L’aide internationale canadienne au Burkina Faso

Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres de la planète, se classant au 185e rang sur 188 selon l’indice de développement humain 2016 établi par le Programme des Nations Unies pour le développement. En 2015, plus de 55 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté national.

Le taux moyen de croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) du Burkina Faso est estimé à 5,4 % par an depuis la dernière décennie (2006-2015).

L’agriculture et les autres secteurs

Le secteur primaire, surtout agricole, qui emploie plus de 80 % de la population active, a contribué à environ 39 % du PIB du pays. Il demeure vulnérable aux conditions climatiques, à l’approvisionnement limité en ressources hydriques dans la région sahélienne du pays et aux variations des cours mondiaux des denrées alimentaires et des produits pétroliers.

Depuis 2009, l’exportation des produits d’or a dépassé ceux générés par le coton. En 2015, l’or a représenté 61,7 % des exportations mondiales de Burkina Faso tandis que le coton représentait 13,1 %. Le secteur des services ne permet pas de stimuler une économie inclusive et le secteur de la transformation, potentiellement générateur de valeur ajoutée, ne représente que 25 % du PIB.

D’importants progrès ont été réalisés dans l’éducation de base, l’accès à l’eau potable et la lutte contre le VIH/sida. Le taux brut de scolarisation au primaire est passé de 44,4 % en 2000 à 84 % en 2014, alors que le taux de prévalence du VIH/sida chez les adultes de 15 à 49 ans est passé de 2,2% en 2001 à 0,8 % en 2015.

Changement politique

De 1987 à 2014, le paysage politique du Burkina Faso a été marqué par la présidence de Blaise Compaoré. En 2014, un soulèvement populaire important a entraîné sa démission, et un gouvernement de transition a été nommé avec pour mandat d’organiser des élections présidentielles et législatives.

Malgré une tentative de coup d’État avortée en septembre 2015, des élections ont eu lieu en novembre 2015, au terme desquelles M. Roch Marc Christian Kaboré a été élu président au premier tour. Le parti qu’il a fondé, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), est arrivé en tête des législatives avec 55 députés sur un total de 127.

Des efforts ont été déployés sur le plan de la bonne gouvernance, notamment la ratification de la Convention des Nations Unies contre la corruption, en 2006. Malgré cela, le Burkina Faso occupe le 76e rang sur 168 pays selon l’indice de perception de la corruption 2015 établi par Transparency International.

Notre aide au développement international

Faites une recherche dans la Banque de projets pour découvrir ce que fait le Canada pour aider au développement du Burkina Faso.

La programmation de développement international du Canada au Burkina Faso soutient le Plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) du gouvernement burkinabé, qui se déploie autour de trois axes principaux :

Les projets du Canada au Burkina Faso concordent avec ces axes et visent à réduire la pauvreté.

Nous acheminons de l’aide au Burkina Faso par le biais de plusieurs programmes et canaux qui touchent une variété de secteurs, dont la gouvernance, la santé et l’agriculture.

D’autres institutions fédérales, dont le ministère des Finances et le Centre de recherche en développement international, contribuent également aux efforts de développement du Canada au Burkina Faso.

Augmenter les opportunités pour les jeunes

Le pays a une grande proportion d’enfants et de jeunes, avec environ 7 millions de personnes qui ont moins de 14 ans. Ces derniers forment un segment de la population particulièrement vulnérable à la violence et à l’exploitation économique et sexuelle.

Le Burkina Faso a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant (1990) et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (1992). La mise en application de ces traités est entravée en raison de facteurs tels que :

Depuis plus de quinze ans, le Canada appuie les initiatives du gouvernement du Burkina Faso dans le secteur de l’éducation. Depuis 2012, le Canada appuie le nouveau plan décennal du gouvernement, appelé le Plan de développement stratégique de l’éducation de base 2012-2021. Ce plan vise à améliorer les services éducatifs et à les rendre plus accessibles, ainsi qu’à élaborer un programme de formation axé sur les compétences en emploi à l’intention des jeunes.

Le Canada finance par exemple un projet ayant pour objectif principal de renforcer les capacités des professionnels chargés d’assurer la protection des enfants au sein du système de justice, des commissariats de police et des centres sociaux. Le Canada appuie également la mise en œuvre de la Politique nationale genre du Burkina Faso afin d’augmenter l’accès aux services d’éducation pour les filles.

Principaux résultats escomptés

Le secteur agroalimentaire

Le Canada maintient son appui au développement du secteur agroalimentaire et des compétences vers l’emploi au Burkina Faso. Nous le faisons en mettant l’accent sur le renforcement socio- économique des femmes et des jeunes et leur insertion sur le marché de l’emploi.

Principaux résultats escomptés

Renforcer l’efficacité de l’aide

Le Burkina Faso a adhéré à la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide en 2005 et à l’Accord de partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement en 2011.

Sur la base de l’accord de Busan, le Burkina Faso a adopté un Plan d’action national pour l’efficacité de la coopération au développement (PANED, en 2014). Ce plan vise entre autres à renforcer le rôle du secteur privé et de la société civile dans le développement du pays et à consolider la bonne gouvernance, notamment en mettant en œuvre les mesures de lutte contre la corruption et en renforçant le processus de décentralisation.

Le Burkina Faso fait figure d’exemple en matière de meilleures pratiques de gestion des finances publiques en Afrique, c’est pourquoi neuf des dix principaux donateurs lui accordent des appuis budgétaires généraux. Le Canada est membre du groupe de coordination des donateurs en matière d’éducation et de microfinance.

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