Se préparer à une nouvelle réalité – Les pêcheuses indonésiennes s’adaptent aux effets du changement climatique

Dans l’Est de Java, des femmes vendent des produits de la pêche dans leur nouvelle coopérative

L’ambassadeur du Canada en Indonésie, Peter MacArthur, rencontre des pêcheuses locales dans l’Est de Java.

L’ambassadeur MacArthur assiste au projet WALHI en action.

Dans l’Est de Java, une région qui regorge de communautés de pêcheurs en raison de ses côtes vastes et dynamiques, les pêcheuses traversent une période difficile. Les communautés javanaises de l’Indonésie restent extrêmement patriarcales et les normes de genre y sont bien ancrées.    

Ces normes de genre sont présentes à l’échelle familiale et à l’échelle institutionnelle étant donné que les gouvernements locaux refusent de reconnaître la profession de pêcheuse.

Malgré cela, les pêcheuses continuent de pratiquer leur vocation et s’épanouissent dans leurs communautés. Aujourd’hui, ces femmes sont confrontées à un autre défi, un défi de nature à menacer leur gagne-pain et peut-être même leur vie – le changement climatique.   

Les catastrophes naturelles et l’élévation du niveau de la mer constituent une menace permanente pour plus de 250 millions de personnes vivant en Indonésie.  

Se préparer au changement climatique

Afin d’aider les communautés à s’adapter aux effets du changement climatique, l’ambassade du Canada en Indonésie a conclu un partenariat avec la State Islamic University of Surabaya et WALHI, la plus grande et la plus ancienne organisation non gouvernementale de défense de l’environnement, dans le cadre d’un projet au profit des communautés de pêcheurs indonésiennes.   

Le projet du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) a permis d’offrir une formation à 76 pêcheuses et 64 pêcheurs grâce à l’organisation d’ateliers sur la réduction des risques de catastrophe et le changement climatique, les coopératives et les sources de revenus alternatives.

Les ateliers ont également porté sur la nécessité de faire en sorte que les besoins et les opinions des communautés de pêcheurs soient pris en compte et sur l’amélioration de la communication entre les communautés locales et leurs organismes gouvernementaux.  

Les discussions qui ont eu lieu avec les représentants des gouvernements locaux ont permis aux communautés de signaler un certain nombre de leurs problèmes et préoccupations, notamment la question des déchets maritimes et l’incapacité des pêcheuses à obtenir les mêmes cartes d’identification pour la pêche que leurs homologues masculins.    

Plus de 600 participants des communautés ont pris part aux consultations communautaires, aux évaluations des besoins et aux réunions de planification.    

Ce sont les discussions qui ont eu lieu dans les forums publics qui ont amené les membres de la communauté à constituer une nouvelle coopérative de pêcheurs. La nouvelle Coopérative KSU Bahari 64 axera son action sur l’épargne et le crédit, la vente d’équipement pour la pêche et les produits de la mer, et le tourisme lié à la mer.

Mobilisation des pêcheuses

Même si le projet WALHI inclut les pêcheurs plus largement dans ses activités, il continue de se concentrer sur l’autonomisation économique des femmes.  

L’égalité des genres et l’inclusion des femmes dans les processus décisionnels locaux nécessitent une persévérance de chaque instant. Les discussions de groupe ont porté sur les politiques locales liées aux zones côtières et aux questions de genre.

Le Canada a adopté une Politique d’aide internationale féministe afin de promouvoir l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles. Le projet du FCIL a bénéficié à plus de 500 membres de la communauté, dont 150 femmes et filles. 

Le projet du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) finance de petits projets élaborés et mis en œuvre principalement par des organisations locales dans les pays en développement à travers le monde. Les projets sont axés sur les aspects suivants : égalité des genres; autonomisation des femmes et des filles; gouvernance démocratique; changement climatique et viabilité environnementale, et sécurité et stabilité. En répondant directement aux besoins locaux, ces modestes contributions ont un impact important sur les communautés à l’étranger.

Date de modification: