Mexique
Plan d’accès aux marchés 2015-2017

CapitalePopulationSuperficie totaleMonnaie
Mexico119,7 millions1 943 950 km²peso

L’importance du Mexique

Le Mexique est :

  • un marché prioritaire émergent du Plan d’action sur les marchés mondiaux du Canada;
  • le troisième partenaire commercial du Canada;
  • au 15e rang des économies les plus importantes du monde (Fonds monétaire international, Banque mondiale, 2014), et Global Insight Forecast prévoit qu’il se situera au 11e d’ici 2045;
  • un des pays les plus peuplés avec une population de 120 millions, et une classe moyenne en plein essor de 60 millions de personnesNote de bas de page 1;
  • soutenu par une main d’œuvre relativement qualifiée, jeune et scolarisée; une main-d’œuvre à faible coût; une démographie favorable (50 p. 100 de sa population est âgée de moins de 27 ans); une croissance de la productivité supérieure à la moyenne (Economist Intelligence Unit, 2015); d’abondantes ressources naturelles (en particulier les mines et minéraux, le pétrole et le gaz); et une monnaie stable.   

Le Canada et le Mexique ont récemment célébré 70 années de relations diplomatiques. La relation bilatérale englobe la coopération en matière de commerce et d’investissement, la mobilité de la main d’œuvre, l’éducation, la migration, la sécurité et la défense, la gouvernance, la santé, les changements climatiques et l’énergie.

En étant membre de l’Accord de libre échange nord américain (ALENA), le Mexique possède un avantage considérable qui lui a permis d’atteindre ses objectifs en matière de développement et de croissance économique, son PIB ayant augmenté de 143 p. 100 depuis 1994Note de bas de page 2.

Le Mexique s’est engagé avec détermination à apporter des réformes économiques et politiques nécessaires pour moderniser son économie, renforcer ses institutions publiques et assurer la croissance et la stabilité à long terme. Plus récemment, le président Peña Nieto a apporté des modifications constitutionnelles et des changements législatifs qui lui ont permis de mettre en œuvre 12 réformes structurelles, dont des réformes réglementaires axées sur le marché dans le secteur énergétique; la dissolution de monopoles pour renforcer la compétitivité du Mexique; la libéralisation du marché des télécommunications; la réforme bancaire; la prise de mesures pour que la politique fiscale et le droit fonctionnent de façon plus autonome; des réformes essentielles dans les domaines de l’éducation, des élections, de la main d’œuvre, du droit criminel, ainsi que des mesures pour améliorer la transparence.

Le Mexique est devenu un centre important de fabrication axé sur les exportations en Amérique du Nord. L’intégration de plus en plus grande des chaines d’approvisionnement en Amérique du Nord a permis d’attirer des fabricants d’Asie et d’Europe qui souhaitent tirer profit de sa plateforme de production concurrentielle. Le Mexique compte un nombre croissant d’entreprises multinationales actives à l’échelle internationale (trois dans le classement Global Fortune 500) et un groupe croissant de multinationales dont le siège est à l’étranger qui ont investi dans les secteurs de l’automobile, de l’aérospatiale, des technologies de l’information, de la transformation alimentaire et de l’énergie. Le secteur du tourisme en plein essor est un autre contributeur à la croissance économique du Mexique (la 8e destination touristique, selon l’Organisation mondiale du tourisme), tout comme le flot continu de sommes d’argent envoyées par les Mexicains qui vivent à l’étranger, principalement aux États-Unis.

Le Partenariat Canada-Mexique (PCM), lancé en 2004, est un important mécanisme bilatéral visant à accroître la coopération entre les gouvernements du Canada et du Mexique, le secteur des affaires et d’autres intervenants. Le PCM s’articule autour de divers groupes de travail dont l’objectif consister à favoriser la collaboration dans leurs secteurs d’intérêt respectifs, notamment : l’énergie, les agroentreprises, la mobilité de la main d’œuvre, le capital humain, le commerce, l’investissement et l’innovation, l’environnement et la foresterie.

Contexte économique au Mexique

Depuis déjà plusieurs années, le Mexique profite d’une macroéconomie solide, avec une croissance modérée de l’ordre de 2 p. 100 à 5 p. 100 durant la période 2010 à 2015, d’un faible taux d’inflation de l’ordre de 3 p. 100 et d’un taux de chômage d’environ 5 p. 100Note de bas de page 3. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le Mexique est doté d’un système bancaire solide qui est à la fois bien capitalisé et rentable. Le Mexique peut également compter sur un coussin financier de 270 milliards de dollars américains pour se protéger contre la forte volatilité du marché et les perturbations externes, y compris 195 milliards de dollars américains en réserves internationales, une ligne de crédit modulable de 70 milliards de dollars américains avec le FMI et un fonds de placement spéculatif pour les exportations de pétrole, qui sera renouvelé en 2016. 

Les services sont le plus important segment de l’économie mexicaine à 62,7 p. 100, suivis par l’industrie (33,8 p. 100) et l’agriculture (3,5 p. 100). Au sein de l’industrie, les secteurs sont la fabrication de produits alimentaires, l’équipement de transport, les produits chimiques, les métaux de première fusion, les boissons et le tabac. Quant aux services, il s’agit de la vente en gros et au détail, le transport et le stockage, l’immobilier et la location, le gouvernement et l’éducation (Institut national de la statistique et de la géographie).

Étant donné que le gouvernement mexicain tire environ le tiers de ses revenus de Pemex, la société pétrolière qui appartient à l’État, la baisse en 2014 du cours du pétrole a eu d’importantes répercussions pour le gouvernement. En guise de réponse, le gouvernement a annoncé une réduction des dépenses en capital, y compris dans l’infrastructure, et des restrictions budgétaires générales pour chaque organisme.

Malgré ces compressions, l’Economist Intelligence Unit prévoit que le déficit budgétaire du gouvernement augmentera pour atteindre 3,5 p. 100 du PIB en 2015, en hausse par rapport au taux de 3,2 p. 100 enregistré en 2014. Au cours de la dernière année, la Banco de Mexico (Banxico, la banque centrale) et le FMI ont révisé leurs taux de croissance de l’économie nationale à 3,0 p. 100 en 2015 et à 3,3 p. 100 en 2016.

Mexique en chiffres (2014)
PIB1 415,9 milliards de dollars
PIB par habitant11 830$
Croissance du PIB2,1 %
Inflation4,0 %
Taux de chômage4,8 %
Exportations de marchandises du Canada5 506,0 millions de dollars
Importations de marchandises du Canada28 831,2 millions de dollars
Exportations de services du Canada1 034 millions de dollars
Importations de services du Canada2 518 millions de dollars
Investissement étranger direct du Mexique au Canada884 millions de dollars
Investissement direct du Canada au Mexique13 046 millions de dollars
Croissance potentielle annuelle de l’exportation à long terme3,8 %

Les intérêts commerciaux du Canada au Mexique

Aperçu

Les échanges bilatéraux de marchandises entre le Canada et le Mexique se sont chiffrés à 34,3 milliards de dollars en 2014, une augmentation de plus de 650 p. 100 depuis 1993, l’année qui a précédé l’entrée en vigueur de l’ALENA.

L’ALENA a été un catalyseur clé de la croissance du commerce et des investissements entre le Canada et le Mexique et du développement d’une plateforme de production nord­ américaine concurrentielle sur le marché mondial, avec des chaînes d’approvisionnement intégrées à l’échelle régionale dans les différents secteurs.

Le Mexique représente le cinquième marché d’exportation du Canada avec des exportations totales évaluées tout juste au dessus de 5,5 milliards de dollars en 2014. Les exportations canadiennes au Mexique ont augmenté de 10 p. 100 depuis 2010. Les principales exportations canadiennes au Mexique comprennent les véhicules motorisés et les pièces connexes, la machinerie, les instruments scientifiques et de précision, les appareils mécaniques et l’équipement, le fer et l’acier, les oléagineux, le blé et les viandes.

