Japon
Plan d’accès aux marchés 2015-2017

CapitalePopulationSuperficie totaleMonnaieLangues
Tokyo126,43 millions377 944 km²Yen (¥) (JPY)Japonais

Importance du Japon

Le Japon représente :

  • un marché prioritaire établi dans le Plan d’action du Canada sur les marchés mondiaux;
  • la troisième économie mondiale et l’un des principaux partenaires commerciaux du Canada;
  • le cinquième partenaire commercial en importance du Canada (le deuxième en importance en Asie), et il se classe au troisième rang à cet égard en ce qui concerne le commerce des produits agroalimentaires et des fruits de mer;
  • un important fabricant dans les secteurs de la haute technologie et de l’industrie lourde, un acteur de premier plan du commerce international et un point d’accès essentiel aux chaînes de valeur mondiales et asiatiques;
  • un chef de file en matière de science, de technologie et d’innovation (STI), dont les investissements en R-D figurent parmi les plus élevés au monde;
  • le troisième marché en importance dans le monde en ce qui concerne les soins de santé, d’où l’important potentiel qu’il présente pour les exportateurs canadiens.

En 2014, le Canada a exporté vers le Japon pour 10,7 milliards de dollars de marchandises, surtout des oléagineux, du minerai, des huiles et combustibles minéraux, du bois et des produits du bois, de la viande, des céréales et des produits pharmaceutiques. Le Japon fait preuve d’une nouvelle ouverture dans sa politique commerciale, comme l’illustre sa participation active à des négociations plurilatérales, régionales et bilatérales portant sur des accords de libre-échange. Le Canada et le Japon sont engagés dans des pourparlers concernant l’Accord de partenariat économique Canada-Japon (APECJ) et le Partenariat transpacifique (PTP), ainsi que d’autres négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Contexte économique au Japon

Le Japon est aux prises avec d’importants défis sur le plan économique : stagnation de la croissance économique, récents déficits commerciaux entraînés par la hausse des importations d’énergie et la dépréciation du yen, vieillissement rapide de sa population, manque grandissant de main-d’œuvre et explosion de la dette publique. En 2012, dans un effort pour relancer l’économie japonaise, le premier ministre Shinzo Abe a adopté une stratégie économique, souvent appelée « Abenomie », comportant les trois axes suivants : 1) une politique monétaire accommodante qui vise à sortir le Japon de la déflation; 2) une politique budgétaire flexible pour stimuler l’économie; 3) des stratégies de croissance fondées sur des réformes structurelles, l’accroissement du commerce ainsi que l’investissement et l’innovation dans le secteur privé.

Dans le premier axe de la politique monétaire, la Banque du Japon a fixé une cible d’inflation de 2 p. 100 d’ici 2015, mais reconnaît désormais qu’elle ne prévoit pas atteindre cette cible d’inflation centrale avant 2016-2017. Depuis, la Banque a élargi son train de mesures d’assouplissement qualitatif et quantitatif. La politique actuelle consiste à doubler la base monétaire, principalement par l’achat d’obligations de l’État. En novembre 2014, le premier ministre Abe a repoussé jusqu’en avril 2017 une deuxième hausse prévue de la taxe à la consommation (qui devait passer de 8 p. 100 à 10 p. 100), étant donné l’impact négatif qu’a eu sur l’économie la première augmentation (de 5 p. 100 à 8 p. 100 en avril 2014). Même si le report de cette hausse aidera le Japon à éviter de retomber dans une spirale déflationniste, il compliquera l’atteinte de l’objectif budgétaire consistant à dégager un excédent primaire d’ici l’exercice 2020. En 2014, la dette publique et le déficit budgétaire ont respectivement atteint 246 p. 100 et 7,7 p. 100 du PIB.

Le Japon en chiffres (2014)
PIB5 100,3 milliards de dollars
GPIB par habitant40 130 $
Croissance du PIB-0,1 %
Inflation2,8 %
Chômage3,6 %
Exportations canadiennes de marchandises10 739 millions de dollars
Importations canadiennes de marchandises13 295 millions de dollars
Exportations canadiennes de services1 540 millions de dollars
Importations canadiennes de services2 014 millions de dollars
Investissement direct du Japon au Canada17 479 millions de dollars
Investissement direct du Canada au Japon6 052 millions de dollars
Croissance potentielle annuelle des exportations à long terme1,0 %

Intérêt commercial du Japon pour le Canada

Aperçu

Le Japon est désigné comme un marché prioritaire dans le Plan d’action sur les marchés mondiaux du Canada. Le Canada et le Japon entretiennent une excellente relation commerciale qui englobe un vaste éventail de domaines, allant du commerce et de l’investissement à la science, la technologie et l’innovation, en passant par l’énergie. Le Japon est le cinquième partenaire commercial en importance du Canada (le deuxième en Asie) et une destination d’investissements directs considérables depuis le Canada. En 2014, les investissements japonais au Canada ont atteint 17,5 milliards de dollars.

Le Canada et le Japon portent un intérêt commun aux ressources énergétiques. L’accident nucléaire survenu en mars 2011 à Fukushima a entraîné la fermeture de toutes les centrales nucléaires japonaises, d’où le bond des importations de combustibles fossiles, qui a contribué à creuser le déficit commercial du Japon pour une troisième année d’affilée en 2013. Premier importateur de gaz naturel liquéfié (GNL) dans le monde, le Japon se classe au deuxième rang mondial pour ce qui est de l’importation de charbon et au troisième rang en ce qui concerne le pétrole. Le Japon voit le Canada comme une source d’énergie stable et économique, et les entreprises japonaises, encouragées par le gouvernement de leur pays, ont acquis d’importantes participations commerciales dans des projets de gaz de schiste et dans plusieurs usines de GNL projetées en Colombie-Britannique.

Les entreprises canadiennes sont actives dans une foule de secteurs au Japon, dont l’aérospatiale, l’agriculture et les aliments transformés, l’automobile, les produits de consommation, la défense et la sécurité, l’éducation, les poissons et fruits de mer, la foresterie et les produits du bois, les technologies de l’information et des communications (TIC), les sciences de la vie et les technologies durables.

Parmi les sociétés canadiennes ayant une présence directe au Japon figurent Manuvie, Canadian Solar, Linamar, Magna, McCain, Bombardier, Celestica, Air Canada, CN, CP, Husky Injection Molding, la Banque Scotia, CIBC, RBC, les Aliments Maple Leaf, BRP, Pratt & Whitney Canada et Bell Helicopter.

Les grandes sociétés commerciales japonaises (appelées « shosha ») figurent parmi les plus importantes sociétés dans le monde. Ces sociétés, telles que Mitsubishi et Mitsui, ont des bureaux partout sur la planète et jouent un rôle prépondérant dans l’économie japonaise. En plus de l’impulsion qu’elles donnent aux échanges commerciaux qu’elles administrent et soutiennent, ces entreprises fabriquent une large gamme de produits dans presque tous les secteurs, allant de l’eau minérale aux satellites de communications. Les ventes combinées des 44 sociétés commerciales japonaises avoisinaient les 837 milliards de dollars (87 billions de yens) à la fin de mars 2013.

Les sociétés et les fonds de pension du Japon disposent d’importantes liquidités. Le déclin de la population et le degré de maturité du marché d’investissement, dont le rendement est faible, incitent les sociétés japonaises à chercher des possibilités de croissance à l’étranger, ce qui procure aux entreprises canadiennes des occasions à saisir. Le gouvernement et l’industrie du Japon commencent aussi à explorer le concept des partenariats public-privé (PPP). En tant que chef de file dans le domaine des PPP à l’échelle mondiale, le Canada peut tirer parti de ses liens avec le Japon pour faire bénéficier de son expertise et de son expérience les sociétés japonaises qui souhaitent participer à de tels projets.

Le Japon constitue aussi un important partenaire pour le Canada sur le plan de la en sciences, en technologie et en innovation, à la faveur de l’Accord de coopération scientifique et technologique entre le Canada et le Japon et du cadre de coopération prévoyant quatre domaines d’activité prioritaires : 1) recherche sur les cellules souches; 2) matériaux de pointe; 3) technologies énergétiques durables; 4) recherche dans l’Arctique. Le Canada et le Japon entretiennent aussi une collaboration dans le domaine spatial et le renforcement de la communication scientifique.

Les jeunes Japonais demeurent un marché clé pour le secteur canadien de l’éducation. Selon le ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie du Japon, plus de 560 accords d’échanges internationaux sont en vigueur entre des universités canadiennes et japonaises. Le Japon se classe au neuvième rang des pays d’origine des étudiants internationaux au Canada (2014) et arrive même au premier rang en ce qui concerne les établissements d’enseignement membres de Langues Canada. Le programme de MBA de l’Université McGill au Japon est le seul campus universitaire canadien dans ce pays. Le campus a été officiellement désigné « siège d’une université étrangère au Japon » par le ministère de l’Éducation du Japon (MEXT), l’un des rares établissements d’enseignement à recevoir cette désignation dans le monde.

