Singapour
Plan d’accès aux marchés 2015-2017

CapitalePopulationSuperficie totaleMonnaie
Singapour5,5 millions700 km²

dollar de Singapour (SGD)


L’importance de Singapour

Singapour est :

  • un marché émergent priorisé au titre du Plan d’action sur les marchés mondiaux du Canada;
  • l’un des marchés les plus dynamiques, libéralisés et favorables aux affaires dans le monde, au sein d’une économie de près de 5,5 millions d’habitants, dont le PIB a dépassé 359,5 milliards de dollars en 2014;
  • un membre de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), qui formait, en 2014, un marché régional affichant un PIB de plus de 2,3 billions de dollars américains et comptant au-delà de 625 millions de personnes;
  • un centre financier mondial, comptant le deuxième port le plus achalandé du monde ainsi que le sixième aéroport le plus achalandé.

L’économie novatrice de Singapour est un pôle pour les finances, les transports, l’éducation, les sciences de la vie, la fabrication de pointe et la recherche et développement (R‑D). Le Singapour possède une main-d’œuvre qualifiée, des infrastructures efficaces, de solides mesures de protection de la propriété intellectuelle et une bonne gouvernance d’entreprise, ainsi qu’un milieu favorable aux affaires. L’excellence des infrastructures de transport de Singapour attire toujours plusieurs touristes et frets. En raison de sa proximité des grands marchés régionaux et de son contexte très attrayant pour exercer des activités commerciales, cette ville-État rivalise avec Hong Kong et Sydney à titre de lieu d’implantation de sièges sociaux régionaux.

Contexte économique à Singapour

Forte d’une croissance économique qui, selon les prévisions, devrait se situer entre 2,0 et 4,0 p. 100 en 2015, Singapour continue à prendre de l’essor à un rythme relativement robuste par rapport à la plupart des autres marchés avancés. De plus, en tant que porte d’entrée sur la Chine, l’Inde et la région du sud-est asiatique, Singapour continue à offrir aux entreprises canadiennes plusieurs possibilités d’accès aux chaînes de valeur régionales. En outre, ses fonds souverains disposent de capitaux d’investissements estimés à 250 milliards de dollars.

La Monetary Authority of Singapore (MAS) (autorité monétaire de Singapour) prévoit une cible d’inflation oscillant entre 0,05 et 1,5 p. 100 en 2015. La MAS prédit que la cible d’inflation décroîtra davantage avant d’augmenter à la fin de et durant l’année 2016.

Singapour en chiffres (2014)
PIB340,0 milliards de dollars
PIB par habitant62 160 $
Croissance du PIB2,9 %
Inflation1,0 %
Taux de chômage2,0 %
Exportations de marchandises du Canada1 308,7 millions de dollars
Importations de marchandises du Canada1 155,0 millions de dollars
Exportations de services du Canada921 millions de dollars
Importations de services du Canada1 774 millions de dollars
Investissement étranger direct de Singapour au Canada695 millions de dollars
Investissement direct du Canada en Singapour2 963 millions de dollars
Croissance potentielle annuelle de l’exportation à long terme4,0 %

Intérêt commercial de Singapour pour le Canada

Aperçu

En 2014, la valeur des échanges bilatéraux de marchandises du Canada avec Singapour s’est établie à 2,5 milliards de dollars, soit une hausse de 8,4 p. 100 par rapport à l’année précédente. De 2013 à 2014, les exportations canadiennes de marchandises vers Singapour ont augmenté de 34,3 p. 100, atteignant 1,3 milliard de dollars. Ces exportations étaient principalement composées de machinerie, de pierres et métaux précieux, de produits aérospatiaux ainsi que de machinerie et de matériel électrique et électronique. En revanche, les importations canadiennes de marchandises en provenance de Singapour ont reculé de 11,0 p. 100 en 2014, pour passer à 1,2 milliard de dollars. La machinerie, divers produits chimiques ainsi que la machinerie et le matériel électrique et électronique représentaient les principales importations.

