Israël
Plan d’accès aux marchés 2015-2017

PopulationSuperficie totaleMonnaie
8,2 million21 640 km²nouveau shekel israélien

L’importance d’Israël

Israël représente :

  • Un marché émergent prioritaire dans le cadre du Plan d'action sur les marchés mondiaux, car il offre une gamme complète d’occasions d'affaires, y compris en ce qui concerne les exportations, les investissements, la science et technologie, et l'innovation;
  • Un pays doté d’une économie de marché très développée, un chef de file industriel reconnu à l’échelle mondiale dans les secteurs des produits de haute technologie, des produits métalliques, du matériel électronique et biomédical; des produits agricoles, des aliments transformés, des produits chimiques, et des équipements de transport; et
  • Une économie dynamique, mondialisée, fondée sur la connaissance, investissant dans la recherche et développement, une part de son PIB (3,9 p. 100 en 2013) qui le place en deuxième position parmi les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Israël est le plus grand centre mondial en recherche et développement (R-D) pour de nombreuses sociétés internationales. Il entretient des relations étroites et croissantes en science et technologie (S-T) avec de nombreux membres de l’OCDE, ainsi qu’avec la Chine et l’Inde.    

Israël est très ouvert au Canada et aux entreprises canadiennes. Cette relation bilatérale positive entre le Canada et Israël s’est grandement accrue au cours de la dernière décennie, et il y a eu de plus en plus de visites de haut niveau, y compris la visite d’une grande délégation multidimensionnelle dirigée par le Premier ministre Stephen Harper en janvier 2014. Tous les instruments visant à soutenir et à promouvoir des relations commerciales positives sont en place, et appuyés par l’Accord de libre-échange Canada-Israël. Les négociations visant l’expansion et la modernisation de cet accord, lancées en janvier 2014, ont récemment été conclues, tel qu’annoncé par le Premier ministre Harper le 21 juillet 2015. 

Israël offre aux Canadiens des occasions de tirer profit de ses capacités, ses infrastructures et ses réseaux en S-T, tant pour établir des partenariats d’innovation que pour mondialiser la technologie canadienne dans les secteurs axés sur le savoir, tels que l’aérospatiale, la défense et la sécurité, les technologies durables, les technologies de l’information et des communications (y compris la cybersécurité), les sciences de la vie, l’énergie et les matériaux de pointe. Israël offre également des possibilités pour les exportations canadiennes de ces secteurs. Il constitue le deuxième secteur de capital-risque en importance dans le monde, et peut fournir à la fois du financement et de l’expertise aux jeunes entreprises canadiennes. 

Le Canada et Israël entretiennent des liens d’amitié étroits et spéciaux, renforcés au cours des dernières années grâce à une collaboration accrue dans plusieurs domaines, y compris la sécurité publique, la défense, le commerce, l’investissement et l’innovation, et à la fréquence accrue des visites ministérielles. Il est possible d’accroître cette relation commerciale, et les deux parties sont prêtes à le faire. 

Contexte économique en Israël

En 2013, l'OCDE a entrepris une étude économique sur Israël soulignant une forte croissance de la production, des taux de chômage les plus bas de l’histoire récente, un secteur des hautes technologies très concurrentiel, et de nouveaux gisements de gaz naturel en exploitation au large des côtes. 

L'économie d'Israël est fortement basée sur la connaissance. En 2013, Israël a investi 3,9 p. 100 de son PIB dans la recherche et le développement, et à cet égard, il se classe au deuxième rang des pays de l'OCDE. La croissance économique d'Israël est guidée par la priorité accordée à l'innovation et à la recherche; selon l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, en 2013 il y avait 149 demandes de brevets par million de citoyens en Israël (par rapport à 130 pour le Canada). Israël peut compter sur des universités et des instituts de recherche de renommée mondiale, tels que l'Université hébraïque, l'Institut Weizmann et Technion. Les États-Unis, plusieurs états membres de l’Union européenne (UE), la Chine et l'Inde y ont tous une présence active, cherchant à puiser dans ce flux d'innovations.

