Corée du Sud
Plan d’accès au marché 2015-2017

CapitalePopulationSuperficie totaleMonnaieLangues
Séoul50,22 millions100 210 km²won sud-coréen (KRW)Coréen

Importance de la Corée du Sud

La Corée du Sud représente :

  • un marché émergent désigné comme prioritaire dans le Plan d’action sur les marchés mondiaux du Canada;
  • la douzième économie mondiale et un pays dont la croissance est remarquable; depuis 1980, le PIB de la Corée du Sud affiche un taux de croissance annuel de 6,5 p. 100 en moyenne; l’économie du pays, dynamique et axée sur l’exportation, se chiffre à 1,26 billion de dollars (2014);
  • un important partenaire du Canada sur le plan du commerce de marchandises (au septième rang à l’échelle mondiale et au troisième rang en Asie, après la Chine et le Japon); en 2014, la valeur du commerce bilatéral entre les deux pays était près de 11,5 milliards de dollars;
  • l’un des marchés les plus dynamiques et avancés de l’Asie, avec une population très instruite de 50 millions d’habitants et un PIB par habitant de plus de 25 000 dollars;
  • le neuvième pays consommateur d’énergie en importance dans le monde, dont 96 p. 100 des besoins énergétiques ont été comblés par des importations en 2014.

La Corée du Sud est un partenaire commercial de plus en plus important pour le Canada. L’Accord de libre-échange Canada-Corée (ALECC), qui est entré en vigueur le 1er janvier 2015, constitue le premier accord de libre-échange du Canada dans la région de l’Asie-Pacifique et une passerelle pour les entreprises canadiennes vers cette région dynamique et en plein essor. Sur le plan économique, on estime que l’ALECC fera augmenter de 1,7 milliard de dollars le PIB du Canada et entraînera une hausse de plus de 30 p. 100 des exportations canadiennes vers la Corée du Sud. Les possibilités associées à l’ALECC sont vastes et avantageuses pour un éventail de secteurs d’activités d’un océan à l’autre.

Au cours des trois années à venir, les principales priorités en vue de l’avancement des intérêts commerciaux du Canada en Corée du Sud comprendront des efforts pour attirer davantage d’investissements sud-coréens au Canada et pour encourager, surtout dans les secteurs de l’infrastructure et de la technologie de l’information et des communications, la formation de partenariats entre des entreprises canadiennes et des chaebols (grands conglomérats sud-coréens) dans des pays tiers afin de s’intégrer à leurs chaînes de valeur mondiales. De plus, les chaebolsde la Corée du Sud cherchent des possibilités d’investissement à l’étranger, ce qui crée des opportunités pour les entreprises canadiennes dans les secteurs de l’exploitation minière, du pétrole et du gaz, des technologies durables, de l’automobile et des sciences de la vie.

Contexte économique en Corée du Sud

Ces dernières années, la croissance en Corée du Sud a été plus faible qu’elle ne l’était avant la crise financière mondiale de 2008. On prévoit une croissance du PIB de 3,4 p. 100 en 2014 et de 3,6 p. 100 en 2015 — soit en deçà du taux moyen de croissance de 5,1 p. 100 enregistré par ce pays entre 2000 et 2008. Cette baisse s’explique en partie par la dette élevée des ménages, la faiblesse de la consommation intérieure, le ralentissement économique en Chine (le principal partenaire commercial de la Corée du Sud) et la concurrence accrue des exportations japonaises.

Pour soutenir la croissance, les autorités sud-coréennes ont récemment adopté des politiques monétaire et budgétaire expansionnistes. En juillet 2014, le gouvernement a mis en place un programme de stimulation de 40 milliards de dollars pour 2014-2015, auquel se sont ajoutées des mesures supplémentaires de 4 milliards de dollars en octobre 2014 (pour une valeur totale qui correspond à environ 3,4 p. 100 du PIB). Malgré ces récentes mesures de stimulation budgétaire, la dette publique totale de la Corée du Sud, à 34,3 p. 100 du PIB, demeure relativement modeste par rapport à celle d’autres pays.