Le Mexique est la troisième source d’importations de marchandises au Canada, évaluées à 28,8 milliards de dollars en 2014. Les entreprises mexicaines ont augmenté leur part du marché d’importations canadiennes pendant plusieurs années, qui représente maintenant un peu plus de 5,6 p. 100 du marché en 2014. Les principales importations canadiennes du Mexique comprennent les machines et l’équipement électriques, les véhicules motorisés, la machinerie, les huiles et combustibles minéraux, les meubles et les articles de literie.

Le Canada et le Mexique ont également une relation bilatérale en matière d’investissements en croissance rapide. Le stock d’investissement direct du Canada au Mexique a augmenté de façon considérable, atteignant plus de 13 milliards de dollars en 2014, une augmentation par rapport aux 4,9 milliards de dollars en 2010. Aujourd’hui, selon le FMI, le Canada est la cinquième source d’investissement étranger au Mexique.

L’investissement direct du Mexique au Canada s’est élevé à environ 884 millions de dollars  en 2014, ce qui représente une augmentation de 882 p. 100 par rapport à 2013Note de bas de page 4. Le mouvement des investissements mexicains au Canada réalisés par l’entremise d’acquisitions découle principalement de l’intérêt d’obtenir un accès aux marchés, d’augmenter sa part de marché dans une économie développée, d’accroître l’accès à des ingrédients alimentaires différents et de compenser la volatilité des marchés.

Le Mexique offrira de nombreux débouchés pour les entreprises canadiennes au cours des cinq prochaines années, notamment parce que le Mexique poursuit des réformes structurelles dans les domaines de l’énergie, de l’éducation, des services financiers et des télécommunications. De plus, le vaste programme d’infrastructure du gouvernement, qui comprend des autoroutes, des ports et un nouvel aéroport international à Mexico, intéressera les entreprises canadiennes.

Le Mexique connaît également une croissance fulgurante dans les secteurs de l’automobile et de l’aérospatiale et s’apprête à devenir l’un des plus importants acteurs dans le monde de la production et de l’exportation de véhicules légers. Les autres secteurs identifiés comme présentant des débouchés pour le Canada sont les mines, les services financiers et l’électricité. La modernisation des forces armées mexicaines créera probablement des débouchés commerciaux pour les entreprises canadiennes qui offrent des services d’entretien, de réparations et de remise en état, ainsi que du nouvel équipement pour améliorer les activités de surveillance et d’application de la loi. Finalement, la croissance de la classe moyenne du Mexique, avec son accès au crédit, permet d’offrir des possibilités dans des domaines comme l’éducation, le tourisme, l’agroalimentaire et les services.

Facteurs à prendre en considération avant d’exporter

Le Mexique est un marché mondial concurrentiel qui est devenu un concurrent redoutable du Canada dans la fabrication de pointe, y compris dans les secteurs de l’automobile et de l’aérospatiale.

Dans le rapport Doing Business 2015 de la Banque mondiale, qui évalue la réglementation qui améliore ou enfreint l’activité commerciale d’un pays, le Mexique s’est classé au 39e rang pour sa facilité de faire des affaires, comparativement au 16e rang du Canada. Même si les réformes bancaires au Mexique visant à faciliter l’accès au crédit et à résoudre les problèmes d’insolvabilité ont permis d’améliorer l’environnement commercial, le rapport a conclu que le démarrage d’une entreprise est devenu plus difficile, et qu’il faut également tenir compte des taxes à payer et de l’obtention des permis de construction nécessaires. Ces enjeux sont conformes aux expériences des entreprises canadiennes au Mexique.

Au Mexique, les règlements en matière d’agriculture peuvent être compliqués, mais il existe très peu d’irritants commerciaux, et les gouvernements du Canada et du Mexique collaborent depuis longtemps. Le Mexique n’accepte toujours pas les bœufs et les animaux de plus de trente mois, les inspections de grains à la frontière sont souvent problématiques et les exigences en matière de pommes de terre de semence et de pommes sont lourdes. Le gouvernement canadien défend actuellement les intérêts des entreprises canadiennes pour encourager la suppression de ces obstacles.

