Pérou
Plan d’accès aux marchés 2015-2017

CapitalePopulationSuperficie totaleMonnaie
Lima31,4 millions1 280 000 km²nuevo sol

L’importance du Pérou

Le Pérou est :

  • un marché prioritaire émergent au titre du Plan d’action sur les marchés mondiaux du Canada;
  • une destination pour des investissements canadiens totalisant plus de 10,2 milliards de dollars (2014). Les entreprises canadiennes sont principalement présentes dans le secteur de l’extraction (des minéraux et des hydrocarbures) et le secteur bancaire;
  • membre fondateur de l’Alliance du Pacifique, à laquelle le Canada participe de plus en plus à titre d’observateur;
  • un pays ciblé en matière d’aide au développement par le Canada;
  • l’une des économies d’Amérique latineNote de bas de page 1 connaissant la plus forte croissance;
  • le deuxième partenaire commercial bilatéral du Canada en Amérique du Sud et en Amérique centrale, après le Brésil et la troisième destination des investissements directs canadiens, après le Chili et le Brésil.

Le Pérou et le Canada sont des partenaires qui partagent des vues similaires sur la gouvernance, le commerce et le développement. Par ailleurs, le Pérou est un partenaire clé pour le Canada dans son engagement dans les Amériques, y compris dans des forums régionaux, comme l’Organisation des États américains (OEA) et le Sommet des Amériques, ainsi que pour des initiatives d’intégration économique, comme l’Alliance du Pacifique et le Partenariat transpacifique.

La politique étrangère du Pérou est pragmatique et cadre bien avec les objectifs du Canada, tout en étant centrée sur l’accroissement de la prospérité grâce à la promotion du commerce, des investissements et des échanges éducatifs. La relation entre les deux pays est aussi fortement marquée par un engagement envers la gestion responsable des ressources, la diversification économique, l’éducation, ainsi que la collaboration en matière de défense et de sécurité.

Le gouvernement péruvien a adopté une série de mesures de relance favorisant l’accroissement de l’investissement étranger. Il y a de nouveaux débouchés pour les entreprises et les établissements canadiens dans les secteurs minier, pétrolier et gazier, de la défense et de la sécurité, agricole et agroalimentaire, des infrastructures, de l’éducation et des sciences de la vie.

Contexte économique au Pérou

L’économie péruvienne a connu une croissance de 6,0 p. 100 en 2012, de 5,8 p. 100 en 2013, et de 2,4 p. 100 en 2014. Un retour à une croissance de l’ordre de 5 p. 100 d’ici 2016 est prévu. L’inflation a été faible au cours des dernières, soit de 2,8 p. 100 en 2013, et de 3,2 p. 100 en 2014. Toutefois, l’inflation a augmenté légèrement et se situe désormais à l’extérieur de la fourchette ciblée par la Banque centrale en 2014 (3,2 p. 100). Si l’essor économique a ralenti depuis 2013 en raison de conditions externes défavorables, d’un recul correspondant de la confiance nationale, et d’une baisse de l’investissement, l’approche pragmatique du Pérou pour attirer l’investissement privé et ses politiques fiscales et monétaires favorables au secteur privé continuent de stimuler la croissance économique.

Le Pérou a récemment annoncé plusieurs mesures de relance économique, particulièrement en juin et novembre 2014, et la Banque centrale a réduit son taux de référence d’un total d’un point de pourcentage (à 3,25 p. 100) depuis septembre 2013. Ces mesures macroénomiques, combinées à d’ambitieux projets d’infrastructure et à une production de cuivre croissante, devraient entraîner un dynamisme économique à la hausse jusqu’en 2018. On prévoit que la dette publique, estimée à 20,1 p. 100 du produit intérieur brut (PIB) en 2014, diminuera pour s’établir à 16,6 p. 100 du PIB d’ici 2019. En juillet 2014, Moody’s Investors a augmenté la cote de solvabilité du Pérou, la faisant passer de Baa2 à A3, en plus de prédire une perspective économique stable.