Les exportations représentent environ 40 p. 100 du PIB, ce qui signifie que la performance économique de ses principaux partenaires commerciaux — les États-Unis et l'UE — a un effet considérable sur l'économie israélienne. La croissance est positive et au-dessus de la moyenne de l'OCDE depuis 2004. Même en 2008-2009 la croissance a à peine ralenti. Elle devrait atteindre 3,5 p. 100 en 2015 et 3,3 p. 100 en 2016. Israël va bénéficier de l'augmentation des exportations vers des économies émergentes, dont la Chine et l'Inde. Suite à une meilleure performance financière que prévu en 2013, le ministère des Finances a récemment abandonné une hausse prévue de 1,5 p. 100 des taux d'impôt sur le revenu en 2014. Le déficit budgétaire en 2014 est actuellement estimé à 3,6 p. 100 du PIB.

Le coût de la vie reste très élevé en Israël, d'autant plus que le PIB par habitant reste inférieur à la moyenne de l'OCDE, et constitue une question que les gouvernements successifs ont traitée. Pour réaliser des progrès sur ce front il faudrait maintenir les cadres macroéconomiques prudents, accélérer le rythme des réformes structurelles, en particulier en matière d’éducation, de politique sociale et de concurrence, et veiller à ce que les externalités environnementales soient pleinement intégrées dans les décisions des pouvoirs publics, des ménages et des entreprises.

Israël en chiffres (2014)
PIB336,1 milliards de $
PIB par habitant40 923 $
Croissance du PIB2,8 %
Inflation0,5 %
Taux de chômage6,0 %
Exportations de marchandises du Canada449,8 millions de $
Importations de marchandises du Canada1 107,4 millions de $
Exportations de services du Canada (2013)238 millions de $
Importations de services du Canada (2013)163 millions de $
Investissement étranger direct d'Israël au CanadaÉliminé pour respecter les exigences de confidentialité de la Loi sur les statistiques
Investissement direct du Canada en Israëlnon disponible
Croissance potentielle de l’exportation à long termenon disponible

Intérêt commercial d’Israël pour le Canada

Aperçu

Le Canada peut traduire ses solides relations bilatérales, l’attention et le soutien politique de haut niveau ainsi que le statut d'Israël en tant que marché prioritaire important pour le Canada en un succès commercial beaucoup plus substantiel, et ce, d’une manière généralisée.

La collaboration en matière d'innovation et de S-T est le domaine prioritaire, avec de nettes possibilités d'amélioration. Israël est le plus grand centre de R-D en dehors des États-Unis pour de nombreuses grandes entreprises multinationales telles qu’IBM, Intel, Microsoft et Apple, qui représentent pour le Canada des occasions tangibles dans la chaîne de valeur mondiale. Selon l'OCDE, en 2012 (dernière année disponible), Israël a investi 0,36 p. 100 du PIB dans le capital de risque, occupant ainsi la première place parmi les pays de l'OCDENote de bas de page 1. Cette situation représente de nombreuses occasions dans tous les secteurs du développement technologique pour les organisations canadiennes, à savoir le transfert de technologies, la collaboration scientifique et la R-D entre les deux pays.

Le Canada vise à accroître ses exportations afin de renforcer ses échanges commerciaux avec Israël. Le déficit commercial du Canada avec Israël diminue lentement, mais, étant de l’ordre de 657,6 millions de dollars, il reste sensiblement important. En 2014, les exportations de marchandises du Canada vers Israël ont progressé pour atteindre 449,8 millions de dollars. Les principales exportations du Canada vers Israël comprenaient des aéronefs, du papier et du papier cartonné, des machines et équipements électriques et électroniques, de la machinerie et des produits pharmaceutiques. Les principales importations de marchandises vers le Canada en 2014 dont la valeur s’élevait à 1,1 milliard de dollars comprenaient des produits pharmaceutiques, des machines et équipements électriques et électroniques, des pierres et des métaux précieux, de la machinerie, des instruments scientifiques et de précision, des matières plastiques et des produits chimiques. Les investissements directs étrangers d'Israël au Canada ne sont pas disponibles; toutefois, il y a plusieurs entreprises israéliennes innovantes pour lesquelles le Canada représente une grande proposition de valeur.

