Lorsque l’enfant est en santé, la maman est heureuse

Les programmes de vaccinations gratuites au Bangladesh aident à vacciner les enfants des régions du pays mal desservies et difficiles d’accès.

Avec l'appui du Canada, le Programme élargi de vaccination en clinique offre aux jeunes patients de Dacca des vaccins vitaux.

Syeda Sultana Roushan Jahan a 40 ans, elle est mère de deux enfants. Elle s’est plusieurs fois rendue au bureau du Programme élargi de vaccination (PEV) du Bangladesh, situé à Dacca. C’est là qu’elle y a fait vacciner son premier enfant. Elle est revenue aujourd’hui pour faire vacciner son deuxième enfant.

Avec le calme d’une mère expérimentée, elle regarde le médecin insérer doucement la seringue dans la cuisse du bébé. Celui-ci pousse un petit cri. Syeda rit, puis embrasse l’enfant pour sécher ses larmes. Elle sait que le vaccin l’aidera à bâtir son système immunitaire et le protégera contre des maladies mortelles. « Lorsque l’enfant est en santé, la maman est heureuse », dit-elle avec un sourire.

Vacciner un plus grand nombre d’enfants pour prévenir les maladies

Syeda fait partie de la douzaine de mères qui sont venues à la clinique. Le PEV du Bangladesh, mis en place en 1979 par le gouvernement avec l’aide de l’UNICEF, figure parmi les plus grandes réussites au pays. En 1985, il n’y a de cela que quelques années, à peine 2 % des enfants et des femmes enceintes au Bangladesh étaient vaccinés contre les maladies évitables. Aujourd’hui, ce pourcentage atteint 82,5 %, et il ne cesse d’augmenter.

L’objectif du PEV est d’éliminer les maladies évitables au Bangladesh grâce à la vaccination. Avec l’aide de nombreux donateurs, dont le Canada, le PEV a permis d’éviter chaque année 200 000 décès. On reconnaît largement l’efficacité du programme, même dans les régions rurales, pour éradiquer la poliomyélite et veiller à ce que cette situation perdure, tout en gardant le cap en vue d’éliminer la rougeole d’ici 2016.

« Le PEV donne de bons résultats dans notre pays, dit Syeda. Tout le monde se réjouit de ce programme, car, jusqu’à ce jour, dans les régions rurales, les gens font la queue pour recevoir gratuitement des vaccins. Déjà, l’incidence de certaines maladies diminue. Moins de gens souffrent de poliomyélite ou de tuberculose. Donc, les choses vont bien. »

Atteindre les régions difficiles d’accès

Le PEV a une grande portée. Il compte 140 000 bureaux actifs au Bangladesh. Plus de 50 000 fonctionnaires assurent des fonctions combinées d’agents de la santé, d’aide aux familles, ou de superviseurs directs.

Pour étendre sa portée, le PEV hisse au-dessus de chacun de ses bureaux un brillant drapeau jaune où l’on voit un bébé, pour que tous, même les parents illettrés, reconnaissent facilement ses bureaux. Selon Syeda, ce drapeau est maintenant très populaire au Bangladesh.

La contribution actuelle du Canada au PEV, appelée Projet de renforcement de la vaccination, vise à augmenter le nombre de vaccins offerts dans le pays. Elle envisage aussi d’atteindre les enfants qui vivent dans les régions mal desservies et difficiles à rejoindre, comme les îles, les montagnes, les bidonvilles et les villages flottants.

Pour atteindre cet objectif, le Canada aide à l’acquisition et à l’installation de matériel, comme des chambres froides et des glacières. Ces équipements permettent d’assurer un stockage approprié et une manipulation sans danger des vaccins. Disposer des vaccins sur place est nécessaire pour lutter efficacement contre les maladies potentiellement mortelles ou débilitantes, comme la tuberculose, la poliomyélite et le tétanos. Cela veut dire davantage d’enfants de moins de deux ans qui reçoivent tous les vaccins dotés des bons antigènes, en temps opportun.

Au Bangladesh, comme dans tout autre pays densément peuplé, la lutte contre les maladies évitables et infectieuses est ardue. Mais le Projet de renforcement de la vaccination contribue grandement à lutter sur un pied d’égalité.

Date de modification: