili, ce qui facilite les occasions d’affaires pour les entreprises canadiennes.

Le prix de l’électricité au Chili continue d’être l’un des plus élevés parmi les pays d’Amérique latine, et cette situation, jumelée à un marché de l’électricité libéralisé, ainsi que des préoccupations environnementales croissantes et une demande énergétique croissante poussée par les besoins grandissants des consommateurs chiliens et par l’industrie de l’exploitation minière grande consommatrice d’énergie, fait du Chili un marché intéressant pour les fournisseurs canadiens d’énergie renouvelable. Le gouvernement chilien cherche à maximiser l’abondance de ses ressources hydroélectriques afin de réduire sa dépendance aux sources d’énergie extérieures. En ce sens, les projets de petites centrales hydroélectriques au fil de l’eau (de moins de 20 MW) connaissent une croissance considérable. Le gouvernement chilien continue de favoriser l’énergie renouvelable non seulement pour réduire la dépendance du pays aux sources d’approvisionnement extérieures, mais aussi pour disposer d’un réseau d’électricité plus diversifié et plus riche en énergie propre. En somme, le gouvernement chilien cherche à renforcer la sécurité énergétique du pays d’une façon durable du point de vue de l’environnement.  

Le gouvernement du Canada participe activement à la promotion des capacités canadiennes en matière d’énergie renouvelable, particulièrement en ce qui a trait à l’énergie solaire, étant donné que le gouvernement chilien est en train de développer un centre public-privé qui sera alimenté à l’énergie solaire dans le nord du Chili, emplacement qui reçoit des niveaux de rayonnement solaire comptant parmi les plus élevés au monde.

Selon les estimations, la capacité de production d’électricité installée requise d’ici 2020 pour répondre à la demande d’énergie du Chili s’élèvera à 8 000 MW. Pour y arriver, il faudra consacrer des sommes importantes à l’accroissement de la capacité de transmission d’électricité au Chili et recourir à de nouvelles technologies plus intuitives pour soutenir le développement économique, tout en assurant la fiabilité du réseau d’électricité et l’efficacité opérationnelle.

Le Chili est un importateur net de GNL. Le plan énergétique du gouvernement chilien comprend des importations de GNL comme énergie de base. 

Négociations et accords majeurs

Partenariat transpacifique (PTP)

Le PTP est l’une des initiatives les plus ambitieuses et les plus compréhensives en matière d’accord commercial régional de l’Asie-Pacifique et servira à approfondir les liens commerciaux avec ce marché en essor rapide. Le PTP comprend actuellement les 12 pays suivants : l’Australie, Brunéi, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis, et le Vietnam, ce qui représente un marché total de presque 800 millions de personnes et un produit intérieur brut (PIB) de 28,5 billions de dollars.

Accord de libre-échange Canada-Chili

L’Accord de libre-échange Canada-Chili (ALECC), en vigueur depuis 1997, est la pierre angulaire des relations commerciales que le Canada entretient avec le Chili. L’ALECC vise les biens, les services et les investissements. Un chapitre sur les services financiers et des mises à jour sur les approvisionnements du gouvernement, le règlement de différends et les procédures douanières ont été ajoutés et sont entrés en vigueur le 30 septembre 2013. Plus récemment, en novembre 2014, le Canada et le Chili ont annoncé la conclusion des négociations concernant l’ajout d’un nouveau chapitre sur les obstacles techniques au commerce et d’annexes s’y rapportant, et en avril 2015, les deux pays ont annoncé l’ajout d’un nouveau chapitre sur les questions sanitaires et phytosanitaires, ainsi que des modifications techniques au chapitre sur les approvisionnements du gouvernement. Des négociations pour inclure un chapitre traitant des barrières techniques au commerce ont également été conclues à la fin de 2014. Les deux pays ont en outre convenu de permettre l’entrée en vigueur des modifications apportées aux règles d’origine le plus tôt possible.