Des partenariats académiques et institutionnels bilatéraux axés sur la S-T, en particulier dans le domaine de la recherche appliquée, sont également prometteurs. Selon Citoyenneté et Immigration Canada, en 2013 il y avait 569 étudiants israéliens au Canada détenteurs d’un permis d’études de six mois ou plus. Il existe également entre le Canada et Israël un accord bilatéral en vigueur en matière de R-D industrielle.

Facteurs à prendre en considération avant d’exporter

Les Israéliens manifestent un vif intérêt à travailler en partenariat avec le Canada et à  rechercher des occasions commerciales avec les entreprises Canadiennes. Cependant, l'environnement des affaires est très concurrentiel et de vive allure. Israël est un lieu de concurrence mondiale dans des secteurs clés. Outre les États-Unis et les pays de l'Union européenne, les Chinois, les Coréens et les Japonais ont accéléré leur présence.

Israël offre un environnement d'investissement relativement ouvert. Les investisseurs étrangers bénéficient généralement du même traitement que les ressortissants du pays, sauf que l'investissement étranger est restreint dans certains secteurs (p.ex. la défense) et nécessite l'approbation du gouvernement dans d'autres secteurs (p.ex., les services bancaires et les assurances).

L'environnement des affaires israélien peut s'avérer un défi pour les entreprises canadiennes. Les processus opérationnels peuvent parfois être opaques — Israël se retrouve bien en dessous du Canada dans le classement de la Banque mondiale relatif à la facilité de faire des affaires. Néanmoins, Israël constitue un marché très moderne, dynamique, et son étendue en fait une cible attrayante pour les entreprises canadiennes qui cherchent une expansion sur le plan international.

Le rayonnement commercial international relativement faible du Canada demeure un défi. L'attention d'Israël, comme celle de nombreux autres pays, est essentiellement portée sur les États-Unis, l'UE et, de plus en plus, sur la Chine et l'Inde.

Cependant, une série de consultations bilatérales régulières de haut niveau a contribué à l'approfondissement des relations bilatérales. Pour démontrer l'importance de ces relations, le Premier ministre Harper s'est rendu en Israël en janvier 2014 avec la plus grande délégation qu’il ait jamais conduite, comprenant 6 ministres gouvernementaux ainsi que des dirigeants d'entreprises canadiennes. Au cours de cette visite historique, le Premier ministre a été témoin de la signature du Protocole d'entente sur le partenariat stratégique Canada-Israël, qui réaffirme l’amitié étroite et particulière sur laquelle reposent les relations bilatérales et établit l’orientation stratégique pour le renforcement de relations futures entre les deux pays. Des consultations régulières ont lieu sur les relations bilatérales, les relations économiques, les questions de sécurité stratégique et les questions de défense.

Exportation et développement Canada (EDC) offre tous ses produits et ses services (assurance, financement et cautionnement) en Israël. Trois agences de cotation internationales accordent à Israël une cote de solvabilité élevée pour l’investissement.

Le Conseil national de recherches constitue également un partenaire important pour les entreprises canadiennes qui cherchent à tirer profit des programmes bilatéraux qui appuient les projets d’innovation auxquels participent des organisations israéliennes.

Possibilités et défis propres aux secteurs

Aérospatiale

Israël est un chef de file mondial et un important fournisseur de technologies de pointe et novatrices dans les secteurs de l’aérospatiale et de la défense. Puisque l’aérospatiale israélienne est considérée comme un sous-secteur dans le secteur de la défense, un grand nombre des acteurs locaux sont engagés à la fois dans l'aérospatiale et dans les activités de défense.

L'industrie aérospatiale israélienne se concentre avant tout sur les programmes de modernisation, de remise en état et d’entretien des avions commerciaux et d'affaires, la fabrication de pièces d'aéronefs, l’avionique et les systèmes radar, ainsi que sur un programme spatial modeste mais innovant.

Le Canada et Israël sont des partenaires complémentaires dans l'innovation et en tant que tels, il existe d'importantes possibilités de transfert de technologies, de collaboration scientifique et de recherche et développement en commun entre les deux pays dans ce secteur par l'entremise de programmes aussi bien bilatéraux que multilatéraux. Ce partenariat comprendrait des échanges en matière de recherches scientifiques et commerciales entre entités canadiennes et israéliennes des secteurs public et privé dans plusieurs sous-secteurs. Des entreprises canadiennes ont réussi à fournir, entre autres, des fuselages, des moteurs, des équipements de simulation et des technologies de radar aux entreprises aérospatiales israéliennes.