Un des meilleurs moyens de réussir au Mexique est de collaborer avec un partenaire local, car il peut aider à évaluer les besoins particuliers des clients et à pénétrer les réseaux d’approvisionnement, qui sont autrement inaccessibles.

Possibilités et défis propres aux secteurs

Aérospatiale

La base de production aérospatiale mexicaine a augmenté, et le pays est devenu le huitième fournisseur de produits aéronautiques pour les États-Unis. Les exportations de produits aérospatiaux du Mexique ont augmenté de 13,2 p. 100 par an ces neuf dernières années.

Plus de 280 entreprises travaillent dans l’industrie aérospatiale du Mexique. Bon nombre des importantes multinationales de l’industrie aérospatiale ont des installations au Mexique, notamment Bombardier, Cobham, EADS, Embraer, Eurocopter, Goodrich, Gulfstream, Honeywell International, Lockheed Martin, Meggit, Parker, Pratt and Whitney, Rockwell Collins, Rolls Royce, SAFRAN, Textron, Triumph et Zodiac. 

Les entreprises canadiennes peuvent tirer profit de la croissance rapide du Mexique dans l’industrie aérospatiale et tenter de pénétrer les chaînes d'approvisionnement dans des domaines comme les matériaux composites, l’usinage de haute précision, l’avionique, le traitement de surface et le traitement thermique, la conception et l’ingénierie, la machinerie et l’équipement, ainsi que les essais non destructifs. Le sous-secteur de la MRR offre des possibilités intéressantes pour les aéronefs civils et militaires. Les petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes peuvent diversifier leur clientèle en établissant des partenariats avec des PME mexicaines.

Agriculture et aliments transformés

Le Mexique constitue un marché prioritaire pour l’agroalimentaire canadien et les exportateurs de fruits de mer. Les ventes dans ce secteur ont augmenté de 19,6 p. 100 de 2010 à 2014. Le Canada est le deuxième fournisseur étranger de produits agricoles et de produits de la mer.

Le taux de croissance et la jeunesse de la population du Mexique ainsi que l’expansion de ses classes moyenne et supérieure, qui recherchent des produits de grande qualité à valeur ajoutée, offrent des marchés potentiels aux exportateurs canadiens. Le Mexique est également la quatrième industrie de marques maison des pays d'Amérique latine, et ce secteur se développe rapidementNote de bas de page 5.

Bien qu’il serait possible d’exporter davantage de produits à valeur ajoutée au Mexique, la majorité des exportations du Canada continuent d’être des produits en vrac et des produits intermédiaires, comme du grain et de la viande.

Automobile

La reprise de l’industrie de l’automobile en Amérique du Nord a profité au Mexique, qui connaît une période croissance soutenue depuis 2010 et qui atteint année après année de nouveaux niveaux records de production et d’exportation. Avec une production annuelle de 3,4 millions de véhicules (voitures et camions) en 2014, le Mexique est maintenant le septième constructeur d’automobiles au monde. Comme de nouveaux constructeurs automobiles ont annoncé des plans d’expansion au Mexique, le pays pourrait produire jusqu’à cinq millions de véhicules légers d’ici 2020Note de bas de page 6. Cette production additionnelle créera d’importantes occasions liées aux chaînes d’approvisionnement pour les fabricants canadiens de pièces et d’outils.

Le Mexique représente un marché de forte croissance pour les fabricants canadiens de pièces d’automobiles et les fournisseurs connexes d’outils et de machinerie, et les entreprises devraient continuer d’établir leur production dans la région.

Défense et sécurité

La Corporation commerciale canadienne (CCC) et le ministère mexicain de la Défense ont signé un protocole d’entente à l’automne 2013. Peu après sa mise en vigueur, la CCC a décroché un contrat concernant l’entretien, la réparation et la révision de deux appareils Hercules C-130K des forces aériennes mexicaines. La CCC a fait appel aux services de Cascade Aerospace d’Abbotsford (C.-B.) pour réaliser ces travaux.

Éducation

Le Canada souhaite attirer les étudiants internationaux au pays, et le Mexique représente un important marché. La Stratégie du Canada en matière d’éducation internationale cerne ce pays comme un des six marchés prioritaires en matière d’éducation. Selon Citoyenneté et Immigration Canada, on comptait en 2014 plus de 5 100 étudiants mexicains inscrits dans des établissements d’enseignement canadiens.

Pour les établissements scolaires canadiens qui souhaitent recruter des étudiants internationaux, les occasions au Mexique devraient continuer de croître. Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le président Peña Nieto a mis un accent sans précédent sur l’éducation tant au pays qu’à l’étranger, considérant que les liens scolaires internationaux sont un des fondements de relations bilatérales plus dynamiques et durables entre les partenaires.  

De plus, les compétences en langues étrangères, particulièrement l’anglais, continueront d’être primordiales afin que le Mexique demeure compétitif à l’échelle mondiale. Le gouvernement mexicain a récemment offert un nouveau financement pour faciliter l’accès à la formation en anglais au Canada. De plus, le français est considéré comme la deuxième langue étrangère au Mexique après l’anglais, ce qui présente d’autres occasions pour les établissements scolaires canadiens.

Technologie de l’information et des communications (TIC) 

Le marché mexicain des TIC a une valeur de 51 milliards de dollars en revenus, dont 52 p. 100 proviennent des services de télécommunication. Le sous-secteur de la technologie de l’information (TI) a une valeur d’environ 24 milliards de dollars en revenus et devrait connaître une croissance de 7,9 p. 100 en 2015Note de bas de page 7.

Des réformes dans le secteur des TIC au Mexique permettent l’entrée de nouveaux compétiteurs, particulièrement dans le secteur des télécommunications.

Parmi les principaux moteurs du marché des TIC au Mexique, citons les technologies novatrices comme la mobilité (téléphones intelligents, tablettes et applications), les mégadonnées et l’analytique, les solutions en matière de sécurité et les services infonuagiques. Tous ces secteurs devraient connaître des taux de croissance d’au moins 10 p. 100 en 2015Note de bas de page 8.

Infrastructure

L’indice de compétitivité économique du Forum économique mondial place le Mexique au 69e rang sur 144 pays sur le plan des infrastructures. Par rapport aux pays de l’Amérique latine, le Mexique est passé du cinquième rang en 2011 au septième rang en 2013, selon le Latin Business Chronicle. Pour améliorer sa situation et complémenter les récentes réformes visant à améliorer sa compétitivité, le Mexique a mis en œuvre un programme national des infrastructures (2014-2018) prévoyant des investissements équivalant à 594 milliards de dollars américains. Le programme initial comprenait 743 projets répartis en six secteurs économiques clés : l’énergie (50 p. 100 du total); le développement urbain (24 p. 100); les communications et le transport (17 p. 100); l’eau (5 p. 100); le tourisme (1 p. 100); et la santé (1 p. 100). Environ 63 p. 100 de ces investissements seraient financés par le gouvernement fédéral ou les États, et le reste, par les fonds obtenus grâce à l’entrée en vigueur de la récente loi sur les partenariats public-privé (PPP).

Étant donné la diminution des revenus pétroliers et le ralentissement de la croissance économique, le gouvernement mexicain a annoncé en 2015 l’annulation de projets ferroviaires et une réduction supplémentaire du financement des infrastructures de l’ordre de 11 milliards de dollars. En dépit des compressions budgétaires, les autorités ont insisté sur le fait que les travaux de construction du nouvel aéroport de Mexico, soit le plus important projet d’infrastructure en cours, se poursuivront comme prévu. Il s’agira du troisième aéroport en importance au monde et possiblement de la plus importante réalisation du gouvernement actuel sur le plan des infrastructures.

Les occasions s’offrant au Canada sur le plan des infrastructures au Mexique sont principalement liées aux matériaux et technologies de pointe (p. ex. systèmes de transport intelligents, bâtiments intelligents, matériaux écoénergétiques). Le Canada est reconnu comme ayant l’un des marchés les plus mûrs et les plus performants au monde en ce qui concerne les PPP. À ce titre, les entreprises canadiennes spécialisées dans les infrastructures sont bien placées pour exporter leur expertise en matière de PPP au Mexique en collaboration avec des partenaires locaux.

