Le paludisme dans les pays en développement

Le paludisme est une maladie infectieuse qui se transmet par des parasites transportés par des moustiques. La façon la plus courante de contracter le paludisme est de se faire piquer par un moustique infecté.

La maladie peut rapidement devenir mortelle, souvent dans les 24 à 48 heures. Les femmes enceintes et les enfants sont particulièrement vulnérables.

En 2015, on recensait dans le monde environ 212 millions de cas de paludisme, ayant entrainé   429,000 décès. En Afrique, les enfants et les femmes enceintes  représentent la majorité de ces cas.

Les personnes qui vivent en Afrique subsaharienne sont les plus touchés par le paludisme, et déclarant la vaste majorité des décès en 2015. Les personnes vivant dans des endroits reculés sont aussi plus à risque.

Le paludisme est une maladie évitable et soignable.

Réduire le taux de nouveaux cas

Entre 2000 et 2015, les efforts de la communauté internationale ont permis de réduire de 21 p. 100 le taux de nouveaux cas de paludisme chez les populations à risque. Durant la même période, le taux de mortalité lié au paludisme chez les populations à risque a également chuté de 60 p. 100 mondialement et de 65 p. 100 chez les enfants de moins de cinq ans.

En 2015 près de 100 pays et territoires présentaient des taux élevés d’infection paludéenne. D’après l’Organisation mondiale de la santé 10 pays sont en mesure d’éradiquer le paludisme d’ici 2020. Vingt autres pays sont sur le point d’y arriver aussi.

Le Canada concentre ses efforts sur la prévention, le diagnostic et le traitement efficace du paludisme, en particulier chez les populations vulnérables.

Le Canada collabore avec des partenaires clés pour prévenir et traiter le paludisme.

Le Fonds mondial

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, une institution internationale de financement qui verse des fonds à des programmes axés sur la prévention et le traitement de ces trois maladies.

Le Canada a versé 2,9 milliards de dollars au Fonds mondial depuis sa création, ceci comprenant une contribution de 804 millions de dollars pour la période de 2017 à 2019.

Depuis 2002, avec le soutien du Canada et d’autres donateurs internationaux, les programmes recevant l’appui du Fonds mondial ont distribué 713 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticides. Le Fonds mondial a aussi traité 582 millions de personnes souffrant de paludisme.

Programme d’élargissement de l’accès rapide

Le Programme d’élargissement de l’accès rapide de l’Organisation mondiale de la santé aide la République démocratique du Congo, le Malawi, le Mozambique, le Niger et le Nigéria.

Tous collaborent afin de réduire les taux de mortalité infantile en offrant, au sein de leurs collectivités, des services de diagnostic et de traitement du paludisme, de la pneumonie et de la diarrhée.

De 2012 à 2015, grâce à ce Programme, les actions suivantes ont été menées:

Gavi, l’Alliance du vaccin

Gavi, l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination est un partenariat mondial en matière de santé destiné à introduire de vaccins nouveaux ou sous-utilisés dans les pays les plus pauvres de la planète.

Le Canada s’est engagé à verser 500 millions de dollars à Gavi pour la période comprise entre 2016-2020 et a fourni à ce jour plus d’un milliard de dollars d’aide.

Gavi appui le projet pilote de vaccins antipaludiques de l’Organisation mondiale de la santé visant à fournir des renseignements concrets du terrain sur le vaccin contre le paludisme RTS,S élaboré par GlaxoSmithKline, avec le soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates. Ces projets pilotes réuniront les preuves permettant de déterminer la meilleure façon de mettre en œuvre la vaccination en Afrique. Le vaccin peut sauver des vies grâce à la prévention du paludisme.

Traitement antipaludique efficace

En outre, grâce au soutien du Canada, le traitement antipaludique le plus efficace, soit la thérapie combinée à base d’artémisinine ou ACT, et des tests de dépistage rapide sont offerts aux malades dans leur propre collectivité, là où les besoins sont les plus criants.

La formation offerte aux travailleurs de la santé constitue un autre volet important de l’initiative. Elle leur permet d’apprendre à déceler et à traiter le paludisme ainsi que la pneumonie et la diarrhée, les deux autres grandes causes de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

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