Singapour est la deuxième destination en importance en Asie du Sud-Est des investissements directs canadiens à l’étranger (IDE). Le stock d’IDE au Canada en provenance de Singapour s’élevait à 695 millions de dollars à la fin de 2014, ce qui représente une diminution de 11,8 p. 100 par rapport à l’année précédente, tandis que le stock d’investissements directs canadiens à Singapour dépassait 2,96 milliards de dollars, soit une hausse de 4,3 p. 100 depuis 2013. Le commerce de services entre le Canada et Singapour s’est établi à environ 2,7 milliards de dollars en 2014, les exportations canadiennes de services vers Singapour totalisant 921 millions de dollars alors que les importations de services en provenance de Singapour ont presque atteint 1,8 milliard de dollars.

Les entreprises canadiennes continueront de trouver d’importants débouchés dans les domaines des opérations bancaires et financières, des sciences biomédicales, du génie aérospatial, de l’électronique, des technologies de l’information et des communications (TIC), des aliments et boissons, des soins de santé et des médias. Il est à noter que l’infrastructure canadienne de gaz naturel liquéfié (GNL) présentera des possibilités d’investissement pour Singapour et d’autres pays asiatiques au cours des années à venir. On prévoit également l’ouverture d’un nombre croissant de débouchés pour les entreprises canadiennes dans les secteurs de l’agriculture, des aliments et boissons et des TIC. Les projets de construction prévus à Singapour se poursuivent (construction commerciale, résidentielle et industrielle), permettant à un certain nombre d’entreprises canadiennes de réaliser des percées dans ce marché extrêmement concurrentiel.

Facteurs à prendre en considération avant d’exporter

La Banque mondiale a de nouveau déclaré que Singapour était l’endroit où il était le plus facile d’y faire des affaires en 2014. Les multinationales sont toujours attirées par les solides assises de la ville-État, y compris le climat favorable aux affaires, l’excellente infrastructure, les liens commerciaux avec les principales économies du monde, l’appareil judiciaire efficace, le faible taux d’imposition, le bassin de talents considérable, la stabilité politique et la grande capacité d’adaptation de l’économie. En outre, le gouvernement offre de nombreux incitatifs pour stimuler l’investissement dans la ville-État, notamment par l’entremise de son Economic Development Board (Conseil de développement économique).

Le coût d’exploitation à Singapour étant relativement élevé, les entreprises canadiennes envisageant d’établir un bureau à Singapour ont intérêt à faire preuve de prudence. Les locaux dans les emplacements privilégiés sont chers et les coûts de location par bail de bureaux sont parmi les plus élevés en Asie. La république insulaire dépend aussi fortement de la main-d’œuvre étrangère et affronte une pénurie aiguë de travailleurs semi-spécialisés et non qualifiés. La rémunération des cols blancs subit des pressions à la hausse. Cette situation est aggravée par la concurrence que se livrent les multiples multinationales et acteurs régionaux présents à Singapour.

Étant donné son rôle historique de porte d’entrée sur l’Asie du Sud-Est, Singapour exerce une influence considérable au sein de la région. Singapour a également accordé beaucoup d’attention à l’Amérique latine et à l’Afrique, où elle voit un rôle croissant pour ses entreprises.

Les principaux salons commerciaux de l’Asie se tiennent à Singapour. Ils portent sur les secteurs de l’alimentation, de l’aérospatiale et de la défense, des TIC, des technologies propres (l’eau) et de l’infrastructure. Ces salons offrent des possibilités aux entreprises canadiennes de rencontrer d’éventuels clients éventuels susceptibles de déboucher sur la création de liens interentreprises.

Possibilités et défis propres aux secteurs

Aérospatiale

Singapour est un pôle mondial de l’aviation et un chef de file régional dans les domaines de l’entretien, de la réparation et de la révision (MRO), de la fabrication et de la R-D aérospatiale. L’industrie aérospatiale enregistre un taux de croissance moyen de 12 p. 100 depuis 1990. Singapour consacre de 5 à 6 p. 100 de son PIB annuel, soit de 8 à 10 milliards de dollars, à des dépenses aérospatiales et militaires et, selon les estimations, le secteur aérospatial (commercial et militaire) bénéficie de plus de 50 p. 100 de ce budget total. Singapour est impatiente de moderniser et de faire croître son industrie aérospatiale et fabrique désormais de petits véhicules aériens sans pilote (UAV) à l’intention de chaînes d’approvisionnement mondiales.

