Communiqué des dirigeants du G20 – Sommet de Hangzhou

Les 4 et 5 septembre 2016

1. Nous, dirigeants du G20, nous sommes réunis à Hangzhou, en Chine, les 4 et 5 septembre 2016.

2. Nous nous sommes réunis au moment où la reprise de l’économie mondiale se poursuit, la résilience a été améliorée dans certaines économies et de nouvelles sources de croissance se font jour. Toutefois, la croissance reste en deçà du niveau souhaitable. Des risques de ralentissement subsistent en raison de la volatilité potentielle des marchés financiers, de la fluctuation du prix des produits de base, de la stagnation du commerce et de l’investissement, et de la croissance léthargique de la productivité et de l’emploi dans certains pays. De nouveaux enjeux découlant de changements géopolitiques, de mouvements accrus de réfugiés, du terrorisme et de conflits ont aussi des répercussions sur les perspectives économiques mondiales.

3. Nous nous sommes aussi réunis à un moment où la configuration du paysage économique mondial et les dynamiques de croissance continuent d’évoluer et de subir de profondes transformations. Cela se traduit par des défis et de l’incertitude ainsi que par des possibilités. Les choix que nous ferons ensemble détermineront l’efficacité de nos mesures pour relever les défis d’aujourd’hui et aider à façonner l’économie mondiale de demain.

4. Nous sommes d’avis qu’un partenariat plus étroit entre les membres du G20 et une action commune par ceux‑ci permettront de renforcer la confiance dans la croissance économique mondiale, d’intensifier la coopération en faveur de celle‑ci et de promouvoir ses principaux moteurs, pour contribuer à la prospérité commune et au bien‑être de la planète.

5. Nous sommes déterminés à promouvoir une économie mondiale novatrice, revigorée, interconnectée et inclusive pour instaurer une nouvelle ère de croissance et de développement durable à l’échelle mondiale, en tenant compte du Programme de développement durable à l’horizon 2030, du Programme d’action d’Addis-Abeba et de l’Accord de Paris.

6. Dans ce contexte, nous, qui représentons le G20, la principale instance pour la coopération économique internationale, établissons une orientation globale et intégrée en faveur d’une croissance solide, durable équilibrée et inclusive et, dans la foulée, avons adopté une série de politiques et de mesures (document ci‑joint) – le Consensus de Hangzhou –, conformément aux principes suivants :

Renforcer la coordination des politiques

7. Notre croissance doit se fonder sur des politiques bien conçues et concertées. Nous sommes déterminés à utiliser tous les outils en matière de politiques – monétaires, budgétaires et structurelles –, à titre individuel et collectif, pour réaliser notre objectif, à savoir une économie forte, durable, équilibrée et inclusive. Les politiques monétaires continueront à stimuler l’activité économique et à assurer la stabilité des prix, conformément aux mandats confiés à nos banques centrales, même si ces politiques ne peuvent conduire, à elles seules, à une croissance équilibrée. En soulignant le rôle essentiel des réformes structurelles, nous insistons sur le fait que nos stratégies budgétaires sont tout aussi importantes pour l’atteinte de nos objectifs communs en matière de croissance. Nous utilisons la souplesse offerte par les politiques budgétaires et veillons à ce que les politiques fiscales et les dépenses publiques favorisent davantage la croissance, y compris en accordant la priorité à des investissements de grande qualité, tout en renforçant la résilience et en s’assurant que le ratio de la dette au PIB reste viable. De plus, nous continuerons d’examiner les options stratégiques, adaptées à aux situations nationales, que les pays du G20 peuvent appliquer, au besoin, pour promouvoir la croissance et parer à des risques éventuels, y compris la vulnérabilité financière ou budgétaire. Nous rappelons qu’une trop grande instabilité des taux de change ainsi que leur fluctuation, si elle n’est pas maîtrisée, peuvent être préjudiciables à la stabilité économique et financière. Nos autorités concernées se consulteront étroitement en ce qui concerne les marchés des changes. Nous réaffirmons nos engagements antérieurs relativement aux taux de change, y compris notre volonté de ne pas dévaluer les monnaies à des fins concurrentielles et nous ne ciblerons pas nos taux de change pour accroître notre compétitivité. Nous étalonnerons soigneusement et communiquerons clairement nos mesures stratégiques structurelles et macroéconomiques visant à réduire l’incertitude en matière de politiques, à minimiser les retombées négatives et à promouvoir la transparence.

8. Nous continuons à réaliser des progrès dans la mise en œuvre de nos stratégies de croissance, mais beaucoup d’autres efforts seront nécessaires. Une mise en œuvre rapide et complète des stratégies de croissance demeure essentielle pour favoriser la croissance économique et l’atteinte de notre engagement collectif en faveur de la croissance, énoncé lors du Sommet de Brisbane. Pour cette raison, nous avons classé par ordre de priorité nos efforts de mise en œuvre et nous mettons en œuvre le Plan d’action de Hangzhou et avons actualisé nos stratégies de croissance, y compris par l’adoption de mesures nouvelles et adaptées en ce qui a trait à nos politiques macroéconomiques et structurelles, qui peuvent être mutuellement avantageuses pour la croissance. Nous nous efforcerons également de réduire les déséquilibres excessifs, de promouvoir une plus grande inclusion et de réduire les inégalités dans la poursuite de la croissance économique.

S’engager dans une nouvelle voie porteuse de croissance

9. Afin que notre croissance soit dynamique et permette de créer des emplois, elle doit s’appuyer sur de nouveaux ressorts. Tout en réaffirmant l’importance de s’attaquer à l’insuffisance de la demande mondiale pour appuyer la croissance à court terme, nous estimons qu’il est aussi essentiel de s’attaquer aux contraintes du côté de l’offre, de manière à accroître la productivité de façon durable, à repousser la frontière de la production et à libérer le potentiel de croissance à moyen et à long terme.

10. Nous reconnaissons que, à long terme, l’innovation est l’un des principaux moteurs d’une croissance pour tout pays et pour l’ensemble de l’économie mondiale. Nous sommes déterminés à nous attaquer à l’une des causes profondes de la croissance faible, en veillant à ce que l’innovation occupe une place centrale dans la recherche de nouveaux moteurs de croissance pour certains pays et pour l’économie mondiale, ce qui contribuera aussi à créer de nouveaux et de meilleurs emplois, à assainir l’environnement, à stimuler la productivité, à relever les défis mondiaux, à améliorer la vie des gens et à bâtir des écosystèmes d’innovation dynamiques, coopératifs et inclusifs. Par conséquent, nous souscrivons au Plan d’action du G20 pour une croissance novatrice, étant entendu que ce nouveau programme englobera des politiques et des mesures ciblées et globales dans les domaines de l’innovation, de la nouvelle révolution industrielle et de l’économie numérique. Dans ce contexte, nous reconnaissons l’importance que revêtent les réformes structurelles. Nous donnerons suite aux recommandations énoncées dans le Plan d’action, en tenant compte de nos circonstances nationales et conformément à notre vision pour le leadership, le partenariat, l’ouverture, l’inclusion, la créativité, les synergies et la flexibilité.

