Engagement du Canada en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs - Annonce du 8 mars 2017

1. Que comprend ce nouvel engagement en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, et sur quelle période s’étale-t-il?

Dans le cadre de son engagement à l’égard du renforcement socio-économique des femmes et des filles et de l’égalité entre les sexes, le Canada accorde un financement de 650 millions de dollars sur trois ans pour améliorer la santé et les droits sexuels et reproductifs pour tous.

L’objectif de la contribution du Canada est de réduire le nombre de grossesses non désirées et d’avortements dangereux, de protéger et de promouvoir la santé et les droits des femmes et des filles, de leur offrir l’occasion de réaliser leur plein potentiel et de contribuer au développement de leurs collectivités.

L’engagement en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs comprend un soutien dans les domaines suivants :

2. En quoi cet engagement en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs est-il lié à l’engagement en matière de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants?

Le Canada s’est engagé à verser 3,5 milliards de dollars pour la période de 2015 à 2020 afin d’améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE). Le Canada respectera cet engagement. L’engagement de 650 millions de dollars pour la santé et les droits sexuels et reproductifs sera fondé sur l’engagement pour la SMNE et permettra de combler les lacunes à cet égard, en protégeant et en favorisant la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes et des adolescentes.

3. Qu’est-ce que ce financement en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs cherche à accomplir?

À l’heure actuelle, 225 millions de femmes dans le monde ont un besoin non satisfait de contraception moderne et, chaque année, on compte plus de 4 millions de grossesses non désirées. De plus, on estime à 22 millions le nombre de femmes et de filles partout dans le monde qui, chaque année, risquent leur vie en subissant des avortements dangereux : au moins 22 000 filles et femmes meurent chaque année, et 6,9 millions souffrent de maladies ou de lésions graves.

Lorsque les femmes et les filles ont accès à la gamme complète de services de santé sexuelle et reproductive, les taux de grossesses non désirées et d’avortements dangereux et illégaux diminuent. Le manque d’attention accordée à la santé sexuelle et reproductive et aux droits connexes accroît la mortalité maternelle, ainsi que l’état de santé précaire et l’exclusion de trop de femmes et d’adolescentes.

L’accès à la santé sexuelle et reproductive et les droits connexes s’avèrent essentiels pour le renforcement socio-économique des femmes et des adolescentes et l’égalité entre les sexes.

Ces investissements en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs contribueront à l’atteinte de l’Objectif de développement durable (ODD) 3.7 de l’ONU, soit d’offrir un accès universel à la santé et aux droits sexuels et reproductifs, y compris la planification familiale, l’information et l’éducation, ainsi que l’intégration de la santé reproductive aux stratégies et aux programmes nationaux d’ici 2030.

4. Quelles autres activités le Canada a-t-il entreprises pour appuyer la santé sexuelle et reproductive et les droits connexes?

Le Canada a pris l’engagement Family Planning 2020, un partenariat mondial formé de gouvernements, de groupes de la société civile, d’organisations multilatérales, de donateurs, du secteur privé et de la communauté de la recherche et du développement. Cette initiative a pour but de permettre à 120 millions d’autres femmes et filles d’avoir accès à des moyens de contraception d’ici 2020.

Le Canada entend également se joindre au Partenariat de Ouagadougou, qui vise à accélérer le progrès de l’utilisation de services de planification familiale au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal et au Togo. Ce partenariat repose sur deux principes, soit une meilleure coordination entre les donateurs pour optimiser le soutien qu’ils prodiguent aux pays concernés, et la collaboration et la coopération, à l’échelle nationale et régionale, afin d’éviter des taux élevés de besoins non satisfaits en matière de planification familiale.

5. Qui peut présenter une demande de financement? Quels pays pourront être partenaires dans le cadre ce financement?

Pour s’acquitter de son engagement, le Canada entend financer des projets menés par divers partenaires, y compris des organisations multilatérales, internationales, canadiennes et locales, et les gouvernements des pays bénéficiaires. Cet engagement appuiera les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables dans les pays en développement, particulièrement en situation de fragilité ou de crise humanitaire. Des détails sur les projets particuliers seront fournis tout au long de l’engagement.

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