Exploitation minière

Le secteur minier au Mexique est l’un des plus importants au monde. Selon la Chambre minière du Mexique, le Mexique est le sixième bénéficiaire des investissements liés à l’exploration au monde. Le Mexique est ouvert aux investissements étrangers dans ce secteur : le pays n’impose aucune restriction quant à la propriété étrangère et aux mouvements de capitaux, et les lois, règlements et régimes de concession y sont simples.

Environ 70 p. 100 des investissements étrangers dans le secteur minier au Mexique sont réalisés par des entreprises canadiennes. Le gouvernement du Canada veille à ce que les minières canadiennes actives au Mexique bénéficient d'un climat de transparence et de prévisibilité. La taille du secteur minier au Mexique et le nombre d’entreprises canadiennes qui y sont actives font de ce pays un marché prometteur pour l’exportation d’équipement et de services liés à l’exploitation minière.

Pétrole et gaz

Le Mexique joue un rôle de premier plan dans le secteur pétrolier et gazier à l’échelle mondiale. Le pays est le 10e producteur de pétrole et le 10e exportateur de pétrole en importance au monde (Agence internationale de l’énergie, 2014). En 2013, le gouvernement mexicain a mis fin au monopole de 75 ans de Pemex dans le secteur des hydrocarbures du pays, ce qui a grandement facilité les investissements étrangers. Les sociétés privées peuvent maintenant soumissionner pour des contrats d’exploration et de production, et la réforme devrait attirer 50 milliards de dollars américains en investissements privés d’ici 2018Note de bas de page 9.

Les fournisseurs canadiens sont bien placés pour fournir de l’équipement et des services liés au secteur pétrolier et gazier (y compris de la formation) à Pemex et aux nouveaux exploitants du secteur privé, dont le nombre est à la hausse, comme Grupo Alfa, dont les représentants se sont déjà rendus au Canada pour trouver des partenaires experts. Bien que les entreprises canadiennes aient relativement bien réussi à pénétrer le marché de l’énergie du Mexique, le Canada peut accroître encore davantage sa part de marché. Selon les données d’Exportation et développement Canada, au moins 85 entreprises pétrolières et gazières canadiennes fournissent de l’équipement et des services à Pemex, et les ventes dépassaient les 156 millions de dollars américains en 2013.

L’établissement de solides relations avec Pemex et diverses entreprises multinationales, comme Schlumberger, Weatherford, Halliburton et Baker Hughes, demeurera important pour les entreprises pétrolières et gazières canadiennes cherchant à pénétrer ce marché.

Technologies durables

Les réformes du secteur de l’énergie engagées par le Mexique ont permis d’ouvrir l’industrie de l’électricité du pays aux investissements privés et à la concurrence. Les nouvelles structures, politiques et lois et les nouveaux programmes et incitatifs en matière d’énergies renouvelables adoptés au pays se traduiront par des débouchés pour les entreprises canadiennes qui offrent des produits, des services et des technologies liés aux sous-secteurs de l’énergie solaire, de l’énergie éolienne, de l’énergie nucléaire, de l’hydroélectricité à petite échelle et de la bioénergie.

Les entreprises canadiennes ayant de l’expertise dans la bioénergie produite à partir des déchets municipaux, des résidus agricoles, des résidus forestiers, des cultures et des résidus industriels pourront trouver des débouchés au Mexique, le secrétariat de l’Énergie du pays ayant déterminé que ces sources de bioénergie sont celles qui ont le plus grand potentiel de développement.

La construction de services publics de distribution de l’eau efficaces est une priorité clé du gouvernement, car la disponibilité de l’eau est un enjeu important sur la majeure partie du territoire du Mexique, et surtout dans les grands centres urbains du Nord et du centre. Les débouchés commerciaux liés au secteur de l’eau au Mexique concernent principalement les fournisseurs d’équipements et de services. Le Mexique compte une solide base d’entreprises œuvrant dans le secteur de l’eau, allant d’entreprises participant à la réalisation de grands projets de développement des infrastructures à de petits fournisseurs d’équipement et de composantes. Si les entreprises canadiennes avaient une présence locale, par l’entremise d’un distributeur ou d’un représentant, ou encore si elles agissaient directement à titre de fournisseur des entreprises participant à la réalisation de grands projets de développement des infrastructures, elles auraient de meilleures chances de réussir au Mexique.

