Nouvelle-Zélande
Plan d’accès aux marchés 2015-2017

CapitalePopulationSuperficie totaleMonnaie
Wellington4,5 millions263 310 km²Dollar néo-zélandais (NZD​)

L’importance de la Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande est :

  • un marché établi prioritaire dans le Plan d’action sur les marchés mondiaux du Canada;
  • un partenaire commercial fiable et complémentaire doté d’une économie forte et développée;
  • un petit marché diversifié offrant des débouchés dans différents secteurs;
  • une porte d’entrée vers les économies émergentes et établies de la région de l’Asie-Pacifique.

La Nouvelle-Zélande a connu une croissance économique de 3,1 p. 100 en 2014, l’un des taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) les plus marqués parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques. On prévoit une forte croissance continue de 2,9 p. 100 en 2015 et de 5 p. 100, en moyenne, au cours des quatre prochaines années et ce, malgré la faiblesse des prix des produits de base et les difficultés liées à la productivitéNote de bas de page 1.

Pour un petit pays comme la Nouvelle-Zélande, le commerce est essentiel à la croissance économique. Le gouvernement national encourage fortement la libéralisation du commerce grâce à son engagement continu de travailler dans l’ensemble du programme de l’Organisation mondiale du commerce à l’appui d’un système commercial mondial fondé sur des règles ainsi que dans le cadre d’une collaboration régionale et d’ententes commerciales bilatérales et multilatérales. La Nouvelle-Zélande a conclu dix accords commerciaux régionaux et le gouvernement national poursuit son intégration commerciale en Asie, la région où la croissance est la plus rapide dans le monde.

Le Canada et la Nouvelle-Zélande entretiennent une solide relation bilatérale fondée sur des valeurs communes, une structure politique similaire, une appartenance commune au Commonwealth, une coopération historique en matière de défense et de sécurité et la priorité accordée par les deux pays aux approches et aux mécanismes multilatéraux. Les domaines de coopération touchent les enjeux relatifs au renseignement et à la défense, au commerce et à la réforme de l’administration publique. Le Canada et la Nouvelle-Zélande coopèrent étroitement au sein des Nations Unies, du Forum de la Coopération économique de la zone Asie-Pacifique (APEC) ainsi que des forums régionaux comme l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est.

Contexte économique en Nouvelle-Zélande

Malgré une politique budgétaire prudente et des politiques macroéconomiques solides, le gouvernement de la Nouvelle-Zélande n’a pas atteint l’équilibre budgétaire en 2014-2015. Toutefois, un excédent budgétaire de 1,1 milliard de dollars est prévu pour l’exercice 2015-2016 et cet excédent devrait augmenter au cours des années qui suivent. La dette nette devrait plafonner à 26,2 p. 100 du PIB en 2015-2016 et diminuer par la suite alors que le gouvernement vise un ratio dette-PIB de 20 p. 100 ou moins d’ici 2020.

La politique monétaire vise à maintenir la stabilité des prix et à limiter l’inflation dans la fourchette de 1 à 3 p. 100. À cette fin, la Reserve Bank of New Zealand a réduit les taux d’intérêt de 3,5 p. 100 à 3,25 p. 100 en juin 2015, en raison de l’affaiblissement des prix des produits laitiers et du faible taux d’inflation. Cette baisse de la banque centrale était la première depuis quatre ans et il est possible qu’il y ait d’autres assouplissements.

En mars 2015, à la lumière des perspectives stables de la Nouvelle-Zélande, Moody’s Investors Service a réaffirmé la cote de crédit AAA du pays, qui est l’un des 14 pays à recevoir une telle cote. La rapidité de la croissance économique de la Nouvelle-Zélande et sa stabilité économique, qui sont supérieures à celles d’autres pays ayant une cote AAA, compensent pour les faiblesses économiques du pays (sa petite taille et son revenu relativement faible).

Le programme de croissance des entreprises de la Nouvelle-Zélande donne lieu à des initiatives novatrices et des réformes politiques qui aident le pays à établir une économie plus productive et concurrentielle. Le gouvernement national met l’accent sur six piliers essentiels : les marchés financiers, l’innovation, les milieux de travail spécialisés et sécuritaires, les infrastructures, les ressources naturelles et les marchés d’exportation.   

Nouvelle-Zélande en chiffres (2014)
PIB218,6 milliards de dollars
PIB par habitant48 380 $
Croissance du PIB3,2 %
Inflation1,2 %
Taux de chômage5,4 %
Exportations de marchandises du Canada413,8 millions de dollars
Importations de marchandises du Canada614,0 millions de dollars
Exportations de services du Canada244 millions de dollars (2013)
Importations de services du Canada196 millions de dollars (2013)
Investissement étranger direct de Nouvelle-Zélande au Canadaconfidentiel
Investissement direct du Canada en Nouvelle-Zélande773 millions de dollars
Croissance potentielle annuelle de l’exportation à long terme2,7 %

Intérêt commercial en Nouvelle-Zélandepour le Canada

Aperçu

En 2014, le commerce bilatéral des marchandises a atteint un peu plus d’un milliard de dollars, soit une augmentation de 13 p. 100 sur 12 mois et de 34 p. 100 au cours des cinq dernières années.

Les exportations canadiennes vers la Nouvelle-Zélande comprennent des machines, des engrais (potasse), des produits aérospatiaux et du bois. Les importations en provenance de la Nouvelle-Zélande reflètent surtout l’importance des produits agricoles dans l’économie du pays, notamment la viande (agneau et bœuf), le vin, les produits laitiers et les fruits, mais elles comprennent également des machines, du fer et de l’acier.

L’investissement bilatéral est un volet essentiel et en expansion des relations bilatérales. La Nouvelle-Zélande est une destination importante pour l’investissement direct étranger (IDE) du Canada puisque le pays accepte volontiers les IDE, les systèmes réglementaires du pays sont fiables et transparents et la propriété intellectuelle y est protégée. L’IDE canadien en Nouvelle-Zélande est particulièrement marqué dans les secteurs pétrolier et gazier ainsi que du transport (services). D’autres investissements sont effectués dans le secteur de la santé, dans celui des technologies de l’information et des communications (TIC) de même que dans celui du commerce de détail. De même, les investissements de la Nouvelle-Zélande au Canada touchent divers secteurs, notamment le pétrole et le gaz, l’exploitation minière, les TIC et le commerce de détail.

Facteurs à prendre en considération avant d’exporter

Des cultures et des pratiques commerciales semblables font en sorte que l’expansion des affaires entre les deux pays est relativement simple. Le niveau de vie élevé de la Nouvelle-Zélande et une propension à importer font du marché néo-zélandais une bonne cible pour les fabricants et les exportateurs canadiens.

En raison de la petite taille du marché et de la distance qui sépare les deux pays, les exportateurs canadiens souhaiteront peut-être adopter une stratégie « océanienne » qui met l’accent sur l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Bien que les deux marchés soient différents, les normes sont souvent semblables et de nombreuses entreprises adoptent cette approche.

La Nouvelle-Zélande est fière d’avoir l’une des économies les plus ouvertes et les plus dérèglementées au monde et elle se classe continuellement parmi les trois meilleurs pays pour ce qui est de la transparence et de la facilité à y mener des affaires.

La Nouvelle-Zélande s’est engagée à réduire les obstacles commerciaux. Les droits de douane ont été systématiquement réduits et les contrôles quantitatifs des produits d’importation ont été éliminés. Près de 90 p. 100 des marchandises entrent en Nouvelle-Zélande en franchise de droits. Les marchandises canadiennes assujetties à des droits de douane font l’objet de taux préférentiels inférieurs à cinq pour cent.

