Une sorte de Foreign Office : 1909-1939

Contrarié par l'accumulation des dossiers canado-américains qui occupent une grande partie de son temps, l'ambassadeur britannique à Washington, James Bryce, laisse entendre en 1908 que le Canada a besoin d'une « sorte de Foreign Office ». Le premier ministre sir Wilfrid Laurier reprend l'idée et crée un petit ministère des Affaires extérieures en juin 1909. Ses successeurs Robert Borden et W.L. Mackenzie King en assurent eux-mêmes la direction, et le Ministère joue un rôle important dans les pas que fait Ottawa au cours des deux décennies suivantes pour que le Canada prenne en main son rôle dans le monde.

Sir Joseph Pope 1) Un des premiers défenseurs de la création d'un ministère distinct pour coordonner les « affaires extérieures » du Canada, sir Joseph Pope est le premier sous-secrétaire du Ministère de 1909 à 1925.
(Source : William James Topley/Bibliothèque et Archives Canada, PA-110845)

L'édifice de l'Est du Parlement. 2) L'Administration centrale du Ministère a occupé l'édifice de l'Est du Parlement de 1914 à 1973. (Source : Bibliothèque et Archives Canada, PA- 009423) 


La souveraineté de l'Arctique. 3) Comme c'est le cas aujourd'hui, les questions transfrontalières, telles que la souveraineté de l'Arctique, figuraient parmi les priorités du nouveau Ministère. (Source : Vancouver Province, 1er février 1912)

La Conférence impériale de guerre tenue à Londres en 1917. 4) Le premier ministre et secrétaire d'État aux Affaires extérieures, sir Robert Borden (assis, quatrième à partir de la gauche), à la Conférence impériale de guerre tenue à Londres en 1917. Les sacrifices consentis par les Canadiens au cours de la Première Guerre mondiale poussent Borden à vouloir exercer une plus grande autorité sur la politique étrangère du Canada.
(Source : Bibliothèque et Archives Canada, C-000241)

M. Skelton (à gauche) est en route pour l'Europe avec Lester B. Pearson. 5) O.D. Skelton est devenu le deuxième sous secrétaire du Ministère lorsqu'il s'est joint à celui-ci en 1925. Il a alors amorcé la mise en place d'un service extérieur professionnel. Ici, M. Skelton (à gauche) est en route pour l'Europe au début des années 1930, accompagné d'une de ses premières recrues, le jeune Lester B. Pearson. (Source : Bibliothèque et Archives Canada, PA-117595)

La délégation du Canada à la Conférence impériale de 1926. 6) La délégation du Canada à la Conférence impériale de 1926 tenue à Londres a contribué à ce que les anciennes colonies britanniques obtiennent le droit de déterminer leur politique étrangère et d'avoir leurs propres missions à l'étranger. De gauche à droite : le ministre de la Justice Ernest Lapointe, le premier ministre et secrétaire d'État aux Affaires extérieures W.L. Mackenzie King, l'industriel Vincent Massey et le haut-commissaire au Royaume-Uni Peter Larkin. (Source : Bibliothèque et Archives Canada, C-001690)

Le personnel de la légation canadienne à Tokyo en 1929. 7) Le Ministère a ouvert des missions à Washington, Genève et Tokyo dans les années 1920. Sur cette photo, le personnel de la légation canadienne à Tokyo en 1929, en grande tenue diplomatique. De gauche à droite : K.P. Kirkwood, H.L. Keenleyside, sir Herbert Marler et J.A. Langley.
(Source : Ueno Makita Kogabo/Bibliothèque et Archives Canada, PA-120407)

Bennett rencontre le premier ministre britannique lors de son arrivée à Ottawa. 8) Le premier ministre R.B. Bennett est arrivé au pouvoir pendant la Grande Crise des années 1930, et c'est au ministère des Affaires extérieures qu'il s'est adressé pour monter un programme axé sur le commerce. M. Bennett (au centre) rencontre le premier ministre britannique Stanley Baldwin (à gauche) lors de son arrivée à Ottawa pour la Conférence économique impériale de 1932. (Source : Bibliothèque et Archives Canada, C-81448)

Le PM et W.L. Mackenzie King s'est retrouvé devant la menace d'une guerre. 9) Le premier ministre et secrétaire d'État aux Affaires extérieures, W.L. Mackenzie King, s'est retrouvé devant la menace d'une guerre résultant de la montée du fascisme en Europe et en Asie. Sa politique étrangère prudente, laquelle visait à éviter les débats susceptibles de diviser les Canadiens, contrariait souvent le Ministère, qui tenait à accroître l'influence diplomatique du Canada. (Source : John Collins, The Gazette [Montréal], 24 avril 1939)

Le PM a adressé au roi une pétition en faveur d'une déclaration de guerre. 10) Le pays uni derrière lui, le premier ministre et secrétaire d'État aux Affaires extérieures, W.L. Mackenzie King, a adressé au roi George VI une pétition en faveur d'une déclaration de guerre le 10 septembre 1939. En attendant qu'une semaine s'écoule après la déclaration de guerre de la Grande-Bretagne, M. King a souligné que le Canada décidait de sa propre politique étrangère et a préparé le terrain à l'effort de guerre du Canada.
(Source : Bibliothèque et Archives Canada)