Le Japon utilise activement son importante enveloppe d’aide au développement pour faciliter ses exportations dans le domaine de l’infrastructure vers les pays émergents, et il a pour objectif déclaré de tripler ses exportations dans ce secteur d’ici 2020. Par exemple, pendant la visite en Inde du premier ministre Abe cette année, le gouvernement japonais a annoncé son intention de soutenir des investissements publics et privés totalisant 28 milliards de dollars américains dans ce pays au cours des cinq prochaines années et d’injecter près de 600 millions de dollars américains dans des projets d’infrastructures indiens. À mesure que les initiatives de développement du Japon prendront de l’ampleur, les entreprises canadiennes pourraient se voir offrir l’occasion d’établir des partenariats avec des sociétés japonaises dans le cadre de projets réalisés dans des pays tiers.

Facteurs à prendre en considération avant d’exporter

Les débouchés qu’offre le Japon comportent leur lot de défis. Le Japon est un marché exigeant, où l’expansion des affaires demande du temps, en raison des différences d’ordre linguistique et culturel et de la place centrale des relations dans le monde des affaires. Cependant, malgré le temps et les ressources qu’il faut investir pour réussir sur le marché japonais, de nombreuses entreprises canadiennes qui ont consenti les efforts nécessaires se voient récompensées par des relations d’affaires profitables et durables.

La concurrence internationale est vive, et les principaux fournisseurs présents sur le marché japonais comprennent les États-Unis, l’Australie, la Chine, la Thaïlande, le Brésil et l’Union européenne. Les exportateurs canadiens, quant à eux, doivent composer avec un défi supplémentaire en raison du manque de notoriété des produits canadiens.

Pour aider les entreprises canadiennes à réussir au Japon, le gouvernement du Canada a intensifié les efforts déployés en matière de diplomatie économique et a établi un réseau commercial comprenant l’ambassade du Canada au Japon, le Consulat du Canada à Nagoya et des bureaux commerciaux à Sapporo, à Osaka et à Kitakyushu. De plus, les gouvernements de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de l’Ontario et du Québec ont aussi des bureaux commerciaux au Japon. Les gens d’affaires canadiens sont également bien représentés par la Chambre de commerce du Canada au Japon, la Kansai Canada Business Association et la Tokai-Japan Canada Society. 

Enfin, le Canada est représenté par des consuls honoraires à Sapporo, à Osaka, à Hiroshima et à Fukuoka, dont la présence est complémentaire à celle du réseau de bureaux commerciaux du gouvernement du Canada. Ces consuls honoraires sont d’éminents gens d’affaires locaux qui aident à promouvoir le Canada dans leur région respective au Japon.

Possibilités et défis propres aux secteurs

Aérospatiale

Le Japon, dont la grappe industrielle de l’aérospatiale se classe sixième au monde, joue un rôle de premier plan dans le marché international de l’aérospatiale. Les sous-secteurs de l’aviation, de la maintenance et de la réparation ainsi que de l’espace ont été désignés comme prioritaires au Japon dans la stratégie axée sur le commerce d’intégration du Canada pour le secteur de l’aérospatiale.

Les entreprises canadiennes peuvent profiter d’occasions pour participer à titre de fournisseurs ou de partenaires technologiques aux projets d’expansion de sociétés japonaises du secteur de l’aérospatiale. Environ 30 sociétés aérospatiales canadiennes sont actives au Japon, dont Bombardier, Pratt & Whitney Canada, CAE et Bell Helicopter. D’autres fournisseurs canadiens cherchent à décrocher des contrats d’approvisionnement ou de sous-traitance auprès de Boeing et dans le cadre de programmes d’aéronefs japonais, comme le programme d’avions à réaction de transport régional de Mitsubishi.

La capacité de production limitée du Japon pourrait aussi amener des entreprises de ce secteur à effectuer des investissements directs au Canada.

Agriculture et aliments transformés

Le Japon est le premier importateur net de produits agroalimentaires dans le monde. Le Canada est reconnu au Japon comme un fournisseur fiable de produits alimentaires de haute qualité, en partie parce que les Japonais reconnaissent qu’il est doté d’un régime rigoureux de réglementation et de salubrité des aliments. À l’heure actuelle, le Canada se classe au quatrième rang des pays fournisseurs de produits alimentaires au Japon. En 2014, le Canada a exporté au Japon pour 4,1 milliards de dollars de produits agricoles et agroalimentaires et de produits de la mer, ce qui représente 38 p. 100 de ses exportations totales vers ce pays, les semences de canola venant en tête de tous les produits exportés. Le Canada détient aussi une part importante du marché des importations japonaises de blé, d’orge, de porc et de soja. Les efforts se poursuivent pour résoudre des questions techniques qui entravent l’accès au marché japonais des cerises fraîches, des graines de lin, ainsi que des poivrons de serre de la Colombie-Britannique.

