Le Canada forme un partenariat avec le gouvernement du Nigeria en vue d’améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants

Au Nigeria, l’amélioration des soins de santé comprend la fourniture de moustiquaires de lit pour lutter contre le paludisme, de médicaments contre le paludisme, de suppléments pour régénérer le sang et des conseils en matière de santé. Les produits contribuent à améliorer la nutrition des enfants de moins de cinq ans.

© MAECD
Les mères et les bébés attendent des services de soins de santé au Centre de soins de santé Jaji primaire dans Jaji, l'Etat de Kaduna, un projet soutenu par le Canada, en partenariat avec le H4 +, un effort conjoint de l'ONU et les agences et programmes de l'ONUSIDA, l'UNFPA, l'UNICEF, ONU Femmes connexes , l'OMS et la Banque mondiale.

À de nombreux égards, le Nigeria se distingue parmi les 54 États souverains africains. Sa population, de plus de 160 millions d’habitants, est la plus importante du continent. Il est le premier producteur de pétrole d’Afrique et le sixième à l’échelle mondiale. Son produit intérieur brut dépasse désormais celui de l’Afrique du Sud, faisant du Nigéria la première économie du continent. Il n’est donc pas étonnant que bon nombre de Nigérians commencent à envisager la possibilité que leur pays devienne membre du G-20.

Toutefois, même si ces données statistiques sont impressionnantes, elles occultent une situation qui l’est beaucoup moins. En effet, le Nigeria se classe au 153e rang sur 187 pays dans l’Indice du développement humain. Ce sous-développement est particulièrement apparent dans le secteur de la santé. En grande partie à cause de la faiblesse de ses systèmes de santé et de l’insuffisance de ses services de soins de santé primaires, le Nigeria affiche un très mauvais bilan en ce qui concerne la santé des mères et des enfants. La mortalité maternelle demeure élevée, se chiffrant à 630 décès par 100 000 naissances vivantes, et plus de la moitié des femmes enceintes donnent naissance à l’extérieur des établissements de santé et sans l’aide de sages-femmes qualifiées. Un enfant sur huit né au Nigeria n’atteindra pas l’âge de cinq ans. De plus, le Nigeria est, avec le Pakistan et l’Afghanistan, l’un des trois seuls pays du monde à ne pas avoir réussi à arrêter la transmission de la poliomyélite.

Les solutions rapides et temporaires ne suffiront pas à corriger la situation. Des améliorations doivent être apportées à long terme et à tous les niveaux : gouvernance, formation, approvisionnement, systèmes de prestation, mentalités, etc. À la grande satisfaction de Mme Jean Gough, représentante de l’UNICEF pour le Nigeria, le Canada fait sa part en unissant ses efforts à ceux des partenaires et organismes internationaux afin d’appuyer le Nigeria dans la mise en œuvre de son Plan stratégique national de développement de la santé et sa Stratégie intégrée de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. Elle a affirmé : « Ce projet a permis de renforcer la capacité d’un important bassin de fournisseurs de services. Il s’agit d’une étape importante vers l’obtention d’un accès accru aux services de soins de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE) pour la population rurale cible, notamment les femmes et les enfants, parce que le recours à des fournisseurs de services non formés, démotivés et inamicaux peut nuire à une prestation efficace des services. »

Dans le cadre de son engagement à l’égard de l’Initiative de Muskoka sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, le Canada a formé un partenariat avec l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la santé et le Fonds des Nations Unies pour la population en appui au projet « Accélérer la réduction de la mortalité maternelle et infantile », une initiative quinquennale de 21 millions de dollars.

Ce projet a permis d’aider à renforcer la prestation des principaux services de santé aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants dans 15 États nigérians et dans le territoire de la capitale fédérale, ainsi que de veiller à ce que les travailleurs de la santé disposent des compétences, de l’équipement, des fournitures et des médicaments nécessaires pour fournir des soins. Depuis 2010, le projet a obtenu des résultats impressionnants, notamment la formation de 248 infirmières sages-femmes afin qu’elles puissent fournir des soins de santé vitaux à environ 100 000 femmes enceintes. De plus, 280 travailleurs de la santé communautaire de proximité ont été formés et équipés pour fournir des soins de santé communautaires aux nouveau-nés. Le soutien à la planification familiale financé par le MAECD a contribué à éviter 220 000 grossesses non planifiées et à empêcher environ 1 350 femmes de mourir pendant l’accouchement.

Le soutien du Canada a aidé le gouvernement du Nigeria à mettre en œuvre ses propres programmes. En collaboration avec le gouvernement et d’autres partenaires au développement, le Canada a contribué à la mise en œuvre des semaines de la santé des femmes, des nouveau-nés et des enfants, au cours desquelles plus de 4,1 millions de femmes enceintes ont obtenu des services de santé maternelle essentiels, y compris des moustiquaires de lit imprégnées d’insecticide, des médicaments contre le paludisme, des suppléments pour régénérer le sang et des conseils en matière de santé. En 2012-2013, quelque 23 millions d’enfants de moins de cinq ans ont profité d’interventions essentielles pouvant sauver des vies, y compris de suppléments de vitamine A, de comprimés vermifuges, et d’un soutien nutritionnel, et 3,1 millions de personnes ont été aidées grâce à la formation sur la prévention des principales maladies affectant les mères et les enfants.

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