Ce pays a un solide régime de biosécurité en place et tous les exportateurs de produits agricoles (de provenance animale ou végétale) doivent se conformer à des règles strictes établies par le ministère des Industries primaires.

Possibilités et défis propres aux secteurs

Défense et sécurité

Le ministère de la Défense nationale du Canada entretient une relation de coopération modeste en matière de matériel de défense, mais croissante avec le ministère de la Défense et les forces de défense de la Nouvelle-Zélande. Depuis 2001, la coopération entre le Canada et la Nouvelle-Zélande dans le secteur du matériel de défense est assurée sous les auspices d’un protocole d’entente sur la coopération en matière de défense qui stipule, entre autres, la détermination d’activités mixtes fondées sur les principes de normalisation et d’interopérabilité, un soutien réciproque appuyé par l’échange de renseignements sur le matériel de défense et le personnel ainsi qu’une entraide quant aux évaluations techniques, aux essais et aux épreuves. Des mécanismes bilatéraux supplémentaires favorisent une gamme d’autres activités de coopération en matière de défense entre le Canada et la Nouvelle-Zélande.

Compte tenu de l’engagement intergouvernemental solidement ancré dans le domaine de la défense et des nombreuses réussites passées de l’industrie canadienne en Nouvelle-Zélande, les entreprises canadiennes sont susceptibles de bénéficier d’un potentiel important de débouchés supplémentaires relativement à l’approvisionnement du ministère de la Défense et des forces de défense de la Nouvelle-Zélande.

Technologies de l’information et des communications (TIC)

Selon l’Office of International Data Corporation (OIDC) de la Nouvelle-Zélande, la valeur du marché des TIC de ce pays, qui comprend les dépenses des consommateurs et des entreprises, s’établissait à 11,5 milliards de dollars néo-zélandais, et les télécommunications en constituaient le volet le plus important, suivies des services de TI, du matériel et des logiciels.

Les connexions par fibre optique sont offertes de façon progressive au pays, mais les liaisons numériques asymétriques (ADSL) demeurent la connexion Internet la plus courante. Une augmentation considérable de la diffusion en continu de films a provoqué une congestion du réseau Internet de la Nouvelle-Zélande, dont les capacités sont limitées.

Le gouvernement néo-zélandais, qui considère les TIC comme un outil clé pour la transformation des services publics, a adopté une approche pangouvernementale en matière d’approvisionnement. Les fournisseurs canadiens peuvent donc profiter de la solide réputation du Canada dans le secteur des TIC.

Sciences de la vie

Le secteur des sciences de la vie est varié, mais porte généralement sur le secteur agricole (produits laitiers, viandes et poissons). Ce secteur, qui a de la difficulté à réunir des capitaux supérieurs à un million de dollars néo-zélandais, cherche à obtenir des sources de financement des États-Unis.

Le sous-secteur pharmaceutique est très petit. La Nouvelle-Zélande a adopté très tôt les TIC dans le secteur de la santé et possède des capacités notables grâce à des entreprises comme Orion Health. Des débouchés s’offrent aux fournisseurs de solutions du Canada alors qu’un nombre croissant d’organisations – qui vont des villages de retraités aux fournisseurs de soins de santé mentale en passant par les fournisseurs de services sociaux – mettent en œuvre des solutions de TIC pour assurer une meilleure gestion de l’information.

Le sous-secteur des produits neutraceutiques présente des débouchés pour les entreprises qui offrent de nouveaux produits ayant fait l’objet d’essais approfondis.

Pétrole et gaz

La Nouvelle-Zélande est un producteur de pétrole et de gaz en plein essor. Elle jouit d’une abondance de ressources naturelles et compte d’importantes zones encore inexplorées ainsi qu’un grand nombre de bassins éprouvés et frontaliers. Au cours des dernières années, la Nouvelle-Zélande est devenue une destination de choix pour les investisseurs, offrant d’importantes possibilités en matière de développement des ressources pétrolières et gazières. Le secteur, qui constitue la quatrième source de revenus d’exportation en importance du pays, est une industrie de 2,5 milliards de dollars. Bien que le secteur soit touché à l’heure actuelle par la baisse marquée des prix du pétrole et par une réduction des activités d’exploration et de production, il offre encore des possibilités d’investissement.