La coopération spatiale constitue un domaine d'intérêt renouvelé et prioritaire pour les deux pays, comme le démontre la signature du Protocole d’entente renouvelé entre l’Agence spatiale canadienne et l’Agence spatiale israélienne en septembre 2014 lors de la tenue de l'International Astronautical Congress (IAC) à Toronto. Ce protocole comprend une annexe sur des secteurs ou des projets d’intérêt commun. Les projets sont en cours d'élaboration et devraient être annoncés lors de la tenue de l’IAC à Jérusalem en octobre 2015.

Parmi les possibilités offertes aux Canadiens, mentionnons les domaines suivants : la technologie liée aux véhicules aériens sans pilote, les microsatellites, les nouveaux matériaux, l'aviation écologique et la robotique.

Technologies durables

Comme la plupart des autres économies avancées, Israël cherche à concilier la croissance économique et les pratiques durables en matière d'environnement. Avec une grande population vivant dans un petit territoire soumis à de fortes contraintes environnementales, il doit faire preuve de créativité pour faire face à des problèmes liés à de nombreuses questions pour lesquelles le Canada peut offrir des solutions.

Situé dans une zone où l'accès à l'eau potable constitue un défi, Israël a mis en place une gamme d'entreprises et de technologies pour répondre avec succès aux besoins d'une population et d’une économie en croissance rapide. Toutefois, il est intéressé par l'expertise technologique canadienne, ainsi que par des produits innovants dans ce domaine. Le gouvernement israélien a également fixé un objectif d'obtenir 10 p. 100 des besoins énergétiques du pays à partir de sources renouvelables d'ici 2020; quelques-unes de ces sources sont diverses sources solaire, éolienne, biomasse, etc. Cet objectif met ainsi des occasions sûres à la portée de fournisseurs canadiens de technologies et de produits et services.

Parmi les possibilités offertes aux Canadiens, mentionnons les domaines suivants : le stockage d'énergie, les énergies renouvelables, en particulier l'énergie solaire et la gestion, la purification et la distribution de l'eau, etc.

Défense et sécurité

Le marché de la défense d'Israël, dont la valeur était estimée à 15 milliards de dollars en 2013 et à 17 milliards de dollars en 2014, est le troisième en importance au Moyen-Orient. Avec des exportations liées à la défense estimées à environ 6,45 milliards de dollars en 2013, Israël se classe parmi les 5 premiers fabricants mondiaux dans le secteur de la défense. Selon le ministère israélien de la Défense, environ 80 p. 100 des ventes israéliennes d'équipements de défense sont destinés à des clients d'outre-mer, dont le Canada. En outre, le Ministère a pour la première fois ouvert un bureau au Canada en décembre 2011, soulignant ainsi l'importance accordée aux relations bilatérales, et en 2014, un attaché militaire a été affecté à temps plein à Ottawa.

Dans certains cas, les entreprises canadiennes sont défavorisées sur le marché israélien en raison du fait que la concurrence étrangère est retreinte. Le ministère israélien de la Défense est obligé d'acheter auprès d'entreprises des États-Unis lorsqu’il utilise sa dotation annuelle de 3,1 milliards de dollars reçue dans le cadre du programme de financement de forces militaires étrangères des États-Unis, et aussi il y a un avantage tarifaire de 15 p. 100 accordé aux entreprises israéliennes contre leurs concurrents étrangers lorsqu’ils participent à des appels d'offres sur les programmes nationaux israéliens.

Quoi qu’il en soit, dans le secteur de la défense, des occasions d’affaires considérables existent dans les domaines décrits ci-après. Plusieurs fournisseurs canadiens et sous-traitants militaires participant dans des activités d'approvisionnement travaillent en étroite collaboration avec des entreprises israéliennes, que ce soit dans le développement conjoint de technologies ou en étant intégrés dans des chaînes d'approvisionnement plus longues.

Bref, parmi les possibilités offertes aux Canadiens, mentionnons les domaines suivants : les simulateurs de vol et les systèmes de formation, les équipements avioniques, les composants d'aéronefs, entretien, réparation et révision, la technologie des véhicules aériens sans pilote et des systèmes de communication.

Technologies de l'information et des communications (TIC)

Le marché des télécommunications en Israël est hautement concurrentiel et très axé sur la technologie. Avec plus de 1000 entreprises de TIC, un secteur à haut risque très développé et une priorité en recherche et développement, Israël joue un rôle clé dans l’univers des TIC. Israël est considéré comme un géant de l’innovation et continu d’attirer des investisseurs institutionnels de premier ordre et des fonds de capital-risque. Il a un des taux de pénétration du mobile et des taux de pénétration de large bande dans les foyers les plus élevés au monde.

Les entreprises canadiennes ont connu un succès remarquable en collaborant avec les entreprises israéliennes afin de lancer dans leurs gammes de produits, les technologies développées en Israël. Les TIC représentent un des plus importants secteurs de commerce entre le Canada et Israël. L’expertise technologique canadienne crée d’excellentes occasions pour les entreprises canadiennes qui continuent d’offrir des produits et des services innovateurs et sophistiqués à Israël.

Parmi les sous-secteurs chapeautés par les TIC, le sans-fil est un domaine où les capacités d’innovation d’Israël sont les meilleures. Ce sont des occasions de partenariats importantes pour les entreprises canadiennes, tant pour les opérateurs de télécommunications que pour les fournisseurs.

La cybersécuritéa été reconnue en tant que secteur clé par le gouvernement israélien lors de la visite du Premier ministre Harper en janvier 2014 et cela offre aussi un cadre fertile pour les fournisseurs canadiens. L’intérêt pour le partenariat est grandissant dans ce secteur comme l’a démontré la visite de l’Association canadienne de l'électricité en Israël en mars 2015.

Les domaines d’occasions d’affaires pour les Canadiens comprennent : l’équipement lié aux télécommunications, les solutions cellulaires 3G, les technologies sans fil large bande, les logiciels intégrés, les applications mobiles, les technologies de télévision interactive, la microélectronique, la cybersécurité et les solutions de sécurité sans fil.

Science de la vie

Le secteur des sciences de la vie a été identifié le secteur « favori » par le gouvernement israélien il y a une décennie et a maintenu fermement son statut en 2015 en poursuivant la stratégie israélienne des sciences de la vie. Cette stratégie se traduit par une augmentation de la coopération entre les universités et l’industrie, les entreprises incubatrices de technologies, les initiatives de démarrage, la recherche et développement industriel et la coopération internationale. Il y a de belles occasions de créer de nouvelles entrées en affaires, des partenariats de recherche et développement dans le but d’encourager davantage les liens d’affaires existants entre les structures canadiennes et israéliennes dans ce secteur.

Israël a acquis une reconnaissance mondiale dans l’industrie des sciences de la vie. De nombreux nouveaux médicaments à succès ont obtenu une renommée internationale. Les acteurs mondiaux de premier plan du secteur des sciences de la vie ont un noyau d’activités en Israël, notamment : GE, Philips, Cisco, IBM, Johnson & Johnson, Motorola, Siemens et Lucent.

En 2014, les projets dans le secteur des sciences de la vie ont continué de prendre les devants dans les projets approuvés des incubateurs technologiques israéliens, comprenant 60 p. 100 des projets, dont 20 p. 100 sont dans le secteur de la biotechnologie. Il y a un potentiel dans la combinaison du talent canadien et israélien où les entreprises canadiennes peuvent créer des partenariats stratégiques aux étapes précédant et suivant la mise en marché.

Avec ses 85 entreprises, la pharmaceutique est le troisième plus large sous-secteur. Bien que ce soit un petit nombre d’entreprises, ce secteur est de loin le plus performant d’Israël. C’est le domaine qui génère le plus de revenus et il est représenté par des entreprises telles que TEVA, Taro, etc. TEVA est aussi très présente dans la production de médicaments au Canada.

Les domaines d’occasions d’affaires pour les Canadiens comprennent : les instruments médicaux, les fournitures et le matériel médicaux, la biotechnologie, la pharmaceutique et les biothérapeutiques (concernant les troubles neurologiques, le cancer, les maladies inflammatoires ainsi que les syndromes auto-immuns et les cellules souches).