Entré en vigueur le 1er janvier 2015, l’Accord sur l’équivalence des produits biologiques conclu entre le Canada et le Japon ouvre aussi des débouchés à l’exportation en permettant aux producteurs biologiques de lancer de nouveaux produits novateurs sur ce marché. Les entreprises de l’industrie alimentaire peuvent aussi chercher à percer sur ce marché bien établi en répondant aux besoins d’une population vieillissante : 24 p. 100 des Japonais ont plus de 65 ans et cherchent des produits sains, des aliments fonctionnels et des aliments emballés. Au Japon, les consommateurs consacrent environ 25 p. 100 de leur revenu à l’alimentation, comparativement à environ 10 p. 100 au Canada. Cette tendance pourrait cependant changer, car la récente hausse (de 5 p. 100 à 8 p. 100) de la taxe à la consommation touche les habitudes d’achat des consommateurs. De grandes sociétés et associations canadiennes du secteur de l’alimentation ont des bureaux au Japon, comme McCain, les Aliments Maple Leaf, Bœuf Canada et Canada Porc International.

Automobile

Le Japon compte plusieurs constructeurs automobiles et fabricants de pièces de calibre international, et ce secteur représente 16,4 p. 100 de la production manufacturière totale du pays. Les équipementiers (fabricants d’équipement d’origine) et les fournisseurs japonais poursuivent l’expansion de leurs activités de production et de conception en Amérique du Nord, et investissent partout sur la planète pour servir d’autres marchés étrangers. Dans la stratégie axée sur le commerce d’intégration pour le secteur de l’automobile, le Japon est désigné comme un marché prioritaire en ce qui concerne l’attraction d’investissements dans des installations de fabrication et de R-D, l’approvisionnement au Canada et la collaboration en recherche.

À l’heure actuelle, trois équipementiers japonais (Toyota, Honda et Hino) et une soixantaine de fournisseurs japonais de pièces et de machinerie ont des investissements d’immobilisations au Canada. Ce secteur offre aussi une multitude de possibilités sur les plans de la STI et de l’investissement direct au Canada dans le domaine des véhicules utilisant des technologies de pointe.

Les fournisseurs canadiens sont désireux d’accroître leurs activités commerciales avec des équipementiers et des entreprises du Japon, principalement en Amérique du Nord, mais aussi sur d’autres marchés. Des entreprises comme ABC Group, Linamar, Magna et Woodbridge Foam se sont établies au Japon pour pouvoir plus facilement décrocher des contrats d’approvisionnement et offrir un soutien à leurs clients japonais.

Produits de consommation

Le Japon constitue le deuxième marché de consommation de produits de luxe en importance dans le monde, et il fait partie des marchés phares pour les sous-secteurs de la mode, du vêtement, des bijoux et des accessoires.

Les vêtements de sport et de détente et les accessoires connexes présentent un fort potentiel pour les exportateurs canadiens, puisque les consommateurs japonais voient le Canada comme une source de produits de qualité pour les activités à l’extérieur et les randonnées en nature. Des créneaux existent également pour les accessoires abordables à caractère unique.

Parmi les exportateurs canadiens qui ont réussi à se tailler une place avec succès sur le marché japonais, mentionnons Arc’teryx, Canada Goose, Louis Garneau, m0851, Umbra et Kanata Hand Knit.

Défense et sécurité

Le Japon figure parmi les pays du monde qui consacrent le plus gros budget à la défense. Cependant, le Japon s’est habituellement procuré son matériel de défense auprès de fournisseurs internes, qui fabriquent souvent le matériel — y compris les avions de chasse et les navires militaires — en vertu d’accords de licence conclus avec les fabricants d’équipement d’origine américains. Même si le Japon a été désigné comme un marché prioritaire dans la stratégie axée sur le commerce d’intégration du Canada pour le secteur de la défense et de la sécurité, les « trois principes régissant les exportations d’armes » adoptés par ce pays en 1967 interdisaient le commerce dans le domaine de la défense et la coopération internationale en matière de matériel de défense, ce qui a limité pendant plusieurs décennies les possibilités de partenariats entre l’industrie japonaise et l’industrie étrangère. En 2011, le gouvernement du Japon a modifié ces principes (rebaptisés les « trois principes sur le transfert de matériel et de technologies de défense »), pour mieux concilier les engagements de non-agression pris dans l’après-guerre par le Japon avec la prise de conscience grandissante du rôle que la coopération internationale et les exportations dans le domaine de la défense peuvent jouer pour contribuer aux efforts pour assurer la paix et la sécurité mondiales, renforcer l’alliance avec les États-Unis et renforcer la base industrielle de production et de technologies de défense du Japon.

La décision du Japon de se procurer des avions de combat interarmées F-35, son Joint Arms Development Agreement (accord sur le développement conjoint d’armements) avec le Royaume-Uni et les accords bilatéraux touchant la défense conclus avec la France et l’Australie donnent à penser que des possibilités d’exportation et de partenariat industriel pourraient exister pour les fournisseurs canadiens, y compris les sociétés canadiennes de communications par satellite, qui sont déjà actives dans le marché japonais de l'observation maritime et terrestre.

Éducation

Le Japon représente le neuvième pays d’origine en importance des étudiants internationaux au Canada une source importante d'étudiants faisant des études de courte durée dans des écoles membres du réseau de Langues Canada.

Environ 80 établissements d’enseignement canadiens participent chaque année aux « salons de l’éducation au Canada » organisés par l’ambassade du Canada au Japon. Ce secteur continue de présenter un potentiel de croissance, puisque le gouvernement du Japon prévoit accroître le nombre d’étudiants allant étudier à l’étranger. Toutefois, une vive concurrence s’exerce sur le marché japonais de l’éducation internationale, alors que des fournisseurs bien établis comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande y investissent des ressources additionnelles.

Poissons et fruits de mer

Le Japon est le premier importateur mondial de poissons et de produits de la pêcheFootnote 1et se classe au sixième rang mondial pour ce qui est du taux de consommation de fruits de mer par habitantFootnote 2.Le Japon est un marché segmenté, où les consommateurs sont prêts à payer le prix pour des fruits de mer frais et de première qualité lors d’occasions spéciales, mais qui, en même temps, préfèrent souvent la viande aux poissons et fruits de mer, à titre de source de protéines plus abordable. Un nombre grandissant de consommateurs trouvent peu pratique la préparation des poissons et des fruits de mer à la maison, d’où l’augmentation de la demande de produits transformés et précuits. Le Canada est reconnu comme un fournisseur sûr et fiable de produits de premier ordre. Selon le Service de statistiques douanières du Japon, la valeur des exportations canadiennes dans le secteur des poissons et fruits de mer avoisine les 400 millions de dollars.

Foresterie et produits du bois

Le Japon fait partie du petit nombre de pays asiatiques qui préfèrent la construction à ossature de bois au béton ou à la brique, ce qui fait du Japon le marché outre-mer le plus lucratif pour l’industrie forestière canadienne (deuxième marché d’exportation en importance sur la base du volume). En 2014, le Canada a souligné le 40e anniversaire de l’adoption de la technique de construction en 2X4 au Japon. Au cours de cette période, la part de marché de ce type de construction a constamment augmenté, jusqu’à représenter aujourd’hui 12,5 p. 100 des mises en chantier totales au Japon. Le Canada représente également la deuxième source d'importation de pâte de bois au Japon, après les États-Unis.

Même si les produits de la foresterie et du bois figurent déjà parmi les dix principaux secteurs d’exportation du Canada au Japon, il subsiste de vastes possibilités de croissance, notamment en raison du vieillissement de la population et du besoin qui en découle de rénover et de construire des centres de soins pour personnes âgées. À cette fin, le Canada examine le potentiel de la construction à poteaux et à poutres et de l’utilisation de panneaux lamellés-croisés d’épinette, de pin et de sapin dans des immeubles institutionnels et résidentiels. Des débouchés existent aussi pour les fournisseurs canadiens dans les sous-secteurs des bâtiments écologiques à haute efficacité énergétique, grâce à la réputation bien établie du Canada à titre de fournisseur d’habitations éconergétiques au Japon.

Les questions relatives à l’accès au marché sont abordées au cours des réunions annuelles du Comité technique sur les normes agricoles et du Comité d’experts sur la construction, deux mécanismes trilatéraux (Japon-Canada-États-Unis).

Sur le plan de l’innovation, l’industrie canadienne de la cellulose nanocristalline et les chercheurs dans ce domaine pourraient profiter de possibilités de collaboration avec leurs vis-à-vis japonais concernant une foule de bioproduits. Le gouvernement et les spécialistes de l’industrie au Japon portent un intérêt croissant aux technologies novatrices du Canada en matière de bâtiments à charpente de bois.

Diverses organisations canadiennes publiques et privées sont également actives dans le marché japonais, dont Ressources naturelles Canada, Canada Wood, BC Wood, le Bureau de promotion des produits du bois du Québec, la Coast Forest Products Association, l’APA (Engineered Wood Association), Forestry Innovation Investment (Colombie-Britannique), FPInnovations et l’Association des produits forestiers du Canada.

Technologies de l’information et des communications

Le Japon constitue le deuxième marché en importance dans le monde dans le secteur des TIC et l’un des grands pôles de cette industrie internationale, d’où son influence sur les tendances dans ce secteur et les préférences des consommateurs autour du globe. Les véhicules branchés, les médias mobile, sles jeux vidéo et les réseaux de nouvelle génération ont été désignés comme les domaines à cibler dans la stratégie axée sur le commerce d’intégration du Canada pour ce secteur. Ce secteur est aussi propice à la coopération en STI entre nos deux pays.

Au cours des dernières années, des entreprises japonaises ont réalisé 11 grands projets d’investissements dans le secteur des TIC au Canada, et il existe encore d’importantes possibilités pour les entreprises canadiennes d’établir des partenariats avec des sociétés japonaises dans les domaines des jeux vidéo, de l’animation, de l’élaboration de contenu et des effets spéciaux. Une soixantaine d’entreprises canadiennes sont présentes au Japon, dont Celestica, OpenText et QNX.

Sciences de la vie

Le marché japonais des soins de santé est le troisième en importance dans le monde, et il a été désigné comme un marché prioritaire dans la stratégie axée sur le commerce d’intégration du Canada visant ce secteur. Étant donné la position de chef de file occupée par le Canada dans le domaine des sciences de la vie, des débouchés considérables s’offrent aux entreprises canadiennes dans deux sous-secteurs : les produits pharmaceutiques et les dispositifs médicaux. Malgré les contraintes que continuent d’exercer au Japon le cadre de réglementation et le régime de remboursement qui s’appliquent à ces produits, les entreprises canadiennes peuvent profiter de certaines occasions d’affaires, spécialement si elles travaillent en collaboration avec des spécialistes locaux de l’accès au marché et de la distribution. Des débouchés considérables existent aussi pour les PME canadiennes pouvant fournir des applications et des composantes technologiques pour les systèmes d’imagerie et de diagnostic mis en marché par les fabricants d’équipement d’origine japonais. Les PME canadiennes ont aussi la possibilité de procurer de nouveaux médicaments-candidats et de nouvelles technologies de diagnostic aux sociétés pharmaceutiques japonaises dont les brevets arrivent à expiration. À cet égard, on peut citer l’exemple de l’acquisition de Medicago Inc. par Mitsubishi Tanabe Pharmaceutical Co., Ltd., qui a été réalisée dans l’objectif de renforcer la filière de solutions de la société japonaise pour traiter des maladies infectieuses.

Les sciences de la vie représentent également l’un des quatre domaines prioritaires de la coopération en STI entre le Canada et le Japon.

Exploitation minière

Étant donné ses ressources internes limitées et ses grandes sociétés commerciales, le Japon représente une source d’investissement direct étranger de premier plan au Canada et possède d’importantes participations dans des mines d’uranium, de potasse, de minerai de fer, de cuivre, de charbon, d’aluminium, d’or, de palladium, d’argent, de zinc et de plomb au pays. Même si l’investissement direct étranger demeure le principal moteur des activités japonaises dans ce secteur – qu’il s’agisse d’investissements au Canada ou dans des projets de sociétés canadiennes dans des pays tiers –, l’intérêt grandissant que porte depuis quelque temps le Japon au charbon canadien pourrait ouvrir de nouveaux débouchés.

Pétrole et gaz

Le Japon est le premier importateur mondial de gaz naturel et il se classe au deuxième rang des importateurs de charbon et au troisième rang des importateurs de pétrole brut et de produits du pétrole à l’échelle internationale. La sécurité énergétique représente l’une des grandes priorités du Japon, et la nécessité de diversifier ses fournisseurs d’énergie a amené ce pays à voir le Canada comme un éventuel partenaire clé. Le Japon a montré beaucoup d’intérêt envers quatre projets de gaz naturel liquéfié en Colombie-Britannique, et ce secteur est l’un des principaux bénéficiaires des capitaux injectés par le Japon au Canada.

