Le Canada soutient un programme Vivres contre formation pour autonomiser les jeunes filles

En Afghanistan le présent programme Vivres contre formation encourage les familles à envoyer leurs filles à l’école.

Nilab, 16 ans, peut maintenant lire et écrire après avoir assisté aux cours d’alphabétisation offerts par le PAM dans le district de Shakardara dans la province de Kaboul. © PAM/Wahidullah Amani

« Après avoir réussi les cours d’alphabétisation, je vais pouvoir lire les journaux », affirme Nilab, 16 ans. © PAM/Wahidullah Amani

La pauvreté est l’une des raisons pour lesquelles les filles afghanes ne fréquentent pas l’école. Les filles ont tendance à rester à la maison pour aider aux récoltes ou aller chercher de l’eau ou du bois de chauffage. C’est l’attitude des parents et des membres de la famille à l’égard de l’éducation qui détermine qui dans la maisonnée ira à l’école et pour combien de temps. Les restrictions touchent plus souvent les filles de certaines régions d’Afghanistan.

Le Canada, dans le cadre de son programme d’aide humanitaire en Afghanistan, collabore avec le Programme alimentaire mondial (PAM) afin de mettre en œuvre une initiative Vivres contre formation. Grâce à ce projet, les familles qui envoient leurs filles à l’école reçoivent des aliments, ce qui permet d’augmenter le taux d’alphabétisation des filles et de combler les besoins alimentaires des familles comptant parmi les plus vulnérables de la collectivité.

Âgée de 16 ans, Nilab est l’une des plus jeunes participantes au programme Vivres contre formation du PAM, dans le district de Shakardara, dans la province de Kaboul. Nilab ne croyait pas pouvoir lire un jour, mais heureusement, son père a finalement accepté qu’elle assiste aux cours d’alphabétisation offerts par le PAM, et elle a pu réaliser son rêve.

« Je n’imaginais pas qu’un jour je pourrais lire des bannières, rédiger des dialogues simples ou compter », affirme Nilab. « Quand j’aurai fini le cours d’alphabétisation, je vais pouvoir lire les journaux. »

Elle croit que l’analphabétisme est la source de tous les problèmes de la société afghane, mais que la situation est sur le point de changer.

D’ici la fin de 2015, le PAM compte permettre à environ 30 000 personnes dans 20 provinces de l’Afghanistan, dont plus de 70 p. 100 seront des femmes, d’acquérir des compétences professionnelles et d’augmenter leur niveau d’alphabétisation.

Le Canada collabore avec d’autres donateurs internationaux à l’appui des Interventions prolongées de secours et de redressement du PAM en Afghanistan, qui financent des programmes comme Vivres contre formation. Ces efforts, y compris l’appui à la production intérieure de grains et de biscuits à haute teneur énergétique pour les écoliers, aident les Afghans à progresser rapidement vers l’établissement de communautés résilientes.

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