Pétrole et gaz

La découverte d’importants gisements maritimes de gaz naturel, situés dans les eaux israéliennes de la Méditerranée, engendre la création de besoins pour des opérateurs, des fournisseurs de services et de technologies, etc. Ces gisements, dont la majorité a été découverte en décembre 2010, sont les plus grandes découvertes en eaux profondes au cours de la dernière décennie. Sont inclus les gisements du bassin du Léviathan (près de 16 billions de pi³ de gaz) et le Tamar (près de 9 billions de pi³). Le gaz a commencé à couler de Tamar à la fin du mois de mars 2013, avec environ 10 entreprises comprises au sein d’un groupe d’ancrage israélien avec des entreprises étrangères d’exploration du pétrole et du gaz dans ce marché relativement récent et en plein développement.

En 2012, un rapport du Fonds monétaire international sur l’économie d’Israël estimait que la valeur des ressources de gaz maritime nouvellement découverte s’élevait à plus de 120 milliards de dollars américains. Les prévisions estiment que les découvertes de gaz naturel maritime israélien répondront aux besoins du pays pour les 20 prochaines années et permettront à Israël de devenir un exportateur net de gaz naturel. Cela offre aux fournisseurs canadiens des possibilités d’obtenir une partie de la chaîne d’approvisionnement, ainsi que de partager les pratiques exemplaires avec Israël en lien avec des enjeux, tels que les questions en matière de législation et de gouvernance qui sont les questions clés à ce moment, selon le gouvernement d’Israël.

Il existe plusieurs occasions d’affaires immédiates dans le marché du gaz naturel maritime, pour les opérateurs, les fournisseurs et les investisseurs. Les fournisseurs étrangers de machinerie et de services sont approvisionnés par des joueurs israéliens locaux et il y a une place dans le marché pour le savoir et l’expérience canadiens. Les joueurs canadiens dans les eaux profondes et dans le forage des puits maritimes de pétrole et de gaz  ont la possibilité de démontrer leur savoir-faire et de pénétrer une industrie en plein développement à cause de leur expérience provenant d’une industrie hautement développée au Canada. Les détenteurs de licence israéliens sont en ce moment à la recherche d’investissement financier afin d’être en mesure de continuer à forer et à explorer, ce qui est une occasion pour le partenariat canadien. Alors que le contexte réglementaire est encore en plein mouvement, il est primordial pour les entreprises canadiennes d’explorer le marché.

Des occasions d’affaires existent  dans tous les champs d’activité du secteur, du fournisseur d’équipement à l’opérateur ou au financement, mais elles sont concentrées dans l’environnement maritime.

Technologies océanologiques

Israël est situé dans une région où l’accès à l’eau potable pose un défi. Il a créé une gamme d’entreprises et de technologies afin de répondre aux besoins d’une population et d’une économie en croissance rapide, dans une région où l’approvisionnement en eau est limité. Cependant, il s’intéresse à l’expertise canadienne dans ce domaine. Il existe des débouchés dans les secteurs de la production et la gestion de l’eau (désalinisation, purification, distribution), du traitement et de la gestion des effluents et, dans une moindre mesure, de la sécurité et des opérations maritimes, ainsi que de l’équipement et des technologies de recherche et de sauvetage.  

Négociations et accords majeurs

Accord de libre-échange Canada-Israël (ALECI)

Entré en vigueur en janvier 1997, l’ALECI initial est reconnu comme un accord de libre-échange de première génération. Le 21 juillet 2015, le Premier ministre Harper a annoncé la conclusion des négociations visant l’expansion et la modernisation de l’ALECI. Quatre chapitres de l’accord en vigueur ont été modernisés et sept nouveaux chapitres ont été inclus. L’accord modernisé permettra d’accroître l’accès au marché israélien des exportations canadiennes de produits agricoles, de poissons et de fruits de mer. Il permettra également de resserrer les liens en matière de commerce et d’investissement, et de renforcer la relation bilatérale entre le Canada et Israël.     

Déclaration d’intention sur la sûreté de l’aviation (janvier 2015) 

Cette déclaration officialise la collaboration entre Transports Canada et Israël sur les questions de sûreté aérienne d’intérêt commun. Elle sert de fondement à un échange continu d’informations avec Israël à cet égard.