Afin de soutenir encore davantage la croissance, la banque centrale de la Corée du Sud, la Banque de Corée, a abaissé le taux d’intérêt à deux reprises en 2014, le faisant passer de 2,5 p. 100 en août à 2 p. 100 en octobre, ce qui représente le taux le plus faible depuis 2010.

La Corée du Sud en chiffres
PIB (milliards $)1 344
PIB par habitant ($)26 763
Croissance du PIB (%)3,0
Inflation (%)1,3
Taux de chômage (%)3,1
Exportations canadiennes de marchandises (millions $)4 186,6
Importations canadiennes de marchandises (millions $)7 250,8
Exportations canadiennes de services (millions $)778
Importations canadiennes de services (millions $)356
Investissement direct de la Corée du Sud au Canada (millions $)4 946
Investissement direct du Canada en Corée du Sud (millions $)534
Croissance potentielle des exportations à long terme (%)2,2

Intérêt commercial de la Corée du Sud pour le Canada

Aperçu

En 2014, le Canada a exporté pour près de 4,2 milliards de dollars de marchandises vers la Corée du Sud, principalement du minerai, des huiles et combustibles minéraux, de la machinerie et de la pâte de bois. Le minerai a constitué le principal produit exporté par le Canada en Corée du Sud en 2014, pour des exportations d’une valeur supérieure à 1 milliard de dollars. La même année, le Canada a importé pour près de 7,3 milliards de dollars de marchandises de la Corée du Sud, principalement des véhicules, de la machinerie, ainsi que du matériel et de la machinerie électrique et électronique. La Corée du Sud est aussi le troisième pays d’origine en importance des étudiants internationaux au Canada.

À la fin de 2013, le stock total d’investissements directs bilatéraux s’élevait à 5,5 milliards de dollars, les investissements directs sud-coréens au Canada s’établissant à 4,95 milliards de dollars, et les investissements directs canadiens en Corée du Sud, à 534 millions de dollars.

Accord de libre-échange Canada-Corée

Signé le 22 septembre 2014, l’Accord de libre-échange Canada-Corée (ALECC) est le premier accord de libre-échange du Canada dans la région de l’Asie-Pacifique et il constitue une passerelle pour les produits canadiens vers cette vaste région. L’ALECC, entré en vigueur le 1er janvier 2015, devrait faire augmenter de 1,7 milliard de dollars le PIB du Canada et entraîner une hausse de 32 p. 100 des exportations canadiennes vers la Corée du Sud.

Parmi les résultats les plus tangibles de l’ALECC, mentionnons la suppression à grande échelle des droits de douane dans tous les secteurs, y compris ceux s’appliquant aux biens industriels, aux produits agricoles et agroalimentaires, aux poissons et fruits de mer ainsi qu’aux produits forestiers et aux produits du bois à valeur ajoutée. Près de 90 p. 100 des exportations actuelles du Canada vers la Corée du Sud ont été exemptées des droits de douane dès l’entrée en vigueur de l’ALECC, et une petite fraction des autres le deviendront graduellement.

L’ALECC englobe aussi presque tous les autres volets des échanges commerciaux entre le Canada et la Corée du Sud. Des dispositions détaillées et ambitieuses relatives au secteur de l’automobile offrent aux fabricants automobiles du Canada un accès équivalent à celui de leurs principaux concurrents et, dans certains cas, un meilleur accès. L’ALECC ouvre encore plus l’accès au marché pour les fournisseurs canadiens de services dans des domaines tels que les services professionnels, environnementaux et commerciaux, et prévoit des engagements relatifs à l’admission temporaire parmi les plus ambitieux jamais convenus par la Corée du Sud dans un de ses accords de libre-échange. Les dispositions sur les marchés publics de l’ALECC placeront les entreprises canadiennes sur un pied d’égalité avec leurs concurrents, ou dans une position plus avantageuse, en vue d’accéder au marché de l’approvisionnement du gouvernement sud-coréen, dont la valeur est estimée à environ 105 milliards de dollars annuellement.