Étant donné la centaine d’entreprises aérospatiales sises à Singapour qui fournissent des services de MRO et de fabrication aérospatiaux, les possibilités offertes aux entreprises canadiennes comprennent ce qui suit : l’approvisionnement en pièces et composants, la mise à niveau de l’avionique, l’offre de compétences spécialisées, les services d’éducation et de formation, et les services de MRO. Les exploitants locaux et régionaux de lignes aériennes et transporteurs à faibles coûts ont aussi besoin d’aéronefs nouveaux et usagés ainsi que de services de MRO après-vente. La construction, par Singapour, de ses quatrième et cinquième aérogares ainsi que d’une nouvelle base aérienne militaire offre aux entreprises canadiennes des possibilités sur le plan de l’approvisionnement de toute une panoplie de produits et de services aéroportuaires : produits de communication et de sécurité, systèmes et services de contrôle de la circulation aérienne, radar, télévision en circuit fermé ainsi que systèmes et services intelligents. Une soixantaine d’entreprises canadiennes ont récemment participé au Singapore Airshow (salon de l’aéronautique) de 2014 et cherchent activement à développer des débouchés commerciaux à Singapour et dans la région.

Les fabricants aérospatiaux mènent des activités très lucratives à Singapour et dans la région depuis des décennies et ont, par conséquent, établi des bases et des relations solides en plus de développer une stratégie de marque efficace qui pourrait s’avérer difficile à surmonter. Parallèlement, du côté des services de MRO, deux entreprises locales bien implantées dominent le marché et cultivent des partenariats solides avec les fabricants d’équipement original. Des investissements et des alliances stratégiques représenteraient donc l’option la plus viable pour les entreprises canadiennes.

Agriculture et aliments transformés

Singapour est une ville-État riche et cosmopolite qui ne compte pratiquement aucune industrie agricole nationale et qui se caractérise par le revenu disponible élevé et les préférences haut de gamme de ses consommateurs. Son marché relativement libre et son statut d’initiateur de nouvelles tendances dans la région sont contrebalancés par une concurrence mondiale vive pour approvisionner le marché et y occuper une position dominante.

Singapour importe 90 p. 100 des aliments dont elle a besoin de plus de 160 paysNote de bas de page 1 et se qualifie comme un marché potentiel pour une large gamme de produits agroalimentaires, de boissons et de poissons et fruits de mer canadiens de qualité. En 2014, le Canada a exporté vers Singapour pour 131,9 millions de dollars de produits agroalimentaires ainsi que de poissons et fruits de mer, soit plus du double qu’il y a cinq ans. Le Canada occupe également une position d’approvisionnement dominante dans divers créneaux à Singapour, notamment en ce qui concerne le soja, l’huile de canola, le sirop d’érable, le vin de glace, les pommes frites, les huîtres creuses du Pacifique et le homard de l’Atlantique.

Singapour est l’endroit de choix en Asie-Pacifique pour les commerçants mondiaux de céréales et de marchandises, qui tirent parti des liaisons régionales solides dont s’est dotée la ville-État pour pénétrer les marchés de l’Asie du Sud-Est et des marchés plus éloignés. Le Canada entretient des liens solides avec ces entreprises étant donné qu’il constitue une source importante de céréales, d’oléagineux et de légumineuses à graines pour la région de l’Asie-Pacifique.

Les entreprises canadiennes devront toutefois relever certains défis dans ce marché, notamment un cadre de réglementation rigoureux et prudent à l’égard des aliments importés, les problèmes de logistique liés à la distance éloignée du marché et les coûts associés à l’obligation de regrouper les expéditions.

L’accès au marché de Singapour dont jouissent les exportateurs canadiens de bœuf est présentement limité à la viande de bœuf désossé provenant de bêtes âgées de moins de 30 mois. En 2014, les exportations de bœuf canadien vers Singapour se chiffraient à presque 600 000 dollars.

Défense et sécurité

La République de Singapour a toujours fait de la défense et la sécurité nationales une priorité absolue. Cette ville-État investit continuellement de 4 à 5 p. 100 de son PIB dans son budget de défense et a bâti une force de défense grâce à ses biens et ses capacités technologiques. En 2014, le montant qu’elle a consacré à la défense s’est élevé à environ 11,19 milliards de dollars. Sur le plan de la sécurité, environ 3,73 milliards de dollars ont été consacrés cette même année aux services de sécurité du ministère des Affaires intérieures, y compris la police, la garde côtière et l’autorité chargée de l’immigration et des points de contrôle. Singapour a augmenté ses dépenses en matière de défense et de sécurité, tout comme ses voisins régionaux.   

L’engagement annuel du gouvernement à l’égard du budget de défense et de sécurité offre de nombreux débouchés à l’industrie canadienne. En effet, on s’attend à ce que l’approvisionnement futur de Singapour en matière de produits, d’équipement, de systèmes et de services fiables de haute technologie comprenne les éléments suivants : navires de transport et engins de débarquement pour les chars de combat principaux Leopard, remplacement de corvettes lance-missiles de classe Victory, remplacement de Hercules C‑130 et avions ravitailleurs, avion de patrouille maritime Fokker, nouveaux hélicoptères pour remplacer les Super Pumas et Cougars, avions d’attaque interarmées de type F-35, véhicules aériens sans pilote de plus grande taille, véhicules de combat d’infanterie (pour remplacer les véhicules V200), sous-marins, simulateurs d’entraînement, robots, construction d’une nouvelle base aérienne (nécessitant du matériel lié au fonctionnement d’un aéroport militaire), systèmes de communications, matériel de surveillance, système de télévision en circuit fermé aux fins du renseignement, matériel de radiographie, capacités en matière de cybersécurité et de cyberguerre, équipement et services, protection des données et protection du réseau.   

Le défi principal auquel sont confrontées les entreprises canadiennes de défense et de sécurité est la concurrence bien établie par les États-Unis, Israël, le Royaume-Uni, l’Union européenne et l’Australie. Ces compétiteurs ont souvent profité d’accords de libre-échange bilatéraux ou d’accords sur la défense, la sécurité et l’approvisionnement avec Singapour. 

Un certain nombre d’entreprises canadiennes dans le secteur de la défense sont actives sur le marché de Singapour, y compris General Dynamics Canada, Bombardier Aéronautique, CAE, L-3 Wescam, Magellan Aerospace, MacDonald Dettwiler and Associates, Inuktun, Micropilo, Wade Antenna, Davis Engineering, NovAtel, Smiths Detection, Newcon Optik, C4I Consulting, Soucy, OSI Maritime Systems, I Omniscient, Fortem et d’autres. Singapore Technologies (ST) Engineering Group of Companies, qui appartient en grande partie à l’État, entretient des liens étroits avec les forces armées de Singapour. Un partenariat industriel avec ST est presque obligatoire pour les entreprises étrangères qui souhaitent faire des affaires à Singapour.

Éducation

Le système d’éducation de calibre mondial à Singapour offre des possibilités de collaboration en R-D et de partenariats entre les institutions scolaires des deux pays. Ce système éducatif singapourien offre également aux établissements canadiens la possibilité de recruter des étudiants singapouriens. Pôle régional, Singapour est reconnue à l’échelle internationale pour la qualité de son enseignement et attire de ce fait les talents les plus prometteurs des quatre coins de l’Asie et du monde qui s’y rendent pour étudier et faire de la recherche. Le gouvernement a investi massivement dans des parcs de recherche spécialisée, comme Biopolis et Fusionopolis, en vue de créer un milieu de recherche dynamique. Les étudiants singapouriens sont d’excellents candidats pour aller étudier à l’étranger, étant donné leurs moyens financiers et leurs aptitudes scolaires. La part de marché du Canada demeure faible par rapport à celle des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Australie, qui ont une présence continue et de longue date à Singapour.

Services financiers 

Le nombre d’institutions financières étrangères et d’institutions extraterritoriales et non bancaires a considérablement augmenté, la ville-État accueillant actuellement plus de 600 institutions financières. Le succès que remporte Singapour à titre de centre financier s’explique en partie par son réseau d’infrastructures bien développé, y compris un réseau de communications efficace, la stabilité du gouvernement, son cadre juridique bien établi et son organisme de réglementation financière renommé, la Monetary Authority of Singapore (MAS) (Autorité monétaire de Singapour).