Pérou en chiffres (2014)
PIB224,2 milliards de dollars
PIB par habitant7 130 $
Croissance du PIB2,4 %
Inflation3,2 %
Taux de chômage6,0 %
Exportations de marchandises du Canada796,1 millions de dollars
Importations de marchandises du Canada3 028,5 millions de dollars
Exportations de services du Canadanon disponible
Importations de services du Canadanon disponible
Investissement étranger direct du Pérou au Canadaconfidentiel
Investissement direct du Canada au Pérou10 235 millions de dollars
Croissance potentielle annuelle de l’exportation à long terme4,8 %

Intérêt commercial du Pérou pour le Canada

Aperçu

Le Canada est déterminé à être un partenaire de choix à long terme dans les Amériques et continue de travailler avec le Pérou pour accroître les possibilités de commerce et d’investissement.

Les entreprises canadiennes font partie des investisseurs principaux des secteurs minier et bancaire du Pérou. Les entreprises canadiennes s’intéressent de plus en plus à d’autres secteurs, notamment ceux des hydrocarbures, de la défense et de la sécurité, de l’infrastructure et de la santé.

Les accords de libre-échange ainsi que de coopération dans le domaine du travail et sur l’environnement entre le Canada et le Pérou, entrés en vigueur en 2009, ont considérablement renforcé les relations commerciales entre les deux pays. Les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint les 3,8 milliards de dollars en 2014, soit une augmentation de 35 p. 100 par rapport au niveau de 2008. En 2014, les exportations canadiennes vers le Pérou se chiffraient à 796,1 millions de dollars et étaient constituées principalement de céréales (principalement le blé), de machinerie, de papier, de légumes (lentilles) ainsi que de machinerie et d’équipement électrique et électronique. Les importations canadiennes en provenance du Pérou se sont élevées à 3,0 milliards de dollars en 2014. Il s’agissait surtout de pierres et de métaux précieux (principalement de l’or), de minerai (principalement du plomb), de fruits (principalement du raisin), de graisses et d’huiles, et de légumes (principalement des asperges).

En juin 2014, le Pérou a grimpé au 35e rang sur 189 pays dans la catégorie de la facilité de faire des affaires selon le rapport annuel de la Banque mondiale Doing Business.

Facteurs à prendre en considération avant d’exporter

Le Canada a appuyé activement le retour à la démocratie au Pérou en 2001. Depuis, le Pérou et le Canada sont des partenaires aux vues similaires dans les forums multilatéraux qui s’occupent d’enjeux liés à la gouvernance et à la démocratie. Le Canada demeure un partenaire pour le développement économique et social du Pérou. Le Pérou se rapproche du Canada pour tirer parti de l’expertise de ce dernier dans certains domaines, comme la gestion responsable des ressources naturelles, l’amélioration des relations avec les peuples autochtones, l’éducation de la main-d’œuvre, la diversification économique, la capacité de gouvernance (ce qui comprend la transparence et la décentralisation), l’innovation ainsi que l’établissement de forces de sécurité professionnelles et respectées.

Le Canada et le Pérou entretiennent des relations commerciales plutôt exemptes d’obstacles. L’industrie canadienne plaide pour obtenir un accès au marché péruvien pour les petits ruminants (moutons, chèvres et embryons) et pour la volaille.

Les principaux partenaires du Pérou en matière de commerce et d’investissement sont les États-Unis, la Chine, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Brésil et le Canada.

Depuis 2012, le gouverneur général et le premier ministre du Canada, de même que de nombreux ministres, parlementaires, hauts fonctionnaires et experts canadiens, ont visité le Pérou, témoignant ainsi de la volonté du Canada d’entretenir cette relation grandissante. Le président Ollanta Humala Tasso et la première dame ont visité le Canada en avril 2014.