L’ALECC comporte aussi des dispositions sur les investissements, les mesures sanitaires et phytosanitaires, la propriété intellectuelle, les services de télécommunications et le commerce électronique. Par ailleurs, des chapitres consacrés exclusivement à l’environnement et au travail contiennent des dispositions de fond relatives à ces sujets. L’ALECC prévoit des dispositions rigoureuses pour entraîner la réduction ou la suppression des mesures non tarifaires nuisant à l’accès au marché des exportateurs et des investisseurs, qui sont renforcées par des mécanismes assurant un règlement rapide et efficace des différends. Enfin, l’ALECC offre aux entreprises canadiennes actives dans les domaines des ressources naturelles, de la fabrication, de l’infrastructure et des biens d’équipement un certain nombre de possibilités d’accès à des chaînes de valeur régionales et mondiales par l’entremise des chaebols sud-coréens, dont bon nombre sont des chefs de file mondiaux dans leurs secteurs respectifs.

Le chapitre de l’ALECC sur la propriété intellectuelle comprend des règles précises et transparentes à cet égard qui protégeront les Canadiens titulaires de droits d’auteur, de brevets ou de droits de propriété industrielle et commerciale en Corée du Sud. Les dispositions d’exécution rigoureuses de l’ALECC permettront d’assurer que les titulaires de droits de propriété intellectuelle canadiens peuvent faire des affaires en Corée du Sud en toute sécurité.

Principaux facteurs à prendre en considération avant d’exporter

Malgré l’ouverture grandissante de l’économie sud-coréenne, il subsiste certaines facettes de l’économie coréenne qui entravent l’accès au marché. Il est probable que le gouvernement sud-coréen continue de protéger les produits actuels ou futurs des chaebols sud-coréens contre les produits qui leur font directement concurrence. Par conséquent, le Canada s’efforce en priorité de travailler avec les organismes de réglementation du gouvernement sud-coréen sur les effets de l’approche protectionniste adoptée dans les décisions touchant les politiques et la réglementation.

En février 2015, le ministre du Commerce international Ed Fast a dirigé une mission commerciale multisectorielle en Corée du Sud pour souligner l’ampleur des possibilités qu’offre ce marché et les avantages que procure l’ALECC aux entreprises canadiennes. De telles missions commerciales constituent l’un des moyens adoptés par le gouvernement du Canada pour soutenir les entreprises canadiennes, et en particulier les PME, dans leurs efforts pour étudier les possibilités, ouvrir des portes et réussir à l’étranger.

Possibilités et défis propres aux secteurs

Agriculture et aliments transformés

En Corée du Sud, la demande d’aliments de grande qualité est en croissance. Actuellement, la Corée du Sud importe 60 p. 100 des aliments consommés sur son territoire. Comme le Canada fournit seulement 2 p. 100 du volume des importations alimentaires en Corée du Sud, le potentiel des produits canadiens sur ce marché est considérable, surtout en ce qui concerne les céréales, les oléagineux, le suif, le bœuf, le porc, les fruits de mer et les aliments transformés. La croissance des exportations dans ce secteur dépend de la mise en œuvre complète de l’ALECC : une fois que les périodes de suppression progressive des droits seront terminées, des débouchés pour les exportateurs canadiens de produits agricoles et agroalimentaires s’ouvriront puisque seront supprimés les droits de douane et instaurées des conditions de concurrence équitables par rapport aux partenaires avec lesquels la Corée du Sud a des accords de libre-échange en vigueur. Une fois qu’il aura été mis en œuvre dans son intégralité, l’ALECC supprimera les droits de douane sur plus de 97 p. 100 des exportations de produits agricoles et agroalimentaires du Canada vers la Corée du Sud, ce qui conférera un accès préférentiel aux produits agricoles et agroalimentaires canadiens, dont le bœuf, le porc, le canola et les céréales.