Négociations et accords majeurs

Partenariat transpacifique (PTP)

Le PTP est l’une des initiatives les plus ambitieuses et les plus compréhensives en matière d’accord commercial régional de l’Asie-Pacifique et servira à approfondir les liens commerciaux avec ce marché en essor rapide. Le PTP comprend actuellement les 12 pays suivants : l’Australie, Brunéi, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis, et le Vietnam, ce qui représente un marché total de presque 800 millions de personnes et un produit intérieur brut (PIB) de 28,5 billions de dollars.

Accord de libre-échange nord-américain (ALENA)

La principale entente commerciale négociée entre le Canada et le Mexique est l’ALENA. L’ALENA, dont on soulignait le 20e anniversaire en 2014, était le premier accord commercial de ce type au monde et a constitué une nouvelle norme en matière de libéralisation du commerce mondial. Depuis ce moment, le commerce trilatéral a plus que triplé, et la taille de l’économie nord-américaine a doublé, ce qui a permis de créer des emplois et de favoriser la prospérité au profit des citoyens du Canada, des États-Unis et du Mexique.

Accord nord-américain de coopération dans le domaine du travail (ANACT)

Parallèlement à l’ALENA, l’ANACT est entré en vigueur en janvier 1994. Il s’agit de l’un des deux accords liés à l’ALENA entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. L’accord est administré par la Commission de coopération dans le domaine du travail, qui est constituée d’un conseil des ministres et d’un secrétariat trinational. À l’heure actuelle, quatre provinces (le Québec, l’Alberta, le Manitoba et l’Île-du-Prince-Édouard) sont signataires de l’ANACT dans le cadre d’un accord intergouvernemental.

Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l’environnement (ANACDE)

Le second accord parallèle est l’ANACDE, dans le cadre duquel a été établie la Commission de coopération environnementale (CCE) en 1994. La CCE a pour mandat d’accroître la coopération environnementale à l’échelle de la région, de contribuer à la prévention des différends commerciaux et environnementaux et de promouvoir l’application efficace des lois liées à l’environnement. En outre, elle facilite la collaboration et la participation du public en vue de promouvoir la conservation, la protection et l’amélioration de l’environnement nord américain.

Accords liés au transport aérien

La circulation aérienne entre le Mexique et le Canada est régie par l’accord bilatéral de transport aérien, entré en vigueur en 1961, et ses mises à jour subséquentes. La plus récente mise à jour de l’accord a été signée lorsque le premier ministre Stephen Harper s’est rendu à Mexico en février 2014. La nouvelle mouture de l’accord est entrée en vigueur le 17 juillet 2015.

Des ententes infranationales ont également été signées entre des provinces et des États et entre des organismes gouvernementaux du Canada et du Mexique.

Alliance du Pacifique

L’une des pierres angulaires de la politique commerciale du Mexique est la participation du pays à l’Alliance du Pacifique. Cette alliance, créée par le Chili, la Colombie, le Pérou et le Mexique en 2011, vise à tirer parti des accords de libre-échange existants pour approfondir les échanges commerciaux et la coopération entre pays membres et créer une zone d’intégration accrue permettant la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes. L’alliance vise à favoriser la compétitivité et la croissance des économies des pays membres et à multiplier les relations économiques au sein de la région de l’Asie-Pacifique. Le Canada a le statut d’observateur depuis octobre 2012.

