La nutrition et la sécurité alimentaire

La prévalence de la malnutrition au niveau mondial est effarante. Globalement, deux m milliards de personnes souffrent de malnutrition sous une forme ou une autre. Parmi ces deux milliards de personnes, on estime que :

Les femmes et les filles encourent un risque plus grand de souffrir de malnutrition. D’après le Programme alimentaire mondial (PAM), 60% des personnes qui ont faim dans le monde sont des femmes. Une alimentation insuffisante des femmes et des filles signifie qu’elles sont plus susceptibles de souffrir d’anémie, accroissant ainsi leur risque d’hémorragie et de décès pendant et après l’accouchement.

Plus d’un tiers des enfants qui meurent avant l’âge de cinq ans souffrent de sous-alimentation. Ils manquent de nourriture suffisamment nutritive et de vitamines et minéraux essentiels pour grandir, se développer et lutter contre la maladie.

Des millions d’enfants souffrent de déficiences mentales et physiques permanentes en raison d’une alimentation inadéquate. Des enfants sous-alimentés présentent des profils de croissance retardée à l’âge de trois et des aptitudes cognitives inférieures à celles de leurs pairs bien nourris.

Au-delà de ces drames humains, il y a aussi des implications économiques. Les chercheurs croient que ces décès et ces invalidités évitables contribuent aussi à réduire la capacité économique d’un pays d’au moins 10% en raison de perte de productivité.

Améliorer et sauver des vies grâce à la nutrition

Les micronutriments tels que le fer, l’acide folique, le zinc et l’iode sont des moyens très rentables d’améliorer l’issue de la grossesse pour la mère et l’enfant. Les enfants nés de mères en état de malnutrition peuvent souffrir de nombreuses complications dont des anomalies congénitales, des naissances prématurées et la mort.

Les besoins en micronutriments sont plus élevés pendant l’adolescence. Celle-ci est considérée comme la période de rattrapage en croissance nutritionnelle. Les infections et le manque de nourriture nutritive rendent les choses difficiles pour les femmes et les filles, en particulier pour grandir et avoir des enfants en santé.

Les enfants qui reçoivent une alimentation adéquate ont moins de risque de mourir ou d'être incommodés par des maladies comme la diarrhée, le paludisme, la pneumonie, la rougeole et le VIH/sida. Les enfants qui reçoivent une alimentation suffisante dans leurs 1000 premiers jours ont plus de chance de rester scolarisés, de contribuer aux besoins de leur famille et de réaliser leur plein potentiel.

Chaque dollar dépensé pour l’alimentation offre un excellent rendement

Des experts du monde entier reconnaissent qu’investir dans l’apport de nutriments présente des avantages considérables. On estime que pour chaque dollar dépensé en nutrition rapporte en moyenne 30 $ au cours de leur vie adulte.

Grâce aux investissements mondiaux en nutrition, les enfants vivent plus longtemps, en meilleure santé et contribuent au développement de leur pays.

Le Canada, faisant partie des principaux donateurs au monde des programmes de nutrition de base, a porté à l’attention internationale le problème de la sous-alimentation. Nous appuyons les programmes essentiels en matière de nutrition qui réduisent la mortalité maternelle et infantile et contribuent au développement en en santé jusqu’à l’âge adulte.

Priorités en matière de nutrition

Le Canada reconnaît que trop de femmes et de filles, en particulier des adolescentes, continuent de se voir refuser l’accès à un éventail complet de services de santé et de nutrition.

Le Canada croit fermement qu’une bonne alimentation est un élément clé de l’autonomisation des femmes et des filles. Les femmes jouent un rôle important dans la production alimentaire et le processus de décision dans la consommation alimentaire du ménage. La qualité des soins et de l’alimentation proposée aux enfants, qui sont des facteurs importants de prévention de la malnutrition, est fortement tributaire du niveau d’éducation, du statut social et de la charge de travail des femmes.

Le Canada, fervent partisan du mouvement pour le renforcement de la nutrition (SUN), s’est donné trois priorités en matière de nutrition dans le monde en développement :

Appuyer les partenaires sur le terrain

Le Canada est l’un des donateurs fondateurs de Nutrition International (autrefois L’Initiative pour les micronutriments) et, depuis 1998, est le principal donateur au niveau mondial des programmes d’apport de vitamine A.

Nous sommes aussi un important donateur dans le cadre de l’effort mondial de prévention de la carence en iode, la principale cause évitable de déficience mentale.

Nous appuyons les organisations canadiennes et internationales, dont l’UNICEF, Helen Keller International, l’Organisation mondiale de la santé, FHI360, Care Canada, Save the Children, World Vision, HealthBridge, Effect-Hope, et Action Contre la Faim à assurer la prestation de services essentiels de santé et de nutrition.

Le Canada est aussi un membre actif de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, un engagement pris en 2012 par le G8. Cette alliance cherche à encourager les investissements privés en agriculture au profit des petits exploitants.

Enfin, nous soutenons de longue date HarvestPlus et leurs efforts visant à renforcer la qualité biologique des aliments. Ils introduisent des quantités plus élevées de micronutriments comme le fer, le zinc et la vitamine A dans les semences vivrières de base telles que le blé, le riz et le manioc.

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