Possibilités et défis propres aux secteurs

Agriculture et aliments transformés

Les principaux produits agricoles et agroalimentaires canadiens exportés au Pérou sont le blé, les lentilles et les pois (près de 50 p. 100 des exportations totales). Alors que la classe moyenne poursuit son expansion rapide au Pérou, les possibilités pour les produits à valeur ajoutée, surtout les biens transformés, sont de plus en plus nombreuses. Des débouchés existent pour l'exportation de bœuf vers le Pérou et sont en hausse; les exportations de produits de porc connaissent aussi une croissance rapide alors que les Péruviens en consomment de plus en plus. En 2012, le Pérou et le Canada  ont conclu un accord pour permettre l’exportation de bétail et de bœuf canadiens vers le Pérou.

Défense et sécurité

Le Canada et le Pérou ont signé trois protocoles d’entente en matière de  défense depuis mars 2013. Depuis, le Canada a vu une forte augmentation de l’intérêt du gouvernement péruvien dans l’établissement d’une relation de défense plus étroite et d’une relation stratégique en approvisionnement de la défense avec la Corporation commerciale canadienne (CCC). Un certain nombre de contrats commerciaux d’une valeur approximative de 200 millions de dollars américains obtenus par l’intermédiaire de la CCC ont été signés. Ces histoires de réussite démontrent la rapidité et l’augmentation des contrats intergouvernementaux : plusieurs font l’objet de discussions et leur valeur s’élève à environ 400 millions de dollars américains.

Le Pérou cherche à peaufiner les politiques et les accords de compensation dans le cadre des contrats intergouvernementaux dans le secteur de la défense.

Éducation 

Alors que l’économie et la classe moyenne péruviennes continuent leur croissance, les Péruviens cherchent de plus en plus à poursuivre des études à l’étranger. Bien qu’il y ait un intérêt dans tous les programmes, la demande se concentre surtout dans les programmes linguistiques et les études supérieures. Le Canada est une destination possible pour les étudiants des cycles supérieurs du programme national de bourses du Pérou. Le Pérou fait la promotion de la recherche en science et technologie et de la formation technique, deux secteurs prometteurs pour la promotion de l’éducation canadienne.

Le Pérou est un pays prioritaire pour le Programme des futurs leaders dans les Amériques (PFLA), un outil clé de l’engagement du Canada dans la région. Le PFLA a pour objectif de créer des liens entre les établissements canadiens et les établissements d’attache des étudiants au Pérou par l’entremise de bourses d’études, de collaborations entre les établissements, de projets de recherche conjoints, et de mobilité académique. Cinquante bourses du PFLA ont été attribuées à des étudiants péruviens en 2015. De nouveaux accords entre établissements ont été signés entre CALDO (un consortium des plus grandes universités de recherche au Canada), le ministère de l’Énergie et des Mines du Pérou et CONCYTEC, leur Conseil de la science et de la technologie.

Technologies de l’information et des communications (TIC)

Le fondement économique solide et la croissance impressionnante du Pérou sont de bon augure pour l’expansion continue de l’industrie des TIC. La croissance sera forte pour les petites et moyennes entreprises (PME) qui investissent dans les technologies en vue d’exploiter au maximum leurs systèmes (logiciel sur mesure) et de devenir plus concurrentielles. Les principaux débouchés se trouvent dans la mise au point de logiciels, les communications IP et la connectivité. On constate également de plus en plus de créneaux particuliers dans des secteurs clés comme l’infrastructure, les sciences de la vie (construction d’hôpitaux, équipement médical et projets de cybersanté) ainsi que la sécurité.

Le matériel WiMAX (Worldwide Interoperability for Microwave Access) affiche une croissance considérable et s’impose comme l’outil essentiel pour combler le fossé numérique. De grands opérateurs internationaux de services cellulaires mettent en œuvre des plans visant à améliorer leur infrastructure, ce qui offre aux entreprises canadiennes des occasions particulières de sous-traitance. Le gouvernement du Pérou a accordé d’importants contrats pour l’expansion de la connectivité par fibre optique à l’échelle du pays, ce qui pourrait présenter des occasions d’affaires pour les fournisseurs et les prestataires de services canadiens. En outre, l’appui qu’apporte le gouvernement péruvien au secteur de la construction ainsi qu’à des projets en cours à Lima et dans les régions (p. ex. l’expansion des industries hôtelière et de la vente au détail) stimulera la demande pour des systèmes Wi-Fi sur mesure, du matériel ainsi que des produits axés sur la technologie IP.