Protocole d’entente (PE) sur la collaboration en matière de transports (janvier 2015) 

Ce PE fournit un cadre utile pour la mise en commun de pratiques exemplaires et de leçons retenues entre les deux pays. Il aidera également à cerner les occasions favorables aux intérêts commerciaux du Canada et d’Israël dans ce secteur.

Accord sur le transport aérien 

En vigueur depuis janvier 2015, le nouvel accord sur le transport aérien renforce les relations du Canada avec Israël en matière de transport aérien. Il confère aux compagnies aériennes des deux pays une souplesse d’exploitation considérable, en leur permettant d’offrir aux voyageurs et aux expéditeurs plus d’options de service. Les accords sur le transport aérien servent à faciliter le trafic passager et tout-cargo, de façon à avoir des effets bénéfiques sur le commerce, l’investissement, le tourisme et les liens interpersonnels.

Protocole d’entente concernant « un partenariat diplomatique durable » – coopération entre les ministères des Affaires étrangères (janvier 2015) 

Ce PE encourage la coopération au moyen d’échanges de personnel diplomatique, d’un dialogue amélioré et de coopération au chapitre des médias sociaux.

Protocole d’entente sur la coopération en matière de diplomatie ouverte (janvier 2015) 

L’objectif de ce PE est l’opposition aux efforts visant à prendre à partie ou à isoler l’état d’Israël.

Déclaration d’intention entre le Canada et l’État d’Israël sur le renforcement de la promotion du commerce 

Cette déclaration a été signée en janvier 2015 et son objectif est de promouvoir le commerce entre le Canada et Israël, tout particulièrement pour les petites et moyennes entreprises.

Protocole d’entente entre le Canada et Israël concernant un accord de partenariat stratégique

Ce protocole d’entente a été signé en janvier 2014. Il a été conçu de manière à renforcer davantage les liens bilatéraux dans plusieurs secteurs, dont le commerce, l’énergie, la sécurité, l’aide internationale, le développement, l’innovation et la promotion des droits de la personne à l’échelle mondiale – ainsi que de renforcer les arrangements existants.

Protocole d’entente entre l’Agence spatiale canadienne et l’Agence spatiale israélienne

Ce PE, conclu en 2005 et renouvelé en 2014, est conçu pour améliorer la coopération entre les deux pays sur des enjeux du secteur spatial.

Protocole d’entente ACDI-MASHAV concernant la coopération internationale au développement (décembre 2012) 

L’objectif de ce PE est de renforcer la coopération, de façon à encourager le développement économique et social des pays en développement en concentrant les efforts sur la réduction de la pauvreté d’une manière qui respecte les principes de développement durable, la promotion de la démocratie et la protection des droits de la personne. Cette entente énonce un cadre de travail pour les activités de coopération, dont le dialogue sur les politiques, le renforcement des liens institutionnels et la coordination conjointe des programmes et des projets.

Accord sur la science et la technologie

Conclu en 2006, l’Accord sur la coopération bilatérale en recherche et développement industrielle (FCIRDI) a été renouvelé en 2011. L’objectif de l’accord est de renforcer la coopération bilatérale en ce qui concerne les activités industrielles de R-D à des fins de paix.

Protocole d’entente principal Canada-Israël concernant la coopération en matière de défense (janvier 2011) 

Ce protocole encourage la coopération au chapitre de la lutte contre le terrorisme, de la formation, de la recherche et du sauvetage, des renseignements, du commandement et du contrôle et de la mise en commun de nouvelles technologies.

Entente Canada-Israël concernant la Production cinématographique et magnétoscopique (2006) 

Cette entente énonce un cadre de travail destiné aux coproductions des deux pays.

Entente tendant à éviter les doubles impositions (1975)

Cette entente aborde la question des doubles impositions et celle de la prévention de l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune.

Perspectives de développement en Israël

Le Canada et Israël collaborent l’un avec l’autre dans des domaines où leurs programmes de développement poursuivent des intérêts mutuels. En 2012, un protocole d’entente concernant la coopération internationale au développement a été signé entre l’ancienne Agence canadienne de développement international (ACDI) et l’agence israélienne pour la coopération internationale au développement (MASHAV). En février 2015, MASHAV a signé un protocole d’entente avec Mennonite Economic Development Associates of Canada afin d’appuyer un projet d’agriculture en Ukraine, financé par le Canada.