11. Nous nous engageons à prendre des mesures transversales importantes en ce qui concerne les partenariats pluridimensionnels, pour aider les pays en développement, et pour améliorer les compétences et le capital humain. Nous mettrons sur pied un groupe de travail du G20, appuyé par l’OCDE et d’autres organisations internationales pertinentes, qui sera chargé de faire progresser le programme du G20 sur l’innovation, la nouvelle révolution industrielle et l’économie numérique, en fonction des priorités respectives des futures présidences du G20, ainsi que d’assurer la cohérence et l’uniformité des résultats obtenus jusqu’ici et de promouvoir des synergies avec d’autres filières de travail du G20.

12. Pour permettre une croissance axée sur l’innovation et la création d’écosystèmes novateurs, nous apportons notre soutien au dialogue et à la coopération en ce qui concerne l’innovation, qui englobe un large éventail de domaines, avec pour pivot l’innovation scientifique et technologique. Nous mettons à exécution le Plan d’action du G20 pour l’innovation de 2016. Nous nous engageons à adopter des stratégies et des politiques qui favorisent l’innovation, à soutenir les investissements dans la science, la technologie et l’innovation (STI), à appuyer la formation professionnelle en STI, notamment pour accroître le nombre de femmes dans ces domaines, et à accroître la mobilité des ressources humaines dans ce secteur. Nous appuyons les efforts visant à promouvoir la diffusion volontaire de connaissances et le transfert de technologies selon des modalités fixées par entente mutuelle. Conformément à cette approche, nous soutenons les efforts pertinents déployés pour promouvoir la science ouverte et faciliter un accès approprié aux résultats de recherches financées par des fonds publics, conformément aux principes de la trouvabilité, de l’accessibilité, de l’interopérabilité et de la réutilisabilité. Dans cet esprit, nous mettons l’accent sur l’importance de mettre en place des régimes de commerce et d’investissement ouverts pour faciliter l’innovation au moyen de la protection des droits de propriété intellectuelle (DPI) et de l’amélioration des communications publiques dans le secteur des sciences et de la technologie. Nous sommes résolus à promouvoir l’échange du savoir et de l’expérience en soutenant une communauté de pratiques en ligne du G20, dans les limites de la plateforme de politiques d'innovation actuelle, et en diffusant le Rapport du G20 sur l’innovation de 2016.

13. Pour mettre à profit les possibilités que la nouvelle révolution industrielle (NRI) offre à l’industrie, tout particulièrement au secteur manufacturier et aux services connexes, nous mettrons en œuvre le Plan d’action du G20 sur la nouvelle révolution industrielle. Nous nous engageons à renforcer la communication, la coopération et la recherche connexe sur la NRI, à aider les petites et moyennes entreprises (PME) à tirer parti des avantages de la NRI, à nous attaquer aux enjeux liés à l’emploi et à la formation de la main‑d’œuvre, à encourager une plus grande coopération en matière de normes, à assurer une protection adéquate et efficace des DPI conformément aux traités multilatéraux existants et à la nouvelle infrastructure industrielle, et à appuyer l’industrialisation. Nous soutenons également l’industrialisation des pays en développement, particulièrement ceux en Afrique et les pays les moins avancés. Nous sommes déterminés à soutenir nos travailleurs tout au long de cette transition et à nous assurer que la NRI sera également bénéfique pour tous, y compris les femmes, les jeunes et les groupes défavorisés. Nous appelons à la coopération pour optimiser les avantages et atténuer les répercussions des changements technologiques et industriels prévus. Dans toutes ces initiatives, le G20 tiendra compte des différentes possibilités et des différents défis pour les pays développés et en développement.

14. Pour libérer le potentiel de l’économie numérique, nous poursuivons l’Initiative du G20 pour le développement de l’économie numérique ainsi que la coopération en ce domaine, dans le prolongement des travaux que nous avons commencés à Antalya. Nous visons à créer des conditions propices à son développement et à combler le fossé numérique, y compris par l’élargissement et l’amélioration de l’accès à des services à large bande à un prix abordable; le flux de renseignements pour la croissance économique, la confiance et la sécurité, tout en assurant la protection des renseignements personnels; des investissements dans le secteur des TIC; l’entrepreneuriat; la transformation numérique; la coopération dans le domaine du cybercommerce; une plus grande inclusion numérique et le développement des microentreprises et petites et moyennes entreprises (M/PME). Nous réitérons le paragraphe 26 du Communiqué d’Antalya, nous engageons à offrir un soutien dans le domaine des politiques en faveur d’un environnement ouvert et sûr, et reconnaissons l’importance d’une protection et d’une application adéquates et efficaces des DPI pour le développement de l’économie numérique. Nous saluons les efforts déployés par l’OCDE, le FMI et d’autres organisations nationales et internationales pour mesurer l’économie numérique, et nous reconnaissons la nécessité de poursuivre les recherches et les échanges qui s’y rattachent.

15. Nous réaffirmons le rôle essentiel des réformes structurelles pour stimuler la productivité et le potentiel de production, et pour promouvoir une croissance novatrice dans les pays du G20. Nous mettrons en œuvre le Plan d’action renforcé pour les réformes structurelles, étant entendu que le choix et les modalités de ces réformes doivent être conformes aux conditions économiques particulières de chaque pays. Nous souscrivons aux neuf domaines prioritaires pour les réformes structurelles ainsi qu’à une série de principes directeurs énoncés dans le Plan d’action, afin de fournir une orientation utile et de haut niveau aux membres, tout en leur permettant de tenir compte de leur situation nationale particulière. Nous souscrivons également au cadre quantitatif constitué d’une série d’indicateurs, qui sera amélioré au fil du temps, pour aider à suivre et à évaluer nos efforts et les progrès en ce qui concerne les réformes et les enjeux structurels. Nous mettons en œuvre une stratégie intégrée pour la croissance assortie de mesures à court, moyen et long termes. Nous veillerons à ce que le Plan d’action renforcé pour les réformes structurelles et les éléments pertinents du projet de croissance axée sur l’innovation soient bien articulés.

 

Une gouvernance économique et financière mondiale plus efficace et efficiente

16. Notre croissance, pour qu’elle soit résiliente, doit faire fond sur une architecture économique et financière mondiale efficace et efficiente. Nous poursuivrons nos efforts en ce sens.