Une concurrence féroce entre les fournisseurs asiatiques, américains et européens pourrait exister. Les PME canadiennes qui souhaitent développer le marché péruvien doivent s’assurer d’avoir la capacité d’exporter et être prêtes à consacrer des ressources continues pour tirer profit des possibilités croissantes au Pérou. 

Infrastructure

Le gouvernement péruvien applique le modèle des partenariats public-privé (PPP) pour mettre en œuvre une stratégie compréhensive qui comblera un manque de 50 milliards de dollars dans les projets d’infrastructure. Le Pérou accorde la priorité au développement de ses infrastructures de transport (routes, chemins de fer, ports et aéroports) afin d’accroître sa compétitivité et d’établir un réseau logistique qui intègre davantage l’Amérique latine à la région de l’Asie-Pacifique.

Le Pérou estime que le coût des projets d’infrastructure à l’étude dans le secteur des transports est de l’ordre de 7,3 milliards de dollars américains. En 2016, le ministère des Transports et des Communications prévoit de nouveaux investissements  complémentaires de plus de 17,7 milliards de dollars américains, dont la plupart se concrétiseront par des travaux publics et des PPP. ProInversion, une entreprise privée dont le but est la promotion des investissements,  devrait continuer de lancer de nouveaux projets sur le marché, dont un projet de transport urbain à grande échelle (les lignes de métro 3 et 4 à Lima), un projet de sept hôpitaux, et un projet d’expansion portuaire à El Callao qui pourrait susciter l’intérêt de l’industrie canadienne.

Lima s’est vu octroyée les Jeux panaméricains et parapanaméricains de juillet 2019. Selon des reportages, le budget initial de la ville s’élève à 712 millions de dollars américains, qui serviront surtout à construire les installations. Le coût pour le village des athlètes sera de 100 millions de dollars américains. La Chambre nationale de tourisme du Pérou prévoit des investissements atteignant 2,5 milliards de dollars américains dans le secteur de l’hébergement afin d’accroître la capacité hôtelière d’ici 2019.

La Stratégie de partenariat entre pays (EF 2012-2016) du Groupe de la Banque mondiale (Banque internationale pour la reconstruction et le développement, Société financière internationale, Agence multilatérale de garantie des investissements) a alloué un financement total de 1,95 milliard de dollars américains au Pérou. Le montant des prêts accordés dans le cadre de la Stratégie de pays (2012-2016) de la Banque interaméricaine de développement totalise 2,4 milliards de dollars américains. Ces deux montants sont destinés à des projets dans le secteur des infrastructures (transport, énergie, eau et services sanitaires).

Sciences de la vie 

Les sciences de la vie sont un secteur émergent au Pérou qui offre des débouchés précis pour les entreprises canadiennes des technologies de la santé. Les acheteurs péruviens ont aussi démontré un vif intérêt pour la télémédecine, les technologies de santé en ligne et la formation. Les grandes sociétés de soins de santé péruviennes privées investissent dans la conception, la construction et la rénovation de cliniques. Les contacts péruviens du secteur privé ont manifesté de l’intérêt pour les produits et l’expertise du Canada dans les nouvelles technologies médicales, la santé à distance (cliniques mobiles), ainsi que les constructions écologiques et la conception d’hôpitaux. Le Pérou a manifesté de l’intérêt pour les contrats intergouvernementaux d’approvisionnement en ambulances et en hôpitaux de campagne.

Exploitation minière

Le Pérou est le troisième producteur mondial de cuivre et d’argent et le quatrième producteur mondial de molybdène. Il est aussi le premier producteur d’or, de zinc, d’étain et de plomb en Amérique latine. Le secteur minier est l’un des principaux moteurs de possibilités au Pérou, non seulement pour les fournisseurs de biens, mais aussi pour les fournisseurs de services d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction. Il y a aussi des possibilités pour les experts-conseils dans les secteurs de la formation, de la surveillance et de l’évaluation des impacts sociaux et environnementaux.