Les sociétés commerciales japonaises sont très actives dans le secteur pétrolier et gazier, et il existe encore de grandes possibilités pour le Canada de mieux faire connaître les avantages de la collaboration dans le domaine de l’innovation et de se présenter comme un lieu d’investissement encore plus intéressant pour elles. Les entreprises canadiennes ont aussi la possibilité d’établir des partenariats avec ces sociétés commerciales dans des projets énergétiques réalisés dans des pays tiers, pour ainsi s’intégrer à des chaînes de valeur mondiales dans ces secteurs.

Technologies durables

Le Japon présente le régime de tarif de rachat garanti le plus attirant du monde dans le domaine de l’énergie renouvelable. Il existe des occasions pour les entreprises canadiennes désireuses de s’associer à des sociétés japonaises, ou de faire concurrence à celles-ci, particulièrement dans le cas d’applications destinées à des créneaux spécialisés tels que le traitement de l’eau et le captage et le stockage du CO2, des sous-secteurs où le Canada possède des technologies de pointe et économiques. À l’heure actuelle, l’énergie renouvelable compte pour 10,7 p. 100 du bouquet énergétique du Japon. L’objectif énoncé du gouvernement japonais est de faire passer ce pourcentage à 22 ou 24 p. 100 d’ici 2030.

Négociations et accords majeurs

Le Partenariat transpacifique (PTP)

Le PTP est l’une des initiatives les plus ambitieuses et les plus compréhensives en matière d’accord commercial régional de l’Asie-Pacifique et servira à approfondir les liens commerciaux avec ce marché en essor rapide. Le PTP comprend actuellement les 12 pays suivants : l’Australie, Brunéi, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis, et le Vietnam, ce qui représente un marché total de presque 800 millions de personnes et un produit intérieur brut (PIB) de 28,5 billions de dollars.

Accord relatif aux services aériens

Un accord sur les services aériens entre le Canada et le Japon qui facilite le transport aérien des passagers et des marchandises entre ces deux pays est en vigueur depuis 1955 et a été modifié à plusieurs reprises, dont plus récemment en 2013. Les accords sur le transport aérien jouent un rôle important en ce qui a trait à la connectivité internationale des Canadiens.

Accord commercial relatif à la contrefaçon

Le Japon et le Canada sont des signataires de l’Accord commercial relatif à la contrefaçon, un traité multinational visant à établir des normes internationales concernant l’application des droits de propriété intellectuelle. L’Accord n’est pas encore en vigueur, car au moins six signataires ne l’ont pas encore ratifié.

Accord de partenariat économique Canada-Japon

Le 25 mars 2012, le premier ministre Stephen Harper et l’ancien premier ministre du Japon, Yoshihiko Noda, ont lancé des négociations en vue de conclure un accord de partenariat économique Canada-Japon. Ces deux partenaires cherchent à négocier un accord global qui vise presque l’ensemble du commerce des marchandises et des services, de l’investissement, des marchés publics, des obstacles non tarifaires, de la main‑d’œuvre et de l’environnement, ainsi que d’autres domaines. Un accord de partenariat économique Canada-Japon constitue un vecteur important pour renforcer le commerce et les investissements bilatéraux et obtenir des résultats qui tiennent compte des besoins propres à la relation bilatérale.

Science, technologie et innovation

Le Canada et le Japon entretiennent un solide partenariat en matière de STI, comme en témoigne l’Accord sur la coopération scientifique et technologique Canada-Japon, signé en 1986. Conformément à cet accord, le Comité mixte Canada-Japon sur la science et la technologie a tenu sa 12e réunion bilatérale en janvier 2013, au cours de laquelle les deux partenaires se sont entendus sur un cadre désignant quatre domaines de coopération prioritaires : 1) la recherche sur les cellules souches; 2) les matériaux de pointe; 3) les technologies énergétiques durables; 4) la recherche dans l’Arctique. Le Canada et le Japon collaboreront aussi dans le domaine de l’espace et de l’amélioration de la communication d’information scientifique.

Accord sur les marchés publics de l’OMC

Le Japon est signataire du nouvel Accord sur les marchés publics (AMP) de l’OMC, entré en vigueur le 6 avril 2014. Les entreprises canadiennes auront désormais un meilleur accès au secteur des marchés publics d’autres parties à l’AMP, et ce, pour un large éventail de biens et de services, en particulier à l’échelle infranationale. Selon les estimations de l’OMC, la valeur totale des nouveaux débouchés découlant de l’accès accru aux marchés prévu dans l’AMP révisé atteindra de 80 à 100 milliards de dollars.