17. Nous souscrivons au Plan d’action du G20 en faveur d’une architecture financière internationale plus stable et résiliente. Nous continuerons d’améliorer l’analyse et la surveillance des mouvements de capitaux et la gestion des risques découlant d’une volatilité excessive du mouvement des capitaux. Nous attendons avec intérêt l’examen des expériences des pays et des enjeux émergents liés au traitement des mouvements de capitaux qu’effectuera le FMI d’ici la fin de l’année. Nous prenons note du travail effectué actuellement dans le cadre de l’examen du Code de libération des mouvements de capitaux de l’OCDE. Nous soutenons aussi les efforts visant à renforcer les filets de sécurité financière mondiaux (FSFM), avec pour pivot un FMI efficace, fondé sur les quotes‑parts et disposant de ressources adéquates, y compris une panoplie d’outils plus efficaces, et grâce à une meilleure coopération entre le FMI et les mécanismes de financement régionaux (MFR), dans les limites de leurs mandats. À cet égard, nous saluons la mise à l’essai conjointe de la MICM et du FMI, qui aura lieu prochainement. Nous appuyons le maintien de l’accès aux accords d’emprunt bilatéraux et multilatéraux entre les membres et le FMI, conformément à l’objectif consistant à préserver la capacité de prêt actuelle du FMI, et appelons à une plus vaste participation des membres du FMI, y compris par l’intermédiaire de nouveaux accords. Nous nous réjouissons de l’entrée en vigueur des réformes des quotes‑parts et de la gouvernance de 2010 et nous travaillons l’achèvement de la 15e révision générale des quotes‑parts, y compris l’adoption d’une nouvelle formule pour leur calcul, d’ici les Assemblées annuelles de 2017. Nous réaffirmons qu’il faut s’attendre à ce que tout réajustement de la répartition des quotes‑parts, au titre de la 15e révision, se traduise par une augmentation de la contribution des économies dynamiques, conformément à leur position relative dans l’économie mondiale, et, donc, par l’augmentation probable de la contribution de l’ensemble des marchés émergents et des pays en développement. Nous sommes résolus à protéger la voix et la représentation des membres les plus pauvres. Nous souhaitons en outre que le Groupe de la Banque mondiale applique les résultats de l’examen de la participation au capital conformément au plan d’action, au calendrier et aux principes convenus, avec pour objectif de parvenir à une répartition équitable des droits de vote au fil du temps. Nous soulignons l’importance que revêt la promotion de pratiques financières saines et durables et nous continuerons à améliorer les processus de restructuration des dettes. Nous souscrivons à la poursuite des efforts visant à incorporer des clauses contractuelles renforcées aux obligations souveraines. Nous saluons les discussions du Club de Paris sur une série d’enjeux liés à la dette souveraine, y compris ses efforts actuels, en tant que principale enceinte internationale pour la restructuration des dettes publiques bilatérales, en vue d’une plus grande inclusion des créanciers émergents. Nous accueillons favorablement l’adhésion de la Corée du Sud et la décision du Brésil de se joindre au Club de Paris. Nous saluons la participation soutenue de la Chine aux réunions du Club de Paris et l’intention du pays de jouer un rôle plus constructif, y compris la tenue d’autres discussions au sujet d’une adhésion éventuelle. À la suite de la décision du FMI, nous accueillons favorablement l’inclusion du renminbi au panier des droits de tirage spéciaux (DTS) le 1er octobre 2016. Nous appuyons l’examen en cours visant à étendre l’utilisation des DTS, comme la communication de renseignements d’une portée plus large dans les DTS et l’émission d’obligations libellées en DTS, afin d’accroître la résilience. Dans ce contexte, nous prenons note de l’émission récente d’obligations libellées en DTS par la Banque mondiale dans le marché interbancaire de la Chine. Nous saluons le travail supplémentaire réalisé par les organisations internationales pour aider au développement des marchés locaux d’obligations libellées en devises, y compris l’intensification des efforts pour soutenir les pays à faible revenu.

18. Pour promouvoir une croissance et un développement durables, il est essentiel de mettre en place un système financier ouvert et résilient. À cette fin, nous demeurons déterminés à finaliser les éléments essentiels restants du cadre réglementaire ainsi qu’à mettre en œuvre rapidement, intégralement et de manière uniforme le programme de réforme du secteur financier convenu d’un commun accord, y compris Bâle III et la norme de la capacité totale d’absorption des pertes (TLAC) ainsi que des mécanismes efficaces de résolution transfrontalière. Nous réaffirmons notre soutien au travail du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (CBCB) en vue de finaliser le cadre de Bâle III d’ici la fin de 2016, sans accroître de manière importante les exigences générales de fonds propres à l’échelle du secteur bancaire, tout en faisant la promotion de conditions égales pour tous. Nous accueillons avec satisfaction le deuxième rapport annuel du Conseil de stabilité financière (CSF) sur la mise en œuvre et les effets des réformes, et nous continuerons à renforcer le suivi de cette mise en œuvre et de ses effets afin d’assurer la conformité avec nos objectifs globaux, y compris en remédiant à toutes les conséquences matérielles non intentionnelles. Nous continuerons à examiner la question des risques systémiques dans le secteur de l’assurance. Nous saluons les efforts visant à élaborer une norme pour l’assurance des fonds propres à l’intention des assureurs présents à l’international. Nous sommes déterminés à mettre en œuvre rapidement et intégralement le programme de réforme des instruments dérivés de gré à gré, et nous éliminerons les obstacles juridiques et réglementaires qui entravent l’accès des autorités aux données et qui empêchent de signaler les instruments dérivés de gré à gré aux dépositaires commerciaux. Nous encourageons les membres à réduire les écarts dans la mise en œuvre des Principes pour les infrastructures des marchés financiers et nous accueillons favorablement les rapports du Comité sur les paiements et les infrastructures des marchés, de l’Organisation internationale des commissions des valeurs mobilières et du CSF sur le renforcement de la résilience des contreparties centrales, la planification de la reprise des activités et la capacité de résolution. Étant donné l’importance de politiques macroprudentielles efficaces pour limiter les risques systémiques, nous accueillons favorablement les efforts conjoints déployés par le FMI, le CSF et la Banque des règlements internationaux (BRI) pour évaluer les expériences internationales concernant les cadres et les outils macroprudentiels en vue d’aider à la promotion de politiques macroprudentielles efficaces. Nous accueillons favorablement la consultation du CSF sur les recommandations stratégiques proposées visant à remédier aux vulnérabilités structurelles découlant des activités de gestion des avoirs. Nous continuerons de suivre de près et, au besoin, de gérer les nouveaux risques et les nouvelles vulnérabilités dans le système financier, y compris ceux créés par le système bancaire parallèle, la gestion des avoirs et d’autres mécanismes financiers axés sur le marché. Nous poursuivrons les efforts visant à remédier au déclin des services bancaires correspondants, au moyen d’un plan d’action coordonné par le CSF, de manière à favoriser les transferts de fonds, l’inclusion financière, le commerce et l’ouverture. Nous attendons avec intérêt les efforts supplémentaires qui seront déployés pour préciser, au besoin, les attentes en matière de réglementation, y compris l’examen des directives sur les correspondants bancaires qu’effectuera le Groupe d’action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI) en octobre. Nous appelons les membres du G20, le FMI et le GBM à intensifier leur soutien au renforcement des capacités nationales, pour aider les pays à mieux se conformer aux normes internationales contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ainsi qu’aux normes prudentielles. Nous souscrivons aux Principes de haut niveau du G20 pour l’inclusion financière numérique, à la version actualisée des Indicateurs d’inclusion financière du G20, ainsi qu’au Cadre de mise en œuvre du Plan d’action du G20 sur le financement des PME. Nous invitons les pays à garder ces principes à l’esprit lorsqu’ils mettront au point leurs plus vastes plans d’inclusion financière, particulièrement dans le domaine de l’inclusion financière numérique, et à prendre des mesures concrètes pour accélérer les progrès relativement à l’accès au financement.