Selon la Banque centrale du Pérou, le secteur de l’extraction minière (y compris le pétrole et le gaz) représentait 14,4 p. 100 du PIB et 58 p. 100 des exportations totales du Pérou en 2014. Les investissements se poursuivent dans ces secteurs : équipements pour les fonderies, exploration minière, les infrastructures et équipements miniers (p. ex. la machinerie lourde, comme les chargeuses frontales, les excavatrices et les niveleuses, les transporteurs à courroie, les équipements pour les usines de concentration et les camps miniers.).

Les problèmes environnementaux liés à l’exploitation minière, perçue ou réelle, sont l’une des causes principales de conflit social. Les entreprises opérant dans le secteur extractif du Pérou sont fortement encouragés à développer une politique compréhensive de responsabilité sociale de l’entreprise visant à renforcer les relations avec les communautés et à assurer les meilleures pratiques commerciales.

Le Canada est un investisseur de premier plan dans le secteur minier du Pérou : l’actif minier canadien était évalué à 6,3 milliards de dollars en 2013. Le Canada est perçu comme un chef de file dans ce domaine et il est hautement estimé pour son savoir-faire et ses technologies. La présence canadienne comprend 9 mines en production et 62 entreprises minières canadiennes, ainsi que de nombreux fournisseurs de biens et de services. La responsabilité sociale d’entreprise est un élément clé des activités canadiennes au Pérou et plusieurs entreprises canadiennes sont partenaires de projets locaux de développement.

Les entreprises d’extraction canadiennes continuent de déclarer avoir de la difficulté avec les processus de délivrance des permis et des licences. Elles sont confrontées à un manque généralisé de capitaux disponibles et à des retards dans le développement de nouveaux projets miniers. Toutefois, il est probable que l’environnement minier du Pérou s’améliora en 2016, alors que plusieurs mégaprojets devraient être entrepris.

Les enjeux liés à l’utilisation de l’eau par les entreprises minières sont l’une des principales causes de conflits et la majorité des entreprises investissent dans des programmes sociaux afin d’établir une relation de confiance et de bienveillance leur permettant d’exercer leurs activités tout au long des différentes étapes d’un projet minier. L’adoption en 2011 d’une loi sur les consultations préalables auprès des collectivités autochtones touchées n’a pas semblé être une source de préoccupation pour les entreprises étrangères, comme on s’y était déjà attendu. Le gouvernement péruvien continue de faire des progrès dans l’éradication de l’exploitation minière illégale et le Pérou a récemment entériné de nouvelles lois environnementales qui appuient et encouragent les investissements dans le secteur minier. Le ministère de l’Énergie et des Mines a pour objectif de simplifier les processus de délivrance des permis et des licences, en commençant par les hydrocarbures (surtout liés à l’exploration sismique), et il prévoit emboîter le pas avec les projets miniers et énergétiques.

Pétrole et gaz 

En 2013, le secteur des hydrocarbures représentait environ 13,49 p. 100 des exportations totales du Pérou, qui est un importateur net de pétrole. Environ le tiers seulement des réserves pétrolières du Pérou sont présentement exploitées, et le ministère de l’Énergie et des Mines du Pérou prévoit des investissements de 38,2 milliards de dollars américains dans le sous-secteur de l’énergie jusqu’en 2020, dont plus de 50 p. 100 sont destinés aux investissements dans les hydrocarbures. 