Les entreprises canadiennes peuvent tirer parti de leur présence à Singapour pour accéder à des débouchés dans l’ensemble de la région, en particulier dans la gestion de patrimoine, les services bancaires aux grandes entreprises, les TIC liées aux services financiers et les services d’assurance. Le grand nombre d’entreprises offrant des services financiers dans un marché fortement développé signifie que les nouveaux venus à Singapour doivent offrir des solutions des plus avantageuses pour être concurrentiels.

Technologies de l’information et des communications (TIC)

Les TIC forment un élément essentiel du développement économique de Singapour. De nombreuses industries, dont l’éducation, les soins de santé, la fabrication, le tourisme et les finances, mettent à profit les TIC pour développer leurs activités. L’engagement pris par Singapour de se transformer en « nation intelligente » au moyen d’une série d’initiatives visant à améliorer la vie de ses citoyens, dont une prestation plus efficace de services publics et la facilitation de la vie au quotidien, ouvre des possibilités importantes dans le secteur des TIC. Ces projets englobent une foule d’applications, allant de la construction d’une infrastructure de base résiliente fournissant une information d’actualité à l’accroissement de l’accessibilité à la connectivité à haute vitesse sur le territoire.

Plusieurs multinationales ont fait de Singapour un nœud essentiel de leurs réseaux internationaux tandis que d’autres y ont établi des bureaux de TI mondiaux pour diriger leurs opérations internationales. Les investissements continus de Singapour dans le développement de son infrastructure de TIC créent un large éventail d’occasions d’affaires pour les entreprises canadiennes. Malgré la taille réduite de cet État insulaire et la forte concurrence exercée par d’autres vendeurs étrangers, Singapour n’en demeure pas moins un marché important dans le secteur des TIC pour les entreprises cherchant à élargir leur présence dans la région d’Asie-Pacifique.

Pétrole et gaz

Les importations asiatiques de gaz naturel liquéfié (GNL) ont représenté 76 p. 100 du commerce mondial de GNL en 2013 selon le Rapport sur les perspectives à moyen terme dans le marché du gaz de 2014 de l’Agence internationale de l’énergie. Singapour est l’un des plus importants pôles de commerce pétrolier dans le monde et les compagnies de gaz naturel ont également commencé à établir des pupitres de négociations dans ce pays.

Il y a cinq ans, Singapour ne comptait que quelques négociateurs de GNL. Elle compte aujourd’hui plus de 20 entreprises commerciales distinctes dans ce domaine, étant donné qu’elle tente de miser sur son emplacement géographique et intellectuel pour devancer ses concurrents et devenir le premier pôle du commerce de GNL en Asie. Singapour suit donc avec intérêt les derniers développements concernant le GNL au Canada.

Malgré le fait que Singapour n’est pas un producteur de pétrole ni de gaz, de nombreuses entreprises du secteur pétrolier et gazier s’établissent également à Singapour pour tirer parti de l’emplacement stratégique du pays afin de répondre aux besoins de gros producteurs de pétrole et de gaz, comme l’Indonésie et la Malaisie. Ces entreprises doivent toutefois affronter une concurrence féroce à Singapour et une pénurie de travailleurs qualifiés et expérimentés. Selon le Singapore Economic Development Board (Conseil de développement économique de Singapour), Singapour est le premier acteur mondial pour les appareils de forage pétrolier et gazier et les navires hauturiers de ravitaillement. Le pays détient 70 p. 100 du marché mondial de plateformes de forage autoélévatricesNote de bas de page 2. Les possibilités de partenariat et de collaboration à Singapour, incluant dans le domaine de la R-D, pourraient augmenter de pair avec le développement du transport maritime, du forage pétrolier et de l’infrastructure dans l’Arctique.

Le GNL est un carburant clé utilisé pour générer plus de 90 p. 100 de l’électricité de Singapour. Tous les approvisionnements en gaz de Singapour ont été acheminés par pipeline de la Malaisie et de l’Indonésie, mais le nouveau terminal de GNL de Singapour sera en mesure de gérer les importations en provenance du monde entier. Ce nouveau terminal peut traiter six millions de tonnes par an et des plans sont en place pour un quatrième réservoir, ce qui portera la capacité à au moins neuf millions de tonnes par an d’ici 2017. Le terminal possède également la capacité de recharger le GNL d’autres navires afin de l’envoyer ailleurs dans la région.