Quelques événements commerciaux à ne pas manquer

  • Aérospatiale
    • Salon de l’aéronautique à Paris Le Bourget, bisannuel, juin 2017
    • Congrès international astronautique, Jérusalem, octobre 2015
  • Technologies propres
    • WATEC 2015 – Conférence et exposition sur les technologies de l’eau, Tel-Aviv, bisannuel, octobre 2015
    • Séries Globe – Conférences et salons professionnels internationaux sur les affaires et l’environnement, Vancouver, bisannuel, mars 2016
  • Défense et sécurité
    • Salon de l’aéronautique à Paris Le Bourget, bisannuel, juin 2017
    • 5e Conférence internationale annuelle sur la cybersécurité, Tel-Aviv, juin 2016
  • TIC
    • Congrès sur les technologies mobiles, Barcelone, février 2016
  • Sciences de la vie
    • MEDICA, Düsseldorf, novembre 2015
    • MEDinISRAEL, Tel Aviv, mars 2016
  • Pétrole et gaz
    • Universal pétrole et gaz, Tel-Aviv, annuel, novembre 2015

Services de soutien

  • Service des délégués commerciaux (SDC) du Canada en Israël : Le SDC fournit des renseignements sur les marchés internationaux, facilite l’accès à des réseaux clés, prodigue des conseils sur la réduction des coûts et des risques, aide à la résolution de problèmes commerciaux et apporte un soutien sur le terrain.
  • Ambassade du Canada en Israël : Les bureaux du gouvernement du Canada à l’étranger offrent un éventail de services, notamment des services consulaires.
  • Conseil national de recherches Canada (CNRC) : Le CNRC fournit des services d’innovation et de financement sur mesure pour combler vos besoins précis, afin d’aider votre entreprise à élargir ses activités au moyen de l’innovation et de la technologie.
  • Banque de développement du Canada (BDC) : La BDC offre du financement et des services-conseils, notamment en ce qui concerne l’évaluation des débouchés à l’exportation, la sélection des marchés à cibler et l’élaboration de stratégies d’entrée sur le marché qui peuvent porter fruit.
  • Corporation commerciale canadienne (CCC) : La CCC offre des services de passation de contrats de gouvernement à gouvernement.
  • Exportation et développement Canada (EDC) : EDC compte des représentants en poste à Istanbul en Turquie. Ses services comprennent les renseignements sur les marchés, l’assurance-crédit, les garanties bancaires, le financement des acheteurs étrangers, l’assurance risques politiques, l’investissement étranger et le soutien aux filiales étrangères.
  • Ministère de la Défense nationale (MDN) : Le MDN est représenté en Israël par un attaché en poste à Tel-Aviv.

À moins d’indication contraire, les renseignements ont été fournis par l'ambassade du Canada en Israel. Ce document n’est pas destiné à fournir des conseils précis et ne devrait pas être invoqué en tant que tel. Il est conçu comme un aperçu seulement. Aucune action ou décision ne devrait être prise sans une recherche approfondie indépendante et des conseils professionnels concernant l’objet spécifique de cette action ou décision. Bien qu’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD) ait fait des efforts raisonnables pour s’assurer que l’information contenue dans ce document est exacte, le MAECD n’en garantit pas l’exactitude, l’actualité ou l’exhaustivité. Ce document ou une partie de celui-ci peut devenir obsolète à tout moment. Il est de la responsabilité de l’utilisateur de vérifier toute information contenue dans ce document avant de s’appuyer sur de telles informations. Le MAECD n’est pas responsable de quelque manière que ce soit pour toute perte ou dommage causé par ou résultant de toute imprécision, inexactitude ou omission dans l’information contenue dans le présent document. Ce document ne constitue pas et n’est pas destiné à fournir un avis en matière d’investissement, ni un conseil juridique ou fiscal. Pour obtenir un avis en matière d’investissement, ou un conseil juridique ou fiscal, veuillez consulter un professionnel qualifié.

Notes de bas de page

Notes de bas de page 1

OCDE 92013, Science, technologie et industrie : Tableau de bord de l'OCDE 2013 — © OECD 2013, Figure 5.11.2 Investissement en capital risque, 2012

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