Sur le plan de l’équipement, la demande se concentre principalement sur les appareils de forage, les compresseurs, les pompes, les filtres, les turbines, les valves, les stations d’épuration, les réservoirs ainsi que les tuyaux et les raccords en alliage. Parmi les services les plus demandés, on retrouve les services géophysiques, le traitement des données sismiques, les technologies de forage directionnel, les services d’hélicoptères, la gestion des gaz corrosifs, la gestion des normes de sécurité industrielle, ainsi que la gestion du contrôle environnemental. Les possibilités pour la production, la transmission et la distribution d’électricité ont augmenté de façon spectaculaire, y compris les investissements dans l’électricité thermique, le retour de l’hydroélectricité et la promotion des énergies renouvelables. INGEPET, un important congrès sur les hydrocarbures, se tient à Lima tous les trois ans. Le Pérou est un important participant au GlobalPetroleum Show (GPS), qui se tient annuellement à Calgary.

Négociations et accords majeurs

Le Partenariat transpacifique (PTP)

Le PTP est l’une des initiatives les plus ambitieuses et les plus compréhensives en matière d’accord commercial régional de l’Asie-Pacifique et servira à approfondir les liens commerciaux avec ce marché en essor rapide. Le PTP comprend actuellement les 12 pays suivants : l’Australie, Brunéi, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis, et le Vietnam, ce qui représente un marché total de presque 800 millions de personnes et un produit intérieur brut (PIB) de 28,5 billions de dollars.

Accord Canada-Pérou sur le transport aérien 

L’Accord Canada-Pérou sur le transport aérien, qui permet d’effectuer davantage de liaisons aériennes entre les deux pays, au bénéfice des passagers et du fret, a été appliqué sur une base administrative depuis sa mise à jour en 2013 et il tient compte de l’expansion de la relation entre le Canada et le Pérou.

L’Accord de libre-échange Canada-Pérou (ALE) 

Cet accorda été signé en 2008 et est entré en vigueur en 2009. Dans le cadre de cet accord, les producteurs canadiens profitent de l’élimination des tarifs à l’exportation vers le Pérou. L’ALE favorise l’accès au marché dans les secteurs des services qui présentent un intérêt pour le Canada, notamment l’exploitation minière, l’énergie et les services professionnels. Les secteurs canadiens bancaire, de l’assurance et des valeurs mobilières bénéficient également d’un accès accru au marché péruvien.

Coopération de défense 

Le Canada a signé un certain nombre d’accords sur la coopération de défense avec le Pérou, dont un Protocole d’entente (PE) sur les relations de défense bilatérales signé par le ministre de la Défense du Pérou lors de sa visite au Canada en mars 2013; un PE pour faciliter l’approvisionnement en défense signé par la Corporation commerciale canadienne (CCC) et le ministère de la Défense du Pérou durant la visite au Pérou du Premier ministre Harper en mai 2013 et un PE entre la CCC et la Navy’s Industrial Manufacturing Agency (SIMA) signé le 25 juin 2014 dans le but de faciliter les transferts technologiques des entreprises canadiennes vers SIMA et le Pérou.

L’Accord de coopération en matière de travail Canada-Pérou 

Cet accord a été signé en 2008 et est entré en vigueur en 2009. L’Accord de coopération en matière de travail engage le Canada et le Pérou à faire appliquer leurs lois nationales en matière de travail, qui devrait inclure et protéger les droits et principes fondamentaux du travail, en particulier ceux énoncés dans la Déclaration de 1998 relative aux principes et droits fondamentaux au travail de l’Organisation internationale du travail (OIT). 

L’Accord Canada-Pérou sur l’environnement

Cet accorda été signé en 2008 et est entré en vigueur en 2009. L’Accord sur l’environnement engage les deux pays à accroître considérablement la protection de l’environnement, à appliquer leurs lois respectives en matière d’environnement et à ne pas assouplir ces dernières dans le but d’encourager le commerce et l’investissement.

La Convention Canada-Pérou en matière d’impôts sur le revenu 

Cette convention a été signée en 2001 afin d’éviter la double imposition et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôt sur le revenu et sur les capitaux. 

Perspectives de développement au Pérou

Le Pérou est un pays ciblé en matière d’aide au développement par le Canada dont le budget pour le programme bilatéral s’élevait à environ 24,5 millions de dollars pour 2013-2014, y compris 16,7 millions de dollars en projets bilatéraux. Le programme du Pérou, qui vise à réduire la pauvreté dans un pays plus démocratique et inclusif, est conforme aux priorités en matière de politique étrangère du Canada parce qu’il appuie deux priorités thématiques soit favoriser une croissance économique durable et assurer l’avenir des enfants et des jeunes.