Produits de consommation

Le marché de la vente au détail en Corée du Sud est l’un des plus importants en Asie. Le marché offre d’importants débouchés aux entreprises canadiennes dans les sous-secteurs suivants : vêtements et chaussures de plein air, articles de luxe, articles de sport et de loisir. L’ALECC crée de nouveaux débouchés pour les exportateurs canadiens de produits de consommation grâce à la suppression des droits de douane, mettant ainsi le Canada sur un pied d’égalité avec les partenaires d’accords de libre-échange actuels de la Corée du Sud. Par exemple, les droits de douane de la Corée du Sud sont supprimés sur les articles de sport, les textiles et les vêtements et les cosmétiques. De plus, l’ALECC procure aux exportateurs, aux investisseurs et aux fournisseurs de services un accès stratégique à des chaînes de valeur régionales et mondiales. Il sert aussi de tremplin pour renforcer la compétitivité des entreprises canadiennes dans la région.

Défense et sécurité

La Corée du Sud est dotée d’une industrie de pointe en matière de fabrication de défense, qui produit une large gamme d’équipements militaires pour une clientèle nationale et internationale. À la suite de l’approbation par le gouvernement sud-coréen, en septembre 2014, de l’achat de 40 avions de combat interarmées F-35A, la Corée du Sud est devenue le troisième client militaire étranger en importance de ce programme, après Israël et le Japon. Le Canada est membre du consortium de développement de cet avion de combat interarmées, composé de neuf pays partenaires. Ainsi, de nombreux fournisseurs canadiens participent comme sous-traitants à la production de la flotte mondiale de F-35 — dont les avions de la Corée du Sud. En général, l’activité de l’industrie canadienne en Corée du Sud est modeste. Toutefois, des entreprises se spécialisant en produits électroniques et équipements de communication, en hélicoptères, en appareils d’imagerie thermique et de vision de nuit et en véhicules sous-marins télécommandés y ont été actives.

Éducation

En vertu de l’ALECC, les fournisseurs de services d’enseignement du Canada profitent d’un meilleur accès au marché de la formation et de l’enseignement commercial, ce qui comprend les services d’enseignement privé et aux adultes et les services de formation en compétences professionnelles. La Corée du Sud est la troisième source en importance d’étudiants internationaux au Canada. Le Canada a aussi réussi à attirer un bon nombre d’élèves sud-coréens de la maternelle à la 12e année. De nombreux débouchés existent sur le marché des études postsecondaires.

Foresterie et produits du bois

Actuellement, avec des exportations vers ce pays d’une valeur de près de 570 millions de dollars en 2013, la Corée du Sud représente le quatrième marché en importance pour les produits forestiers et les produits du bois à valeur ajoutée du Canada. Le Canada est le troisième fournisseur en importance de bois d’œuvre résineux de la Corée du Sud, après le Chili et la Russie. La Corée du Sud importe environ 90 p. 100 des produits du bois consommés sur son territoire, ce qui ouvre d’énormes débouchés aux exportateurs canadiens. Les politiques écologiques du gouvernement de la Corée du Sud, dont celles portant sur le logement durable, créent des occasions prometteuses de promouvoir le bois canadien comme matériel de construction écologique sûr, moderne et économique. Les cloisons et les murs légers de remplissage de bois et les toits en bois présentent un bon potentiel sur le marché sud-coréen en raison de leurs caractéristiques écologiques, de leur coût concurrentiel et de leur rapidité et facilité de construction. Des murs de remplissage de bois commencent à être utilisés dans des immeubles en béton et à poteaux et à poutres, et dans des hanoks, maisons en bois traditionnelles. Par conséquent, les segments de marché des édifices à appartements et des immeubles commerciaux sont considérés comme porteurs de croissance pour les producteurs canadiens de produits du bois.

L’ALECC ouvrira encore plus l’accès au marché des produits forestiers et du bois à valeur ajoutée du Canada comme le bois d’œuvre, le contreplaqué et les panneaux de lamelles orientées. Depuis l’entrée en vigueur de l’ALECC le 1er janvier 2015, la Corée du Sud a supprimé les droits de douane sur près de 58 p. 100 des produits forestiers et 85 p. 100 de toutes les exportations. Tous les autres droits de douane sur les exportations canadiennes seront supprimés d’ici 10 ans.