Quelques événements commerciaux à ne pas manquer

  • Agriculture et aliments transformés
    • ABASTUR, Mexico, automne 2015
    • Expo ANTAD, Guadalajara, mars 2016
    • Expo Carnes, Monterrey, tous les deux ans
  • Industrie aérospatiale
    • Sommet de l’industrie aérospatiale du Mexique, Querétaro, automne 2016
    • Salon de l’industrie aérospatiale du Mexique, État de Mexico, avril 2017
  • Industrie automobile
    • Sommet de l’industrie automobile du Mexique, Guanajuato, décembre 2015
    • Congrès international de l’industrie automobile, Mexico, avril 2016
    • Automotive Meetings, Querétaro, février 2017
  • Éducation
    • Salon universitaire du Mexique 2015 : Puerto Vallarta, Guadalajara, Mexico, Querétaro, Monterrey, Torreon, Chihuahua, octobre 2015
    • Salon FPP EDUMEDIA, Puebla, Mexico, Guadalajara, Querétaro, Monterrey, octobre 2016
    • Congrès de Langues Canada, Puerto Vallarta, février 2016
  • TIC
    • Mission d’affaires liée aux TIC au Mexique, octobre 2015
    • Mobile World Congress (MWC), Barcelone, février 2016
  • Infrastructures
    • Expo CIHAC, Mexico, octobre 2015
    • Sommet des infrastructures du Mexique, Mexico, février 2016
  • Exploitation minière
    • XXXI International Mining Congress and Exhibit, Acapulco, octobre 2015
    • Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs, Toronto, mars 2016
  • Secteur pétrolier et gazier
    • Congrès mexicain du pétrole, 2016
    • Global Petroleum Show, Calgary, juin 2016
  • Technologies durables
    • The Green Expo, Mexico
    • Globe, Vancouver, mars 2016
    • Green Solutions, Mexico, octobre 2015

Services de soutien

  • Ambassade du Canada au Mexique : Les bureaux du gouvernement canadien à l’étranger offrent divers services, dont des services consulaires.
  • Service des délégués commerciaux (SDC) au Mexique : Comptant trois bureaux au Mexique (à Monterrey, à Guadalajara et à Mexico), le SDC offre des renseignements sur les marchés étrangers, une introduction aux principaux réseaux, des conseils en matière de réduction des risques et des coûts, de l’aide pour la résolution des problèmes opérationnels et un soutien sur le terrain.
  • Agriculture et Agroalimentaire Canada : Des représentants se trouvent à Mexico
  • Agence des services frontaliers du Canada : Des représentants se trouvent à Mexico
  • Agence canadienne d’inspection des aliments : Des représentants se trouvent à Mexico
  • Citoyenneté et Immigration Canada : Des représentants se trouvent à Mexico
  • Exportation et développement Canada : Des représentants se trouvent à Mexico à Monterrey
  • Corporation commerciale canadienne (CCC) : La CCC fournit de l'aide en matière de passation de contrats entre gouvernements.
  • Défense nationale et Forces armées canadiennes : Des représentants se trouvent à Mexico
  • Gendarmerie royale du Canada : Des représentants se trouvent à Mexico

À moins d’indication contraire, les renseignements ont été fournis par l'ambassade du Canada au Mexique. Ce document n’est pas destiné à fournir des conseils précis et ne devrait pas être invoqué en tant que tel. Il est conçu comme un aperçu seulement. Aucune action ou décision ne devrait être prise sans une recherche approfondie indépendante et des conseils professionnels concernant l’objet spécifique de cette action ou décision. Bien qu’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD) ait fait des efforts raisonnables pour s’assurer que l’information contenue dans ce document est exacte, le MAECD n’en garantit pas l’exactitude, l’actualité ou l’exhaustivité. Ce document ou une partie de celui-ci peut devenir obsolète à tout moment. Il est de la responsabilité de l’utilisateur de vérifier toute information contenue dans ce document avant de s’appuyer sur de telles informations. Le MAECD n’est pas responsable de quelque manière que ce soit pour toute perte ou dommage causé par ou résultant de toute imprécision, inexactitude ou omission dans l’information contenue dans le présent document. Ce document ne constitue pas et n’est pas destiné à fournir un avis en matière d’investissement, ni un conseil juridique ou fiscal. Pour obtenir un avis en matière d’investissement, ou un conseil juridique ou fiscal, veuillez consulter un professionnel qualifié.