Convention en vue d'éviter les doubles impositions

La Convention entre le Canada et le Chili, d’éviter les doubles impositions et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu a été signée le 21 janvier 1998. Un taux général de retenue d’impôt de 15 p. 100 est prélevé sur les dividendes, les intérêts et les redevances versées aux titulaires de revenus étrangers, bien que le taux soit de 10 p. 100 pour les entreprises où le contribuable possède au moins 25 p. 100 des droits de vote de la société. L’impôt représente un crédit dont chacun des pays pourra se prévaloir au titre des impôts payés dans l’autre pays.

Accord d’assistance mutuelle en matière douanière

En avril 2015, un accord bilatéral d’assistance mutuelle en matière douanière (AAMMD) a été signé avec le Chili. Cet accord munit les deux pays d’un cadre juridique leur permettant d’échanger des renseignements douaniers pour prévenir les infractions à la législation douanière, pour faire enquête sur les infractions commises et pour les punir.

Accord Canada-Chili sur le transport aérien

L’Accord Canada-Chili sur le transport aérien est entré en vigueur en septembre 2005. Aux termes de cet accord, les lignes aériennes des deux pays peuvent desservir les marchés des deux pays sans aucune limite en ce qui a trait à la fréquence ou à la capacité des vols directs.

Quelques événements commerciaux à ne pas manquer

  • Exploitation minière
    • ACPE (annuel), du 6 au 9 mars 2016, Toronto (Canada)
    • Exponor (semestriel), mai 2017, Antofagasta, (Chili)
    • Cesco (annuel), avril 2016, Santiago (Chili)
    • Expomin (semestriel), du 25 au 29 avril 2016, Santiago (Chili)
  • Foresterie et produits du bois
    • ExpoCorma (semestriel), du 18 au 20 novembre 2015, Concepción (Chili)
  • Défense et sécurité
    • Exponaval (semestriel),du 29 novembre au 2 décembre 2016, Base Areonaval Concón, Viña del Mar (Chili)
    • CANSEC (annuel), 25-26 mai 2016, Ottawa (Canada)
  • Aérospatiale
    • FIDAE (semestriel), du 29 mars au 3 avril 2016, Pudahuel, Santiago

Services de soutien

  • Service des délégués commerciaux au Chili : Le Service des délégués commerciaux du Canada offre des renseignements sur les marchés étrangers, l’accès à des réseaux clés, des conseils pour réduire coûts et risques, de la résolution de problèmes commerciaux et du soutien sur place.
  • Ambassade du Canada au Chili : Les bureaux du gouvernement du Canada à l’étranger offrent toute une gamme de services, incluant des services consulaires.
  • Exportation et développement Canada (EDC) : Avec des représentants au Chili, les services des CDE peuvent comprendre des renseignements sur les marchés, de l’assurance-crédit, des garanties bancaires, le financement des acheteurs étrangers, des assurances contre les risques politiques, des investissements étrangers et un appui aux filiales étrangères.
  • Corporation commerciale canadienne (CCC) : La CCC fournit de l'aide en matière de passation de contrats entre gouvernements.

À moins d’indication contraire, les renseignements ont été fournis par l'Ambassade du Canada au Chili. Ce document n’est pas destiné à fournir des conseils précis et ne devrait pas être invoqué en tant que tel. Il est conçu comme un aperçu seulement. Aucune action ou décision ne devrait être prise sans une recherche approfondie indépendante et des conseils professionnels concernant l’objet spécifique de cette action ou décision. Bien qu’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD) ait fait des efforts raisonnables pour s’assurer que l’information contenue dans ce document est exacte, le MAECD n’en garantit pas l’exactitude, l’actualité ou l’exhaustivité. Ce document ou une partie de celui-ci peut devenir obsolète à tout moment. Il est de la responsabilité de l’utilisateur de vérifier toute information contenue dans ce document avant de s’appuyer sur de telles informations. Le MAECD n’est pas responsable de quelque manière que ce soit pour toute perte ou dommage causé par ou résultant de toute imprécision, inexactitude ou omission dans l’information contenue dans le présent document. Ce document ne constitue pas et n’est pas destiné à fournir un avis en matière d’investissement, ni un conseil juridique ou fiscal. Pour obtenir un avis en matière d’investissement, ou un conseil juridique ou fiscal, veuillez consulter un professionnel qualifié.