Les activités pétrolières et gazières en Nouvelle-Zélande se sont fortement accrues au cours des dernières années. En 2013 et 2014, l’offre annuelle de lots (« Block Offers ») organisée par le gouvernement national a donné lieu à l’émission de 25 licences d’exploration pétrolière. Avec un seul bassin de production et 17 autres bassins pratiquement inexplorés, la Nouvelle-Zélande offre de vastes possibilités d’investissement en zone côtière ou extracôtière et en eau profonde ou peu profonde.

Les offres de lots organisées au cours des dernières années ont contribué à la popularité accrue du marché néo-zélandais parmi les entreprises d’exploration et de production, y compris les entreprises canadiennes. À mesure que le champ de pétrole de la Nouvelle-Zélande continue de s’élargir, on prévoit que l’intérêt de l’industrie pour une vaste gamme de solutions d’approvisionnement en équipement, en services et en technologies augmentera également.

Technologies durables

La qualité, l’utilisation, le stockage et la gestion de l’eau sont des questions prioritaires du point de vue de la durabilité à long terme pour la Nouvelle-Zélande. La recherche de solutions environnementales se poursuit. Il y a toujours des débouchés pour ces solutions environnementales et les demandes accrues du secteur agricole ainsi que la fréquence plus élevée des sécheresses dans plusieurs régions du pays créent un potentiel pour des projets et des initiatives portant sur le traitement de l’eau et l’irrigation. Les fortes capacités du Canada dans les domaines de la gestion de l’eau, de la détection de fuites, du traitement de l’eau et des technologies de transformation des déchets en énergie conviennent au marché néo-zélandais. Toutefois, les conseils locaux font de plus en plus face à des contraintes financières qui pourraient avoir une incidence sur la nature et la mise en œuvre des projets de développement des infrastructures.

Les sous-secteurs de la production d’énergies renouvelables présentent également un potentiel d’expansion dans le marché. Au cours des deux dernières années, il y a eu une augmentation marquée des installations solaires photovoltaïques (PV) en Nouvelle-Zélande et des panneaux photovoltaïques canadiens se trouvent déjà sur le marché local. La Nouvelle-Zélande compte en plus 19 parcs éoliens et ce sous-secteur intéresse la plupart des sociétés énergétiques néo-zélandaises.

Négociations et accords majeurs

Partenariat transpacifique (PTP)

Le PTP est l’une des initiatives les plus ambitieuses et les plus compréhensives en matière d’accord commercial régional de l’Asie-Pacifique et servira à approfondir les liens commerciaux avec ce marché en essor rapide. Le PTP comprend actuellement les 12 pays suivants : l’Australie, Brunéi, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis, et le Vietnam, ce qui représente un marché total de presque 800 millions de personnes et un produit intérieur brut (PIB) de 28,5 billions de dollars.

Quelques événements commerciaux à ne pas manquer

  • Défense et sécurité
    • NZ Defence Industry Association Forum, les 17 et 18 novembre 2015, Wellington (Nouvelle-Zélande)
  • Technologies durables
    • Water New Zealand Annual Conference & Expo, Hamilton (Nouvelle-Zélande)
  • Sciences de la vie
    • Health Informatics New Zealand Conference, du 19 au 22 octobre 2015, Christchurch (Nouvelle-Zélande)
  • Pétrole et gaz
    • New Zealand Advantage and Petroleum Summit, mars 2016, Auckland (Nouvelle-Zélande)

Services de soutien

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Notes de bas de page

Notes de bas de page 1

Fonds monétaire international, avril 2015

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