Accord sur les technologies de l’information de l’OMC

Le Japon est un signataire d’origine de l’Accord sur les technologies de l’information de l’OMC, conclu lors de la Conférence ministérielle de l’OMC de 1996, et prend part aux négociations en vue de l’élargissement de l’Accord. Ce dernier prévoit un accès en franchise de droits au Japon pour tous les produits qu’il vise.

Quelques événements commerciaux à ne pas manquer

  • Aérospatiale
    • Salon international de l’aéronautique de Farnborough, juillet 2016, Farnborough (Royaume-Uni)
  • Agriculture et aliments transformés
    • FOODEX (salon annuel)
  • Automobile
    • JSAE Show (salon annuel), mai 2015, Yokohama
  • Produits de consommation
    • Japan Jewellery Fair (salon japonais de la joaillerie), Tokyo (salon annuel)
  • Défense et sécurité
    • Congrès astronautique international, octobre 2015, Jérusalem
  • Poissons et fruits de mer
    • FOODEX (salon annuel)
  • Foresterie et produits du bois
    • The Japan Home & Building Show (salon japonais de la maison et de la construction), novembre 2015, Tokyo
  • Technologies de l’information et des communications
    • Mobile World Congress 2015 (salon mondial du mobile)
    • Japan IT Week Fall (Semaine des TI du Japon), octobre 2015, Tokyo
  • Sciences de la vie
    • BioJapan, octobre 2015, Yokohama
  • Exploitation minière
    • Séminaire sur l’investissement dans le secteur minier, octobre-novembre 2015, Tokyo
  • Pétrole et gaz
    • Global Petroleum Show, Calgary (salon annuel)
    • Congrès des producteurs et consommateurs de GNL, novembre 2015, Tokyo
    • Congrès sur le GNL de la C.-B., octobre 2015, Vancouver
  • Technologies durables
    • World Smart Energy Week (Semaine internationale de l’énergie intelligente), février 2016, Tokyo

Services de soutien

  • Service des délégués commerciaux au Japon : Le Service des délégués commerciaux offre des  renseignements sur les marchés étrangers, l’accès à des réseaux clés, des conseils pour réduire les coûts et les risques, de l’aide pour réduire des problèmes commerciaux et de l’appui sur le terrain.
  • Ambassade du Canada au Japon : Les bureaux du gouvernement du Canada à l’étranger offrent toute une gamme de services, incluant des services consulaires.
  • Exportation et développement Canada (EDC) : EDC offre notamment des services de renseignements sur le marché, d’assurance-crédit, de garanties bancaires, de financement d’acheteurs étrangers, d’assurance contre les risques politiques et de soutien lié à l’investissement étranger et aux filiales étrangères.
  • Bureau de la Commission canadienne du tourisme au Japon : La Commission canadienne du tourisme (CCT) est l’organisme national de marketing touristique. Société d’État fédérale, la CCT est à la tête de l’industrie canadienne du tourisme et fait la promotion du Canada en tant que destination touristique quatre saisons de premier choix où les voyageurs peuvent vivre des expériences extraordinaires. Elle assure une voix cohérente au Canada sur le marché touristique international.
  • Corporation commerciale canadienne : La CCC fournit de l’aide pour la passation de contrats de gouvernement à gouvernement.

Sauf indication contraire, l’information est fournie par l’ambassade du Canada au Japon. Le présent document n’est pas destiné à fournir des conseils précis et ne devrait pas être invoqué en tant que tel. Il est conçu comme un aperçu seulement. Aucune action ou décision ne devrait être prise sans une recherche approfondie indépendante et des conseils professionnels concernant l’objet spécifique de cette action ou décision. Bien qu’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD) ait fait des efforts raisonnables pour s’assurer que l’information contenue dans ce document est exacte, le MAECD n’en garantit pas l’exactitude, l’actualité ou l’exhaustivité. Ce document ou une partie de celui-ci peut devenir obsolète à tout moment. Il est de la responsabilité de l’utilisateur de vérifier toute information contenue dans ce document avant de s’appuyer sur de telles informations. Le MAECD n’est pas responsable de quelque manière que ce soit pour toute perte ou dommage causé par ou résultant de toute imprécision, inexactitude ou omission dans l’information contenue dans le présent document. Ce document ne constitue pas et n’est pas destiné à fournir un avis en matière d’investissement, ni un conseil juridique ou fiscal. Pour obtenir un avis en matière d’investissement, ou un conseil juridique ou fiscal, veuillez consulter un professionnel qualifié.