Services professionnels

En tant que centre des affaires de haut calibre, Singapour est également un partenaire commercial important du Canada dans le secteur des services. En 2014, la valeur des échanges de services entre les deux pays a atteint environ 2,7 milliards de dollars. Les exportations canadiennes de services vers Singapour se sont chiffrées à 921 millions de dollars en 2014, une hausse de 4,7 p. 100 par rapport à l’année précédente, tandis que les importations canadiennes de services provenant de Singapour se sont chiffrées à près de 1,8 milliard de dollars cette même année, une augmentation de 4,6 p. 100. Un nombre important d’entreprises mondiales de services professionnels sont présentes à Singapour pour répondre aux besoins en matière de services juridiques et administratifs, de gestion et de ressources humaines des nombreuses multinationales qui s’y trouvent. De nombreuses entreprises considèrent Singapour comme un point d’entrée vers les marchés d’Asie du Sud-Est ou d’Asie en général.    

Il existe des débouchés pour les entreprises de services professionnels et les conseillers en gestion qui souhaitent aider les entreprises sur le plan de l’élaboration de stratégies et du développement des affaires. Grâce à sa primauté du droit et ses systèmes réglementaires stricts, Singapour est un centre régional bien établi en matière de services juridiques. De plus, Singapour se taille une place de plus en plus importante pour le règlement des dossiers commerciaux internationaux. Le nombre de dossiers internationaux traités par des institutions d’arbitrage a plus que doublé au cours des cinq dernières années. En août 2008, le gouvernement de Singapour a annoncé la libéralisation du secteur des services juridiques. Les cabinets d’avocats étrangers peuvent ainsi recevoir une licence afin que les avocats qualifiés qu’ils embauchent puissent pratiquer le droit singapourien dans les secteurs permis.

Technologies durables 

Singapour est un pôle des technologies propres en Asie, d’où l’importance des activités de R-D, de mise au banc d’essai et de commercialisation de solutions technologiques propres, en particulier dans les domaines de la sécurité énergétique et de l’eau. Singapour se concentre fortement sur le potentiel de l’énergie photovoltaïque solaire et a désigné les technologies de réseau intelligent comme une priorité importante. D’autres sous-secteurs qui présentent un grand intérêt pour Singapour comprennent les bâtiments écologiques, la pile à combustible/électro-voltaïque et la gestion des déchets. Le Singapore Economic Development Board (Conseil de développement économique de Singapour) accorde des incitatifs fiscaux et des mesures d’encouragement à la réinstallation pour favoriser les activités de mise en marché à Singapour et dans la région.

Les responsables du parc Clean Tech One, un incubateur de technologies propres axé sur la commercialisation des exportations des entreprises internationales, sont impatients d’établir un partenariat avec le Canada. Compte tenu des mesures solides de protection de la propriété intellectuelle et des conditions favorables de production et de logistique, Singapour peut servir de tremplin vers la Chine, l’Inde, l’Indonésie et les autres pays de l’Asie du Sud-Est. Le Canada est réputé comme un « chef de file de l’industrie écologique » à Singapour et le gouvernement et des partenaires commerciaux singapouriens s’intéressent aux capacités canadiennes en ce qui concerne les piles à combustible et électro-voltaïques, les biocarburants de deuxième génération, les applis liées à l’énergie solaire, la gestion des déchets ainsi que l’énergie nucléaire et la réglementation dans ce domaine.

Négociations et accords majeurs

Le Partenariat transpacifique (PTP)

Le PTP est l’une des initiatives les plus ambitieuses et les plus compréhensives en matière d’accord commercial régional de l’Asie-Pacifique et servira à approfondir les liens commerciaux avec ce marché en essor rapide. Le PTP comprend actuellement les 12 pays suivants : l’Australie, Brunéi, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis, et le Vietnam, ce qui représente un marché total de presque 800 millions de personnes et un produit intérieur brut (PIB) de 28,5 billions de dollars.

Accord sur les marchés publics (AMP) de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)

La version révisée de l’Accord sur les marchés publics est entrée en vigueur le 6 avril 2014. L’Accord complète la version originale de l’accord de 1994 en ouvrant davantage de débouchés sur les marchés commerciaux. Les entreprises canadiennes profiteront de cet accord révisé qui leur donne un plus large accès aux marchés publics des autres parties à l’Accord pour une gamme de biens et de services.

