Le Canada contribue à offrir de l’éducation périnatale en Éthiopie

En Éthiopie lorsque les bébés naissent dans les centres de santé, leur santé s’améliore et leur taux de survie augmente. Les accoucheuses traditionnelles encouragent les mères à accoucher dans des centres de santé équipés.

© Christian Children’s Fund of Canada/Semereta Sewasew

Plus de 690 accoucheuses sensibilisent les mères éthiopiennes aux avantages d’une naissance assistée dans les cliniques et les hôpitaux.

En Éthiopie, dans les régions rurales surtout, de nombreuses femmes accouchent à la maison. Mais ce type d’accouchement, dont le taux de mortalité maternelle et infantile figure parmi les plus élevés du monde, comporte des risques tant pour la mère que pour le nourrisson.

Traditionnellement, les accoucheuses supervisent les accouchements et offrent un soutien aux mères et à leurs nouveau-nés. Elles connaissent les familles avec lesquelles elles travaillent et occupent une place importante dans la communauté. Cependant, elles n’ont ni la formation ni le matériel nécessaires pour venir en aide aux mères en cas de complications.

Le rôle bénéfique des accoucheuses traditionnelles

Les accoucheuses traditionnelles jouent un rôle important pour améliorer la santé et les chances de survie de ces mères et de ces nourrissons. Elles conseillent les mères au sujet de leurs soins prénatals et leur suggèrent d’accoucher dans un centre de santé gouvernemental ou dans un hôpital doté de personnel compétent et d’installations adaptées.

L’un des projets de développement international en Éthiopie, le Projet d’amélioration de la santé des mères et des enfants : Partenariat et action pour la transformation communautaire, a été conçu pour modifier le rôle des accoucheuses traditionnelles dans trois districts ruraux : Damot Pulasa, Arsi Negele et Adaa. Ayant de nouvelles priorités en tête, les accoucheuses continuent d’œuvrer auprès des femmes enceintes pour les sensibiliser aux avantages de donner naissance dans un établissement médical local. Elles soutiennent les mères, et les nouveau-nés, à leur retour à la maison, et elles les conseillent en matière de nutrition, d’alimentation des enfants et de soins de base pour les nourrissons.

« Les accoucheuses comme moi sont impuissantes en cas de complications », admet Genet Briso, 60 ans, une accoucheuse traditionnelle dans le district d’Arsi Negele. Ce n’est pas qu’elle ne veuille pas aider, mais plutôt qu’elle manque de connaissances et de ressources.

Augmenter les chances

Depuis le début de 2012, le projet a déjà permis de sensibiliser plus de 690 accoucheuses traditionnelles et 290 dirigeants communautaires aux pratiques traditionnelles dangereuses et aux risques associés aux accouchements à la maison. Grâce à la formation qu’elle a reçue, Genet Briso, à l’instar de ses collègues, comprend maintenant l’importance des méthodes d’accouchement assisté: « Grâce à ma formation, j’ai compris que les mères peuvent obtenir l’aide dont elles ont besoin auprès des professionnels de la santé », affirme Mme Briso.

Dans ces régions, souvent isolées, les accoucheuses traditionnelles ont enseigné aux mères l’utilisation des 42 120 moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée qui ont été distribuées dans le cadre du projet IMPACT. Ces moustiquaires ont aidé à protéger du paludisme 14 151 femmes enceintes, 38 055 enfants et 25 752 autres membres de la famille.

Orienter les patients vers des centres de santé équipés

Dans le cadre de ce projet les travailleurs de la santé reçoivent une formation sur la réalisation d’accouchements sûrs et hygiéniques ainsi que sur les soins obstétricaux d’urgence. Ils apprennent comment mettre en place des unités néonatales de soins et de centres de santé équipés.

Dans les centres de santé gouvernementaux, les sages-femmes sont satisfaites des changements apportés par le projet. « Je voulais devenir sage-femme pour aider les femmes et les enfants de ma collectivité. Avant de suivre la formation, je n’avais pas la confiance nécessaire pour intervenir en cas de complications à l’accouchement, affirme Dirbe Feyissa, qui travaille au centre de santé Kelo. Après avoir suivi la formation sur les soins obstétricaux de base, mes collègues et moi-même sommes maintenant en mesure de gérer même les cas de siège, ce que nous ne pouvions pas faire auparavant. »

Les changements réalisés à l’échelon communautaire et l’accès meilleur des mères et des nourrissons à des soins de santé de qualité améliorent les chances de survie des Éthiopiennes et de leurs enfants. Les projets comme IMPACT contribuent à réduire le nombre de décès évitables et à favoriser la mise en place de systèmes de soins de santé locaux qui sont adaptés aux collectivités, aux coutumes et à la culture.

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