Relations entre le Canada et l’Inde

Le Canada et l’Inde entretiennent depuis longtemps des relations bilatérales fondées sur un attachement commun à la démocratie et au pluralisme, y compris sur des liens solides entre leurs populations. Le Canada est l’un des pays où les communautés d’origine sud-asiatique sont les plus importantes par habitant. C’est ainsi que 3,6% des Canadiens sont d’origine indienne (1,2 million de personnes).

Un nombre croissant de dialogues officiels, d’ententes, de protocoles d’entente et de groupes de travail contribuent à renforcer les liens culturels et politiques profonds entre les deux pays. Au niveau des ministres, le Canada et l’Inde entretiennent un partenariat stratégique dans lequel jouent un rôle fondamental les dialogues sur:

Au niveau des fonctionnaires, des groupes de travail se penchent régulièrement sur:

À cela s’ajoutent d’autres initiatives conjointes, comme l’Accord de coproduction audiovisuelle. Cette entente permet aux producteurs de mettre en commun leurs ressources créatrices, techniques et financières pour réaliser des coproductions audiovisuelles qui contribuent à la création d’emplois et à la croissance économique dans les deux pays.

Relations commerciales

Considérée comme un marché prioritaire pour le Canada, l’Inde est aussi la puissance économique mondiale qui connaît la croissance la plus rapide, si bien qu’elle a devancé la Chine en 2015. Les priorités commerciales du Canada dans ce pays correspondent aux objectifs des politiques indiennes et ciblent les secteurs où nous possédons un avantage comparatif. Elles s’énoncent comme suit : apporter un soutien aux aspirations indiennes en matière de sécurité énergétique, notamment par l’augmentation des exportations d’énergie conventionnelle et nucléaire, y compris de technologies utilisant des énergies propres et renouvelables; aider l’Inde à combler des besoins nouveaux et plus importants en matière d’infrastructure urbaine et de transport, par des services financiers et de génie et par la fourniture d’équipement et de technologie; aider l’Inde à améliorer son système d’éducation et de formation professionnelle par une plus grande collaboration entre les établissements d’enseignement et de formation professionnelle canadiens et indiens; contribuer à la recherche et développement (R.-D.) commerciale pour promouvoir l’innovation dans des secteurs comme les technologies de l’information et des communications; accroître les exportations de produits alimentaires, y compris les légumineuses, et de potasse pour aider ce pays à assurer sa sécurité alimentaire. (L’Inde est un marché important pour les légumineuses canadiennes : en 2016, 27,5 % des exportations canadiennes de légumineuses étaient destinées à ce marché.)

Le Canada entame des négociations bilatérales en vue de conclure avec l’Inde un accord de partenariat économique global (APEG) et un accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE). Il a aussi conclu avec elle une série d’accords bilatéraux modernes en lien avec le commerce, y compris :

À cela s’ajoutent différents protocoles d’entente bilatéraux qui renforcent la collaboration dans des secteurs prioritaires comme:

En 2015, l’Inde a été la deuxième source d’étudiants internationaux pour les écoles, les universités et les collèges canadiens. Enfin, les deux pays ont mis sur pied un groupe de travail conjoint sur les sciences et la technologie.

Collaboration et partenariats multilatéraux

En 2009, après 55 ans d’activités, il a été décidé de mettre fin au programme d’aide au développement bilatéral du Canada en Inde, auquel 2,39 milliards de dollars canadiens avaient été consacrés jusque-là. Cette décision faisait suite aux changements apportés à la politique du gouvernement indien en matière d’aide internationale. Toutefois, Affaires mondiales Canada continue de lui fournir une aide au développement par l’intermédiaire d’organisations non gouvernementales indiennes et canadiennes. Il le fait également au moyen de mécanismes multilatéraux, comme la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement.

En 2015-2016, par l’intermédiaire de la Direction générale du partenariat pour l’innovation dans le développement (DGPID), le Canada a investi 3,09 millions de dollars pour aider à la réalisation de neuf projets en Inde. Ces projets, y compris deux programmes de bourses au Canada, ont été réalisés avec le concours de partenaires canadiens, comme Oxfam-Canada, la SOPAR (Société de partage), le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et Grands Défis Canada. À l’heure actuelle, Grands Défis Canada finance 16 sous-projets visant à tester ou à appliquer à plus large l’échelle des solutions novatrices à des problèmes de santé. Les programmes de la DGPID se concentrent sur certains secteurs en particulier : la recherche innovante sur la sécurité alimentaire; l’amélioration de la santé des enfants et des jeunes; le développement communautaire intégré; la promotion de la bonne gouvernance et des droits de la personne, avec un accent sur l’égalité entre les sexes.

En 2015-2016, on estime que l’aide apportée à l’Inde par l’intermédiaire de programmes multilatéraux s’est chiffrée à environ 31,82 millions de dollars. Elle s’est traduite par un soutien à un certain nombre d’organisations, y compris : la Banque mondiale; Nutrition International (anciennement l’Initiative pour les micronutriments); le Programme des Nations Unies pour le développement; le Fonds des Nations Unies pour la population, pour mettre fin aux mariages d’enfants, aux mariages précoces et aux mariages forcés; l’UNICEF; l’ONUSIDA; l’Alliance GAVI; la Banque asiatique de développement; le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés; le Fonds international de développement agricole; le Fonds pour l'environnement mondial; le Programme alimentaire mondial; le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Entre 2013 et 2019, Affaires mondiales Canada versera 150 millions de dollars à Nutrition International, à titre de donateur principal. Sur ce montant, 14,3 millions serviront à aider l’Inde. Nutrition International s’emploie à améliorer la santé et la nutrition des populations vulnérables dans le monde, en particulier les femmes et les filles.

Le CRDI maintient une présence active en Inde par des projets dans un certain nombre de domaines, y compris : l’étude des liens entre les changements climatiques et les migrations; la réduction de la violence contre les populations vulnérables; les droits et la sécurité des femmes, et leur accès à la justice; les possibilités économiques pour les travailleurs indiens, en particulier les femmes; l’amélioration de la sécurité alimentaire. Depuis 1974, le CRDI a consacré 143 millions de dollars à l’exécution de programmes en Inde.

Le Haut-commissariat du Canada à New Delhi gère le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL), qui aide à réaliser des projets en Inde, avec un accent sur l’égalité des sexes, les droits de la personne et la bonne gouvernance. Les projets actuels visent un certain nombre d’objectifs, y compris : promouvoir l’autonomisation des femmes et des filles par de la formation professionnelle; renforcer la participation des femmes à la démocratie locale; donner de la formation professionnelle permettant de célébrer des mariages juridiquement valides; renseigner les femmes sur leurs droits juridiques; permettre aux femmes de mieux défendre leurs droits sexuels et génésiques. Il s’agit aussi de renforcer les capacités des autorités locales et de mieux sensibiliser la population aux causes et aux conséquences des mariages précoces et des mariages forcés, à la violence sexuelle et aux lois qui s’y rattachent. Depuis plus de 30 ans, au moyen du FCIL, le Canada finance de petits projets dans des pays en développement.

Bureaux locaux

En Inde, le Canada est représenté par son haut-commissariat à New Delhi. Il a aussi des consulats généraux à Bengaluru, à Chandigarh et à Mumbai, auxquels s’ajoutent des bureaux commerciaux à Ahmedabad, à Chennai, à Hyderabad et à Kolkata. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada est également très présent dans ce pays, puisque le haut-commissariat abrite le plus grand bureau des visas du Canada à l’étranger.

L’Inde est représentée au Canada par un haut-commissariat à Ottawa et des consulats à Toronto et à Vancouver.

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