La Convention sur la double taxation

Le protocole modifiant la Convention entre le Canada et la République de Singapour tendant à éviter les doubles impositions a été signé à Singapour le 29 novembre 2011 et est entré en vigueur le 31 août 2012. Le protocole met à jour et renforce les dispositions relatives à l’échange de renseignements fiscaux pour lutter contre l’évasion fiscale à l’échelle internationale.

Accord de libre-échange Canada-Singapour

Les négociations pour un accord de libre-échange Canada-Singapour sont en suspens. Le lancement des négociations bilatérales avec Singapour en vue d’un accord de libre-échange a été annoncé en octobre 2001. Huit rondes de négociations ont eu lieu entre janvier 2002 et août 2007. Les négociations relatives au Partenariat transpacifique (voir plus haut) sont l’occasion pour le Canada et Singapour de consolider leurs relations commerciales.

Accord de transport aérien (ATA)

L’ATA entre le Canada et Singapour a été conclu en 2007 et appliqué sur le plan administratif. Ce genre d’accord a pour objet de faciliter la circulation des passagers et du fret ainsi que de favoriser le commerce, les investissements, le tourisme et les rapports entre les personnes.

Accord sur les technologies de l’information (ATI) de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC)

La République de Singapour est l’une des signataires de l’ATI originel de l’OMC conclu à la Conférence ministérielle de l’OMC de 1996 et elle participe aux négociations visant à l’élargir. En vertu de celui-ci, Singapour élimine tous les droits de douane sur tous les produits visés, notamment les produits de télécommunications et leurs pièces, les produits d’ordinateurs et leurs pièces, les semi-conducteurs et les circuits intégrés. Singapour prend part aux négociations en cours pour élargir la portée des produits et de l’adhésion à l’Accord.

Quelques événements commerciaux à ne pas manquer

  • TIC
    • CommunicAsia/BroadcastAsia, Singapour, annuel, en juin
  • Aérospatiale
    • Singapore Airshow (salon de l’aéronautique), bisannuel, février 2016
    • MRO Asia - Pacific – Singapore (entretien, réparation révision), annuel, novembre 2015
  • Technologies durables
    • Singapore International Water Week (semaine internationale de l’eau à Singapour), bisannuel, juillet 2016
  • Agriculture et aliments transformés
    • Promotion des produits alimentaires canadiens dans les 49 supermarchés Cold Storage, annuel
    • Food and Hotel Asia (foire commerciale de l’industrie alimentaire et de l’hôtellerie), bisannuel, avril 2016

Services de soutien

À moins d’indication contraire, les renseignements ont été fournis par le Haut-commissariat du Canada à Singapour. Ce document n’est pas destiné à fournir des conseils précis et ne devrait pas être invoqué en tant que tel. Il est conçu comme un aperçu seulement. Aucune action ou décision ne devrait être prise sans une recherche approfondie indépendante et des conseils professionnels concernant l’objet spécifique de cette action ou décision. Bien qu’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD) ait fait des efforts raisonnables pour s’assurer que l’information contenue dans ce document est exacte, le MAECD n’en garantit pas l’exactitude, l’actualité ou l’exhaustivité. Ce document ou une partie de celui-ci peut devenir obsolète à tout moment. Il est de la responsabilité de l’utilisateur de vérifier toute information contenue dans ce document avant de s’appuyer sur de telles informations. Le MAECD n’est pas responsable de quelque manière que ce soit pour toute perte ou dommage causé par ou résultant de toute imprécision, inexactitude ou omission dans l’information contenue dans le présent document. Ce document ne constitue pas et n’est pas destiné à fournir un avis en matière d’investissement, ni un conseil juridique ou fiscal. Pour obtenir un avis en matière d’investissement, ou un conseil juridique ou fiscal, veuillez consulter un professionnel qualifié.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Allocution inaugurale de M. Mohamad Maliki Bin Osman, ministre d’État, ministère du Développement national et de la Défense, à l’International Conference on Asian Food Security 2014 (Conférence internationale sur la sécurité alimentaire asiatique de 2014).

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Note de bas de page 2

https://www.edb.gov.sg/content/edb/fr/industries/industries/marine-offshore-engineering.html

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