Technologie de l’information et des communications (TIC)

Dans la Stratégie axée sur le commerce d’intégration du Canada pour la TIC, la Corée du Sud a été désignée comme un marché prioritaire. La Corée du Sud est un fabricant important de TIC et renferme une grande clientèle ayant une forte propension d’investissement dans les innovations de TIC, surtout dans les domaines des télécommunications, du divertissement et de la conception de jeux. Les entreprises canadiennes de TIC peuvent saisir des occasions importantes en formant des partenariats avec des entreprises coréennes afin de profiter de leurs chaînes de valeur mondiales. La croissance rapide des services mobiles de quatrième génération en Corée du Sud offre aussi des possibilités de participation au développement de nouvelles technologies sans fil et de services de réseau. Enfin, le taux de pénétration des téléphones intelligents en Corée du Sud (établi à 73 p. 100 de la population, soit le taux le plus élevé du monde) en fait un marché extraordinaire pour les développeurs de jeux et les producteurs de divertissements numériques du Canada.

En supprimant les droits de douane sur tous ces produits, l’ALECC crée de nombreuses possibilités d’accès au marché dans le secteur de la TIC, notamment pour les appareils électriques d’amplification du son, certains vidéoprojecteurs, les caméras, les pièces d’appareils de transmission et les conducteurs électriques (les droits de douane peuvent aller actuellement jusqu’à 13 p. 100). De plus, l’ALECC facilitera le déplacement de professionnels spécialisés, notamment les concepteurs et les ingénieurs en logiciel, les programmeurs informatiques, les développeurs de médias interactifs et d’autres professionnels du secteur de la technologie, pour que ces professionnels puissent exécuter des contrats sur le marché sud-coréen. Grâce à l’ALECC, les fournisseurs canadiens de produits et services liés à la TIC profitent d’un accès sûr et prévisible aux marchés d’approvisionnement visés des organismes centraux du gouvernement sud-coréen, soit les marchés dont la valeur est supérieure à 100 millions de wons sud-coréens (environ 100 000 dollars).

Exploitation minière

La Corée du Sud manque de ressources minérales internes et dépend principalement des importations pour répondre à ses besoins. Elle a désigné le Canada comme l’un de ses pays prioritaires pour l’établissement de coentreprises dans le secteur de l’exploitation minière. Même si la Corée du Sud est le huitième marché en importance du Canada sur le plan des exportations de produits de base, le Canada ne figure pas parmi les 10 fournisseurs de ressources minérales les plus importants de la Corée du Sud. Par exemple, le charbon canadien ne représente que 12 p. 100 du charbon importé en Corée du Sud, même s’il s’agit de l’exportation la plus importante du Canada vers la Corée du Sud. Les investissements directs sud-coréens au Canada représentent donc jusqu’à présent le principal moteur des échanges dans ce secteur, puisque la Corée du Sud détient des participations d’une valeur de 2 milliards de dollars dans le secteur canadien de l’exploitation minière. Il serait possible d’accroître encore les investissements directs sud-coréens au Canada et de favoriser les projets conjoints Canada-Corée du Sud en vue de l’exploitation de minéraux dans des pays tiers.

En supprimant les droits de douane sur toutes les exportations canadiennes, y compris l’aluminium, le fer, l’acier, le nickel, les métaux non ferreux, les pierres et métaux précieux et les autres produits minéraux, l’ALECC crée de nombreuses possibilités d’accès au marché pour le secteur canadien des métaux et minéraux. Depuis l’entrée en vigueur de l’ALECC, 98,7 p. 100 des lignes tarifaires visant les métaux et les minéraux sont devenues exemptes de droits de douane, et tous les autres droits seront supprimés d’ici cinq ans (les droits actuels peuvent atteindre 8 p. 100).

Pétrole et gaz

La Corée du Sud importe environ 97 p. 100 des ressources nécessaires pour répondre à ses besoins énergétiques. Étant donné la croissance de la demande intérieure en Corée du Sud, surtout la demande de gaz naturel, les entreprises d’État et les conglomérats privés cherchent à réaliser des projets conjoints de mise en valeur de l’énergie à l’étranger, notamment en Colombie-Britannique et en Alberta. Comme dans le secteur de l’exploitation minière, l’investissement direct étranger au Canada constitue le principal moteur des échanges dans ce secteur. D’autres possibilités existent pour accroître l’investissement direct étranger de la Corée du Sud dans l’exploration et la mise en valeur des ressources, et dans l’infrastructure de traitement et de valorisation.