19. Nous continuerons d’aider la coopération fiscale internationale à mettre en place un système fiscal international équitable et moderne et à promouvoir la croissance, y compris en poursuivant la coopération actuelle sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS), l’échange d’informations fiscales, le renforcement des capacités fiscales des pays en développement et les politiques fiscales, en vue de favoriser la croissance et la certitude fiscale. Nous nous réjouissons de la mise en place du cadre inclusif sur le Projet BEPS du G20 et de l’OCDE et de sa première réunion à Kyoto. Nous réaffirmons notre soutien à une mise en œuvre rapide, uniforme et généralisée des mesures issues du Projet BEPS. Nous demandons également à tous les pays ainsi qu’à toutes les juridictions concernés et intéressés qui ne l’ont pas encore fait de s’engager à les mettre en œuvre et d’adhérer au Cadre sur un pied d’égalité. Nous saluons en outre les progrès réalisés vers la mise en œuvre effective et généralisée des normes reconnues internationalement sur la transparence fiscale. De même, nous demandons à nouveau à tous les pays concernés, y compris les centres financiers, et à toutes les juridictions qui ne l’ont pas encore fait de s’engager sans plus tarder à appliquer la norme relative à l’échange automatique d’information d’ici 2018 ainsi qu’à signer et à ratifier la Convention multilatérale de l'OCDE concernant l'assistance administrative mutuelle en matière fiscale. Nous souscrivons aux propositions formulées par l’OCDE dans son travail réalisé avec les membres du G20 pour définir des critères objectifs permettant d’identifier les juridictions non coopératives en matière de transparence fiscale. Nous demandons à l’OCDE de rendre des comptes aux ministres des Finances et aux gouverneurs des banques centrales, d’ici juin 2017, sur les progrès réalisés par les juridictions dans le domaine de la transparence fiscale et sur la façon dont le Forum mondial assurera la gestion du processus de révision des pays lorsqu’il recevra des demandes de révision supplémentaires des pays, en vue d’aider l’OCDE à dresser une liste, d’ici le Sommet des dirigeants du G20 en juillet 2017, des juridictions qui n’ont pas réalisé suffisamment de progrès au chapitre de la mise en œuvre des normes internationales convenues sur la transparence fiscale. Les juridictions figurant sur la liste pourraient faire l’objet de mesures défensives. Nous encourageons les pays et les organisations internationales à aider les économies en développement à renforcer leur capacité fiscale, et nous prenons note de la création de la nouvelle Plateforme de collaboration dans le domaine de la fiscalité par le FMI, l’OCDE, l’ONU et le GBM. Nous souscrivons aux principes de l’initiative fiscale d’Addis. Nous reconnaissons l’incidence négative considérable des flux financiers illicites sur nos économies et nous ferons progresser les travaux du G20 dans ce domaine. Nous insistons sur l’efficacité des politiques fiscales dans la réforme structurelle de l’offre afin de favoriser une croissance inclusive axée sur l’innovation, ainsi que sur les avantages de la certitude fiscale pour promouvoir l’investissement et le commerce. Dans la foulée, nous demandons à l’OCDE et au FMI de poursuivre leur travail sur les politiques fiscales favorisant la croissance et sur la certitude fiscale. Dans cette optique, la Chine apporterait sa contribution en mettant sur pied un centre de recherche international sur les politiques fiscales en vue de l’élaboration d’une politique fiscale internationale et de la poursuite des recherches en ce domaine.

20. La transparence financière et la mise en œuvre efficace par tous des normes en matière transparence, notamment en ce qui concerne la propriété effective des personnes morales et des arrangements juridiques, sont essentielles pour protéger l’intégrité du système financier international et pour prévenir le mauvais usage de ces entités et de ces arrangements à des fins de corruption, d’évasion fiscale, de financement du terrorisme et de blanchiment d’argent. Nous demandons au GAFI et au Forum mondial de présenter des propositions initiales, avant la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales en octobre, sur la façon d’améliorer la mise en œuvre des normes internationales sur la transparence, y compris la disponibilité des renseignements sur la propriété effective des personnes morales et des arrangements juridiques, ainsi que ses échanges à l’échelle internationale.

21. Nous reconnaissons qu’il est nécessaire de mettre en œuvre un financement écologique à plus grande échelle afin de soutenir la croissance écologiquement durable à l’échelle mondiale. Le financement écologique présente plusieurs défis, par exemple les difficultés associées à l'internalisation des effets sur l'environnement, l’asymétrie des échéances, le manque de clarté dans les définitions des termes du financement écologique, l’asymétrie de l’information et une capacité analytique inadéquate. Toutefois, il est possible de trouver des solutions à bon nombre de ces défis en collaboration avec le secteur privé. Nous accueillons favorablement le rapport de synthèse sur le financement écologique du G20 présenté par le Groupe d’étude sur le financement des activités liées à l’écologie ainsi que les options volontaires élaborées par ce groupe pour renforcer la capacité du système financier à mobiliser des capitaux privés pour un investissement respectueux de l’environnement. Nous croyons que des efforts pourraient être déployés pour établir des cadres et des signaux stratégiques clairs en matière de politique, promouvoir des principes volontaires pour le financement écologique, élargir les réseaux d’apprentissage à l’appui du renforcement des capacités, appuyer la création de marchés locaux d’obligations vertes, favoriser une collaboration internationale pour faciliter les investissements transfrontaliers dans les obligations vertes, encourager et faciliter l’échange de connaissances sur les risques environnementaux et financiers, et améliorer l’évaluation des activités de financement écologique et de leurs incidences.

