Aide canadienne au développement en Égypte

L’Égypte est le pays arabe le plus populeux du Moyen-Orient. Elle est un intermédiaire important dans le processus de paix de la région, mais elle doit aussi relever ses propres défis, dont l’incertitude économique et politique.

L’Égypte a été le théâtre d’importants changements depuis le printemps arabe de 2011, et l’assermentation, en 2016, des membres nouvellement élus au Parlement a marqué l’ultime étape de la transition vers la démocratie. L’économie de l’Égypte subit un ralentissement notable, en raison de l’incertitude occasionnée par la transition politique, des troubles sociaux, des attaques terroristes et de l’insécurité des cinq dernières années. L’Égypte a récemment négocié un emprunt de 12 billions de dollars US avec le Fonds monétaire international (FMI). La monnaie, qui a été dévaluée, n’est pas encore stable, et l’inflation a augmenté à presque 30%.

Ces facteurs ont nui au tourisme, au secteur manufacturier et aux exportations, ce qui a entraîné une hausse appréciable des taux de chômage et de pauvreté, surtout dans les régions rurales. L’Égypte subit aussi les contrecoups de la crise en Syrie, alors qu’elle héberge encore plus de 120 000 réfugiés et leur fournit des services sociaux équivalents à ceux dont qu’elle offre à ses propres citoyens.

Selon l’Indice de développement humain de 2016 du Programme des Nations Unies pour le développement, l’Égypte se classe au 111e rang sur 188 pays — elle était110e en 2013. Le pays a réalisé d’importants progrès à l’égard de bon nombre d’indicateurs de développement humain importants ont considérablement augmenté depuis une trentaine d’années, parmi lesquels:

Toutefois, la croissance économique reste modeste et ne suffit pas à absorber l’augmentation rapide de la population et de la main-d’œuvre; la croissance du revenu moyen par habitant stagne à environ 2 p. 100 par année depuis 1980.

Plus de 27 p. 100 de la population, vivent sous le seuil national de pauvreté. D’autres sources de tensions économiques sont les importants écarts de richesse, l’inadéquation entre l’éducation et l’acquisition de compétences, d’une part, et les besoins du marché du travail, d’autre part, et des possibilités limitées en matière de commerce et d’investissement.

Plus du quart des Égyptiens ont entre 15 et 24 ans. Cette tranche d’âge est touchée de manière disproportionnée par le chômage, représentant 29 p. 100 de chômeurs dans le pays.

Les Égyptiennes font aussi l’objet de grandes restrictions dans leurs activités, ce qui explique leur faible participation à l’économie et dans les institutions sociales et politiques. Le taux de chômage chez les femmes est le triple de celui enregistré chez les hommes. Selon le Rapport mondial sur l’inégalité entre les sexes de 2016 publié par le Forum économique mondial, l’Égypte se classe au 132e rang sur 144 pays en matière d’égalité entre les sexes.

Les réformes du marché du travail instaurées ces dernières années ont amélioré quelque peu la croissance économique, mais pas suffisamment pour élever considérablement le niveau de vie des Égyptiens moyens. Le gouvernement égyptien a également lancé diverses initiatives de lutte contre la corruption. Dans son Indice de perception de la corruption de 2015, Transparency International a classé l’Égypte au 108e rang mondial sur les 176 pays examinés, soit une amélioration par rapport à 2011, alors que le pays s’était classé au 112e rang sur 183.

L’Égypte est également aux prises avec d’importants problèmes d’énergie et d’approvisionnement en eau. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques, le pays est extrêmement vulnérable aux effets néfastes des changements climatiques, notamment en ce qui concerne la disponibilité de l’eau et le risque d’élévation du niveau de la mer sur son littoral.

Notre aide au développement international

Faites une recherche dans la Banque de projets pour découvrir ce que fait le Canada pour aider au développement de l’Égypte.

Les programmes du Canada aident l’Égypte à soutenir la croissance des microentreprises et des petites et moyennes entreprises, à développer l’entrepreneuriat et à encourager la productivité du secteur privé. Ces programmes contribuent aussi à renforcer la qualité et la portée des programmes de formation générale, technique et professionnelle offerts aux populations marginalisées, et notamment aux jeunes hommes et femmes.

L’aide au développement à l’Égypte vise également à accroître la résilience des autorités égyptiennes et des collectivités hôtes afin de gérer les répercussions de la crise des réfugiés syriens et en atténuer les effets.

Le Canada et ses partenaires de développement collaborent avec le ministère de l’Éducation afin d’offrir des possibilités et des services d’éducation de qualité aux enfants égyptiens et syriens vulnérables, tout en renforçant la cohésion sociale au sein des collectivités hôtes.

Principaux résultats escomptés :

Réalisations

2016-2017

2015-2016

2014-2015

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