Le Canada est bien placé pour répondre à la demande croissante d’énergie de la Corée du Sud, et l’ALECC crée de nouvelles occasions d’affaires pour les exportateurs canadiens de pétrole et de gaz. Le gaz naturel liquéfié (GNL), auparavant assujetti à des droits de douane de 3 p. 100, est désormais exempt de droits. La Corée du Sud a également supprimé les droits de douane sur plus de 88 p. 100 des exportations canadiennes de produits pétroliers, et tous les autres droits de douane seront supprimés d’ici cinq ans. À l’heure actuelle, le Canada n’exporte pas de GNL en Corée du Sud, mais l’accès en franchise de droits accordé au GNL et à d’autres produits sera de plus en plus important pour les entreprises canadiennes au fil du temps. De plus, l’ALECC procure aux investisseurs du Canada et de la Corée du Sud plus de certitude, de transparence et de protection pour leurs investissements.

En 2013, la Corée du Sud était le deuxième importateur en importance de gaz naturel (après le Japon), le quatrième importateur en importance de charbon et le cinquième importateur en importance de pétrole brut. De plus, sa capacité de production nucléaire (qui comprend quatre réacteurs CANDU) était cette année-là la cinquième dans le monde. Pour la Corée du Sud, le Canada est susceptible de représenter un partenaire clé pour assurer sa sécurité énergétique.

Technologies durables

Dans la Stratégie axée sur le commerce d’intégration du Canada pour les technologies durables, la Corée du Sud a été désignée comme un marché prioritaire. Afin de réduire sa dépendance à l’égard des importations d’énergie, la Corée du Sud a investi 35 milliards de dollars dans la mise en valeur de sources d’énergie renouvelable, dont 20 milliards de dollars ont été affectés à ses chaebols. De plus, le gouvernement sud-coréen a imposé une norme relative au portefeuille d’énergie renouvelable afin d’obliger les producteurs d’énergie à chercher des ressources renouvelables pour répondre aux nouveaux besoins. Des débouchés considérables s’offrent donc aux entreprises canadiennes en vue d’intégrer les chaînes de valeur mondiales des entreprises sud-coréennes en les faisant bénéficier de l’expertise canadienne dans des domaines tels que le captage et le stockage du carbone, le traitement des eaux et les piles à hydrogène et à combustible.

L’ALECC crée de nouveaux débouchés considérables pour le secteur canadien des technologies durables en venant supprimer les droits de douane et placer ainsi le Canada sur un pied d’égalité avec les partenaires d’accords de libre-échange actuels de la Corée du Sud. Une fois qu’il aura été mis en œuvre dans son intégralité, l’ALECC entraînera la suppression des droits de douane sur tous les produits de technologies durables (pompes, mélangeurs, dispositifs de filtrage de l’eau, systèmes de production d’énergie éolienne et solaire, panneaux pour chauffe-eau solaires, etc.).

Accords commerciaux

Accord de transport aérien « Ciel ouvert » entre le Canada et la Corée 

Un accord sur le transport aérien a été signé en septembre 2014 par le Canada et la Corée du Sud dans le but de faciliter le transport aérien de passagers et de marchandises. Les accords sur le transport aérien jouent un rôle important pour ce qui est d’améliorer les connexions internationales pour les Canadiens.

Accord de libre-échange Canada-Corée (ALECC)

Le 11 mars 2014, le premier ministre du Canada Stephen Harper et la présidente de la Corée du Sud Park Geun-hye ont annoncé la conclusion des négociations de l’Accord de libre-échange Canada-Corée (ALECC) et ont exprimé leur intention de voir l’accord entrer en vigueur le plus rapidement possible. Le 12 juin 2014, le ministre du Commerce international Fast a déposé le texte de l’accord final au Parlement. Le 22 septembre 2014, le premier ministre Harper et la présidente Park ont assisté à la signature de l’ALECC lors de la visite d’État de cette dernière au Canada. À cette occasion, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté commune de procéder rapidement à la mise en œuvre de l’accord. L’ALECC est entré en vigueur le 1er janvier 2015.