22. Reconnaissant les effets néfastes de la corruption et des flux de financement illégaux sur l’affectation équitable des ressources publiques, la croissance économique durable, l’intégrité du système financier mondial et la primauté du droit, nous renforcerons les efforts du G20 pour accroître la collaboration internationale pour la lutte contre la corruption, tout en respectant pleinement le droit international, les droits de la personne et la primauté du droit ainsi que la souveraineté de chaque pays. Nous entérinons les Principes de haut niveau du G20 sur la collaboration relativement aux personnes recherchées pour corruption et sur le recouvrement des avoirs, et accueillons favorablement l’initiative de la Chine pour y établir un centre de recherche sur la collaboration internationale au sujet des personnes recherchées pour corruption et le recouvrement des avoirs dans les États membres du G20, centre qui fonctionnera selon des normes internationales. Nous sommes déterminés à poursuivre le travail du Réseau d’experts du G20 sur l’interdiction d’admission. Conformément à nos systèmes juridiques nationaux, nous allons travailler sur la coopération transfrontalière et le partage de renseignements entre les organismes d’exécution de la loi et de lutte contre la corruption et les autorités judiciaires. Nous exhortons tous les membres du G20 à ratifier la Convention des Nations Unies contre la corruption et accueillerons favorablement le lancement du deuxième cycle de son processus d’examen. Nous nous efforcerons d’appliquer efficacement les dispositions relatives à l’extradition, à l’entraide juridique et au recouvrement des avoirs de la Convention et d’autres conventions internationales applicables. Nous entérinons le Plan d’action du G20 pour la lutte contre la corruption 2017-2018 pour améliorer la transparence et l’intégrité des secteurs public et privé, mettant en œuvre notre position de tolérance zéro envers la corruption, d’élimination des lacunes dans nos institutions et d’éradication des obstacles dans les mesures que nous prenons. Nous demandons au Groupe de travail contre la corruption d’élaborer un plan de mise en œuvre avant la fin de 2016, soit un cadre souple pour poursuivre ce travail, avec une grande attention et une urgence renouvelée. En outre, nous accueillons favorablement les résultats découlant du Sommet sur la lutte contre la corruption de Londres de mai 2016 et de la rencontre ministérielle de l’OCDE de mars 2016.

23. Conformément aux Principes du G20 sur la collaboration dans le secteur de l’énergie, nous réitérons notre détermination à établir des marchés énergétiques efficaces, ouverts, concurrentiels, efficients, stables et transparents, à favoriser une architecture énergétique mondiale plus efficace et inclusive pour mieux refléter les réalités changeantes du paysage énergétique du monde et à façonner un avenir fondé sur un futur énergétique abordable, fiable, durable et à faibles émissions de gaz à effet de serre, tout en utilisant des sources d’énergie et des technologies. Nous insistons sur le fait que des investissements soutenus dans des projets d’énergie et une meilleure interconnexion régionale, particulièrement dans des projets d’énergie durable, demeurent essentiellement importants pour assurer la sécurité future de l’énergie et prévenir des flambées de prix déstabilisantes sur le plan économique. Nous nous efforçons de travailler avec les pays subsahariens et de l’Asie-Pacifique pour améliorer l’accès universel à des services en énergie abordables, fiables, durables et modernes, particulièrement en surmontant les obstacles à l’accès à l’électricité au moyen d’une plus grande interconnectivité. Nous entérinons le Plan d’action du G20 en matière d’accès à l’énergie. Nous encourageons les membres à améliorer considérablement l’efficacité énergétique fondée sur les besoins particuliers et les circonstances nationales de chaque membre et à promouvoir la conservation de l’énergie grâce à des changements appropriés du mode de vie. Nous entérinons le Plan d’action volontaire du G20 sur l’énergie renouvelable et le Programme principal d’efficacité énergétique du G20, diffusés par les ministres de l’Énergie du G20, et leur demandons de se rencontrer régulièrement pour faire un suivi au sujet de la mise en œuvre de ces plans.

24. Nous affirmons de nouveau l’importance de la collaboration sur le plan de l’énergie en vue de parvenir à une énergie plus propre à l’avenir et d’accroître la sécurité de l’énergie durable afin de favoriser la croissance économique. Nous accueillons favorablement les progrès de la collaboration internationale volontaire en matière d’efficacité énergétique dans six importants secteurs, qui tiennent compte des politiques exposées dans le Programme principal d’efficacité énergétique et sont conformes aux circonstances nationales, y compris les véhicules lourds et l’amélioration de l’efficacité de ces véhicules. Nous réaffirmons également notre détermination à rationaliser et à éliminer progressivement les subventions inefficaces de combustibles fossiles qui encouragent la consommation excessive à moyen terme, tout en reconnaissant le besoin d’aider les démunis. Nous accueillons favorablement les progrès des pays du G20 dans le cadre de leurs engagements et sommes impatients d’observer d’autres progrès futurs. De plus, nous encourageons les pays du G20 à envisager de participer à l’examen volontaire par les pairs. Le gaz naturel étant un carburant fossile dont les émissions de gaz à effet de serre sont plus faibles, nous renforcerons la collaboration en vue de solutions qui font la promotion de l’extraction, du transport et du traitement de gaz naturel, de manière à minimiser les répercussions sur l’environnement. Nous insistons sur l’importance de la diversification des sources d’énergie et des moyens d’acheminer celle-ci.

Commerce et investissements internationaux solides

25. Pour être forte, la croissance doit être renforcée par une croissance des investissements et des échanges commerciaux inclusifs, solides et durables. Nous remarquons avec préoccupation la croissance lente du commerce et des investissements à l’échelle mondiale et sommes résolus à renforcer une économie mondiale ouverte en travaillant pour faciliter et libéraliser le commerce et l’investissement. Nous reconnaissons l’importance de la diversification économique et de la mise à niveau industrielle dans les pays en développement pour que ceux-ci profitent de marchés mondiaux plus ouverts. Nous entérinons les résultats de la réunion des ministres du Commerce du G20 qui a eu lieu à Shanghai les 9 et 10 juillet et accueillons favorablement l’établissement du Groupe de travail sur le commerce et les investissements du G20. Nous sommes déterminés à accroître davantage la coopération du G20 en matière de commerce et d’investissement.

26. Nous réitérons notre détermination à nous assurer que le système commercial multilatéral soit transparent, non discriminatoire, ouvert, inclusif et fondé sur des règles dans lequel l’Organisation mondiale du commerce (OMC) joue un rôle central dans les échanges commerciaux mondiaux d’aujourd’hui. Nous réaffirmons notre engagement à façonner le travail post-Nairobi, en mettant le développement au cœur de ce travail, et sommes déterminés à faire progresser les négociations sur les questions liées au Programme de Doha pour le développement qui restent, lesquelles sont prioritaires, y compris les trois piliers de l’agriculture (soit l’accès aux marchés, le soutien aux ménages et la concurrence à l’exportation), l’accès au marché non agricole, les services, le développement, l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle de l’Organisation mondiale du commerce et les règles. Nous observons également qu’un éventail de questions pourrait être d’importance et d’un intérêt commun pour l’économie actuelle, ce qui pourrait en faire des questions légitimes qui feront l’objet de discussions au sein de l’Organisation mondiale du commerce entre autres les questions examinées dans les accords commerciaux régionaux et par le B20. Nous collaborerons rapidement avec tous les membres de l’OMC dans la solidarité, afin d’obtenir des résultats positifs dans le cadre de la 11e conférence ministérielle et par la suite et nous travaillerons de concert pour renforcer davantage l’OMC.

