Jouer dans la cour des grands : 1939-1968

La Seconde Guerre mondiale, qui a éclaté en septembre 1939, a transformé le ministère des Affaires extérieures. Le nombre de ses missions à l'étranger est passé de 6 en 1939 à 26 en 1946, puis à plus de 93 en 1967. Les responsabilités du Ministère se sont accrues, des perspectives nouvelles se sont ouvertes aux femmes au sein de celui-ci et le Canada a été amené à assumer de nouveaux rôles sur la scène internationale. À la fin de la guerre en 1945, le Ministère avait épousé la cause d'un internationalisme actif qui allait définir la politique étrangère du Canada pendant toute une génération.

La Maison du Canada à Londres entourée de débris. 11) La guerre a eu une incidence immédiate sur les diplomates canadiens et leur famille en Europe, où le blitzkrieg allemand de mai 1940 a forcé bon nombre d'entre eux à fuir dans des circonstances très pénibles. On voit ici la Maison du Canada à Londres, vers 1941, entourée de débris après un récent bombardement aérien. (Source : Bibliothèque et Archives Canada, e008319469)

Agnes McCloskey (au premier plan) au début des années 1940. 12) La pénurie de main-d'œuvre provoquée à l'échelle nationale par la guerre a contraint le Ministère à embaucher des femmes compétentes pour accomplir les tâches d'agents subalternes, mais elles n'ont pas eu droit à des postes d'agents du service extérieur avant 1947. Sur cette photo, Agnes McCloskey (au premier plan) au début des années 1940.
(Source : Yousuf Karsh/Bibliothèque et Archives Canada, PA-187411)

Premier ministre et W.L. Mackenzie King (à droite) en 1944. 13) Norman Robertson est devenu sous-secrétaire d'État en 1941. On le voit sur cette photo en compagnie du premier ministre et secrétaire d'État aux Affaires extérieures W.L. Mackenzie King (à droite) en 1944. M. Robertson a réorganisé le Ministère pendant la guerre et en a fait pour la première fois l'organe d'un gouvernement moderne.
(Source : Bibliothèque et Archives Canada, C-015134)

La diplomatie d'après-guerre du Canada s'est articulée autour des Nations Unies. 14) La diplomatie d'après-guerre du Canada s'est articulée autour des Nations Unies. Le général A.G.L. McNaughton (à gauche) est devenu le premier représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies en 1948. On le voit sur cette photo en compagnie (de gauche à droite) du ministre des Transports Lionel Chevrier et des diplomates Charles Ritchie et John Holmes. (Source : Affaires étrangères et Commerce international Canada/Maurice Zalewski/Bibliothèque et Archives Canada, PA-187127)

Hume Wrong a signé le Traité au nom du Canada en avril 1949. 15) L'efficacité des Nations Unies à assurer la sécurité internationale devant l'agression communiste des années 1940 s'est avérée limitée. Le Canada a figuré parmi les premières démocraties occidentales à tenter de conclure un accord de sécurité régionale, et ses diplomates ont joué un rôle de premier plan dans la négociation du Traité de l'Atlantique Nord. Hume Wrong, ambassadeur du Canada aux États-Unis, a signé le Traité au nom du Canada en avril 1949. (Source : Harris-Ewing/Bibliothèque et Archives Canada, PA-124427)

Elizabeth MacCallum est devenue la première femme chef de mission du Canada. 16) L'évolution des attitudes sociales et l'expansion du Ministère dans les années 1950 ont permis aux femmes de gravir les échelons du Ministère. Elizabeth MacCallum est devenue la première femme chef de mission du Canada lorsqu'elle a été nommée chargée d'affaires à Beyrouth en 1954. (Source : Richard Harrington/Office national du film du Canada/Bibliothèque et Archives Canada, PA-112766)

Lester B. Pearson donne une conférence de presse durant la crise du canal de Suez en 1956. 17) L'expansion du Ministère pendant les années 1950 en a fait une entité influente capable de « jouer dans la cour des grands », au dire de Lester B. Pearson. Sur cette photo, M. Pearson, secrétaire d'État aux Affaires extérieures, donne une conférence de presse durant la crise du canal de Suez en 1956. Il reçoit le prix Nobel de la paix en 1957 pour son rôle dans le règlement de la crise. (Source : Duncan Cameron/Bibliothèque et Archives Canada, PA-155557)

Jules Léger (à gauche) en compagnie de Sidney Smith. 18) Jules Léger (à gauche), qui est devenu en 1954 le premier sous-secrétaire francophone du Ministère, en compagnie de Sidney Smith, secrétaire d'État aux Affaires extérieures de 1957 à 1959.
(Source : Bibliothèque et Archives Canada, PA-214179)


Howard Green est devenu un ardent défenseur du désarmement nucléaire. 19) Howard Green, secrétaire d'État aux Affaires extérieures de 1959 à 1963, est devenu un ardent défenseur du désarmement nucléaire. Sur cette photo, en novembre 1959, il prononce une allocution devant les Nations Unies sur les effets des radiations atomiques. (Source : Photo des Nations Unies)


Le diplomate Blair Seaborn hausse le drapeau à la mission au Vietnam. 20) Le diplomate Blair Seaborn hausse le drapeau à la mission du Canada auprès de la Commission internationale de surveillance et de contrôle au Vietnam, le 15 février 1965. De 1954, lorsque le Canada s'est joint aux commissions de la paix en Indochine, à 1973, lorsque la dernière mission s'est retirée, presque un tiers des diplomates du Ministère ont été en poste dans cette région déchirée par la guerre. (Source : Seaborn Collection)

Paul Martin père accueille des recrues du service extérieur à l'essai en 1967. 21) Sur cette photo, Paul Martin père, secrétaire d'État aux Affaires extérieures de 1963 à 1968, accueille des recrues du service extérieur à l'essai en 1967.
(Source : Affaires étrangères et Commerce international Canada)