Les entreprises canadiennes au Pérou offrent un exemple d’exploitation responsable des ressources naturelles et de programmes novateurs de responsabilité sociale des entreprises. L’ambassade du Canada au Pérou a diffusé une boîte à outils pour l’exploitation minière inspirée du Guide sur l’exploration et l’exploitation minières pour les communautés autochtones de Ressources naturelles Canada, afin de mieux faire connaître le secteur minier et le cycle de vie des projets miniers. Le Canada a investi plus de 90 millions de dollars dans des projets visant à améliorer la capacité de gouvernance des ressources naturelles du Pérou, et le programme canadien de développement du gouvernement contribue grandement à créer un climat d’investissement favorable, tout en contribuant à la réduction de la pauvreté et à l’inclusion sociale.

Quelques événements commerciaux à ne pas manquer

  • Extraction
    • Oil & Gas Show, Lima (15-17 novembre 2015)
    • Congrès de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs de 2016, Toronto (6-9 mars 2016)
    • Global Petroleum Show (GPS), Calgary (7-9 juin 2016)
  • Défense
    • SITDEF PÉROU (Dates à être déterminées)
    • CANSEC (Dates à être déterminées)
  • Technologie de l’information
    • EXPOTIC 2015, 19-21 novembre 2015

Services de soutien

  • Service des délégués commerciaux au Pérou : Le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC) offre des renseignements sur les marchés étrangers, une introduction aux principaux réseaux, des conseils pour la réduction des coûts et des risques, un service de dépannage pour les problèmes commerciaux et du soutien sur le terrain.
  • Ambassade du Canada au Pérou et en Bolivie : Les Bureaux du gouvernement du Canada à l’étranger offrent divers services, y compris des services consulaires.
  • Exportation et développement Canada (EDC) : Grâce à ses représentants qui partagent les locaux de l’ambassade du Canada au Pérou, EDC peut offrir une connaissance du marché, une assurance au crédit, des garanties bancaires, un financement des acheteurs étrangers, une assurance contre les risques politiques, et un soutien aux investissements étrangers et aux sociétés étrangères affiliées.
  • Ministère de la Défense nationale : L’attaché de défense du Canada (ADC) à l’ambassade du Canada en Colombie est accrédité pour le Pérou.
  • Corporation commerciale canadienne (CCC) : La CCC fournit de l'aide en matière de contrats entre gouvernements.

À moins d’indication contraire, les renseignements ont été fournis par le Ambassade du Canada au Pérou. Ce document n’est pas destiné à fournir des conseils précis et ne devrait pas être invoqué en tant que tel. Il est conçu comme un aperçu seulement. Aucune action ou décision ne devrait être prise sans une recherche approfondie indépendante et des conseils professionnels concernant l’objet spécifique de cette action ou décision. Bien qu’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD) ait fait des efforts raisonnables pour s’assurer que l’information contenue dans ce document est exacte, le MAECD n’en garantit pas l’exactitude, l’actualité ou l’exhaustivité. Ce document ou une partie de celui-ci peut devenir obsolète à tout moment. Il est de la responsabilité de l’utilisateur de vérifier toute information contenue dans ce document avant de s’appuyer sur de telles informations. Le MAECD n’est pas responsable de quelque manière que ce soit pour toute perte ou dommage causé par ou résultant de toute imprécision, inexactitude ou omission dans l’information contenue dans le présent document. Ce document ne constitue pas et n’est pas destiné à fournir un avis en matière d’investissement, ni un conseil juridique ou fiscal. Pour obtenir un avis en matière d’investissement, ou un conseil juridique ou fiscal, veuillez consulter un professionnel qualifié.

Notes de bas de page

Notes de bas de page 1

Aux fins du présent document, l’Amérique latine exclut le Mexique.

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