Rapport sommaire de la discussion sur les priorités de développement du Canada pour l'après-2015

Contexte

Le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement (MAECD) a tenu une discussion d’une demi-journée sur le programme de développement pour l’après-2015, en partenariat avec le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) et le Regroupement des professionnels canadiens en développement international (RPCDI) avant les Journées de la coopération internationale, leur conférence annuelle. Cet événement, qui s’est déroulé à Gatineau (Québec) le 12 mai 2015, a réuni des représentants de la société civile, du secteur privé et du milieu universitaire afin de discuter du rôle et des priorités du Canada dans le Programme de développement pour l’après-2015. À la suite de l’allocution du ministre du Développement international et de la Francophonie, le sous-ministre adjoint de la Politique stratégique a mis la table en vue du dialogue. Les participants ont ensuite formé trois petits groupes, dans lesquels ils ont discuté : 1) des priorités du programme, 2) de la responsabilisation, de la surveillance et du suivi, 3) de la mise en œuvre des objectifs, y compris du financement du développement. Les principaux points soulevés au cours des tables rondes ont été consignés sur des tableaux de papier disposés dans la salle. Au moyen d’un vote, on a invité les participants à indiquer leurs enjeux prioritaires en apposant des points de couleurs à côté des différents thèmes inscrits sur les tableaux de papier. Ce qui suit est un résumé des commentaires des participants qui ont été les plus appuyés au cours du vote. Cette discussion, alliée aux commentaires reçus dans le cadre de la demande de rétroaction en ligne sur les priorités de développement du Canada pour l'après-2015, a permis d’éclairer l’approche du Canada en ce qui concerne la négociation et la mise en œuvre du Programme de développement pour l’après-2015.

Domaines prioritaires recensés par les participants

Plusieurs enjeux parmi les plus importants ont été recensés dans plus d’un petit groupe. Voici les recommandations qui ont été les plus appuyées, dans le cadre du vote, au cours des trois séances :

Priorités de développement pour l’après-2015

Coopération en matière de développement

Le rôle de la société civile dans le Programme de développement pour l’après-2015

Suivi et examen dans le Programme de développement pour l’après-2015

Rôle du secteur privé dans le développement et responsabilisation du secteur privé

Résumé et conclusions

L’événement a permis aux participants et au MAECD d’échanger leurs points de vue sur le Programme de développement pour l’après-2015 et sur le financement des processus de développement. Au cours des trois séances, les participants ont fait connaître leurs opinions sur des enjeux tels que le traitement des changements climatiques, l’augmentation de l’aide au développement officielle, et l’application universelle du Programme de développement pour l’après-2015. Dans les discussions, on a également recommandé que l’approche du MAECD vis-à-vis du développement en soit une axée sur les droits de la personne où la participation des citoyens (principalement des groupes vulnérables), la prise en charge locale et l’engagement local à long terme sont des aspects importants.

Les commentaires reflétaient également le besoin que les citoyens puissent tenir leurs gouvernements responsables des résultats en matière de développement, et que le Canada soit un modèle en matière de participation de la société civile. L&rsqrsquo;appui des activités de défense et de renforcement des capacités des OSC a été mentionné en tant qu’aspect important pour faciliter la responsabilisation dans les pays en développement – même là où ces activités sont moins reconnues et n’entrent pas dans les modèles de planification traditionnels. Les participants ont aussi exprimé le souhait qu’on adopte un modèle de responsabilisation pour l’après-2015 participatif, axé sur les bénéficiaires, mobilisant un éventail varié d’intervenants et permettant de faire état des échecs et des défis.

Bien que les participants fussent ouverts à l’idée de collaborer avec le secteur privé, ils ont exprimé quelques préoccupations. La principale de ces préoccupations était la responsabilisation du secteur privé en tant qu’acteur de développement, tout comme ses limites dans ce rôle si son motif central est la réalisation de profits. Si les OSC devaient participer aux modes de financement novateurs, les participants ont souligné le besoin de définir plus clairement ce concept.

Les négociateurs du gouvernement du Canada ont tenu compte d’un grand nombre de ces recommandations dans le cadre de leurs négociations. Ils ont fait ressortir différents points, comme une approche axée sur les droits, une participation plurilatérale (surtout en ce qui concerne les mécanismes de responsabilisation), la protection de l’espace de la société civile, et une approche positive – plutôt que punitive – de la surveillance. Le MAECD aimerait remercier tous ceux et celles qui ont participé à la discussion et qui ont contribué à rendre constructif ce processus de consultation.

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