27. Nous sommes résolus à ratifier l’Accord sur la facilitation des échanges d’ici la fin de 2016 et demandons à d’autres membres de l’Organisation mondiale du commerce de faire de même. Nous observons le rôle important que les accords commerciaux bilatéraux et régionaux peuvent jouer dans la libéralisation du commerce et l’élaboration de règles commerciales, en reconnaissant le besoin de s’assurer que ces accords soient conformes aux règles de l’OMC. Nous sommes déterminés à travailler afin de nous assurer que nos accords commerciaux bilatéraux et régionaux soient complémentaires au système commercial multilatéral et qu’ils soient ouverts, transparents, inclusifs et conformes à l’OMC. Les accords commerciaux plurilatéraux conformes à l’OMC à vaste participation peuvent jouer un rôle important afin de compléter les initiatives de libéralisation mondiale. Les participants à l’Accord du G20 sur les biens environnementaux accueillent le terrain d’entente auquel nous sommes parvenus dans le cadre des négociations de l’OMC sur l’Accord et réitérons leur but de redoubler d’efforts pour combler les lacunes qui demeurent et conclure un accord ambitieux et axé sur l’avenir qui vise à éliminer les droits de douane sur une vaste gamme de biens environnementaux d’ici la fin de 2016, après avoir trouvé des moyens efficaces de se pencher sur les préoccupations centrales des participants.

28. Nous réitérons notre opposition au protectionnisme du commerce et de l’investissement sous toutes ses formes. Nous étendons notre détermination au statu quo et à l’élimination des mesures protectionnistes jusqu’à la fin de 2018, réaffirmons notre détermination à y parvenir et appuyons les travaux de surveillance du protectionnisme de l’OMC, de la CNUCED et de l’OCDE. Nous insistons sur le fait que les avantages du commerce et des marchés ouverts doivent être communiqués au grand public de manière plus efficace et être accompagnés de politiques nationales appropriées pour s’assurer que ces avantages sont répartis à grande échelle.

29. Nous approuvons la stratégie de croissance commerciale mondiale du G20, dans le cadre de laquelle le G20 prêchera par l’exemple pour réduire les coûts commerciaux, mettra à contribution la cohérence des politiques commerciales et d’investissement, stimulera le commerce dans le secteur des services, accroîtra le financement commercial, favorisera l’expansion du commerce électronique et s’attaquera au commerce et au développement. Nous accueillons favorablement l’Indicateur des perspectives du commerce mondial lancé par l’OMC comme étant un indicateur principal important du commerce mondial. Nous approuvons les principes directeurs du G20 pour l’élaboration de politiques d’investissement à l’échelle mondiale, qui favoriseront un contexte de politiques mondiales ouvert, transparent et propice aux investissements.

30. Nous appuyons également des politiques qui encouragent des sociétés de toutes les tailles, entre autres les sociétés et les PME dirigées par des femmes et de jeunes entrepreneures, à profiter pleinement des chaînes de valeur mondiales, et qui encouragent une plus grande participation, l’ajout de valeur et les possibilités d’avancement dans les chaînes de valeur mondiales par les pays en développement, particulièrement les pays à faible revenu. Nous accueillons favorablement l’intérêt du B20 à renforcer le commerce numérique et d’autres travaux et constatons son initiative relativement à une plateforme de commerce mondial électronique.

31. Nous reconnaissons que des problèmes structurels, notamment la capacité excédentaire de certains secteurs, exacerbés par une faible reprise économique mondiale et par une demande affaissée, ont nui au commerce et aux travailleurs. Nous reconnaissons que la capacité excédentaire dans l’industrie de l’acier et d’autres industries est un problème d’envergure mondiale qui requiert des réactions collectives. Nous reconnaissons aussi que les subventions et d’autres types de soutien émanant du gouvernement ou d’institutions gouvernementales peuvent causer des distorsions du marché et contribuer à la capacité excédentaire mondiale, ce qui nécessite donc une attention. Nous nous engageons à rehausser la communication et la coopération, ainsi qu’à prendre des mesures efficaces face aux difficultés, de façon à ce que le marché fonctionne et de façon à favoriser un ajustement. À cette fin, nous réclamons que l’information soit davantage diffusée et qu’il y ait davantage de coopération grâce à la création d’un forum mondial sur la capacité excédentaire de production de l’acier, qui sera facilitée par l’OCDE et auquel participeront activement les membres du G20 et les membres intéressés de l’OCDE. Nous nous réjouissons qu’un rapport d’étape soit présenté au sujet des travaux du forum mondial aux ministres concernés du G20, en 2017. 

Développement inclusif et interconnecté

32. Pour que notre croissance soit solide, durable et équilibrée, elle doit aussi être inclusive. Nous sommes déterminés à veiller à ce que les retombées de notre croissance profitent à tous les gens et maximisent le potentiel de croissance des pays en développement ou à faible revenu. Dans ce contexte, nous donnons au développement durable une grande place dans l’agenda du G20.

33. Nous nous engageons à rendre les politiques plus cohérentes pour ce qui est du développement durable et réaffirmons notre engagement à aligner davantage nos travaux sur la mise en œuvre universelle du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et sur le Programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement, sur la base de l’avantage comparatif et de la valeur ajoutée du G20, et conformément à nos contextes nationaux, tout en reconnaissant que la revue et le suivi mondiaux du Programme à l’horizon 2030 relèvent de l’ONU. Nous nous engageons à contribuer à la mise en œuvre du Programme à l’horizon 2030 en donnant l’exemple de plans d’action nationaux audacieux, transformateurs, collectifs et motivés dans de nombreux domaines. En adhérant au plan d’action du G20 en vue du Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui comporte aussi des principes généraux, nous réaffirmons notre engagement de réaliser l’ambition du Programme à l’horizon 2030. Nous prenons acte de l’Initiative fiscale d’Addis, saluons la création du mécanisme de facilitation de la technologie et soulignons l’importance de rehausser la coopération technologique pour parvenir à un développement durable.

34. Nous accueillons le rapport redditionnel exhaustif de Hangzhou sur les engagements relatifs au développement, qui rend compte de notre progression au cours de la période 2014-2016.

35. Nous lançons l’initiative du G20 relative au soutien de l’industrialisation en Afrique et dans les PLMD pour renforcer leur potentiel de croissance et de développement inclusifs au moyen de politiques optionnelles, à titre volontaire : promotion de la transformation structurelle inclusive et durable; soutien du développement de l’agriculture, du commerce agricole et de l’industrie agricole durables; approfondissement, élargissement et actualisation des connaissances et de la base de production locales; promotion de l’investissement dans l’énergie durable et sécurisée, notamment dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, soutien de l’industrialisation par le commerce, conformément aux règles de l’OMC; recours aux leviers financiers intérieurs ou extérieurs et soutien d’un accès équitable au financement, l’accent étant mis sur les femmes et les jeunes; et promotion de la science, de la technologie et de l’innovation à titre d’instruments essentiels d’industrialisation.

36. Nous continuerons à contrer les flux financiers transfrontaliers provenant d’activités illicites, notamment la fausse facturation commerciale délibérée, qui freine la mobilisation des ressources intérieures pour le développement et nous saluons la communication et la coordination avec l’Organisation mondiale des douanes en prévision d’un rapport d’étude à cet égard, après le Sommet de Hangzhou.

37. Nous reconnaissons l’important rôle que joue l’inclusion au niveau des entreprises dans le développement et nous saluons la création de la plateforme mondiale du G20 pour l’inclusion au niveau des entreprises et ses futures actions. Nous saluons le rapport du G20 sur l’inclusion au niveau des entreprises en vue du Sommet de 2016.

38. Nous allons nous acquitter de notre engagement collectif à réussir une 18e reconstitution des fonds de l’Association internationale de développement, ainsi que la 14e reconstitution du Fonds africain de développement.

39. Nous réaffirmons notre engagement à favoriser l’investissement, particulièrement dans l’infrastructure, sur le plan de la quantité et sur le plan de la qualité. Nous saluons la déclaration conjointe des aspirations en lien avec le soutien de l’investissement dans l’infrastructure de 11 banques multilatérales de développement (BMD), notamment les chiffres annoncés qu’elles ambitionnent en lien avec de bons projets d’infrastructure dans le cadre de leur mandat institutionnel respectif, ainsi que leurs efforts pour maximiser la qualité des projets d’infrastructure, pour renforcer le cheminement des  projets, accroître la collaboration entre les BMD existantes ou nouvelles, pour rendre l’environnement plus propice à des investissements dans l’infrastructure dans les pays en développement, ainsi que pour catalyser l’apport de ressources privées. Nous insistons sur l’importance de la qualité de l’investissement dans l’infrastructure, qui vise l’efficacité économique par rapport au coût du cycle de vie, la sécurité, la résilience en cas de catastrophe naturelle, la création d’emplois, le développement des capacités et le transfert du savoir-faire et des connaissances spécialisées suivant des modalités convenues sur une base mutuelle, tout en prenant en compte les impacts sociaux et environnementaux et en s’alignant sur les stratégies en matière d’économie et de développement. Nous saluons la réaction des BMD au plan d’action du G20 pour optimiser le bilan des BMD et réclamons la poursuite de la mise en œuvre du Plan d’action. Nous notons que la connectivité de l’infrastructure est déterminante pour parvenir au développement durable et à une prospérité partagée. Nous adhérons à l’alliance mondiale pour la connectivité de l’infrastructure lancée cette année pour rehausser la synergie et la coopération entre divers programmes de connectivité de l’infrastructure, de manière globale. Nous demandons au GBM de servir de secrétariat à l’alliance, en travaillant de près avec le Global Infrastructure Hub (GIH), l’OCDE, d’autres BMD et les membres intéressés du G20 en appui à ses activités. Nous adhérons à la note d’orientation du G20 et de l’OCDE sur la diversification des instruments financiers pour l’infrastructure et les PME et nous saluons les matrices annotées de répartition des risques des partenariats publics-privés (PPP) préparées par le Global Infrastructure Hub (GIH) pour aider les pays en développement à mieux évaluer les risques reliés à l’infrastructure. Nous soutenons la mise en œuvre efficace des principes du G20 et de l’OCDE sur la gouvernance des grandes entreprises et les principes généraux du G20 et de l’OCDE sur le financement des PME. Nous nous réjouissons de la révision de la méthodologie d’évaluation des principes du G20 et de l’OCDE en matière de gouvernance des grandes entreprises, qui sera éclairée par un examen de la gouvernance des grandes sociétés mené par des pairs du CSF.

40. Générer de bons emplois est indispensable pour le développement durable et se trouve au cœur du programme national et international du G20. Nous collaborerons pour nous assurer que les avantages de la croissance économique, de la mondialisation et de l’innovation technologique sont largement partagés, de façon à créer de bons emplois en plus grand nombre, à réduire les inégalités et à favoriser une participation inclusive au marché du travail. Nous adhérons aux stratégies, plans d’action et initiatives élaborés par les ministres du Travail et de l’Emploi du G20 pour rehausser l’agenda en matière de croissance et de développement grâce à des actions efficaces face aux nouvelles compétences requises, en appui à l’entrepreneuriat et à l’employabilité, pour favoriser la dignité du travail, la sécurité du milieu de travail, y compris le long des chaînes logistiques mondiales et pour renforcer les filets sociaux. Nous adhérons aux principes de la politique salariale durable. Nous reconnaissons que l’entrepreneuriat est un moteur important de la création d’emplois et de la croissance économique, nous affermissons nos engagements à l’égard du plan d’action du G20 sur l’entrepreneuriat et nous saluons la contribution de la Chine à l’établissement d’un centre de recherche en entrepreneuriat des pays du G20. Nous adhérons aussi à l’initiative du G20 qui vise à promouvoir un bon apprentissage avec comme priorités politiques l’augmentation du nombre, de la qualité et de la diversité des stages d’apprentissage. Nous développerons davantage les plans d’emploi du G20 en 2017 pour donner suite à ces engagements et en surveiller la progression de manière systémique et transparente, afin d’atteindre les objectifs du G20, spécialement en ce qui concerne l’emploi des jeunes et la participation des femmes au marché du travail. Nous reconnaissons que des institutions et des politiques plus solides pour le marché du travail peuvent soutenir la productivité et favoriser la dignité du travail, et donc une plus forte croissance salariale durable, spécialement dans le cas des travailleurs qui gagnent peu. Nous reconnaissons l’importance des occasions et des difficultés que présente le marché du travail compte tenu de la migration de la main-d’œuvre, ainsi que le fait qu’une migration bien gérée peut procurer des avantages aux économies et aux sociétés.

