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Déclaration du Canada à la session d'ouverture de la Conférence du désarmement 2025

Version prononcée fait foi

Genève, Suisse, le 25 janvier, 2025

Merci, Monsieur le Président.

Permettez-moi tout d’abord de vous féliciter d’être le premier président de la Conférence du désarmement en 2025 et de vous souhaiter, ainsi qu’à toutes les autres délégations, une nouvelle année merveilleuse et fructueuse. Notre délégation remercie l'Ambassadeur Turner pour sa précieuse contribution à nos travaux à Genève et lui transmet ses meilleurs vœux. Nous souhaitons également la bienvenue aux nouveaux ambassadeurs qui prendront leurs fonctions à la Conférence cette année.

Il est indéniable que l’environnement de sécurité internationale reste difficile en ce début de 2025. La Russie poursuit sa guerre d'agression contre l'Ukraine et collabore avec la RPDC à cet effet. Des conflits sont également en cours au Moyen-Orient, au Soudan et au Myanmar. La RPDC s'engage dans des programmes nucléaires et de missiles illicites et les problèmes de prolifération persistent au Moyen-Orient.

La situation est complexe, mais pas sans précédent, et ne doit pas servir de prétexte à l’inertie. S’il a été possible de négocier des accords de désarmement pendant la guerre froide dans le cadre de la Conférence du désarmement, il n’y a aucun doute qu’on devrait être capable de le faire de nouveau.

La Conférence du désarmement peut et doit jouer son rôle à nouveau, si on le lui permet. Pour rétablir cet organisme et négocier efficacement des traités, il ne faut pas avoir peur de modifier jusqu’à ses éléments les plus fondamentaux. La structure même des 6 présidences tournantes par session de la Conférence rend compte de la grande importance accordée à la diversité des perspectives et des méthodes de travail, qui évoluent nécessairement en fonction de l’environnement de sécurité dynamique.

Le Canada est heureux de constater, Monsieur le Président, que vous et, espérons‑le, les 6 présidents de la Conférence du désarmement, avez un plan ambitieux pour mettre les organes subsidiaires au travail, comme ils se sont tous engagés à le faire lors de la session de 2024. Le Canada espère que nous pourrons nous concentrer sur les questions pour lesquelles il est grand temps d’agir et qui nécessitent une attention immédiate.

Le Canada est impatient de discuter des points à l’ordre du jour qui relèvent des thèmes liés aux 5 organes subsidiaires. En particulier, il demande instamment que des progrès tangibles soient accomplis en ce qui concerne la création d’un traité interdisant l’utilisation de matières fissiles pour la fabrication d’armes nucléaires et d’autres dispositifs explosifs nucléaires, ainsi que d’un traité sur les armes radiologiques. Il serait également ouvert à des discussions sur l’intelligence artificielle dans le domaine militaire.

Enfin, le Canada espère que les questions de procédure ne feront pas obstacle au travail de fond. Les participants à la Conférence doivent être prêts à dépasser le jeu à somme nulle des vetos de fait, présenté comme une « prise de décision par consensus ». Il souhaite que l’admission des observateurs aboutisse rapidement à un résultat positif, qui se traduira par une participation large et active des organisations internationales et des États concernés. Il espère également que les organes subsidiaires entreprendront rapidement des travaux de fond. Le Canada vous remercie, Monsieur le Président, ainsi que les 5 autres présidents de cette année, pour vos efforts, et est prêt à collaborer avec les délégations dans la mise en œuvre du mandat de la Conférence du désarmement.

Merci, Monsieur le Président.

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