Santé sexuelle et reproductive et les droits qui s’y rattachent

Le Canada s’efforce de faire avancer la cause de la santé sexuelle et reproductive et des droits qui s’y rattachent (SSRD) pour favoriser l’autonomisation des femmes et des filles et contribuer à l’égalité entre les genres.

Les faits démontrent la relation positive entre la SSRD et l’autonomisation économique des femmes et des filles :

Santé sexuelle et reproductive et les droits qui s’y rattachent

La SSRD n’est pas simplement une question de santé; elle touche également les droits de la personne et l’égalité entre les genres. Il est important de comprendre la SSRD dans le contexte général de vie des gens. Il faut notamment examiner leur situation économique et leur niveau de scolarité, le risque de violence sexuelle et d’autres formes de violence fondée sur le genre, ainsi que l’existence de pratiques culturelles et de structures juridiques préjudiciables. Il sera nécessaire d’adopter une démarche appropriée à tous les genres, fondée sur les droits et liée à l’ensemble des droits de la personne de façon à tenir compte de la nature multisectorielle de la SSRD.

L’approche du Canada à l’égard de la SSRD consistera à éliminer les obstacles systémiques que doivent surmonter les populations les plus vulnérables et marginalisées, notamment :

Elle appuiera également les programmes de SSRD qui répondent aux besoins, aux droits et aux intérêts propres à ces groupes.

L’approche du Canada permettra également de soutenir les programmes de SSGD qui répondent aux besoins des hommes et des garçons, et appuieront leur rôle dans l’avancement de la SSGD et de l’équité entre les genres.

Position du Canada

Le Canada soutient l’objectif voulant que chaque grossesse soit voulue, que chaque naissance soit sécuritaire, et que chaque femme et chaque fille soit traitée avec la dignité et le respect qu’elle mérite.

Dans le cadre de sa démarche féministe, le Canada est déterminé à promouvoir l’accès à l’éventail complet des services de santé sexuelle et reproductive et des informations connexes. Le financement annoncé servira à donner accès à cet éventail d’information et de services, qui comprend notamment l’éducation sexuelle complète, la planification familiale, la prévention et l’intervention relatives à la violence sexuelle et aux autres formes de violence fondée sur le genre, et l’accès à un avortement sécuritaire et légal et aux soins après l’avortement.

Mesures prises par le Canada

Le Canada s’est engagé à verser 3,5 milliards de dollars pour améliorer la santé et les droits des femmes et des enfants pour la période de 2015 à 2020. Dans le cadre de son approche, le Canada cherche des occasions d’appuyer les investissements qui permettent de fournir un ensemble intégré de services de santé. Le soutien du Canada est axé sur l’aide aux personnes les plus vulnérables et démunies, y compris dans les États fragiles et en situation de conflit.

Le 8 mars 2017, la ministre Bibeau a annoncé l’octroi de 650 millions de dollars à l’appui de la SSRD, comme moyen de promouvoir l’égalité entre les genres ainsi que l’autonomisation des femmes et des filles. Ce financement favorisera l’accès à l’éventail complet des services de santé sexuelle et reproductive et des informations connexes.

Le 2 mars 2017, la ministre Bibeau a annoncé une contribution pouvant atteindre 20 millions de dollars en 2017-2018 aux organisations soutenant la santé sexuelle et reproductive et les droits connexes des femmes et des filles, ce qui comprend : 4 millions de dollars à la Fédération internationale pour le planning familial, 4 millions à Population Services International, 4 millions à Marie Stopes International, 5 millions au Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), et 3 millions à l'Ipas. Ce financement permettra de soutenir les services et la diffusion d’informations relatifs à la santé sexuelle et reproductive et aux droits connexes, y compris les avortements sécuritaires et légaux.

En mars 2016, le Canada a annoncé un appui financier de 81,6 millions de dollars au FNUAP, dont 5 millions pour les fournitures du FNUAP dans le cadre de son initiative phare d’approvisionnement en contraceptifs, et des contributions de 11 millions de dollars pour un projet au Honduras destiné à prévenir les grossesses chez les adolescentes, de 50 millions pour un projet au Soudan du Sud visant la formation de sages-femmes et d’autres intervenants de première ligne, et de 15,6 millions pour un financement institutionnel renouvelé au FNUAP.

Liens connexes

Projets :

La République démocratique du Congo - Accroître l’accès à la planification familiale et les contraceptifs pour les adolescentes

 

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