41. Le G20 continuera à donner la priorité de ses travaux à la sécurité alimentaire, à la bonne alimentation, à la croissance agricole durable et au développement rural, ce qui contribuera en grande part à la mise en œuvre du Plan de développement durable à l’horizon 2030. Nous sommes d’accord avec l’issue de la rencontre des ministres de l’Agriculture du G20 et nous invitons les ministres de l’Agriculture à se rencontrer régulièrement pour faciliter conjointement le développement agricole durable et les chaînes de valeur alimentaire, notamment par l’innovation sur le plan technologique, institutionnel et social, le commerce et l’investissement responsable, en assurant la sécurité alimentaire, le développement rural et l’atténuation de la pauvreté. Nous saluons à cet égard l’ouverture du premier forum du G20 pour les entrepreneurs agricoles, tenu pour faire augmenter l’effort des secteurs agricole, scientifique et privé. Nous reconnaissons le rôle des agriculteurs familiaux et des petits exploitants agricoles dans le développement et nous saluons le document sur les bonnes pratiques d’exploitation agricole des fermes familiales et des petites exploitations, qui énonce une série de politiques, de programmes et d’outils pouvant s’avérer utiles aux membres du G20 et à d’autres. Nous saluons la contribution des programmes et initiatives qui favorisent le développement agricole durable, notamment le Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire.

Autres problèmes importants nuisant à l’économie mondiale

42. L’issue du référendum sur l’appartenance du R.-U. à l’Union européenne fait planer encore plus d’incertitude sur l’économie mondiale. Les membres du G20 sont bien placés pour faire face de manière proactive aux éventuelles conséquences économiques et financières du référendum. Nous espérons qu’à l’avenir le R.-U. sera un proche partenaire de l’Union européenne.

43. Nous réitérons notre engagement à l’égard du développement durable, d’un soutien et d’actions solides et efficaces face au changement climatique. Nous nous engageons à parachever la ratification de l’Accord de Paris aussitôt que le permettront nos procédures intérieures respectives. Nous saluons les membres du G20 qui ont adhéré à l’Accord et les efforts qui permettront à l’Accord de Paris d’entrer en vigueur d’ici la fin de 2016. Nous nous réjouissons de la mise en œuvre rapide de tous ses aspects. Nous affirmons l’importance pour les pays développés de respecter la CCNUCC en fournissant des moyens pour la mise en œuvre, y compris des ressources financières, afin d’aider les pays en développement à respecter à la fois les mesures d’atténuation et les mesures d’adaptation conformément aux décisions prises à Paris. Nous réaffirmons l’importance du soutien fourni par le Fonds vert pour le climat. Nous saluons le rapport du groupe d’étude financière du climat du G20 sur la promotion de moyens efficients et transparents et d’une mobilisation pour rehausser l’ambition des mesures d’atténuation et d’adaptation. Nous nous réjouissons de voir réussir des forums multilatéraux connexes comme ceux du Protocole de Montréal et de l’Organisation de l’aviation civile internationale.

44. Des déplacements massifs et forcés de gens à l’échelle mondiale, sans précédent depuis la Deuxième Guerre mondiale, surtout ceux qui sont causés par des conflits violents, préoccupent le monde entier. Nous réitérons notre appel lancé à Antalya en vue d’efforts mondiaux concertés pour faire face aux effets, à la protection nécessaire et aux causes premières de la crise des réfugiés, et pour en partager le fardeau. Nous réclamons davantage d’aide humanitaire pour les réfugiés, pour leur réinstallation et nous invitons tous les États, suivant leur capacité individuelle, à aider davantage les organisations internationales, afin d’augmenter leur capacité d’aider les pays touchés, d’intensifier les efforts pour trouver des solutions durables, en particulier dans le cas des réfugiés dont la situation se prolonge, et à cet égard, de renforcer la contribution d’aide au développement pour les communautés hôtes. Nous soutenons les efforts internationaux en réponse à la crise persistante et notons que des rencontres de haut niveau auront lieu bientôt à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU. Nous notons l’effort que déploie la Banque mondiale pour travailler avec d’autres organisations internationales et avec ses actionnaires pour élaborer une plateforme d’intervention face à la crise mondiale qui permette de soutenir les réfugiés et les communautés hôtes dans les pays à revenu faible ou moyen. Le G20 se penchera encore sur les déplacements forcés en 2017 en vue d’élaborer des actions concrètes. Le G20 examinera aussi les problèmes de migration en 2017.

45. Nous condamnons fermement le terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations. Il pose de sérieuses difficultés en nuisant à la paix et à la sécurité internationales et en mettant en danger nos efforts soutenus pour renforcer l’économie mondiale et pour assurer une croissance et un développement durables. Nous réaffirmons notre solidarité et notre résolution à lutter contre terrorisme sous toutes ses formes et partout où il se manifeste. Nous nous attaquerons à toutes les sources, techniques et voies de financement des terroristes, y compris l’extorsion fiscale, le trafic des ressources naturelles, le vol de banque, le vol de propriétés culturelles, les dons externes et les enlèvements contre rançon. Face au terrorisme, nous restons déterminés à échanger efficacement de l’information, à geler les actifs des terroristes et à criminaliser financement des terroristes. Nous réclamons la mise en œuvre rapide, efficace et universelle des normes du GAFI et des dispositions de la résolution 2253 du Conseil de sécurité de l’ONU à l’échelle du monde. Nous saluons les progrès réalisés par le GAFI au niveau de la mise en œuvre de sa nouvelle stratégie centralisée contre le financement des terroristes et réclamons la mise en œuvre efficace de son plan opérationnel. Nous invitons le GAFI à réfléchir d’ici le mois de mars 2017 à des moyens de renforcer la capacité de traction et à rehausser l’efficacité du réseau du GAFI et des organes régionaux s’apparentant au GAFI.

46. La résistance aux antimicrobiens menace sérieusement la santé publique, la croissance et la stabilité économique mondiale. Nous affirmons qu’il est nécessaire d’explorer de manière inclusive comment faire face à la résistance aux antimicrobiens en mettant au point des moyens, sur la base de faits, de prévenir et d’atténuer la résistance et de débloquer la recherche-développement sur de nouveaux antimicrobiens et des antimicrobiens existants dans une perspective de valeur ajoutée du G20. Nous demandons à l’OMS, à la FAO, à l’OIE et à l’OCDE de présenter collectivement un rapport sur des options à cet égard, y compris les aspects économiques. Dans ce contexte, nous préconiserons un recours prudent aux antibiotiques et nous tiendrons compte des immenses difficultés en lien avec le prix des antimicrobiens, l’accès aux antimicrobiens et leur impact sur la santé publique. Nous appuyons fortement les travaux de l’OMS, de la FAO et de l’OIE et nous nous réjouissons de voir réussir une rencontre de haut niveau sur la résistance aux antimicrobiens à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU. Nous nous réjouissons de la discussion qui aura lieu sous la prochaine présidence au sujet de la résolution de ces questions.

47. Nous réaffirmons que l’esprit fondateur du G20 est de réunir les grandes économies mondiales sur un pied d’égalité pour catalyser l’action. Une fois d’accord, nous agirons.

48. Nous remercions la Chine d’avoir tenu un Sommet réussi à Hangzhou, nous la remercions pour sa contribution au processus du G20 et nous nous réjouissons de nous revoir en Allemagne, en 2017, et en Argentine, en 2018.

 

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