Accord sur les marchés publics de l’OMC

La Corée du Sud est en voie de ratifier l’Accord sur les marchés publics (AMP) révisé de l’OMC. L’AMP est entré en vigueur le 6 avril 2014 pour les parties qui l’ont ratifié (notamment le Canada). L’AMP est entré en vigueur le 6 avril 2014 pour les parties qui l’ont ratifié (notamment le Canada). Faisant fond sur l’AMP original de 1994, l’accord révisé prévoit un accès accru aux marchés publics de certaines économies clés, dont la Corée du Sud. Les entreprises canadiennes auront désormais un meilleur accès au secteur des marchés publics d’autres parties à l’AMP, et ce, pour un large éventail de biens et de services, en particulier à l’échelle infranationale. Selon les estimations de l’OMC, la valeur totale des nouveaux débouchés découlant de l’accès accru aux marchés prévu dans l’AMP révisé sera de l’ordre de 80 milliards à 100 milliards de dollars.

Accord sur les technologies de l’information de l’OMC 

La Corée du Sud figure parmi les signataires originaux de l’Accord sur les technologies de l’information (ATI) de l’OMC, conclu lors de la conférence ministérielle de l’OMC de 1996, et participe également aux négociations portant sur l’élargissement de cet accord. En tant que signataire, la Corée du Sud offre un accès en franchise de droits à tous les produits visés par l’ATI, notamment les produits de communications et leurs composants, les produits informatiques et leurs composants, les semiconducteurs et les circuits intégrés.

Événements sectoriels à ne pas manquer

  • Agriculture et aliments transformés
    • Food & Hotel Asia, avril 2016, Singapour
  • Éducation
    • Salon de l’éducation au Canada, novembre 2015
  • Technologie de l’information et des communications (TIC)
    • G-Star (salon sur les jeux vidéo), novembre 2015, Busan (Corée du Sud)
  • Technologies durables
    • World Hydrogen Technologies Convention (congrès mondial des technologies associées à l’hydrogène), octobre 2015, Sydney (Australie)

Services de soutien

Service des délégués commerciaux en Corée du Sud : Le Service des délégués commerciaux fournit des renseignements sur les marchés internationaux, facilite l’accès à des réseaux clés, prodigue des conseils sur la réduction des coûts et des risques, aide à la résolution de problèmes et apporte un soutien sur le terrain.

Ambassade du Canada en Corée : Les bureaux du gouvernement du Canada à l’étranger offrent un éventail de services, notamment des services consulaires.

Exportation et développement Canada (EDC) : Depuis son siège social à Ottawa, EDC appuie les entreprises canadiennes qui envisagent de faire des affaires en Corée du Sud ou sont déjà actives sur ce marché.

Ce document n’est pas destiné à fournir des conseils précis et ne devrait pas être invoqué en tant que tel. Il est conçu comme un aperçu seulement. À moins d’indication contraire, les renseignements ont été fournis par l’ambassade du Canada en Corée du Sud. Aucune action ou décision ne devrait être prise sans une recherche approfondie indépendante et des conseils professionnels concernant l’objet spécifique de cette action ou décision. Bien qu’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD) ait fait des efforts raisonnables pour s’assurer que l’information contenue dans ce document est exacte, le MAECD n’en garantit pas l’exactitude, l’actualité ou l’exhaustivité. Ce document ou une partie de celui-ci peut devenir obsolète à tout moment. Il est de la responsabilité de l’utilisateur de vérifier toute information contenue dans ce document avant de s’appuyer sur de telles informations. Le MAECD n’est pas responsable de quelque manière que ce soit pour toute perte ou dommage causé par ou résultant de toute imprécision, inexactitude ou omission dans l’information contenue dans le présent document. Ce document ne constitue pas et n’est pas destiné à fournir un avis en matière d’investissement, ni un conseil juridique ou fiscal. Pour obtenir un avis en matière d’investissement, ou un conseil juridique ou fiscal, veuillez consulter un professionnel qualifié.